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Politique, société

Greta, les jeunes et la vie politique française

On peut toujours critiquer du haut de son savoir qui se veut tel, l’invitation faite à Greta Thunberg de s’exprimer dans le cadre de l’Assemblée Nationale en France.
Il n’en demeure pas moins intéressant, pour qui le souhaiterait, de visionner le débat qui s’est tenu ce 23 juillet dernier à Paris en sa présence.
A ses côtés se tenaient trois jeunes Français et la paléo-climatologue Valérie Masson-Delmotte, co-présidente du groupe no 1 du GIEC. Le débat a été mis en ligne par LCP, la chaîne parlementaire française.
Bien sûr que le même jour, les députés français acceptaient le CETA. Bien sûr que les jeunes veulent souvent changer le monde. Bien sûr que l’avenir peut toujours paraître sombre aux uns et abordé sans conscience par d’autres.
Tout cela, on le sait depuis que l’humanité existe donc rien là de très nouveau à relever. Dans ce cas, que nous apporte cette séquence de la vie parlementaire française?
Certainement l’intelligence des questions posées et le respect affiché sans ostentation ni affectation excessive aux jeunes invités par les députés de tous bords politiques.
Les échanges entre les parlementaires et les adolescents ont eu quelque chose de plutôt inédit et dans ce sens, l’événement peut être considéré comme positif.

société

Sordide.

Un homme de 81 ans, d’origine suisse, est retrouvé décapité sur territoire français à quelques mètres de la douane de Ferney-Voltaire. Sordide fait divers rapporté par le Dauphiné et la Tribune de Genève.
Son cadavre a été découvert il y a deux jours alors que l’octogénaire helvète avait disparu depuis début juin. L’employé municipal à qui l’on doit cette macabre trouvaille, raconte et signale qu’il n’a «  d’abord aperçu que la cuisse alors j’ai pensé à un chevreuil. Puis j’ai vu le tronc et la tête, à environ 50 centimètres. Le corps était déjà très décomposé et de la tête ne restait que la boîte crânienne. L’homme portait un pull mais avait les jambes nues.»
La piste criminelle est envisagée mais le Parquet de Bourg-en-Bresse évoque aussi un « malaise »  qui aurait pu s’emparer de l’homme alors qu’il aurait satisfait un « besoin naturel » … « le corps ne portait ni pantalon, ni sous-vêtement. Le Parquet estime possible qu’étant donné son âge, la zone isolée où il a été retrouvé et le fait qu’il avait de l’argent sur lui, le défunt ait pu faire un malaise au moment de satisfaire un besoin naturel. » est-il énoncé dans la Tribune de Genève. 
Et puis, autre élément que le Parquet tente d’expliquer, la tête de l’homme -ou ce qu’il en restait-  déposée à côté du cadavre:
«Cela faisait certainement plusieurs jours qu’il était là, le corps était en état de putréfaction avancée, partiellement momifié. La tête a été retrouvée posée à côté du corps, mais nous n’excluons pas que ce soit le fait d’animaux»
Sordide fait divers avec une approche qui semble indiquer que satisfaire des besoins naturels en ville ou à la campagne soit à déconseiller le plus vivement qui soit…

Culture, Histoire, Politique, Religions, société

Bisbille entre LGBTQI+

En une de la Tribune de Genève de ce 23 juillet, cet article qui évoque un « malaise » en suscite un voire plusieurs autres.
D’abord, le fait d’afficher l’article en manchette des cassettes qui vendent le grand quotidien genevois interpelle. Ensuite, le choix du terme « malaise » indiqué dans le titre de l’article.
Car si le but de la mise en évidence d’un sujet d’actualité est d’attirer l’attention du public, cela semble bien avoir marché vu les différentes réactions que j’ai pu recueillir à cet égard.
Or après avoir pris connaissance de ce « malaise », plusieurs personnes se sont interrogées sur la raison de pareille importance accordée à un événement récurrent.
En effet, qu’on le déplore ou non, le Mur des Réformateurs de Genève compte plusieurs actes de vandalisme, celui qui semble créer un « malaise » s’ajoutant à la liste.
A lire l’article en question, il semble ressortir que l’importance à y accorder concerne les divergences entre groupes LGBTQ etc.. 
Les voici qui se disputent et revendiquent chacun leur part de reconnaissance? Et le public devrait être pris à parti de ce « malaise »?

société

Fictions et réalités

Ce blog traite en grande sinon en majeure partie de la médiatisation d’actualités socio-politiques.
En tant qu’auteure de fictions littéraires, j’aime confronter deux univers qu’on a le plus souvent tendance à opposer, celui de l’imaginaire et celui dit de la réalité.
Dans cet article de Telerama que je souhaite partager avec vous, sont présentés dix romans pour adolescents, je vous invite à prendre le temps d’ouvrir chaque lien qui renvoie à ces ouvrages.
Ne serait-ce que pour mesurer -et pourquoi pas comparer et discuter- les sentiments qui vous animent. Le mien a été tissé de joie et de nostalgie.
Car si je me suis réjouie de pareille offre destinée à l’adolescence, tout autant ai-je à l’esprit la réserve exprimée face à la fiction littéraire.
Or, aussi paradoxal que cela puisse être, elle traite de réalités. Mais c’est peut-être précisément la raison pour laquelle on s’en détourne…

société

Schizophrène, case prison…

Autre fait divers, aussi éloquent que celui qui a été évoqué hier sur ce blog.
Si uriner contre un mur reconnu « historique » et en venir aux mains avec les forces de l’ordre avait nécessité le recours de cinq voitures de police pour venir en aide aux collègues mis à mal, ici, le cas de figure est autre.
Il indique néanmoins le même degré discutable d’évaluation d’une situation.
La disproportion des mesures policières et judiciaires mises en place envers cet homme pris de l’envie irrépressible de soulager sa vessie sont, en effet comparables à celles qui ont visé cet autre atteint de crises schizophréniques.
C’est en proie à l’une d’elles qu’il a, en effet, bouté le feu aux sièges -qu’il savait ignifugés- d’un cinéma. Sans vouloir attenter à aucune vie humaine, il explique qu’il a attendu que la salle soit vide pour accomplir son acte dicté par des voix.
Arrêté, l’homme a été emprisonné près d’une année.
Et ses médecins ont eu beau demander à ce que son cas soit évalué et entouré de soins adéquats, c’est au cachot que l’homme a été jeté tandis qu’il était victime d’un nouvel accès de schizophrénie.
Il aura fallu batailler pour que l’homme soit enfin entendu par la justice. Il n’en demeure pas moins qu’il aura passé 344 jours en prison.
La schizophrénie est une malade grave. La criminaliser relève d’estimations expéditives.

Histoire, société

Quand uriner sous et sans contrôle est dangereux

Voici un fait divers susceptible de se passer dans n’importe quelle ville du monde. Un homme urine contre la façade d’un bâtiment considéré « historique », il est observé par des policiers qui aussitôt, l’interpellent.
La situation dégénère, cinq voitures de police arrivent en renfort de la patrouille aux prises avec l’homme pour le maîtriser.
Les versions des uns et des autres diffèrent comme il se doit le plus souvent dans une affaire sensible.
Mais s’il s’avère qu’à lui seul, un homme ait mobilisé autant de policiers, c’est à se demander combien seraient nécessaires dans le cadre de situations plus graves.
Combien de fois n’a-t-on entendu de victimes et leurs témoins éventuels appeler au secours, se plaindre d’aucune réponse rapide et efficace de la part des forces de l’ordre?
Certes, toutes les agressions ne se déroulent pas sous l’oeil vigilant de policiers en faction comme dans ce cas précis.
Quoi qu’il en soit, l’Histoire l’a souvent démontré, plus le délit est mineur, plus aisé paraît-il à condamner.
Combien de femmes et d’hommes dans la misère l’ont-ils expérimenté pour avoir, par exemple, volé de quoi manger?
En l’occurrence, ici, pareil déploiement policier assorti de suites judiciaires laisse de quoi rester perplexe.

Politique, société

Un polar? Non, le récit de journalistes d’investigation …

Alertée par la manchette du journal que l’on trouve vendu en caissettes, j’ai voulu en savoir davantage. L’article est réservé aux abonnés, il vaut la peine de le lire tant on se délecte de ce qui semble avéré et pas.
En fait, on ne sait plus bien ce qui ressort de l’inventivité de journalistes avides de scoops et de réalités que tous les pays partagent avec leurs services de renseignements respectifs.
Sauf que certains sont bien plus médiatisés que d’autres, allez savoir pourquoi…
En l’occurrence, que ce qui nous est rapporté là soit vrai ou non, tant de constructions y figurent et d’hypothèses aussi, que rien n’indique quoi que ce soit de totalement fiable.
On est dans l’imaginaire mêlé à une réalité présentée telle et on devrait y adhérer. En vertu de quoi, mystère, le fait est que si l’article est paru et qu’il fait la une de l’édition du week-end de la Tribune de Genève, ce n’est pas pour la galerie. C’est pour le tout public.
L’article est long, il renvoie à l’affaire Skripal mais pas seulement car un peu tout y est, en somme. Il serait temps qu’on réalise qui sont ces Russes, décidément pas comme les autres…
Va-t-on enfin comprendre qu’ils nous menacent?

Culture, Politique, société

Incertains désirs…

Au coeur des revendications émises au nom de la théorie dite de genre, ce passage d’un article vaut qu’on s’y arrête. Dans l’extrait en question, il est fait mention de l’actrice Jean Harlow.
Et à son propos, ce qui est énoncé est d’une limpidité telle qu’il faudrait être aveugle ou borné pour ne pas y discerner le mécanisme de projection qui est à l’oeuvre.
Il est écrit d’elle qu’elle « est admirée, désirée, mais détestée, aussi, pour provoquer à ce point le désir. » 
On ne peut être plus clair.
En d’autres termes, il apparaît que le refoulement de son désir, par l’homme, se retourne contre la femme avant tout.
Ce mécanisme de projection est bien connu. Alors?
Quand, aujourd’hui, tant de femmes revendiquent leurs atours, leur liberté de les mettre en valeur sans avoir à essuyer de commentaires d’hommes, en seront-elles quittes pour autant?
Rien n’est moins sûr.
Car c’est négliger quelques réalités psychologiques, parmi lesquelles le désir refoulé et ses conséquences.
Avoir lutté contre morales ou autres préceptes religieux qui le brimait pour avoir désormais à le contenir faute de lever contre lui une armée de militantes du genre, ne garantit rien de l’avenir sain du désir…

Politique, société

Russie-Géorgie, parole contre parole et instrumentalisation de l’une contre l’autre

Les récents événements qui ont secoué Tbilissi, vus de l’intérieur de la capitale de la Géorgie, diffèrent sensiblement de ce qui s’écrit ici et là.
Pas plus tard qu’hier encore, des récits des tragiques années qui ont vu s’affronter la Géorgie à l’Abkhazie m’ont été rapportés.
Et je vous assure que nombre de commentatrices ou de commentateurs installé(e)s derrière le clavier de leur ordinateur pour dire qui est le fautif et qui pas, mesurent peut-être avec difficulté la dureté de ce qu’ont vécu tant de Géorgiennes et de Géorgiens.
Que ce soit la faute des uns ou des autres, le résultat, c’est dans leur chair qu’ils l’ont éprouvé. Une génération d’hommes a été décimée par la guerre. 
Quand on vous rapporte comment des femmes se sont démoli le dos à devoir transporter à pied de lourds seaux d’eau sur une dizaine de kilomètres, que plus aucune ambulance ne circulait, faute de benzine, que lui répondre?
Que durant toutes ces années de guerre, il n’y avait plus ni électricité ni chauffage, qu’on vivait à peu près dans le noir et qu’on se couvrait d’autant d’habits et de manteaux possibles pour lutter contre le froid, que rétorquer?
Les plaies sont encore très vives  en Géorgie.
A parler de propagande ou d’«occupation américaine », vous êtes vite ramenés à ce qu’ils ont enduré durant les guerres  et surtout celles des années 1990 entre l’Abkhazie et la Géorgie.
Dans ce sens, que le député communiste du parlement russe, Sergueï Gavrilov nie y avoir participé ne convaincra pas qui soutient le contraire. Encore une fois et comme dans à peu près tous les conflits, c’est parole contre parole.
Et parole contre parole dommageable pour tous dès lors que chacune est instrumentalisées au profit de puissants.

Culture, Politique, société

C’est quoi la culture?

Vous avez peut-être appris d’une manière ou d’une autre comment certains bacheliers se sont sentis « humiliés » par le sujet de littérature française qui leur a été soumis.
Tout se conçoit, tout s’énonce, on l’observe chaque jour, on se rappelle aussi qu’en matière de culture, la porte-parole du Chef de l’Etat français s’était particulièrement distinguée.
Simone Veil, « la meuf » , permet sans doute et sans surprise de considérer l’écrivain Andrée Chedid de même.
On dit Emmanuel Macron cultivé. Il apparaît que la personne qui porte sa parole en tant que locataire du Palais de l’Elysée ne lui ressemble pas. 
Difficile dans ce cas, d’attendre de bacheliers qu’ils en sachent davantage que celle qui occupe un poste de prestige.
J’ai eu le privilège d’être invitée, en son temps, à une émission de France-Culture dans le cadre de laquelle était interviewée Andrée Chedid.
Je vous propose de découvrir cet interview d’elle qui est indiquée en lien tout en bas de cette page.
Au passage, vous en saurez aussi davantage sur la pétition qui a été lancée par ces bacheliers qui se sont sentis « humiliés »…