Poursuivi pour harcèlement sexuel par deux anciennes employées municipales de Draveil dans l’Essonne où Georges Tron est maire, ce dernier envisagerait de porter plainte contre dénonciation calomnieuse.
Après le carnet rose de l’UMP qui suivait les images d’un DSK menotté dans la nuit noire new-yorkaise, voici qu’une nouvelle page s’écrit en France mais dont Georges Tron se défend.
« Je ne suis pas naïf, on cherche à faire écho à une affaire qui se passe de l’autre côté de l’Atlantique… », s’exclame le secrétaire d’Etat à la Fonction publique:
http://www.france24.com/fr/20110525-georges-tron-vise-une…
http://www.leparisien.fr/faits-divers/georges-tron-soupco…
Les affaires se suivraient mais se ressembleraient-elles? L’une ne chassera pas l’autre et qu’y ajoutera-t-elle?
Peut-être la lassitude.
Politique française
Je reviens sur mon sujet d’hier, Robert Badinter pris à partie, tant le moment qui y est évoqué a eu d’écho médiatique.
Le 20 mai dans le cadre du 19:30 de la TSR, Darius Rochebin y a fait allusion et en a montré quelques images. On en trouve davantage sur le site du Nouvel Observateur dont l’intitulé de l’article est sans ambiguïté: »Dsk, échange virulent entre Robert Badinter et Laurent Joffrin http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/l-affaire-dsk/20110520.OBS3597/dsk-echange-virulent-entre-robert-badinter-et-laurent-joffrin.html#
Ce qui frappe est cette attaque soudaine et frontale de Robert Badinter par Laurent Joffrin, suivi par ses deux confrères qui prennent le relai pour y ajouter encore une charge avant la colère de Manuel Valls, non événement selon F.-O.Giesbert.
La presse anglo-saxonne n’est pas en reste, elle non plus.
À cet égard, il faut lire la réponse que lui adresse le journaliste Jean Daniel dans Le Nouvelobs.
Ces conflits sont instructifs à différents titres et seraient constructifs s’ils offraient l’occasion de prendre la mesure de chaque culture médiatique. Car visiblement, les habitudes diffèrent complètement d’un côté à l’autre de l’Atlantique. Pour l’instant, les critiques fusent de part et d’autre et s’échangent de manière rude et agressive.
L’ancien ministre de la Justice Robert Badinter, qui dénonçait hier sur France Inter « une mise à mort médiatique » de Dominique Strauss-Kahn aux Etats-Unis, a su modifier son jugement le soir-même sur France 2, alors qu’il apprenait en même temps que David Pujadas et ses invités, la nouvelle de la libération sous caution de DSK.
Cette émission, en direct, a néanmoins vu Robert Badinter se faire violemment prendre à partie par Laurent Joffrin, de Libération. Sidéré par les propos du journaliste, Robert Badinter a répondu par un « Je rêve….. » mais non, Laurent Joffrin a martelé ses reproches à l’égard de l’ancien garde des Sceaux qui, d’après lui, n’avait eu aucun mot pour la femme de chambre du Sofitel tandis qu’il ne parlait que de son ami DSK.
Passe d’armes ensuite entre un Badinter aussi ferme qu’ému et tranchant avant que Franz-Olivier Giesbert du Point et Ivan Rioufol du Figaro, n’y ajoutent eux aussi leurs remarques peu complaisantes à l’égard de l’ancien ministre de la Justice.
C’est alors que Manuel Valls s’est imposé dans cet assaut en règle contre Robert Badinter pour laisser exploser une colère que Franz-Olivier Giesbert n’a su que qualifier de fausse.
Moment de télévision haut en couleur tandis qu’en direct de New York, les nouvelles interrompaient les débats pour rendre compte en différé, de l’audience où comparaissait DSK.
La geôle de Dominique addict ou non au sexe, le vrentre arrondi de Carla, on note que les images varient de l’ombre à la lumière.
Ironie de l’Histoire, la vie annoncée à l’Elysée résonne comme en écho à la chute fracassante de DSK.
Villepin, de l’UMP, « Ils n’ont pas besoin de moi pour perdre »
« Ils n’ont pas besoin de moi pour perdre, ils se débrouillent très bien, laissez-les faire », répond Dominique de Villepin à Olivier Mazerolle le 17 avril dernier sur BFMTV tandis que le journaliste lui demande s’il n’a pas conscience qu’il peut faire perdre son camp.
« Mon camp », s‘interroge alors le Président de République Solidaire, non sans sourire ni se priver de faire remarquer qu’on le situerait plutôt à gauche, avec le projet qu’il vient de présenter.
Quant à l’UMP menacée d‘implosion, Dominique de Villepin ne manque pas de rappeler au journaliste qu’il y a plusieurs années déjà, dans une précédente interview, il l’avait prédit.
« Ils n’ont pas besoin de moi pour perdre, ils se débrouillent très bien, laissez-les faire! » Cette réponse, même prise hors de son contexte, vaut qu’on s’y arrête.
À chacun de la comprendre comme il l’entend.
« Conspirateur de l’idéal », c’est ce titre qu’Olivier Mazerolle a choisi de donner à l’émission de BFMTV au cours de laquelle il interrogeait Dominique de Villepin, hier, 17 avril.
Dominique de Villepin fait alors remarquer au journaliste que celui-ci a sans doute dû s’inspirer de Clémenceau.
Olivier Mazerolle sourit, le Président de République Solidaire rectifie la formulation et rappelle que chez Clémenceau, c’est de soldat dont il est question…
À quoi Dominique de Villepin ajoute, « soldat » me suffit.
