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duhamel

Culture, Politique, société, Voix

Nouvelle sortie éditoriale en France, nouvelle levée d’omerta…

La littérature a-t-elle vocation à se muer en espace de règlements de compte d’ordre familial quand ce n’est pas en cour de justice fictive?

Le public est-il sollicité comme lecteur d’une oeuvre, comme jury d’un acte condamnable ou comme voyeur lorsqu’on lui expose les méfaits d’une personnalité publique?

Car enfin, c’est à lui que le livre est soumis, c’est à lui que le livre s’adresse. Et qu’il soit le plus nombreux possible, ce public, est évidemment aussi la raison du moment éditorial retenu.

A propos de son beau-père qui a commis l’inceste non pas sur elle mais sur son frère jumeau, Camille Kouchner déclare vouloir l’« enfermer dans un livre »

On croit lire Vanessa Springora qui a usé de ces termes mêmes lorsqu’elle s’est exprimée au sujet de Gabriel Matzneff.

Deux ouvrages, deux parutions début janvier, à un an d’intervalle.

Résultat?

Certains cercles parisiens en vue sont concernés. L’an dernier, d’ordre littéraire et politique, cette année, d’ordre médiatique et-politique.

Avec, à la clé, l’illusion qu’« enfermer dans un livre »  changera quoi que ce soit?

Politique, société

Alain Duhamel, sévère sur l’abstention

capture d’écran Twitter
Qu’un éminent journaliste commente l’abstention comme s’y est employé Alain Duhamel sur LCI laisse perplexe.
Et encore, le terme est choisi, il n’est pas poli.
Car Alain Duhamel a, jusque là, le plus souvent su proposer des analyses de haut niveau. Partagées ou non, elles n’étaient pas le fait d’un incompétent quelconque.
C’est pourquoi l’expression de pareil point de vue sur l’abstention interpelle. Car on n’est pas dans le questionnement, on est dans l’affirmation.
On n’est pas en quête d’explications, on est dans l’assertion catégorique.
A définir ainsi l’abstention, Alain Duhamel se pose en juge et censeur d’un peuple tout entier.
Est-ce vraiment là la tâche d’un éditorialiste? 
La question reste ouverte.