Puisqu’un débat dans le débat s’est immiscé dans le précédent sujet de ce blog en relation avec mes aptitudes linguistiques et l’usage inadéquat que je ferais de certains termes, entre autre celui de l’adjectif conséquent, j’ai appris que je serais sous l’influence d’un parisianisme. J’ignorais, tout de ce parisianisme, autant dire que me trouver sous son influence est une découverte.
Alors pour que tout soit bien clair, non, pour moi, cet adjectif n’est pas synonyme d’important comme d’aucuns le pensent.
Cela dit, si ce débat dans le débat a un intérêt, il est bien celui de montrer à quel point la langue reste ce joyau auquel nous tenons toutes et tous et, qu’en tant que linguiste, j’ai eu le grand bonheur de considérer dans ses très nombreuses dimensions. En voici une pour qui aurait la patience d’y jeter un oeil.
Sinon, pour qui est si sensible aux « fautes », je recommande la lecture de cet ouvrage d’Henri Frey dont voici le compte-rendu signé par Jean-Claude Chevalier que j’ai connu lorsque je travaillais à Paris dans le cadre de mes recherches en linguistique.
Je tiens, en outre, à remercier cet intervenant de mon blog qui a tenu à faire part de toute la considération qu’il portait à ma personne et à mes activités littéraires.
Qu’il se rassure, il n’est pas le premier à les viser, d’autres s’y sont attachés, telle cette auteure d’un livre paru en France qui a fait le tour de rédactions et autres sites de référence.
Autant pour moi, ainsi va la vie, il y a bien plus éprouvant que cela quand on apprend que l’on est considéré comme terroriste. Merci de lire cet article.
société
Détruire les images, les représentations et pas seulement celles qualifiées de saintes, constitue l’abécédaire de tout partisan, quel qu’il soit. Son but, dira-t-il, est d’opérer au nom de la vérité.
Laquelle sinon celle qu’on veut imposer tandis que domine une autre que l’on conteste?
Car de vérité, on n’a d’aperçu que celui que l’on produit d’un point de vue donné et, parfois, preuves à l’appui. C’est bien là tout l’enjeu de la médiatisation qui accompagne un événement.
Lorsqu’il s’agit de guerres, que chacun argue de ses raisons de tuer, on l’a malheureusement compris. Qu’il y ait abus, mensonges, exactions ou crimes d’un côté et/ou de l’autre de camps devenus ennemis apparaît, alors, avec force images dites de preuves.
On a souvent eu l’occasion de découvrir la valeur d’autant de démonstrations tant, une fois encore, les images sont là pour entraîner l’adhésion et, de fait, entrer en guerre les unes avec les autres.
Quant à ouvrir des négociations de paix au nom d’instances qui s’en réclament, encore faut-il que les forces en présence y trouvent leur compte. Juste ou injuste, une guerre n’est que désolation.
Apparemment pas pour tous, qu’on le veuille ou non.
Y aurait-il une femme nue qui nous aurait échappé?
Dans l’interview, sollicitée par Mireille Valette, de Sabine Tiguemounine, candidate qui se présente à l’élection parlementaire de Genève on lit, en réponse à une des questions qui lui sont posées, qu’on met une femme nue pour vendre un yaourt…
Je n’ai, pour ma part, jamais rien vu de tel.
Par contre, on trouve toujours en rayon d’une grande surface de Genève, des yaourts Nestlé dont le couvercle du pot affiche des coupoles d’églises orthodoxes grecques privées de leur croix.
Au nom de quoi, au juste?
Le fait est qu’en lieu et place de femme nue dont la politicienne Sabine Tiguemounine prétend qu’il serait fait usage pour vendre des yaourts, c’est bien plutôt d’églises décapitées de leur croix auxquelles on a affaire.
Pour le reste, si le port d’un voile contribue à faire respecter la personne, soit.
Nombre de femmes, toutefois, têtes non recouvertes de quelconque couvre-chef n’ont pas, pour autant, droit à moins de considération.
Le port du voile par cette écologiste déjà élue conseillère municipale est son choix.
Tout autant l’a-t-il été de son électorat et le sera-t-il peut-être encore, nonobstant le fait que comme mode d’expression et de respect du principe de laïcité, il y aurait de quoi s’interroger.
Mais comme cela ne semble apparemment pas avoir posé de problème majeur à Sabine Tiguemoumine, il ne reste qu’à lui rappeler, au moins cela, qu’à toute femme nue, Nestlé a préféré une église orthodoxe sans croix pour vendre son yaourt grec.
De même, nombre d’autres grandes marques ont su se passer de femme nue pour promouvoir leurs produits et, au contraire, les adapter à certaines préférences…
Après les Weinstein et autres supposés harceleurs ou violeurs, tels ce célèbre islamologue, pour l’heure encore maintenu en prison, voici que des humanitaires sont, eux aussi concernés.
A vrai dire, les agissements de certains d’entre eux étaient sus mais le plus souvent tus.
Quelque chose est sérieusement en train de changer dans le regard porté sur les relations entre hommes et femmes.
On peut, bien sûr estimer cela positif au regard des souffrances infligées par toutes sortes d’abus des premiers sur les secondes.
Dans ce sens, surtout, ne regrettons pas qu’enfin soit reconnu le mal imposé par autant d’agressions.
Ce qui laisse malgré tout un peu perplexe est la manière avec laquelle tant de comportements masculins sont soudain exposés au public.
Car les effets produits par de telles mises en avant médiatiques sont loin d’être anecdotiques tant les dégâts causés à la personne, à ses proches et, en l’occurrence, aux ONG sont conséquents.
A se demander quel sera le bénéfice pour les unes et pour les autres, à poursuivre ainsi cette traque médiatique de l’homme…
Les réactions suscitées par le comportement de telle ou telle personnalité en vue, soudain prise dans le collimateur médiatique, révèlent aussi bien l’attachement à certaines valeurs de référence que la manière de s’en jouer.
On peut se réjouir ou se désoler d’assister à tant de querelles, somme toute banales, sauf à estimer que la nature humaine aurait changé. Or rien ne semble l’indiquer, jusqu’à preuve du contraire.
Il est certain que réduire les humains à leur plus petit dénominateur commun serait un peu simpliste tant on sait comment varie la manière dont chacun d’entre eux se développe.
Nombreux, en effet, sont les éléments qui distinguent telle ou telle destinée de Madame ou de Monsieur X, Y ou Z.
Or justement, il semble bien que ce soit les qualités, les compétences, les forces ou leur absence qui excitent rivalités et passions ce qui, en soi, ne date pas non plus d’hier.
Ce qui change donc, dans le paysage actuel, ce ne sont pas les comportements humains mais la manière de les mettre ou non en évidence.
C’est, en effet, l’époque qui veut que tout ce qui, encore il n’y a pas si longtemps, restait caché apparaisse désormais sur nos chaînes démultipliées de radio, de télévision et sur les pages de nos magazines et de nos journaux.
Et si faire étalage de bisbilles entre tel ou tel occupe à ce point les esprits médiatiques, c’est dire où se situent les priorités…
Fut un temps, pas si lointain encore, où légumes et fruits se vendaient et se dégustaient durant des mois bien précis de l’année.
Il n’en est plus de même, désormais, tandis que fraises, framboises et autres légumes dits autrefois de saison le sont devenus de toutes.
Si, pour certaines personnes, c’est là un privilège que de savourer à volonté des fraises ou des tomates sans goût, soit.
Et après tout, en une époque où l’on est sans cesse invité à exprimer ses préférences, qu’elles le soient d’une manière ou d’une autre n’en est que le reflet logique.
Il y a tout de même de quoi méditer sur le fait que désormais, le fruit ou le légume dit bio ne semble plus être réservé qu’à une catégorie sociale qui a les moyens de se le procurer.
Mais bon, comme même les fruits et légumes avec résidus de pesticides sont devenus souvent inaccessibles aux plus modestes sans parler des plus pauvres d’entre nos concitoyens, autant pour eux!
A découvrir, ici, ce qui se cache derrière fruits et légumes de si belle apparence en toutes saisons…
Tandis que chaque jour ou presque, sur les sites de médias ou autres réseaux sociaux, s’affiche le portrait de harceleurs ou d’agresseurs sexuels, ici, ce sont des filles mineures que l’on voit exploitées.
Qui va les défendre?
Qui va poursuivre leurs abuseurs? Certes, il existe des associations qui luttent contre ce trafic humain.
Tout comme il en existe d’autres qui permettent à autant de personnes de se retrouver dans pareille situation.
Ce qui est décrit là se passe en Italie, près de Naples. Autrement dit, tout près de chez nous.
A lire les commentaires déposés sous l’article, ce qui est présenté comme gangs nigérians ne serait que sous la dépendance de mafias locales, sans lesquelles rien ne serait possible.
Notre monde comme il va…
capture d’écran Facebook
Voici une video devenue virale selon le jargon en usage pour évoquer un sujet prisé par les internautes et les réseaux sociaux sur lesquels ils se retrouvent.
Qu’on en rie ou qu’on s’en désole, le contenu de cette video est assez intéressant à considérer pour ce qu’il révèle d’une époque, d’une mentalité ou des deux à la fois.
Car ce qui se passe là ne relève pas seulement d’un échec de communication.
Non, on découvre surtout combien celle qui défend vaille que vaille son raisonnement, affiche une détermination telle qu’elle invalide toute tentative de son interlocuteur de lui expliquer en quoi elle s’égare.
On peut toujours invoquer telle ou telle cause à la posture de la jeune-fille et l’imputer à une carence ou à une autre.
Quoi qu’il en soit, il n’est pas certain que l’obstination qu’elle affiche envers son interlocuteur, dénote un seul manque d’instruction ou d’éducation au cas où certains le verraient ainsi. Car ce serait la rendre victime.
Or l’est-elle vraiment sinon d’elle-même?
De nombreuses personnes sont comme elle, à soutenir des positions absurdes, l’essentiel semblant être de s’affirmer avant tout.
Ainsi en va-t-il d’interlocuteurs pris dans nombre d’autres problématiques bien plus importantes et sensibles que celle-ci.
Et si tant d’elles demeurent insolubles, c’est le plus souvent par le seul fait d’une des parties en présence de ne jamais obtempérer à ce que dit l’autre.
Comment autant d’histoires criminelles qui auraient, autrefois, trouvé leur place dans les colonnes de magazines dits à sensations, sont-elles aujourd’hui traitées telles des informations?
Aussi sordides soient-elles, ces actions demeurent des faits divers.
Or à être ainsi mises en avant par tant de nos médias, elles acquièrent un statut égal à toute information susceptible de concerner une société ou un pays dans son ensemble.
A lire cet article relatif au magazine autrefois appelé Détective, on mesure comment a évolué la perception du fait divers dans nos sociétés.
Certes, la violence est intrinsèque à l’être humain, on ne le sait que trop avec les sévices infligés à nombre de populations victimes de guerres.
Menées par autant de nos valeureux gouvernements qui, dans le même temps, ne manquent jamais de condamner avec la plus grande fermeté telle ou telle abomination commise.
A croire, encore, qu’il y aurait violence et violence, peut-être …
Gérard Darmanin, sujet à une nouvelle plainte, Nicolas Hulot, lequel des ministres de ce gouvernement qui semblait vouloir s’afficher irréprochable va-t-il encore être visé?
Et même s’il s’agissait de ce que d’aucuns appellent boules puantes, combien en comptera la France pour l’embaumer?
Personne n’est parfait et encore moins proche de la béatification, hormis nombre de défunts dont il a été reconnu qu’ils s’étaient comportés de manière exemplaire.
Mais la politique n’a jamais rien eu à faire avec la morale, sinon, cela se serait su.
De longue date, déjà, elle mène ses affaires sans trop s’encombrer de scrupules. Mais à revendiquer la transparence, on l’a désormais.
Et si ces ministres présumés agresseurs sexuels sont pointés du doigt maintenant, ce n’est sans doute pas parce qu’on aurait soudain découvert leurs faits. Au sein du microcosme médiatico-politique hexagonal, tout se sait, en général, assez vite.
Dans ce cas, qu’il s’agisse de Gérard Darmanin ou de Nicolas Hulot, c’est d’omerta dont ils auront bénéficié avant tout pour intégrer le gouvernement en marche irréprochable.
A la justice d’oeuvrer, bien sûr pour mettre en lumière les torts des uns et des autres.
En attendant, aux citoyennes et aux citoyens pris en otages d’autant d’affaires de moeurs, de prendre leurs propres maux en patience…
