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Quand certains sujets sont devenus impossibles à aborder

Il y a des échanges avec des personnes plus ou moins connues qui devraient être considérés pour ce qu’ils sont: nuls. Celui que j’ai eu hier soir en est. Je cède à l’envie de le partager ici car il me semble révélateur de la façon avec laquelle des opinions se forment et se cristallisent.

Je rencontre assez régulièrement les mêmes gens attablés à la terrasse d’un bar de mon quartier, discute avec eux ou pas et hier, Genève en veille de manifestation contre le G7 oblige, je me suis arrêtée pour bavarder un peu. J’avais lu que le nombre de commandes de cagoules avait soudain augmenté, voilà que j’apprends qu’il en va de même de celui de boules de pétanque.

-Pourvu qu’il n’y ait pas de morts! Et surtout pas d’enfants comme en Ukraine, lance une femme.

Mal m’en a pris de vouloir poursuivre ce qui n’a plus ressemblé à un échange dès lors que cette personne décrétait bien savoir ce qui se passait là-bas depuis que la Crimée avait été « prise » par la Russie.

J’ai tenté de lui expliquer ce qu’il en avait été, comment même l’opposant notoire de Vladimir Poutine que fut Édouard Limonov avait soutenu ce retour de la Crimée dans le giron russe mais je l’observais me regarder du coin de l’œil.

C’est qu’elle « savait » ce qu’il en était. Elle avait une « amie ukrainienne qui lui avait tout raconté ».

Ouf! Elle détenait là, en effet, une source sûre, officielle et fiable! Au point de balayer tout ce que je lui disais jusqu’à me prier de cesser de lui gâcher son plaisir de boire son verre de vin blanc.

Dans ces conditions, autant ne pas poursuivre avec quelqu’un qui venait de déplorer les fanatismes au nom desquels se mènent les guerres et campait soudain sur ses positions, totalement fermée au dialogue que je lui proposais.

J’ai eu le malheur de lui faire remarquer cette contradiction, c’en était trop.

Le plaisir du verre de blanc que j’avais déjà gâché menaçait de tourner au vinaigre! J’ai donc pris congé de ce cette femme, preuve vivante de discussions devenues impossibles à mener sur l’Ukraine.

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« Nos valeurs »

Victime comme Jacques Baud de sanctions prises le 15 décembre 2025 par le règlement d’exécution du Conseil de l’Union européenne, Xavier Moreau a été refusé d’entrée au Canada où il était invité à s’exprimer.

Le Canada n’est pourtant pas un pays membre de l’Union européenne dont l’accès est interdit par lesdites sanctions! Quoi qu’il en soit, le Franco-russe arrivé sur place a été tout simplement obligé de faire demi-tour et de rentrer à Moscou où il vit.

Nos démocraties agissent évidemment pour notre bien et veulent à tout prix nous protéger de discours qui nous embrouilleraient et nous feraient penser de la Russie qu’elle n’est ni une menace ni une ennemie.

Rassurons-nous, la défense de « nos valeurs » met Genève en quasi-état de siège pour un sommet de G7 à Évian-les Bains qui accueillera Volodymyr Zelensky. Quant au défilé militaire du 14 juillet prochain sur les Champs-Elysées, il mettra l’Ukraine à l’honneur.

Qui dit mieux?

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Du sommet Biden-Poutine en 2021 au G7 avec Zelensky en 2026

Le 16 juin 2021, les Présidents Biden et Poutine se rencontraient à Genève et la diplomatie signait là un cuisant échec. Prévu tel par nombre d’analystes, ce sommet m’avait pourtant enthousiasmée.

J’étais naïve, idéaliste, comme vous voudrez. Le fait est que l’espoir me portait.

Pour l’heure et ironie de l’histoire, ce 16 juin prochain, c’est l’ukrainien Zelensky qui foulera le sol de la région, invité dans le cadre du G7 qui se tient à Évian-les-Bains.

La photo qui accompagne ce sujet de blog a été prise par un ami. Il m’a dit que je pouvais l’utiliser si je le souhaitais. Difficile de trouver meilleure illustration de la réalité perturbée que nous vivons sur les rives du lac Léman!

Perturbée est un euphémisme quand les démocraties qui déclarent défendre les droits de leurs peuples les livrent sans vergogne aux abus de langage.

Le Monde consacrait récemment un article au système militaire « Delta ».

Plateforme développée depuis 2015 par une poignée d’informaticiens ukrainiens, Delta a pris depuis 2022 une importance capitale dans la défense du territoire. 

…2015… ça ne vous rappelle rien?

Les fameux accords de Minsk I en 2014 et Minsk II en 2015 dont Angela Merkel et à sa suite, François Hollande avaient admis qu’ils avaient été destinés à laisser le temps à l’Ukraine de s’armer, ça vous dit quand même quelque chose, non?

Après quoi, on se fendait d’un sommet Biden-Poutine à Genève devenue ville-forteresse tout comme ces jours de G7 qui ne la concerne pas et qui accueille Zelensky?

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Misérable splendeur de l’homo politicus

Ce matin aux Invalides, un éloge funèbre a été prononcé par le Président de la République française en hommage à Edgar Morin.

Avec tout le respect à porter au défunt, il n’est pas interdit de relever comment son concept de pensée complexe a été relevé à plusieurs reprises par Emmanuel Macron qui estime qu’elle est un refus du simplisme.

Et qu’elle fut toujours le prélude à l’action juste.

L’action juste… serait-ce en honorant cette pensée complexe qui refuse le simplisme qu’on considère que les uns sont bons et les autres mauvais?

Chaque jour nous réserve son lot de « bons » et de « mauvais ». Chaque jour on assène que les premiers doivent être soutenus quand les seconds, au contraire, doivent être bannis de toute pensée, fût-elle complexe.

L’homo politicus? Source inépuisable d’observations.

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Bienvenue en Absurdie!

La France dans toute sa splendeur s’en prend à une femme accusée d’être une propagandiste du Kremlin et va devoir compter avec un élu consulaire que l’Union européenne a lourdement sanctionné.

La première s’appelle Xenia Fedorova, le second, Xavier Moreau.

Celui-ci, comme Jacques Baud, est tombé sous le coup du règlement du Conseil de l’Union européenne du 15 décembre 2025.

Donc maintenant que les Français de Biélorussie et de Russie l’ont élu, il est tenu par la loi de participer aux fonctions officielles en tant que représentant de la communauté française à l’étranger.

Or les sanctions prises à son encontre lui interdisent d’entrer en France.

Pendant ce temps-là, Xenia Fedorova est au bénéfice d’un titre de séjour dont on se demande qui le lui a accordé tandis qu’elle donne du fil à retordre et des sueurs froides au gouvernement.

Vous trouverez tout ce que vous cherchez et ne cherchez pas sur elle en lisant cet article.

La chasse est ouverte!

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Humanité en question

Dans mon sujet de blog d’hier, je citais le titre d’un ouvrage de la journaliste nobélisée Alexiévitch qui estime que « la guerre n’a pas un visage de femme » et j’écrivais que la guerre n’a aucun visage humain tout court.

Ce film qu’une amie géorgienne m’a recommandé de regarder vient confirmer mon point de vue. Aussi ne puis-je que vous inviter à découvrir Mandarines que certains d’entre vous connaissent peut-être déjà.

Sa version française est en accès libre. Il vous suffit de cliquer sur le titre indiqué ci-dessus en caractères bleus, italiques et gras pour mesurer l’intensité et la profondeur qui émanent de ce scenario.

On peut toujours dire qu’il s’agit là d’une façon romantique ou idéaliste de considérer l’être humain. Je ne le pense pas.

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Nouveau rebondissement de situation pour Jacques Baud

Il semble que la situation de Jacques Baud subisse de nouveaux rebondissements.

Comme vous le savez, ses avoirs avaient été gelés suite au règlement d’exécution du Conseil de la démocratique Union européenne. C’était le 15 décembre 2025.

Après quoi, comme il réside à Bruxelles, la Belgique lui avait accordé qu’un minimum vital lui soit versé. Cependant, la propre banque suisse du colonel ne l’avait pas entendu ainsi et avait bloqué elle-même ses comptes.

Une intervention en haut lieu avait finalement permis à Jacques Baud de percevoir à nouveau sa retraite. Mais voici qu’on apprend au début de la chronique qu’il tient sur le site L’Impertinent TV que tout ce cirque recommence.

À savoir que sa banque -UBS pour ne pas la nommer- a de nouveau estimé bon de ne pas lui verser de quoi vivre. Écoutez-le en parler en cliquant sur ce lien et vous mesurerez dans quel heureux monde nous évoluons!

Et merci pour lui de consulter ce site mis en place par l’association en faveur de la la liberté d’expression!

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Ma Russie… Dessinez-moi la vôtre!

Photo @archives personnelles: Dom Knigui (Дом книги) ou Maison du livre, Saint-Pétersbourg.

Avec une amie, hier, nous évoquions Dostoïevski et Tolstoï. Un article -sans doute traduit du russe car parsemé d’incorrections- évoque de manière résumée la relation entre ces deux monuments de la littérature russe. Bien consciente qu’un érudit comme mon ancien professeur Georges Nivat trouverait cet article réducteur, je vous le soumets néanmoins et malgré ses erreurs de typographie et d’orthographe.

Comme vous le savez, c’est la littérature et la musique qui m’ont amenée à l’étude du russe.

Dans un texte qui est en train d’être traduit en russe et qui sera publié à Moscou en édition bilingue russe-français à la suite de mes six précédents ouvrages parus chez URSS Editorial, je décris ce qui me lie à la Russie. Je raconte mes études et ma rencontre à l’Université de Lausanne avec ma première traductrice qui m’a permis d’être éditée à Moscou.

Je raconte aussi comment je me suis rendue en Crimée en juillet 2014 pour secourir un ami russe tabassé et spolié de tous ses biens par une aimable bande d’Ukrainiens. J’évoque la surprise du chauffeur de taxi qui m’amenait à l’hôpital où avait été admis cet ami. Que faisait une étrangère à se rendre dans un établissement de soins de Simféropol, sachant que les liaisons aériennes avaient été coupées avec la Crimée depuis les pays de l’Union européenne et la Suisse?

J’avais simplement organisé mon voyage avec Aeroflot qui avait un guichet à l’aéroport de Genève.

Je raconte également ces deux journées mémorables au Tribunal de Grande Instance de Paris (TGI) où s’était déroulé le procès en diffamation que cinq personnes et moi avions intenté à l’encontre d’une auteure et de son éditrice tandis que nous avions eu l’honneur de figurer dans un livre intitulé Les réseaux du Kremlin en France.

Je rapporte aussi comment j’ai été conviée à m’exprimer sur les ondes de la Radio Télévision suisse (RTS) et plus depuis 2014. Comment j’ai été invitée puis désinvitée par une vénérable institution culturelle genevoise. Bref, tout cela en grande partie à cause d’une lettre que j’avais adressée à la lauréate du Nobel de littérature de 2015.

Lauréate gratifiée du titre de Docteure honoris causa par les instances universitaires genevoises qui ignorent sans doute comment cette femme encensait Félix Dzerjinski, le fondateur de la Tcheka, ancêtre du KGB dont il est sans cesse rappelé que le président russe en était.

Fut un temps où la Tribune de Genève accordait une place à mes écrits.

Une tribune où je mentionne le passé de cette Nobélisée honorée par Genève en témoigne. Lisez-la en cliquant sur ce lien et vous découvrirez que les poux que l’on cherche à Guy Mettan sont peu de chose au regard de ceux que notre bienveillant Occident sait masquer de cette journaliste.

L’ami que je suis allée rechercher à Simféropol est mort en 2017.

Il repose auprès de ses parents dans un cimetière moscovite proche du foyer où j’ai résidé comme étudiante en 1974. Heureux ou triste clin d’œil du destin, un autre m’avait frappée. Dans la tentaculaire Moscou, cet homme habitait à deux pas de chez mon éditrice.

Tout cela figure dans ce livre à paraître et bienvenue aux fins limiers qui y décèleront quelque lien subtil et masqué au Kremlin!

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L’église orthodoxe de la rue Tœpffer à Genève vandalisée

                                                                     Photo @archives personnelles

Hier en fin d’après-midi, je passais devant l’église orthodoxe russe de Genève -je vis à deux pas de là où elle se trouve- et je constate que, contrairement à son habitude le vendredi, elle est fermée.

Le soir, j’apprends qu’elle a été vandalisée.

Elle l’a déjà été en 2012 en soutien au groupe punk Pussy Riot, nos médias en avaient parlé. Était-ce dû à la célébrité de ces jeunes qui n’hésitaient pas à s’exprimer de toutes sortes de manières jusqu’à organiser une orgie dans un musée d’histoire naturelle pour dire ce qu’elles pensaient du pouvoir en place, seuls nos vaillants journalistes sauraient répondre eux qui prisent tant leur « pipi ».

À l’heure qu’il est, aucun ne semble s’intéresser à l’acte sauvage et sacrilège qui a frappé ce lieu prisé de tant de fidèles qui s’y rassemblent pour dépasser ce que la politique a créé de divisions entre leurs peuples.

Heureusement que, sans cesse, on nous rappelle le « vivre ensemble »!

Parce que « vivre ensemble », ce n’est pas profaner. Ce n’est pas décider que les uns sont les méchants et pas les autres. Vivre ensemble, c’est s’intéresser à l’autre. Or qui porte encore le moindre intérêt aux Russes sinon pour les reléguer aux oubliettes de l’histoire?

Les Russes ont récemment célébré le 9 mai, Jour de la Victoire, День Победы en russe et en caractères cyrilliques.

Et qu’a-t-on lu et entendu à ce sujet chez nous? Encore moins que les années précédentes qui rendaient les États-Unis d’Amérique seuls vainqueurs de l’Allemagne nazie. Ce sont juste 25 millions de Soviétiques qui sont morts pour nous.

Mais cela ne compte plus.

 

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En ce jeudi de l’Ascension

En ce jeudi de l’Ascension à Genève où nuages, vague pluie et tout aussi vagues percées de soleil se disputent la primauté du ciel, je ne vais pas livrer ici quelque analyse que ce soit de l’état du monde au chevet duquel se penchent tant de « spécialistes ».

Laissons-leur le privilège d’en connaître assez pour en parler si tel est le cas.

Pour ma part, je tente de m’y retrouver. C’est déjà pas mal au vu de la jungle de faits et de commentaires qui les accompagnent aussi vite tandis que le recul indispensable au regard critique serait bien mieux venu.

Mais non, on baigne dans l’immédiateté de la réaction.

Et les réseaux sociaux amplifient ce phénomène qui n’est pas nouveau en soi. La différence est qu’avant l’avènement d’autant de plateformes, les échanges se déroulaient sur la place publique ou dans les cafés de commerce.

Bref, on ne va pas regretter le temps passé. Juste constater les foires d’empoigne tandis que le sentiment d’impuissance gagne les esprits en quête non pas de salut mais de simple humanité si tant est que ce terme ait encore un sens.

Être humain, c’est être faillible. C’est être cabossé par la vie. C’est se battre avec soi-même. C’est penser, se tromper, rectifier. C’est aimer, c’est rêver aussi un peu, espérer, être déçu, peu importe. Ce n’est en tout cas pas se comporter en robot.

Certes, les fanatismes en tous genres se moquent de l’humanité de l’être. L’histoire nous l’a appris, l’actualité nous le démontre. Et l’intelligence artificielle à l’appui de la haine assassine qu’ils véhiculent en décuple les effets dévastateurs.