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Mouvements néo-nazis

Histoire, Politique

Au coeur de l’Europe, une guerre qui n’en finit plus

Vous me savez avoir consacré nombre de sujets de blog à ce qui a d’abord été pudiquement appelé « crise ukrainienne » avant de se muer en guerre fratricide.
En son temps, je m’étais exprimée dans le cadre d’une interview accordée au journaliste Arkadij Beinenson sur les raisons qui motivaient mon engagement.
Ces raisons n’ont pas changé et quoi qu’en pensent et en disent certains urkainophiles ou russophobes ou juges et censeurs tout simplement.
Etre présentée comme « russophile » comme ce fut le cas, par exemple, sur la RTS alors que j’avais comme interlocutrice, entre autre, Manon Schick de laquelle rien n’a été précisé de ses relations à la Russie, avait été relevé par un commentateur de ce blog. 
En effet, il semble qu’aimer la Russie soit une tare ou une menace, allez savoir tant la critique de « la Russie de Poutine » doit être de mise. Sans quoi, vous voici de facto rangée aux côtés des suppôts du Kremlin, il en a souvent été question ici, vous le savez aussi.
Quoi qu’il en soit, il me tient à coeur de partager avec vous cette vidéo de quelque 23 minutes qui vous donnera l’occasion de réaliser ce qui se passe dans cette Europe qui n’aurait, soi-disant, plus connu de guerre depuis plus de 70 ans.
La capture d’écran qui illustre ce sujet est la conclusion d’un article écrit par Erwan Castel dont l’intégralité est à découvrir ici.

Culture, Histoire, Politique

En ce vendredi saint…

En ce vendredi saint, qu’il est triste de lire ce qu’écrit Erwan Castel depuis le Donbass! Autant reste-t-on affecté par les flammes qui ont dévoré Notre-Dame, autant pleure-t-on depuis bien trop longtemps la guerre fratricide qui déchire l’Ukraine.
Lors des audiences qui se sont tenues au TGI de Paris, les 14 et 15 mars derniers et desquelles il a été rendu compte ici dans plusieurs sujets, l’avocat de la partie adverse m’a vue entretenir une relation avec un mercenaire. Et cela, du seul fait que j’avais targué son nom sous une de mes publications partagées sur Facebook.
Je ne connais personnellement ni ce « mercenaire » avec lequel j’entretiendrais une relation, pas davantage Erwan Castel que j’ai plusieurs fois cité ici. Je tiens, par contre et il est vrai, à partager ce dont ils rendent compte depuis le Donbass où ils se sont engagés comme volontaires.
Pourquoi?
Tout simplement pour apporter un autre point de vue sur cette guerre qui, jamais, n’aurait dû commencer tant elle est meurtrière pour les Ukrainiens comme pour les Russes qu’elle divise au coeur même des unions que les uns et les autres ont contractées de longue date.
Cependant, tout cela n’intéresse pas les fins stratèges qui ne voient, de responsable à cette tragédie, que « la Russie de Poutine ». Pour vous montrer en quoi elle le serait, je vous suggère de lire cet article d’Errant Castel et vous en aurez la confirmation.
Pendant ce temps-là, nous autres Genevois et Suisses, méditions aussi à qui nous accordons nos statuts de résidents fiscaux. Et interrogeons-nous tout autant sur qui est proche de qui, comment et avec quelles conséquences sur la vie d’autant de femmes, d’hommes et d’enfants, ce sera tout cela d’épargné pour de potentielles et prochaines victimes que compte déjà cette guerre!

Culture, Histoire, Politique

Puisse l’entente entre Russie et Ukraine ne pas relever du rêve, c’est tout ce que l’on souhaite à ces deux pays

Après la énième attaque reçue en provenance de personnes qui, à l’évidence, démontrent leur besoin de nuire plutôt que de lire, je constate qu’écrire sur l’Ukraine dans un sens plus nuancé que celui qui n’a de cesse de rendre sa grande voisine russe responsable de tous ses maux, vaut en retour, mépris dans le meilleur des cas, haine dans le pire.
Des plus de trois cents sujets de blog que j’ai consacrés à la guerre qui a ravagé le sud-est de l’Ukraine et nui à l’ensemble du pays par le fait d’une guerre qui le déchire, certains esprits se sont ingéniés à déconsidérer une approche qui refusait de diaboliser la Russie.
Or, plutôt que d’entrer dans le débat, non, on attaque la personne.
Dans des pays qui se réclament de valeurs démocratiques, de libertés d’expression, pratiquer une méthode si vite qualifiée de « fasciste » lorsqu’elle vise des positions qui doivent s’imposer, est aussi piquant que symptomatique.
Pour que nos démocraties n’en soient pas que le seul prête-nom, s’élever contre autant de comportements malhonnêtes peut paraître vain. Pourtant, ne pas y réagir, c’est les laisser se répandre en toute impunité.
Le rappeler équivaut, au moins, à ne pas se rendre complice de pareilles attitudes.

Politique

Non, ceci n’est pas une fake news: Tripadvisor vous propose une expérience de guerre dans le Donbass…

capture d’écran Tripadvisor
Vu le contexte de fake news, j’ai voulu vérifier celle que j’ai trouvée relayée sur Twitter et dont vous avez la copie d’écran pour illustrer ce sujet.
Or force est de constater qu’il s’agit bel et bien d’une véritable information.
Enfin, information au sens où chacun l’entendra, bien sûr, la propagande étant réservée à qui on sait, à « la Russie de Poutine » pour être clair. Cette annonce figure donc sur le site de Tripadvisor, je vous laisse apprécier le degré de compassion envers les civils.
Quand on sait le nombre de morts, de blessés et d’exilés que compte déjà cette guerre imputée, comme il se doit à l’agression du voisin russe, alors qu’on a bien vu comment l’Occident s’était arrangé pour chasser le président élu Viktor Ianoukovitch du pouvoir et le remplacer par un Petro Poroshenko  grand démocrate parmi les démocrates, on mesure d’autant la qualité de cette annonce.
Bien sûr, le cynisme n’épargne personne. Mais s’y habituer? S’y résigner? Et laisser faire autant de charognards, c’est oublier le sens de la vie, c’est négliger toute dimension à la souffrance, au deuil, à la destruction programmée par pur intérêt de groupuscules sans foi ni loi.
Alors, au  moment où est rendu le rapport du Procureur Mueller qui nous apprend que la Russie n’a pas participé ni de près ni de loin à l’élection de Donald Trump, voici de quoi, peut-être enfin, réveiller quelques consciences occidentales si promptes à jeter leur dévolu sur « la Russie de Poutine ».

Politique

Complicité des uns, complicités des autres

capture d’écran franceinfo
 
A propos des actes de violence commis hier à Paris, le Premier Ministre français estime que ceux qui les « excusent » ou qui les « encouragent » s’en rendent « complices ». 
Il est toujours intéressant de constater comment les agressions commises par les uns ne seraient pas semblables à celles commises par les autres.
Et de fait, comment la complicité des uns ne serait pas celles des autres.
Avant-hier, je me suis entendue signifier par la défense des prévenues dans le cadre du procès qui m’a opposée à Cécile Vaissié et à son éditrice, que je « fréquentais »  des « mercenaires ».
Oui, tout simplement parce qu’on a constaté que, sur Facebook, je « taguais » le nom d’un volontaire  dans le Donbass.
Je tague, donc je fréquente.
Il va de soi que celui qui ne s’est jamais caché financer le bataillon Azov, n’est pas un « mercenaire ». Mieux ou pire, à choix, il n’a pas été précisé par la partie adverse que lui, je ne le « fréquentais » pas. 
Et pourtant, il a été, l’est-il encore, on ne peut pas le savoir, il a en tous les cas été résident genevois au bénéfice d’un forfait fiscal.
La « femme au foyer » que Madame Vaissié me déclare être dans son « enquête fouillée » qui est « installée au bord du Lac Léman » comme elle l’a dit à la barre, n’aurait pourtant pas eu des centaines de kilomètres à parcourir pour le « fréquenter ».
Non seulement je ne me suis jamais rendue dans le Donbass mais je suis marraine d’une association caritative en faveur des enfants de cette région du sud-est de l’Ukraine.
Alors oui, pour la complicité d’actes de violence mais pas selon des sélections obligées.

Histoire, Politique

Comment la RTS informe du 5e anniversaire de la destitution du Président Viktor Ianoukovitch

Hier 22 février, dans le cadre de son journal télévisé de 19:30, la RTS a rappelé les cinq ans, jour pour jour, du coup d’Etat qui a causé le départ du Président ukrainien Victor Ianoukovitch.
Il est certain que les termes de « coup d’Etat » n’ont pas été prononcés par les journalistes de la chaîne publique suisse. Ils n’en sont pas moins ceux de nombreuses personnalités de tous bords qui ont contesté la position imposée par l’Occident.
Car pour cette partie du monde, bien sûr, le Président déchu Victor Ianoukovitch l’a été selon les règles les plus démocratiques qui soient.
Tant est si bien que désormais, on parle du désenchantement qui habite nombre de celles et de ceux qui l’avaient conçu comme bouffée d’oxygène et d’espoir.
Dans ce même téléjournal du 19:30 de la RTS, il a aussi été fait mention de rues qui étaient rebaptisées car les Ukrainiens voulaient se démarquer du passé partagé avec leur « grand voisin », russe, faut-le préciser.
Mais de quelles rues voulait parlait le journaliste, cela, les téléspectatrices et les téléspectateurs de la RTS n’auront pas pu l’apprendre.
Je les invite, dès lors et qui le souhaite, à lire ce sujet que j’avais précisément consacré à ce changement de nom de rues avec, en référence, le regard édifiant que porte un historien polonais. 
Les signes néo-nazis, que tous les Ukrainiens ne partagent pas, je tiens à le souligner, s’affichent néanmoins sans honte, à Kiev. Preuve en a été donnée ici à de multiples reprises et tout récemment encore.  
Ne pas s’habituer à ce qu’informer, pour une chaîne publique, revienne à passer comme chat sur braises sur ce qui gênerait sa bonne parole, c’est exercer son sens critique et citoyen.

Histoire, Politique

La France s’émeut de l’antisémitisme et soutient un pays où s’activent les néo-nazis

Un homme, identifié comme ayant évolué dans la mouvance salafiste en 2014 et filmé à visage découvert en train de proférer des propos de haine antisémite à l’égard d’Alain Finkielkraut, émeut à juste titre la France et la mobilise.
Or pendant ce temps-là, à Kiev où se sont précipités nombre d’élu(e)s de l’Hexagone et l’incontournable BHL, à Kiev donc, une immense croix gammée est apparue sur l’escalier d’un centre commercial.
A quoi riment marches et mobilisations contre l’antisémitisme quand on soutient un pays qui n’a jamais caché ses liens au fascisme?
Quel média autorisé par le gouvernement a alerté sur l’activisme néo-nazi ukrainien?
Et comment le philosophe aux chemises immaculées, fervent défenseur du Maïdan, peut-il ignorer cette réalité?
Les images dont l’une illustre ce sujet, sont du journal Times of Israël.
Avant qu’il ne les publie, elles figuraient sur d’autres sites pro-russes comme on dit.
Quel crédit y aurait-il été apporté? Aurait-on parlé de complotisme? De propagande du Kremlin? 
Merci au Time of Israël d’avoir affiché cette réalité qui a, entre autre, été évoquée ici.

Politique

Candidature au Nobel de la Paix

capture d’écran @AASIB-org
En 2015, le Prix Nobel de littérature a été accordé à une femme qui a réussi à dire de la Russie qu’ »à 86%, elle se réjouissait de voir les gens mourir dans le Donbass ».
Par une lettre ouverte traduite en russe par Arkadij Beinenson, je m’étais exprimée sur ce seul fait énoncé par la lauréate.
Voici qu’est proposée au Prix Nobel de la Paix, cette fois, Anna Tuv, la jeune femme du Donbass de laquelle il a été question dans le précédent sujet de ce blog. 
Alors que Svetlana Alexievitch a été adoubée par la communauté internationale pour les raisons qui la regardent, offrir à Anna Tuv les mêmes chances d’être honorée serait une belle façon de compenser le regard porté par la première sur le Donbass.
Une pétition en faveur de la candidature d’Anna Tuv au Prix Nobel de la Paix est en ligne.
La signer, c’est rendre hommage à la force et au courage d’une femme qui, portée par l’immense élan de solidarité qui s’est organisé autour d’elle, a su retourner le destin qui s’est abattu sur elle.
De victime majeure qu’elle a été, elle est désormais engagée au service d’autant d’invalides et autres blessés de guerres. Respect et honneur lui soient rendus, avec ou sans Nobel.

Culture, Histoire, Politique, Religions, société

Postures et danger

capture d’écran: chrétiensaujourdhui.com
Dans le précédent sujet de ce blog, il a été question de l’Eglise orthodoxe et du schisme qui la menace. Un commentaire déposé par « Charles 05 » résume un point de vue qui vaut d’être débattu.
Il va de soi que nombre d’athées ou autres personnes qui n’ont de regard que critique sur l’Eglise peuvent demeurer totalement indifférents sinon se montrer moqueurs face à la situation décrite dans le sujet.
Or si j’ai tenu à le partager ici, c’est pour prévenir d’un danger bien réel.
Alors, bien sûr, que l’on peut prendre cela de haut en affichant des postures et revendiquer son athéisme ou dénoncer les collusions entre politique et religion.
Si cela conforte, soit.
Mais cela démontre qu’après tout, ce qui se passe chez les autres et, qui plus est, au sein d’une Eglise, favorise l’indifférence ou la raillerie. Or c’est en ceci que, justement, réside le risque.
Car non, ce qui se passe au sein de l’Eglise orthodoxe ne peut être écarté de seul revers de la main.
Pour la simple et bonne raison qu’il s’agit là de faits aux conséquences encore imprévisibles. Aussi bien, peut-on toujours gloser, risque il y a.
Et le seul fait de se décréter athée ou critique pour s’en détourner ne sera d’aucun poids. Tout simplement parce que, qu’on le veuille ou non, on touche là à une sphère extrêmement sensible, aussi absurde peut-elle paraître aux cartésiens.

Culture, Histoire, Politique, société, Voix

A nos portes, la guerre

Vous aimez lire des livres, voir des films, vous informer ou, au moins, tenter de vous faire une opinion, alors voici de quoi. Sauf que le sujet dont il est question ici ne relève d’aucune fiction sinon de celle de leurs auteurs.

Car oui, il faut bien le dire, la manière avec laquelle est abordée la situation dans le Sud-Est de l’Ukraine toujours en guerre, révèle avant tout la divergence -sinon le grand écart- de sensibilités.

Son livre, l’écrivain russe Zahar Prilepine l’a présenté à Paris et à Genève, son film, le réalisateur ukrainien Serguei Loznitsa l’a présenté à Cannes.

Jusque là, on ne peut que saluer l’objectivité de la France, au moins, qui rend compte de deux approches d’une guerre qui tue encore et encore à nos portes.

La perspective d’une réconciliation entre les deux camps qu’elle oppose semble de plus en plus s’éloigner alors que tant de blessures saignent de part et d’autre de la ligne de front qui les sépare.

Et c’est bel et bien là ce qu’il y a de plus tragique.

Qu’un peuple ait pu être pris dans pareille guerre fratricide peut être imputable à qui l’on veut désigner comme responsable. Le fait est que les victimes se comptent d’un côté comme de l’autre d’une population fortement mise à mal.

Dans ce cas, alimenter un conflit comme s’y emploient encore autant de milices en tous genres au profit de puissants intérêts ne peut mener qu’au pire gâchis humain.