On dit parfois, sinon souvent, de la France qu’elle serait le pays de la liberté d’expression.
En dépit de ce qu’on peut en penser, la France offre un paysage socio-politique jamais à cours d’animation.
Entre hauts faits, trahisons ou scandales, la France qui se lève tôt ou tard, vit.
De qui, de quoi, chaque jour apporte son lot d’informations à cet égard.
Certes, leur perception varie selon les milieux.
Il n’en demeure pas moins vrai qu’on ne saurait dénier le poids d’une actualité dont l’impasse est impossible à faire pour ce qu’elle révèle comme contradictions.
Qui n’a eu de cesse de réclamer le droit à la transparence et à la parole?
Qui le dénonce tandis que ces droits ont été saisis par une ex-compagne de président?
La publication de cette femme démontre avant tout un état de fait voulu et revendiqué de longue date par les mêmes qui semblent le fustiger désormais.
Il ne s’agit pas, ici, de saluer ou non l’opportunité d’une démarche éditoriale.
Il est question d’en observer les effets.
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/09/05/normal.html
France
Que de remous pour nous apprendre ce que François Hollande n’a eu de cesse de vouloir être!
Un homme normal.
A l’évidence, ce qu’on découvre en ces jours de grand battage médiatique autour d’un livre, c’est bel et bien qu’un président ne peut pas être un homme normal.
Tant d’émois autour d’une simple histoire de couple le prouve.
Ainsi, à une époque où certains se mobilisent tant pour la transparence, on en voit les limites.
L’ouvrage de l’ex-compagne du président français n’est en définitive que le parfait reflet de ce que François Hollande a lui-même voulu.
Etre président et comme tout le monde.
Or ces deux dimensions ne sont pas compatibles.
Ukraine, le retour de la guerre froide?
C’est ainsi qu’a été intitulée l’émission de la RTS du 4 mars dernier, Infrarouge, pour évoquer la crise ukrainienne. A Moscou, lors d’une table ronde télévisée consacrée à la Crimée, plutôt que d’aborder le sujet sur un plan purement politique sinon polémique, nous avons tenté de comprendre en quoi et pourquoi la situation en Crimée mobilisait tant de passions.
Certes, les relations entre les peuples et leurs diverses origines n’y sont pas pour rien mais ce qui lie la France -sinon l’Occident- à la Crimée?
Bien des aspects de leurs relations subsistent, plus discrets mais non moins réels pour autant.
Ils se rappellent au gré d’oeuvres littéraires, de lieux ou de monuments et illustrent en quoi les mémoires demeurent sensibles et impliquées.
Villepin-Sarkozy, République solidaire?
Et court la nouvelle info selon laquelle Dominique de Villepin serait prêt à soutenir Nicolas Sarkozy. L’interview accordée par l’ancien Premier ministre hier à la RTS a été reprise entre autre par L’Express.
Si le propos est bien relayé sur le site du magazine qui cite les conditions émises par Dominique de Villepin au soutien qu’il accorderait à l’Ancien Président français, l’information n’en est pas moins considérée comme une surprise comme le titre L’Express.
Cependant, si l’on sait que l’ancien Premier ministre a toujours visé au rassemblement et qu’il le rappelle bien dans l’interview accordée à la RTS, il n’y a rien d’étonnant à cette prise de position.
Dominique de Villepin n’a cessé d’avoir à coeur de rassembler. Dans ce sens, il a fondé son parti République Solidaire dont il a très vite confié la présidence au député UMP Jean-Pierre Grand, pour lui-même se consacrer à la campagne menée en vue des présidentielles 2012.
Après l’échec qui l’a soldée, sa directrice Brigitte Girardin, avait appelé à voter Hollande.
À cet égard et dans une interview au journal Libération, Dominique de Villepin avait considéré que le candidat socialiste avait l’étoffe pour être président de la République. « Je crois que c’est un homme qui est capable de faire des synthèses…Nous avons besoin aujourd’hui d’équilibre dans notre pays. C’est la rude tâche qui est la sienne » avait-il déclaré.
Certes!
« Qui menace les Etats-Unis? » Cette question, c’est Mikhaïl Gorbatchev qui la pose.
Interrogé par Darius Rochebin pour la RTS, l’ancien président de l’ex-URSS n’a pas mâché ses mots.
Alors que la Suisse en reste à qualifier de « présumées », les attaques à l’arme chimique, on ne peut que saluer cette réserve.
La France, quant à elle, s’obstine à produire des preuves de l’usage de gaz toxiques par le gouvernement de Damas.
Dans quel but?
Celui de laisser partir son Président seul à la guerre?
Et la rumeur tisse à nouveau sa toile. Selon Christopher Lings, un arrangement aurait pu être trouvé entre l’actuel Président de la République et le fondateur de République Solidaire.
Le journaliste d’Agoravox va de suppositions en interprétations alors que le flou persiste quant au nombre réel de signatures obtenues par l’ancien Premier ministre. Car si le Canard Enchaîné contredit les propos de Dominique de Villepin, rien ne permet de savoir qui a raison ou tort.
Serait-ce inconcevable de rendre public de manière officielle le nombre exact de parrainages obtenus par l’ancien Premier ministre? Des doutes seraient ainsi levés et profiteraient à qui de droit sinon de droite.
Mais se demander qui a intérêt à maintenir un tel flou est aussi une question qui se pose.
Villepin, de l’UMP, « Ils n’ont pas besoin de moi pour perdre »
« Ils n’ont pas besoin de moi pour perdre, ils se débrouillent très bien, laissez-les faire », répond Dominique de Villepin à Olivier Mazerolle le 17 avril dernier sur BFMTV tandis que le journaliste lui demande s’il n’a pas conscience qu’il peut faire perdre son camp.
« Mon camp », s‘interroge alors le Président de République Solidaire, non sans sourire ni se priver de faire remarquer qu’on le situerait plutôt à gauche, avec le projet qu’il vient de présenter.
Quant à l’UMP menacée d‘implosion, Dominique de Villepin ne manque pas de rappeler au journaliste qu’il y a plusieurs années déjà, dans une précédente interview, il l’avait prédit.
« Ils n’ont pas besoin de moi pour perdre, ils se débrouillent très bien, laissez-les faire! » Cette réponse, même prise hors de son contexte, vaut qu’on s’y arrête.
À chacun de la comprendre comme il l’entend.
