Photo @archives personnelles: Dom Knigui (Дом книги) ou Maison du livre, Saint-Pétersbourg.
Avec une amie, hier, nous évoquions Dostoïevski et Tolstoï. Un article -sans doute traduit du russe car parsemé d’incorrections- évoque de manière résumée la relation entre ces deux monuments de la littérature russe. Bien consciente qu’un érudit comme mon ancien professeur Georges Nivat trouverait cet article réducteur, je vous le soumets néanmoins et malgré ses erreurs de typographie et d’orthographe.
Comme vous le savez, c’est la littérature et la musique qui m’ont amenée à l’étude du russe.
Dans un texte qui est en train d’être traduit en russe et qui sera publié à Moscou en édition bilingue russe-français à la suite de mes six précédents ouvrages parus chez URSS Editorial, je décris ce qui me lie à la Russie. Je raconte mes études et ma rencontre à l’Université de Lausanne avec ma première traductrice qui m’a permis d’être éditée à Moscou.
Je raconte aussi comment je me suis rendue en Crimée en juillet 2014 pour secourir un ami russe tabassé et spolié de tous ses biens par une aimable bande d’Ukrainiens. J’évoque la surprise du chauffeur de taxi qui m’amenait à l’hôpital où avait été admis cet ami. Que faisait une étrangère à se rendre dans un établissement de soins de Simféropol, sachant que les liaisons aériennes avaient été coupées avec la Crimée depuis les pays de l’Union européenne et la Suisse?
J’avais simplement organisé mon voyage avec Aeroflot qui avait un guichet à l’aéroport de Genève.
Je raconte également ces deux journées mémorables au Tribunal de Grande Instance de Paris (TGI) où s’était déroulé le procès en diffamation que cinq personnes et moi avions intenté à l’encontre d’une auteure et de son éditrice tandis que nous avions eu l’honneur de figurer dans un livre intitulé Les réseaux du Kremlin en France.
Je rapporte aussi comment j’ai été conviée à m’exprimer sur les ondes de la Radio Télévision suisse (RTS) et plus depuis 2014. Comment j’ai été invitée puis désinvitée par une vénérable institution culturelle genevoise. Bref, tout cela en grande partie à cause d’une lettre que j’avais adressée à la lauréate du Nobel de littérature de 2015.
Lauréate gratifiée du titre de Docteure honoris causa par les instances universitaires genevoises qui ignorent sans doute comment cette femme encensait Félix Dzerjinski, le fondateur de la Tcheka, ancêtre du KGB dont il est sans cesse rappelé que le président russe en était.
Fut un temps où la Tribune de Genève accordait une place à mes écrits.
Une tribune où je mentionne le passé de cette Nobélisée honorée par Genève en témoigne. Lisez-la en cliquant sur ce lien et vous découvrirez que les poux que l’on cherche à Guy Mettan sont peu de chose au regard de ceux que notre bienveillant Occident sait masquer de cette journaliste.
L’ami que je suis allée rechercher à Simféropol est mort en 2017.
Il repose auprès de ses parents dans un cimetière moscovite proche du foyer où j’ai résidé comme étudiante en 1974. Heureux ou triste clin d’œil du destin, un autre m’avait frappée. Dans la tentaculaire Moscou, cet homme habitait à deux pas de chez mon éditrice.
Tout cela figure dans ce livre à paraître et bienvenue aux fins limiers qui y décèleront quelque lien subtil et masqué au Kremlin!


1 Comment
Ce livre avec les durs événements évoqués dans cet article sera sans nul doute passionnant ! D’ores et dejâ sincères et chaleureux compliments ! GJ