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Observer qui décrète, ici ou là, sur un réseaux social ou l’autre, se refuser à la vindicte -et c’est un euphémisme- qui vise François Fillon tandis qu’à la faveur de commentaires déposés au gré de ces réseaux, on constate tout le contraire, confirme que le battage médiatique orchestré autour du #fillongate, #peneleopegate, à choix ou les deux, agit au mieux.
L’hypocrisie d’autant de moralisateurs, sinon nés, du moins soudain acquis à certains paramètres éthiques est si manifeste qu’elle n’échappe qu’à qui le veut bien.
Et puis, cette question posée par Jean-Jacques Bourdin sur RMC, le 31 janvier dernier à Buno Retailleau, directeur de campagne de François Fillon au sujet de clients russes qu’il aurait eus ou non tandis qu’il était consultant, est d’autant révélateur de ce souci moral!
Rejoindre la curée et dénoncer tel ou tel comportement de François Fillon et -ou- de son épouse, c’est empoigner le métier à tisser l’habit du candidat programmé.
Marine Le Pen, dores et déjà mise au ban du Front républicain, a-t-elle encore à bien se tenir face à un prédicateur européen?
François Fillon n’est pas même l’homme à abattre mais Emmanuel Macron, celui à adouber.
Medias
capture d’écran de: www.alamy.com/stock-photo
Réseaux sociaux, émissions de radio, de télévision, articles, débats, enquêtes bruissent de l’affaire qui vise François Fillon.
Au nom de la morale, on y va, on commente quand on ne rivalise pas d’amabilités ou d’autres considérations de rigueur sinon d’usage pour dire tout le bien que l’on pense de tel ou tel fait ou autre comportement jugé et condamné par la vindicte.
Or c’est là que le bât blesse, précisément.
Car invoquer la morale quand on sait combien s’en jouent et s’en détournent, c’est mesurer le cynisme à l’oeuvre.
Sur l’image qui illustre ce sujet, on reconnaît un parangon de la morale, celui qui a longtemps été surnommé Dany le Rouge.
Affiché aux côtés du rédacteur en chef d’un canard enchaîné, lui aussi à la morale, il hante toujours les plateaux de médias pour partager ses analyses.
Dany le Rouge a dit trouver intéressante la candidature d’Emmanuel Macron. Il a aussi expliqué pourquoi il pourrait voter pour cet ancien ministre et banquier d’affaires. Présenté comme hors système, ce jeune premier réussit l’exploit de rassembler autour de lui toutes sortes de représentants dudit système. Admirable, tout de même tandis que son programme reste en attente…
Estimer de ce candidat qu’il a désormais toutes ses chances tandis que François Fillon est dans le broyeur médiatique relève de la tautologie.
Pour le reste qui concerne, entre autre, la source, la mare ou le marc du canard, quelle importance? Ce qui compte, n’est-ce pas ce qui est en voie d’être atteint?
Un duel Macron-Le Pen a toutes les chances d’être aisé à régler.
Il fallait entendre Franz-Olivier Giesbert, ce 1er février dans le cadre du 19:30 de la RTS. Interrogé par Darius Rochebin sur l’affaire Fillon, le journaliste français a été très clair.
Il n’est d’ailleurs pas le seul à dire que le dégât est avant tout et surtout d’ordre moral, pour François Fillon alors qu’il n’y aurait rien d’illégal à ce qui lui a été reproché.
Certes, la justice le dira.
En attendant, la nature humaine se révèle dans toute son ampleur. Déjà par le fait de révéler une information juste quand il faut alors que la pratique à laquelle se serait livré le candidat à la présidentielle du parti Les Républicains ne date de loin pas d’hier et devait sans doute être connue.
Ensuite par la nécessité que ladite information soit reprise en boucle pour atteindre le plus grand nombre de citoyennes et de citoyens.
Enfin et justement, par la déferlante de réactions à une affaire montée en épingle dans le seul but d’abattre un homme.
Car la justice que pensent exercer celles et ceux qui n’expriment que jalousie, aigreur et haine ne construit strictement rien mais leur permet de déverser fiel et venin.
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Il n’y a pas d’autre voie que de continuer, dit Monsieur Propre, en l’occurrence, le grand justicier de la démocratie sinon son sauveur, le rédacteur de l’hebdomadaire Le Canard Enchaîné:
https://www.youtube.com/watch?v=aObYrKLyBAQ
A suivre ces près de 7 minutes d’interview, chacune et chacun retiendra ce qui lui sied.
Mais autant de questions demeurent sur les raisons de ce zèle soudain à lancer une enquête sur des agissements qui ne datent pas d’hier et qui, pis, touchent d’autres personnalités en vue.
Mener un tel travail d’enquête et nous prévenir que ça va continuer devrait réjouir les détracteurs de François Fillon mais pas tous. Certains demeurent malgré tout choqués par la brutalité et l’insistance de la manière.
Si elle semble d’usage et ne pas indigner outre mesure les rompus du milieu médiatico-politique, c’est dire que le travail que semble tant priser le rédacteur en chef du Canard Enchaîné ne va rien changer.
Alors, abattre Fillon pour l’abattre?
Si c’est à ce jeu-là que certains s’amusent et trouvent du plaisir, la France a vraiment du souci à se faire.
Ce qui s’appelle désormais, avec #, excusez du peu, #fillongate, n’aurait pas terminé de dérouler le tapis rouge aux révélations.
Selon certaines publications sur les réseaux sociaux, Le Canard Enchaîné de ce mercredi 1er février promettrait du nouveau, cette fois, semble-t-il, sur les relations qu’entretiendrait l’Ancien Premier Ministre avec la Russie.
Sans entrer dans cette affaire qu’il appartient à la justice de traiter, il n’est pas interdit d’exprimer, ici, quelques considérations d’ordre général.
D’abord, sur ces affaires qui tombent toujours au bon moment et surtout lorsqu’un candidat fait campagne pour une élection. Des précédents sont connus, on ne va pas les énumérer ici.
Ensuite, sur l’ampleur que prend l’affaire qui vise François Fillon et les siens. La violence du détournement d’images et des propos en relation avec ce qui reste, à l’heure actuelle encore à prouver par la justice, n’est pas loin d’égaler celle qui a visé et vise l’encore actuel Président de tous les Français et son prédécesseur.
Enfin, songer que justement, c’est par le tout sauf Sarkozy que François Hollande a été élu, à considérer le résultat et le capital d’impopularité record qui a obligé celui-ci à ne plus solliciter de nouveau mandat présidentiel, il y a vraiment de quoi s’interroger sur ce qui motive l’électorat.
Si d’aventure le tout sauf Fillon devait permettre à Emmanuel Macron d’accéder au second tour de la présidentielle, la France aura voté.
La suite?
Cette France qui aura voté l’aura choisie tout comme elle a élu le président si normal qu’il en est arrivé à la jeter dans les bras d’un clignotant.*
* Terme de Benoît Hamon, ce soir au 20 heures de France2 pour parler de l’«imposture » :
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2017/01/29/la-france-de-gauche-la-france-en-marche.html
L’affaire qui vise l’un des favoris sinon le favori de l’élection présidentielle française à venir fait grand bruit et c’est peu dire tant tous les médias s’y mettent et plus encore. Pas moins de trois émissions consécutives de C’est en l’air ont été consacrées à la question sans compter tout le reste qui semble avoir oublié, du coup, des hackers russes. C’est que l’Ancien Premier Ministre serait ami de Vladimir Poutine, raison déjà bien suffisante pour le tenir à distance et, peut-être, d’écarter la piste russe…
Cela dit, une perquisition a eu lieu au siège de La Revue des deux mondes. Que la justice fasse son travail, rien de plus normal. Qu’on s’interroge, malgré tout sur ce qu’il en est d’une histoire qui sort comme à point nommé n’est pas interdit tant la vie politique s’anime aussi d’autres images que celles de rassemblements qui unissent toutes personnalités confondues et rassurent. Mais pour cela, souvent, il faut que la mort s’en soit mêlée.
La question de savoir d’où est venue la salve qui a permis la révélation au Canard Enchaîné, si elle n’est pas déterminante n’est pas anodine non plus.
Aussi, le nom de Rachida Dati apparaît-il souvent comme étant celui porté par la personne qui aurait permis l’attaque en règle qui vise l’Ancien Premier Ministre et son épouse.
Ce ne semble plus être un secret pour personne que l’Ancienne Garde des Sceaux soit vengeresse. Nombre de se interventions médiatiques en ont témoigné, à l’image de celle-ci:
capture d’écran de: http://tempsreel.nouvelobs.com/l-enquete-de-l-obs/20120531.OBS7191/ump-pourquoi-rachida-dati-leur-fait-peur.html
Décidément, la Russie passionne! Et pas que pour son Histoire, sa culture et son président, non, on s’inquiète, désormais, du sort réservé à ses femmes.
Oui, mes compatriotes, entre autre deux personnalités connues du monde des Lettres et du journalisme alertent sur le fait que la femme russe risque de voir sa condition dégradée sinon pis encore.
Aïe, selon l’ONG citée par l’un de ces soucieux protecteurs des droits des femmes russes, je le cite, une Russe meurt toutes les 63 minutes à la suite de violences domestiques et plus de 650 000 femmes sont battues par leur maris ou compagnons.
Il va de soi que tout cela ne peut laisser insensible et que la violence faite aux femmes, où qu’elle s’exerce, est une plaie. Ce sujet a été évoqué ici-même:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/01/08/de-cologne-au-reste-du-monde.html
Mais récupérer cette thématique pour, une fois de plus, dire tout le bien que l’on pense de la Russie, de son Président et de son entourage, ne convaincra que qui le veut bien.
Cependant, si les références de ces Messieurs sont, pour l’un d’eux sinon les deux, Le Monde, on conçoit leur souci et leur indignation.
Alors, pour qui souhaiterait un éclairage autre sur ce qu’il en est de ce projet de loi, voici celui d’une femme, Française et juriste qui vit en Russie:
http://russiepolitics.blogspot.ch/2017/01/non-la-russie-ne-legalise-pas-la.html
capture d’écran: France2
Débat de haute tenue, ce 25 janvier au soir entre les deux finalistes de la primaire de la gauche. A l’inverse de ce qui avait été annoncé ici ou là, le cadre qui a réuni Manuel Valls et Benoît Hamon n’a de loin pas ressemblé à un ring.
On a eu droit à un échange de points de vue, à des visions parfois divergentes, parfois convergentes et surtout, à du respect mutuel de la part des deux candidats.
On a compris, aussi, que l’avenir de leur parti était en jeu. Même si Manuel Valls l’a plus clairement fait ressentir, Benoît Hamon ne l’a pas perdu de vue.
Ensuite, sur le plateau de France2, Julian Bugier a eu beau enfoncer le clou face aux représentants des deux candidats de la primaire, aucun ne s’est laissé entraîner là où le journaliste l’aurait souhaité.
Dans un cas, c’était pour savoir si Manuel Valls vaincu se rallierait à Benoît Hamon, dans l’autre, si Benoìt Hamon devancé par le mutant s’effacerait en sa faveur. Aucune de ces deux questions n’aura reçu de réponse et c’est très bien ainsi.
Fort à propos, il a été rappelé qu’il appartenait aux électeurs de décider de l’avenir de ce second tour de la primaire et de ses suites pour la présidentielle plutôt que d’en anticiper les résultats par de pures projections.
* http://voix.blog.tdg.ch/archive/2017/01/17/quelle-france-voulons-nous.html
capture d’écran: Le Point
Merci aux commentateurs qui ont attiré mon attention sur une autre lecture de la phrase qui avait motivé ma réaction quant au traitement infligé, parfois, à la langue.
Vu la pertinence de leurs remarques, j’ai supprimé le sujet que j’avais intitulé Langue malmenée.
Cela dit, le problème de la langue malmenée subsiste mais en l’occurrence, non, la formulation et l’orthographe de la phrase en question étaient correctes et plus encore, élégante.
Il ne s’agissait donc pas d’erreur de la part de la rédaction du magazine Le Point et encore moins de l’auteur de ladite phase, Gabriel Matzneff.
L’écrivain s’adressait, entre autre, à Mazarine Pingeot qui, comme nombre de personnes, semblent incapables de percevoir comment l’on peut s’exprimer sur la Russie sans idolâtrer son président.
Ce qu’on peut lire de l’article, vu qu’il est réservé aux abonnés, ne manque pas d’intérêt:
http://www.lepoint.fr/invites-du-point/gabriel-matzneff/gabriel-matzneff-mazarine-poutine-karamzine-25-01-2017-2099993_1885.php
capture d’écran: huffingtonpost
Ce mercredi 25 janvier, le débat entre les deux candidats en lice pour le second tour de la primaire de gauche sera sans doute déterminant.
A plus d’un titre tant le PS est fragilisé et ses membres, en définitive, bien peu respectés. Le comportement de l’encore actuel Président de tous les Français, entre autres élites de gauche, a de quoi laisser perplexe.
Tantôt au théâtre parce qu’il l’avait promis à Michel Drucker de longue date, tantôt au Chili pour des raisons agendées sans doute aussi de longue date, François Hollande a déclaré qu’il n’irait pas voter ni au premier ni au second tour de cette primaire.
Soit.
Cela dit, certains ont retrouvé dans le livre de Gérard Davet et Fabrice Lhomme, ce que le Président bientôt sortant avait dit de Benoît Hamon. On peut le lire ci-dessus, dans la capture d’écran qui illustre ce sujet.
Le fait est que cet ancien Ministre de l’Education a remporté le premier tour de la primaire et n’entend pas perdre le second. Normal, il ne s’est pas présenté pour perdre. Mais face à lui, Manuel Valls n’entendra pas non plus s’en laisser conter.
Tout cela peut déboucher sur le meilleur ou sur le pire, en ce sens, cette primaire est loin d’être banale. Car son vainqueur aura, ensuite, à affronter ou composer avec un jeune premier qui ne veut rien savoir de ceux qui furent ses pairs:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2017/01/18/ps-fin-de-parti.html
Ce mutant* a peut-être le vent en poupe mais de là à lui confier l’exercice de la charge présidentielle, il y a un pas à projeter avant de le franchir.
* http://voix.blog.tdg.ch/archive/2017/01/17/quelle-france-voulons-nous.html
