Browsing Category

société

Economie, Politique, société

Lendemains électoraux et autres licenciements chez General Electric

En parcourant mon fil d’actualité Facebook -dont on pensera ce qu’on veut, sachant que le réseau peut tout aussi bien vous bloquer que vous rappeler quelques heureux moments partagés- j’ai trouvé, hier, différents posts que je souhaite porter à votre attention.
D’abord, ce cri du coeur de Djordje Kuzmanovic en relation avec la suppression de 1’000 emplois en France par General Electric. L’auteur du propos conclut ainsi: « On trouvera le terme « traître à la Nation » trop fort ? Non, « le courage c’est de chercher la vérité et de la dire ! » déclarait Jean Jaurès.
Ensuite, cette approche de Jean-Robert Raviot après le résultat des élections européennes de ce 26 mai dernier. La lire en dit long sur le rapport de force actuel de la France.
Ces deux personnalités de la vie universitaire et politique française que je cite apportent un éclairage de valeur dans un contexte où le combat politique se joue de manière qui n’a plus rien à voir avec l’affrontement gauche-droite.
Je l’ai relevé ici, je le maintiens.

Politique, société

BFMTV informe… Les Français valent mieux que ça!

BFMTV relève le fait que nombre d’électrices et d’électeurs attendaient le second tour des Européennes.
Au-delà de l’intérêt de pareille information, on peut s’interroger sur l’opportunité de la diffuser.
Serait-ce pour ramener le peuple français à l’ignorance politique de laquelle il ferait montre? A se moquer, à humilier? A se rire de ses choix?
Certes, d’aucuns déplorent la victoire, courte malgré tout, du Rassemblement National.
D’autres, pour leur part, ont regretté que la campagne électorale se soit résumée à l’affrontement des courants incarnés par Marine Le Pen et Emmanuel Macron.
Quoi qu’il en soit, les trois listes arrivées en tête du scrutin illustrent les nouvelles forces à l’oeuvre dans nos sociétés. On n’est plus dans l’affrontement gauche-droite.
On est, désormais, dans une lutte pour la défense d’une identité nationale contre ce qui est considéré comme de l’ultra-libéralisme.
Et puis, vient le combat pour le climat, salué par les spécialistes mais qui, selon certains de ses plus ardents défenseurs, reste loin derrière l’urgence qu’il y aurait à se mobiliser.
En témoigne ce qui a été énoncé, hier, par ce professeur interviewé sur la RTS.

Culture, Histoire, Politique, Religions, société

L’idée monarchiste en débat

En cette veille d’élections parlementaires européennes, je vous propose d’écouter le Chef de la Maison de France. L’interview date du 30 octobre 2017 mais reste tout à fait d’actualité.
Les questions que pose Martial Bild sont sans complaisance et, de fait, d’autant plus pertinentes et intéressantes, les réponses qu’y apporte le désormais Comte de Paris Jean d’Orléans.
L’idée monarchiste, on le sait, n’a pas quitté nombre de Françaises et de Français. Plusieurs mouvances s’en réclament d’ailleurs.
Aussi bien n’est-il pas vain de suivre avec attention ces quelque vingt-cinq minutes d’entretien qui offrent différentes pistes de réflexion.
Si la Suisse s’est construite contre les monarchies, la France a, pour sa part, une Histoire qui reste très liée à ses monarques.
Dans ce sens, se pose vraiment la question de savoir en quoi le système démocratique helvète serait susceptible d’intéresser la France, notamment pour le R.I.C.
Car les deux pays partagent bien peu au regard de leurs traditions et de leur culture politique.

Culture, société

Qu’en pensent les #metoo et autres pétitionnaires?

A l’heure où l’on modifie les oeuvres comme ce fut le cas de l’opéra Carmen, à l’heure où l’on signe une pétition contre la remise, à Cannes, de la Palme d’honneur à Alain Delon, c’est la relation entre éthique et esthétique qui est mise à mal.
Certes, Cannes a célébré l’acteur et fait fi des pétitionnaires. Mais bien des oeuvres commencent à tomber sous le coup de la censure.
Par exemple, « Blanche-Neige et les sept Nains »  ou « La Belle au Bois dormant »  pour ne citer qu’elles. Mais que penser, alors, de l’oeuvre de cet écrivain, reconnu pour son talent?
Je vous laisse découvrir, en cliquant sur ce lien, comment Jean d’Ormesson ou Alain Soral, par exemple, défendent Gabriel Matzneff.
Et dans cet article, comment, aux côtés de Philippe de Villiers, l’écrivain déplore le manque de spiritualité. 
Ces femmes si promptes à protester contre toute forme d’agression qu’elles subiraient de la part d’hommes, se sentiraient-elles aussi concernées par les préférences avouées de l’écrivain?
Quoi qu’il en soit, si montrer, dire, afficher la nature humaine dans toutes ses dimensions reste une cause qui se défend, la question de l’application de la censure n’en demeure pas moins une non plus.
Car il semble bien qu’elle s’exerce avant tout de manière aléatoire et arbitraire.
Constat qui, en tant que tel n’est pas nouveau, le souci d’une morale étant avant tout de veiller aux intérêts de qui l’instaure.

société

Qui torture qui? Qui abuse qui?

Il a été question, hier sur ce blog, de cette triste affaire qui concerne Vincent Lambert. Triste paraît de plus en plus se confondre avec une manière polie d’en parler tant la diffusion de cette vidéo par Valeurs Actuelles choque.
Certes, on vit une époque où tout se montre sinon doit se montrer. Peut-être est-ce bien, peut-être pas, cela relève des préférences de chacune et de chacun.
Le fait est que la vision d’un homme en souffrance, filmé contre sa volonté et contre celle de sa tutrice légale est un fait qui ne peut laisser indifférent sinon qui s’en moque et il y en a.
Pour toutes sortes de raisons respectables ou moins, cette affaire exacerbe l’opinion publique. 
Si seulement elle était à même d’engendrer un véritable débat, ce serait tout cela de gagné! Mais qu’en retiendra-t-on sinon le comportement des uns et des autres?
Rien n’est simple en pareilles circonstances.
Ni voir partir un enfant qui a les yeux ouverts, ni le voir en proie à autant de souffrances,  médiatisées qui plus est.
Mais la dignité?

Religions, société

Au-delà de l’être, au-delà de sa famille, le poids des valeurs

Voici un triste cas d’école. Triste car il révèle l’ampleur d’influences et leurs conséquences. Triste, car c’est plus qu’une famille qui est déchirée.
A lire cet article qui résume le sort de Vincent Lambert, au-delà des déchirures familiales, c’est un combat idéologique qu’il révèle. 
Ce sont des valeurs qui se heurtent les unes aux autres à coup d’arguments, de références et de témoignages, tous irréconciliables.
C’est le sens que chacune et chacun donne à la vie qui veut l’emporter sur l’autre qui lui est opposé.
Pour les parents de Vincent, on le tue si on cesse de l’alimenter, pour le reste de sa famille, on va contre la volonté de Vincent si on poursuit les traitements.
Se font face ainsi deux courants de pensée, celui d’un fervent catholicisme, celui d’un réalisme qui ne se définit pas forcément contre la foi catholique.
Mais qui choque parce que le geste qui prive Vincent de soins, depuis ce jour, lui sera fatal.

Culture, Histoire, Politique, société

Totalitarisme et culture

Au prétexte que l’être serait condamnable au plan d’une morale qui veut s’instituer, toute autre qualité qui l’honore est de facto exécutée.
Aussi bien et quels que soient les dons avérés d’une personne, a-t-elle à subir le verdict prononcé par un aréopage de censeurs.
Pire encore et toujours au nom d’une morale qui ne concerne que certains intérêts avancés comme valeurs, on jette des oeuvres d’art en disgrâce quand on ne les retouche pas selon le consensus en vigueur. 
Exclure un talent, une oeuvre ou toute autre personnalité au nom d’une idéologie imposée, c’est se livrer à une pratique totalitaire.
C’est surtout confondre l’être et la sublimation.
Et abolir ce qui les différencie, c’est projeter le premier avec l’éthique qui le régit sur la seconde et l’esthétique qui l’organise.

Culture, société

Plein feu sur la morale

Doit-on en rire, en pleurer, en rire et en pleurer?
Le cas de figure dénote un rigorisme qui s’impose de plus en plus. Au nom de la morale en vogue, on juge et condamne.
« En vogue » car il n’y a rien de plus aléatoire et arbitraire qu’une morale. En l’occurrence, celle qui fait rage vise un immense acteur.
Oublié son talent, oubliée sa carrière, tout simplement parce qu’il est dénoncé comme « raciste, homophobe et misogyne ».
Aussi bien, une pétition a-t-elle été lancée contre la palme d’or qui devrait lui être décernée à Cannes.
On vit une époque où, au nom de la morale, on modifie le contenu d’une oeuvre comme ce fut le cas de l’opéra Carmen duquel il avait été question ici et où on refuse un honneur à un comédien. 
Alain Delon a eu beau briller, le seul fait qu’il se soit prononcé, entre autre, sur les couples gays lui vaut le purgatoire.

Histoire, Politique, société

8 mai pour les uns, 9 mai pour les autres

Comme vous le savez sans doute, en Russie, le 9 mai est un jour de fête nationale. On y célèbre la victoire remportée en 1945 sur l’Allemagne nazie.
Cette journée a un nom, « День победы »,  « Jour de la Victoire »  et tout le monde se la souhaite par un « С праздником! » comme nous le ferions par un « Joyeuse Fête! » 
Une parade militaire est organisée sur la Place Rouge, le site RT France en a rendu compte. Et partout ont lieu des animations où l’on se rend en famille ou entre amis.
Les gens arborent le ruban de la Saint-Georges, des drapeaux sont hissés un peu partout et des ballons aux couleurs de la Russie flottent par grappes.
Et puis, il y a aussi la marche du régiment immortel où l’on défile avec, sur des panneaux ou des pancartes, la photo d’ancêtres morts à la guerre, appelée par les Russes, la grande guerre patriotique.
L’émotion est palpable tout comme le sentiment d’appartenance et de fierté d’un peuple.

Politique, société

Cette France jaune

Lorsqu’on lit ces témoignages, on se rend compte de l’intensité prise par le mouvement des gilets jaunes. Entre non-violents et tenants de la violence, tous persistent et signent. 
La violence, l’Etat en use de manière dite légitime. Tout autant pratique-t-il le secret dit « d’Etat ». En conséquence de quoi, pour ces mêmes personnes, la force contraire devrait lui être opposée.
Sur un plan politique, le discours prévaut.
Mais justement, c’est ce que se refusent à considérer tant de gilets jaunes qui rejettent le discours. C’est le geste qu’ils lui substituent avec, en ligne de mire, le pouvoir en place.
Dans ce cas, on est dans la révolution et plus dans la simple opposition.
Que cela se conçoive lorsqu’on est à bout et excédé par ce qui est estimé abusif est une point de vue qui n’est pas partagé par tous, comme le démontrent les propos cités plus haut.
Il y a eu, certes, le « grand débat » organisé par le Président français. Et comme souvent sinon toujours, il a suscité moultes controverses.
Difficile de s’y retrouver, difficile de se situer quand les uns et les autres ne communiquent plus que par rejets, accusations et agressions.
Souhaiter à la France de retrouver calme et raison paraît de plus en plus se confondre avec un voeu pieux. Et comme déjà énoncé ici, la voici véritablement à l’épreuve de sa démocratie.