Je ne me lancerai, pour l’heure, dans aucune interprétation liée aux modifications apportées à la blogosphère que Pascal Décaillet préfère appeler univers plutôt que plateforme qui évoquerait trop, selon lui, la prospection pétrolière. Et pourtant, cet univers serait-il devenu si impitoyable, qu’on ait estimé bon d’en rendre l’accès plus laborieux? A suivre…
Medias
Révélations sur Facebook
Mais qui a dit qu’il avait fallu attendre Facebook pour être mis à nu? La rumeur officie bien en amont de ce réseau, pâle reflet de ce qui se raconte dans le plus grand des secrets au coin d’une rue, d’un comptoir de bar, tabac ou autre et qui exige de ne surtout pas être divulgué! La bonne affaire que ces confidences qui doivent rester dans la plus stricte intimité et qui se hâtent d’être répercutées hors des alcôves, niches ou officines qui devaient les retenir et les contenir. Facebook, Grand Révélateur parmi les Grands? Non, on est bien loin du compte.
Autour de son vacarme, sa normalité, sans cesse recommencée.
Il aura fallu -encore un- paparazzi pour que Jean-Luc Delarue se décide à s’ouvrir publiquement de son cancer. Encore un que la maladie atteint, encore un qui doit en parler, tout simplement et comme tant d’autres frappés par ce mal. La différence? Jean-Luc Delarue est une personnalité publique et sujette à scoop. C’est tout. Et peut-être pas vraiment tout. Car si la souffrance est la même -ou peu s’en faut- pour chaque personne touchée par le cancer, lorsque l’indiscrétion se charge de prendre en main une information pour en avoir la primeur et les tristes bénéfices, alors la différence est là et bien réelle. Car si rien ne distingue un cancer d’un autre, le fait qu’il concerne une personnalité connue y ajoute une dimension supplémentaire, celle de ne plus laisser à celle-ci le pouvoir de disposer de son intimité face à une chasse au scoop et au profit qu’il rapporte. http://leplus.nouvelobs.com/contribution/219755;jean-luc-delarue-faut-il-mettre-en-scene-son-cancer.html http://www.femmeactuelle.fr/culture/news-culture/jean-luc-delarue-a-annonce-lui-meme-qu-il-a-un-cancer-02703#xtor=EPR-42
Une video précédée et suivie de pub, normal diront certains. Peut-être. Mais est-il impossible de choisir les publicités diffusées avant ou après un sujet? Car on suit celui sur les nouveaux pauvres, traité par Claire Chazal et puis juste après, on a un spot publicitaire qui met en relief le précédent sujet de manière criante. Alors bien sûr que privilégiés et défavorisés se côtoient dans toute société mais là, les images le démontrent avec une évidence qui bouscule ou renforce ce regard compatissant porté par Claire Chazal sur la pauvreté de nos jours. Et on s’interroge. Car ce sont de telles réalités qu’il ne reste plus qu’à trouver les manières les plus décentes de les traiter, faute de mieux. http://videos.tf1.fr/jt-we/des-nouveaux-pauvres-victimes-de-la-crise-6846463.html?xtor=EPR-1-500217[–4346–%209h00%20L’info%20-%20TF1%20News%2072117]-20111128-[EMV%20LINKNAME]-146285935@1-20111128090000
Voici de quoi éclairer quelques esprits qui n’auraient peut-être pas tout suivi de l’actualité de Dominique de Villepin.
Le Fondateur de République Solidaire répond aux questions d’Olivier Mazerolle mais aussi à celles d’autres journalistes.
Coriace, ainsi le qualifie l’un d’eux qui s’obstine à vouloir lui arracher une déclaration de candidature pour 2012
L’émission dure près de 2 heures. En voici trois parties où il est interrogé sur l’énergie nucléaire, la mondialisation, la France, l’Europe et l’économie.
http://www.bfmtv.com/video-infos-actualite/detail/bfmtv-2…
Et sur ses relations actuelles avec Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin a été clair:
http://www.republiquesolidaire.fr/9330-villepin-na-pas-de…
Qu’est-ce qui pousse cette jeune femme à se mettre à nouveau en scène pour apparaître en couverture d’un magazine hebdomadaire français?
Une telle exposition médiatique est-elle vraiment nécessaire alors que la justice a rendu son verdict dans l’affaire qui l’opposait à DSK?
Mais ce n’est pas cela dont il est question. Il s’agit pour elle désormais de pointer l’énorme part de responsabilité d’Anne Sinclair.
Tristane Banon est une femme blessée, on l’a compris. Son histoire a été souvent racontée ici et là. On sait aussi qu’un jugement rendu ne règle pas tout. Alors, à quoi songe-t-elle?
A accuser Anne Sinclair.
Pour ce faire, est-il bien nécessaire de s’afficher sourire au lèvres et en gros plan, le visage entre les deux mains, l’une sur le front, l’autre sous le menton?
http://www.ozap.com/actu/tristane-banon-anne-sinclair-a-u…
L’avant-dernier sujet posté par Anne Sinclair sur son blog, Deux ou trois choses vues d’Amérique, date du 11 mai 2011. Son titre, « Et maintenant… » évoque la mort d’Oussama Ben Laden Dix jours après les soupirs de soulagement des Américains, l’heure est désormais à l’analyse. Au premier abord, tous semblent converger vers la même conclusion : certes, la mort d’Oussama Ben Laden est une étape historique, qui permet aux Américains de tourner la page des attentats du 11 Septembre, mais elle est loin de mettre fin à la lutte contre le terrorisme. Et quand on s’éloigne de la facilité du constat pour poser la question des conséquences sur le futur de la politique étrangère américaine et de la redéfinition des objectifs et priorités, peu de choses semblent avoir changé. » Et Anne Sinclair de conclure: « Loin de vouloir définir ce que tous appellent désormais l’ »après-Ben Laden », la Maison Blanche cherche, elle aussi, à engranger des points et profiter de cet apaisement dans les sondages pour revenir à un dossier des plus sensibles, celui de l’immigration. (…) Autrement dit, il a vite compris que seule la situation intérieure économique et sociale, voire sociétale, fera l’élection et qu’il s’agit de profiter de l’embellie – relative – pour avancer. Mais Dieu que les victoires sont fragiles! http://annesinclair.typepad.fr/journal/2011/05/et-maintenant.html Trois jours plus tard, le 14 mai à l’aéroport JFK de New York, son mari est arrêté, placé en garde à vue, inculpé, menotté et emprisonné. Tisser des liens entre Ben Laden et DSK n’est pas la raison de ce sujet. Il est question, ici, d’évoquer une femme. Anne Sinclair n’est de loin pas la seule qui ait donné d’elle-même à un homme. De nombreuses inconnues, illustres ou non, ont agi dans ce sens. Soumises, dépendantes, ambitieuses, passionnées, est-ce si important de les définir? Et pourquoi le faudrait-il plutôt que de noter leur présence aux côtés d’un homme pour l’accompagner dans une épreuve? Certes, DSK est coupable, certes il a fait du mal et beaucoup de mal mais à qui aussi, sinon à Anne Sinclair elle-même? Qu’on aime ou non ce couple, la question n’est pas là. L’important à retenir de cette affaire est le cas de figure qu’il représente. Unique, non, sans doute pas. Mais exemplaire à bien des égards. Car il ne s’agit pas de réduire deux personnalités à leur comportement. Il s’agit de comprendre comment s’articulent intelligence, réussite, fortune et sentiments. Anne Sinclair est une femme brillante, qu’on l’apprécie ou non. Anne Sinclair est riche, on l’a lu et entendu partout dans les medias. Anne Sinclair est une mère, Anne Sinclair est une épouse, Anne Sinclair est sous les feux de tous les projecteurs. Anne Sinclair est une femme qu’on peut admirer pour le courage et la force de caractère dont elle fait montre chaque jour qui passe depuis que son blog s’est arrêté juste après cet avant-dernier sujet, « Et maintenant… » qu’elle termine ainsi: Mais Dieu que les victoires sont fragiles!
Lire que l’affaire DSK ne préoccupe que « des curieux dont la culture est au niveau du caniveau », oblige à réagir. Limiter le regard sur l’être humain à des considérations sélectives pour évaluer sa souffrance n’est pas un signe de santé pour une société. Ce que traverse Dominique Strauss-Kahn et son couple comme épreuve est loin d’être anodin. L’étalage d’un mal en public n’est pas un cadeau mais une stigmatisation de piètre acabit.
Le maladie qui affecte DSK est commune. Mais le fait que cet homme soit une personnalité, le rend abject par les éclairages intempestifs des projecteurs qui le pilonnent. Dans ce sens, il incombe à toute personne que les dimensions de l’être humain n’effraient pas, de pointer l’ampleur des dégâts qui entourent le traitement d’un mal que l’on porte en soi. En prendre conscience est douloureux, le voir livré en pâture parce qu’on est célèbre, encore plus.
C’est chose faite, Anne Sinclair et DSK portent plainte. La première vise Le Figaro.
http://www.gala.fr/l_actu/on_ne_parle_que_de_ca/dsk_et_an…
Suivront tous les medias qui ont fanstasmé sur l’avenir du couple.
http://www.gala.fr/l_actu/on_ne_parle_que_de_ca/dsk_et_an…
DSK a évoqué sa maladie. Qu’il l’ait niée ou déniée, l’oblige-t-il à affronter un tel déferlement de réactions, non.
Arguer de son comportement à l’égard de ses « victimes » pour écrire et dire tout et n’importe quoi est sans fondement. La justice fait et a déjà fait son travail dans ce sens, la presse et les autres medias n’ont pas à en rajouter.
Mais si la destruction programmée d’un homme et d’un couple a pu satisfaire celles et ceux qui s’y sont consacrés jusqu’à présent, dans ce cas, il était grand temps de réagir. Anne Sinclair et DSK s’y emploient désormais et ils ont bien raison. Car rien ne justifie que l’on parle d’eux avec une telle liberté désinvolte.
Sur ce point, voir aussi mon blog http://voix.blog.tdg.ch/, Pourquoi parler (encore) de DSK.
