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Culture, société, Voix

Mort d’un écrivain, vie à son oeuvre!

L’Espagne vient de perdre un de ses plus célèbres écrivains. Carlos Ruiz Zafon, 55 ans, s’est éteint ce 19 juin. Il serait décédé des suites de cette maladie que l’on peine parfois à nommer, le cancer.

Pourquoi, sinon par le côté fatal auquel ce mal est en général associé?

Avec ce départ -pour employer un terme lui aussi préféré à celui plus brutal de « mort »-, le monde des Lettres perd un être qui a donné toute sa valeur au livre, quel qu’il soit.

Ainsi s’exprime l’un des personnages de l’écrivain, « Chaque livre, chaque tome que tu vois, a une âme. L’âme de celui qui l’a écrit, et l’âme de ceux qui l’ont lu, ont vécu et ont rêvé avec lui ».

Tel est le destin à souhaiter à l’oeuvre de Carlos Ruiz Zafon, tout animée de lui et de celles et ceux qui s’y sont projeté(e)s et s’y projetteront encore!

Economie, Histoire, Politique, Religions, société, Voix

Où sont les féministes? Où, les défenseurs et défenderesses de droits humains?

Serait-il utopique d’attendre la moindre manifestation féministe en faveur de femmes égyptiennes enlevées de force par des groupes islamistes pour être converties?

Doit-on être, de préférence, sans appartenance religieuse quelconque pour imaginer être reconnue comme femme méritant un soutien?

Lisez cet article et vous réaliserez ce qu’endurent autant de victimes d’abus!

Nombre de chrétiens préférèrent quitter leur pays, l’Egypte, plutôt que de risquer le pire du fait de leur appartenance religieuse.

Mais dans nos contrées, qui s’en soucie quand, au contraire, tout est mis en oeuvre pour effacer les traces d’une religion dont on ne se lasse pas de dénoncer les dérives?

Il y en a, certes et il y en a eu.

De là à abandonner à leur sort autant de femmes dont si peu de médias se soucient et nous informent, il y a un pas qui a de longue date été franchi.

Comme quoi, certains droits humains sont plus médiatisables que d’autres.

On le savait mais le rappeler n’est jamais vain. Surtout à l’heure de mobilisations en tous genres qui n’ont de but que de vandaliser notre Histoire et notre patrimoine culturel.

Economie, Politique, société, Voix

Covid-19, essai de quatrième synthèse

La Tribune de Genève informe d’une plainte émise à l’encontre de deux médecins par la famille d’une jeune femme morte à 31 ans du coronavirus.

A-t-elle perdu la vie, faute de soins adéquats, la justice aura à trancher.

Les mesures sanitaires prises par les différents gouvernements des pays touchés par la Covid-19, ont eu de nombreuses conséquences aussi dramatiques que salutaires, on le sait.

Salutaires parce qu’elles auraient soi-disant épargné des vies, dramatiques par le nombre de celles qu’elles ont par contre négligées, oubliées quand elles ne les ont pas carrément détruites.

En voici, par exemple, de bien singulières, de ces conséquences.  Dans un hôtel de Kiev en Ukraine, des bébés alignés par dizaines, par centaines bientôt, attendent les parents qui les ont « commandés ».

Dans les précédents essais de synthèse en lien avec la Covid-19, auront été évoqués le sentiment d’incertitude qui domine nombre de personnes, le rôle de l’Etat qui serait à (re)définir, la sanctification ou la diabolisation de telle personnalité.

Dans ce quatrième essai, rien de tel mais la vie d’enfants en question.

Economie, Politique, société, Voix

Une pensée et bien davantage encore aux marins oubliés

Certes, on a une idée de ce qu’est le monde de la mer, celui des marins s’entend.

Mais mesure-t-on toujours combien de professions il compte, de nations il concerne, de trafic il génère, de pénibilité et de contraintes acceptées autant qu’imposées il implique?

Dans un article publié par Le Monde, on lit ce qu’endurent des dizaines de milliers de marins frappés par les mesures sanitaires prises pour lutter contre la Covid-19.

Et nombre d’entre eux se sentent à juste titre les grands oubliés de l’histoire.

Quand, en effet, des applaudissements ont commencé à retentir dans divers pays pour saluer l’engagement de qui était reconnu  indispensable à la vie quotidienne, les marins ne figuraient pas dans la liste.

Et pourtant, leur apport est aussi vital que celui des personnes remerciées chaque soir.

Vienne au plus tôt le temps où autant de ceux toujours bloqués ici ou là et privés de l’essentiel qui rend une vie moins rude, soient enfin entendus!

Car comme le rappelle le président de l’Association française des capitaines de navires, on a surtout parlé des touristes de bateaux de croisière et de l’équipage du « Charles-de-Gaulle », bien moins sinon pas du tout du reste de ceux qui naviguent.

société, Voix

Tyrannes, oui, le féminin de tyran existe et ici, évoqué au pluriel

Tyranne, avec un n ou deux, oui, le terme existe. Il n’aura donc pas à être créé par autant de revendicatrices d’égalité entre les sexes ou entre les genres comme on préfère dire aujourd’hui.

Tyrannes donc ces jeunes femmes qui ont torturé une des leurs.

C’est 20 Minutes qui nous apprend comment une jeune Kosovare, au prétexte qu’elle aurait dénoncé une de ses compatriotes auprès de l’autorité de protection de l’enfant et de l’adulte, aurait subi sa vengeance.

Ce qu’on lit dans l’article a de quoi faire pâlir certains hommes qui très souvent se retrouvent ciblés par les femmes qui leur reprochent leur violence et pis encore.

Mieux, quand on apprend que l’une de ces bourrelles, le terme existe aussi et n’aura pas non plus à être inventé par les défenderesses d’égalités entre hommes et femmes, quand on apprend donc que l’une d’elles est « assistante en soins et santé communautaire », on en reste un peu perplexe.

Que pareille dose de haine féminine s’exerce sur une autre femme est une réalité.

Elle demeure néanmoins bien souvent ignorée ou disons qu’elle risque de trouver moins de femmes pour la dénoncer, toutes affairées qu’elles sont le plus souvent avec les hommes…

Pour rappel, j’en avais parlé, ici entre autre. 

Economie, Politique, société, Voix

Covid-19, « vagues » bien vagues

Vous l’aurez constaté, il est souvent question de « deuxième vague » à propos de la Covid-19.

Après avoir sollicité le point de vue d’un médecin ORL, il en est ressorti que de « deuxième vague », il n’y avait pas. Nous étions toujours dans la première, même en Chine où l’on parle de nouveaux cas d’infection.

L’ avis de ce médecin se trouve d’ailleurs confirmé par celui d’Antoine Flahault, directeur de l’Institut de santé globale à l’Université de Genève interviewé par le journal  Le Temps 

Tout est dans la manière donc, celle de communiquer, comme on dit.

On serait néanmoins content de parvenir, un jour, à y voir clair, dans cette crise, épidémie ou pandémie, à choix. Car on y a goûté au flou et à ce sentiment diffus de peur qu’il engendre.

Que ce virus soit une réalité es indéniable. Que les citoyen(ne)s lambda soit considérés aptes à recevoir des informations dignes de ce nom contribuerait d’autant à s’en protéger et à lutter contre lui.

Culture, société, Voix

Un livre…

Ce 16 juin, la maison d’édition italienne qui a déjà publié mes deux premiers recueils de nouvelles en version bilingue italien-français, accueille sur son site le troisième, Novelle di nessuna parte /Nouvelles de nulle part 

Elisa Bonaldo, qui a traduit les deux précédents recueils, Novelle di Nessuno /Nouvelles de Personne et Novelle di niente / Nouvelles de rien a tenu à m’associer à son travail et je ne saurai jamais assez la remercier.

En effet, c’est le jour où les premières pressions ont commencé à viser mon blog, autrefois hébergé sur la plateforme de la Tribune de Genève, qu’a débuté entre nous une intense et enrichissante collaboration.

Et puis, l’Italie a commencé à être durement touchée par la Covid-19 et rien n’assurait plus que le livre projeté puisse paraître, il est paru.

C’est Sylvie Bleecks qui a réalisé l’illustration de couverture de ce recueil, c’est elle aussi qui a signé celles des deux précédentes éditions italiennes tout comme celles des deux éditions suisses, bilingues anglais-français.

Elisa, Sylvie, Barbara, Michelangelo, vous qui avez oeuvré à l’élaboration de ce troisième recueil de nouvelles, j’aimerais vous dire mon émotion, mon amitié et ma profonde reconnaissance.

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En fait de deuxième vague…

En fait de deuxième vague supposée ou attendue du méchant virus venu d’on ne sait toujours pas où, c’est sur la vague de l’anti-racisme que surfe le monde médiatico-politique.

Comme si la censure exigée d’oeuvres perçues comme outrages à telle ou telle identité ne suffisait pas, ce sont des statues érigées en mémoire de personnalités historiques qui sont vandalisées.

Brader la mémoire collective ne grandit pas. Et davantage que ce mal au nom duquel se justifieraient autant de ses saccages, ce sont des radicalités qui se révèlent.

Qu’une souffrance soit ressentie au plus profond de leur chair par celles et ceux qui vivent une exclusion est une réalité.

Mais son mode d’expression fait la différence. Or se couper de ce qui a contribué, en bien et en mal, à l’accomplissement de soi, c’est s’amputer.

Dans ce sens, s’attacher à ne pas renier un passé mais au contraire, à l’intégrer, ouvre un horizon autrement plus prometteur que celui que borne la rage de détruire.

Culture, Economie, Politique, société, Voix

Covid-19, essai de troisième synthèse

Il est des êtres qui, soudain, apparaissent dans votre vie et la bouleversent. Par tel ou tel aspect de la leur, par tel ou tel comportement, par tel ou tel geste ou action.

La valeur que prend alors pareille rencontre décuple selon l’émotion ressentie. Positive, elle en fera un miracle, négative, une malédiction.

Ainsi en va-t-il d’autant de personnalités que l’actualité propulse sur le devant de multiples scènes médiatiques.

Les voici divines pour les uns, diaboliques pour les autres, la juste mesure devenant vite impossible à évaluer tant les positions s’affirment aussitôt tranchées.

La crise en lien avec le virus qui a paralysé la quasi totalité de la planète nous en aura donné l’exemple avec Didier Raoult et Bill Gates pour ne citer que ces deux hommes.

Le premier sanctifié, le second diabolisé ou l’inverse, les internautes se démènent en partages sur les réseaux sociaux pour le démontrer.

La réalité de l’un et de l’autre, qui la connaît vraiment quand l’auréoler ou la maudire ne relève que de jugements, voire d’a priori?

Trouver à ces hommes qualités ou défauts est un jeu d’enfant!

Est-ce à ce genre d’occupation que nous devons nous réduire tandis que loin d’elles se prennent les véritables décisions en relation avec notre santé?

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Demander pardon…

Anecdote peut-être pas car ce genre de gentille plaisanterie s’adresse en général à des personnes que l’on connaît et non à quelque passant(e)s au hasard des rues d’une ville.

Le gars était sympa, il n’était pas agressif lorsqu’il s’est adressé à moi.

Nous nous trouvions en sens inverse sur le même trottoir, il était accompagné d’une jeune fille à la couleur de peau blanche, lui, l’avait plus colorée, il devait avoir entre vingt et trente ans.

Arrivé à ma hauteur, il me lance soudain «  Vous me demandez pardon, non? » J’interroge, amusé il répète « Vous me demandez pardon, non? »

Toujours aussi interrogative et tout à fait prête au dialogue, je lui demande qui doit demander pardon à qui et de quoi, ne saisissant pas le sens de sa question.

Alors il sourit, se sent tout de même emprunté puis, face à ce singulier échange qu’il a initié, il précise « Je plaisante! »

Et il a continué son chemin et moi le mien.

Même sur ce ton badin, le fait que cet inconnu se soit ainsi adressé à moi dans la rue donne la mesure de l’influence du courant appelé « antiraciste ».

Rien de bien grave, en l’occurrence et pour cette scène de rue, juste révélateur.