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Information, Medias, Politique, société, Voix

Badinter-Joffrin, échos médiatiques

Je reviens sur mon sujet d’hier, Robert Badinter pris à partie, tant le moment qui y est évoqué a eu d’écho médiatique.

Le 20 mai dans le cadre du 19:30 de la TSR, Darius Rochebin y a fait allusion et en a montré quelques images. On en trouve davantage sur le site du Nouvel Observateur dont l’intitulé de l’article est sans ambiguïté: »Dsk, échange virulent entre Robert Badinter et Laurent Joffrin http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/l-affaire-dsk/20110520.OBS3597/dsk-echange-virulent-entre-robert-badinter-et-laurent-joffrin.html#

Ce qui frappe est cette attaque soudaine et frontale de Robert Badinter par Laurent Joffrin, suivi par ses deux confrères qui prennent le relai pour y ajouter encore une charge avant la colère de Manuel Valls, non événement selon F.-O.Giesbert.

La presse anglo-saxonne n’est pas en reste, elle non plus.

À cet égard, il faut lire la réponse que lui adresse le journaliste Jean Daniel dans Le Nouvelobs.

Ces conflits sont instructifs à différents titres et seraient constructifs s’ils offraient l’occasion de prendre la mesure de chaque culture médiatique. Car visiblement, les habitudes diffèrent complètement d’un côté à l’autre de l’Atlantique. Pour l’instant, les critiques fusent de part et d’autre et s’échangent de manière rude et agressive.

Economie, Information, Medias, Politique, société, Voix

Robert Badinter pris à partie

L’ancien ministre de la Justice Robert Badinter, qui dénonçait hier sur France Inter « une mise à mort médiatique » de Dominique Strauss-Kahn aux Etats-Unis, a su modifier son jugement le soir-même sur France 2, alors qu’il apprenait en même temps que David Pujadas et ses invités, la nouvelle de la libération sous caution de DSK.

Cette émission, en direct, a néanmoins vu Robert Badinter se faire violemment prendre à partie par Laurent Joffrin, de Libération. Sidéré par les propos du journaliste, Robert Badinter a répondu par un « Je rêve….. » mais non, Laurent Joffrin a martelé ses reproches à l’égard de l’ancien garde des Sceaux qui, d’après lui, n’avait eu aucun mot pour la femme de chambre du Sofitel tandis qu’il ne parlait que de son ami DSK.

Passe d’armes ensuite entre un Badinter aussi ferme qu’ému et tranchant avant que Franz-Olivier Giesbert du Point et Ivan Rioufol du Figaro, n’y ajoutent eux aussi leurs remarques peu complaisantes à l’égard de l’ancien ministre de la Justice.

C’est alors que Manuel Valls s’est imposé dans cet assaut en règle contre Robert Badinter pour laisser exploser une colère que Franz-Olivier Giesbert n’a su que qualifier de fausse.

Moment de télévision haut en couleur tandis qu’en direct de New York, les nouvelles interrompaient les débats pour rendre compte en différé, de l’audience où comparaissait DSK.

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Aléatoire

Philosopher, expliquer, juger, condamner, s’interroger, douter, supposer, imaginer, inventer, autant d’attitudes en réaction à l’aléatoire.
Parce qu’il résiste à toute catégorie prévue par le coeur ou la raison, qui toujours construisent l’histoire crédible sinon sensée.

Culture, société, Voix

Andersen 317

C’est une adresse, celle des Éditions d’en bas au Salon du livre.

Un apéritif y est offert dès 11:00, ce samedi 30 avril. Si vous êtes libres, si vous êtes sur place ou pas loin, surtout si vous en avez l’envie, n’hésitez pas!

Accessoirement vous m’y trouverez sans doute aussi car j’y ai été invitée à dédicacer la 2e édition bilingue de mon 2e recueil de nouvelles, Nouvelles de rien/Nothing still.

La 1ère édition bilingue de ces nouvelles a été publiée l’an dernier à Moscou.

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Bicyclettes-surprises

C’est leur guidon bien en mains pour zigzaguer, que des cyclistes circulent sur les quais ou dans les parcs public, sans parler des trottoirs. Or rien n’indique aux piétons qui cheminent, que soudain dans leur dos surgira un vélo.

Pis, que les petits enfants qui jouent, ignorent les risques qu’ils courent, alors qu’ils n’ont pas vu appraître ces bicyclettes téméraires. Car jusqu’à nouvel avis, aucune législation n’oblige les parents à tenir leur progéniture en laisse, contrairement aux détenteurs de chiens.

Nul ne conteste le fait que les automobilisites soient priés de respecter les cyclistes, dans ce cas, inviter les cyclistes à tenir compte des piétons, vaut autant en matière de civisme.

Ainsi, ce qu’on lisait le 20 octobre 2010 sur un blog de la Tribune de Genève dont la page débouche désormais sur un message d’erreur, n’est guère convaincant car sur les quais, les voitures ont leur route, les vélos ont leur piste.

« Nous reconnaissons qu’il y a un problème : nous avons constaté un vrai ras-le-bol de la part de piétons qui se sentent envahis par les cyclistes sur les trottoirs, et de nombreux cyclistes commettent des entorses au code de la route. Mais aucun cycliste ne fait cela par pur plaisir : lorsqu’on est en danger sur la route, on se réfugie là où l’on peut être en sécurité, et on prend de l’avance pour éviter d’être dans les flux d’automobiles. »

Pourtant, si les automobilistes respectent l’espace imparti aux piétons, les cycliste, eux, n’en ont cure.

Dans les jardins publics, aucune voiture non plus ne s’aventure, mais des vélos, oui. Alors que marcher et pousser sa bicyclette constituerait un exercice aussi sain et louable que de rouler au milieu de piétons qui apprécieraient sans doute de ne plus être pris pour des piquets de slalom.

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Villepin, de l’UMP, « Ils n’ont pas besoin de moi pour perdre »

« Ils n’ont pas besoin de moi pour perdre, ils se débrouillent très bien, laissez-les faire », répond Dominique de Villepin à Olivier Mazerolle le 17 avril dernier sur BFMTV tandis que le journaliste lui demande s’il n’a pas conscience qu’il peut faire perdre son camp.

« Mon camp », s‘interroge alors le Président de République Solidaire, non sans sourire ni se priver de faire remarquer qu’on le situerait plutôt à gauche, avec le projet qu’il vient de présenter.

Quant à  l’UMP menacée d‘implosion, Dominique de Villepin ne manque pas de rappeler au journaliste qu’il y a plusieurs années déjà, dans une précédente interview, il l’avait prédit.

« Ils n’ont pas besoin de moi pour perdre, ils se débrouillent très bien, laissez-les faire! » Cette réponse, même prise hors de son contexte, vaut qu’on s’y arrête.

À chacun de la comprendre comme il l’entend.

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Conspirateur ou soldat?

« Conspirateur de l’idéal », c’est ce titre qu’Olivier Mazerolle a choisi de donner à l’émission de BFMTV au cours de laquelle il interrogeait Dominique de Villepin, hier, 17 avril.

Dominique de Villepin fait alors remarquer au journaliste que celui-ci a sans doute dû s’inspirer de Clémenceau.

Olivier Mazerolle sourit, le Président de République Solidaire rectifie la formulation et rappelle que chez Clémenceau, c’est de soldat dont il est question…

À quoi Dominique de Villepin ajoute, « soldat » me suffit.

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À propos de la traversée de la rade

Il est vrai que le souci esthétique fige une situation mais l’évincer du débat concernant la traversée de la rade est difficile, délicat, voire impossible.

Certes, le but n’est pas de faire de la rade un objet de musée ou de contemplation vu du Salève ou d’ailleurs!

Mais indépendamment des doléances et autres reproches régulièrement exprimés par ceux qui pâtissent d’une circulation devenue de plus en plus dense au fil du temps, il serait judicieux de se demander si l’immobilisme qui entoure les divers projets de traversée de la rade ne signifie pas qu’aucun d’eux n’ait précisément et jusqu’à présent offert de solution adaptée.

Dans ce cas, pourquoi ne pas admettre que sagesse et bon sens soient préférables à toute décision prise à la hâte et au mépris d’un site qui mérite qu’on lui apporte toute la considération qu’il exige?

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Moritz Leuenberger à Genève

Au regret d’avoir été dans l’impossibilité d’assister à la conférence de Moritz Leuenberger, le 13 avril à l’Université de Genève, s’ajoute celui de n’avoir pu l’interroger sur le sens de son libellé: « L’homme politique et la marchande de Plainpalais ont-ils la même éthique? ».

Outre le fait que « personnalité politique et négociant », au lieu d’ « homme politique et marchande », aurait évité la comparaison connotée par les genres attribués à ses termes, il est  surprenant qu’un ancien Conseiller fédéral n’ait pas eu à l’esprit qu’en démocratie, toute marchande puisse en même temps et aussi exercer des fonctions politiques.

Que l’opposition ainsi formulée par Moritz Leueunberger dans le titre de sa conférence, relève d’une hypothétique mauvaise maîtrise du français, apparaît peu probable. Dans ce cas et surtout dans le cadre du cours public où il s’exprimait, « Morale privée – Ethique publique? », ce titre résonne de manière provocante.

Sujet paru également dans Le Temps du 15 avril 2011 en page 15