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psychiatrie

Economie, Politique, société, Voix

Covid-19, essai de septième synthèse

Durant les premières semaines de ce qui a été appelé crise, puis épidémie et pandémie, on a eu droit au bilan quotidien des morts et des nouveaux cas déclarés positifs au virus.

Avec le déconfinement, la vie a peu à peu repris, est alors apparue, par médias interposés, la mention d’une « deuxième vague », appellation qui fait pourtant débat au sein de la communauté scientifique.

A maintenir un climat anxiogène, à imposer des mesures en tous genres souvent incohérentes et, de fait, mal comprises, c’est la réactivité citoyenne qu’on exacerbe.

Car les gens ne sont ni dupes ni idiots.

Pas davantage ne sont-ils « complotiste » lorsqu’ils réalisent comment s’appliquent les mesures qui ont été et restent préconisées au nom de leur bien.

Si vraiment on y avait songé, à leur bien, les aurait-on laissés mourir tandis qu’on leur conseillait de ne pas se rendre aux urgences pour ne pas les encombrer?

Si vraiment on y avait songé à leur bien, pourquoi se retrouveraient-ils aussi nombreux à souffrir désormais de troubles psychiques quand ils ne se sont pas suicidés entretemps?

Un article du journal Le Monde en parle, de cette situation qui inquiète le milieu psychiatrique.

On nous a sensibilisés à ces files de personnes sans papiers en quête de biens de première nécessité distribués par des associations caritatives.

Qui a vu les autres, avec papiers et soudain licenciées et peut-être bientôt à la rue pour avoir tout perdu?

Quant à encourager la traque d’individus comme cela apparaît de plus en plus tandis que des médias s’autorisent à jeter en pâture au public celle ou celui qui aurait enfreint un règlement d’ordre sanitaire, c’est la délation que l’on favorise.

Non, hélas, elle n’est plus réservée à ces seuls régimes politiques tant décriés, elle trouve peu à peu sa place au coeur même de nos démocraties.

Economie, Histoire, société

De la famine par négligence à la grève de la faim

Dans le précédent sujet de ce blog, il a été question du sort réservé aux malades psychiatriques au temps de la France de Vichy.
Grave, sordide, il a peu fait de unes de journaux ou de magazines et pour cause!
Mais aujourd’hui, dans cette France en marche, héritée, certes, de gouvernances précédentes, qu’en est-il? A découvrir ces témoignages, chacune et chacun de vous s’en fera une idée…
Il ne s’agit pas, ici, de demander au pays de se charger de toute la misère du monde, comme on dit. Il s’agit tout simplement, pour un Etat digne de ce nom, de ne pas se défausser de ses responsabilités.
Combien de fois n’entend-on le Président, son Premier Ministre ou tel autre membre de son gouvernement énoncer de récurrents J’assume?
Si c’est cela équivaut à reconnaître pareille misère dans une France qui se revendique comme patrie des droits humains, alors, ceux-ci ont bien du souci à se faire.
Quant à cette France claironnée de retour, par Emmanuel Macron à Davos, c’est à se demander à laquelle il songeait qu’elle soit si démunie de moyens que partie de son personnel hospitalier se mette en grève de la faim pour en obtenir!

Culture, Histoire, société

En ce 6 juin 2018, 74e anniversaire du débarquement de Normandie

capture d’écran Telerama doc. Elise Rouard
En ce 6 juin 2018, jour de célébration du 74e anniversaire du débarquement de Normandie, découvrons le sort qui a été réservé à plusieurs dizaines de milliers de personnes sous le régime de Vichy!
Evoqué dans un documentaire signé Elise Rouard, tandis qu’il avait été occulté jusque là ou peu s’en faut, il bouleverse.
Si la réalisatrice a retrouvé trace de 45’000 victimes aux Archives nationales, aucun écho n’en avait été rendu qui aurait porté cette tragédie à la connaissance du grand public.
L’article paru sur le site de Telerama et accompagné d’une vidéo dont une capture d’écran figure en illustration de ce sujet, est à lire absolument.
Il n’est plus question de classes sociales, ici, ni de médecine qui serait accusée d’être à deux vitesses. Non, il est question de lâcheté collective.
Et comme l’énonce très bien l’auteure en conclusion de son article, cette lâcheté interroge en écho nos regards sur les « fous » d’aujourd’hui.
A relever, également, comment est cité le cas de Camille Claudel. On sait la tragédie que fut sa vie, on la découvre parmi ces 45’000 victimes, mortes de faim.

Histoire, Politique, Religions, société

Soumis, dit ce célèbre psychiatre

Amchide
Fous, pas fous mais soumis, autant d’avis s’expriment sur ce que seraient ces terroristes qui assassinent en toute bonne foi et conscience au sein de nos villes.
Qu’il s’agisse d’Amchide, Ouagadougou, Marseille, Barcelone, Nice, Kaboul, Paris, Berlin, Stockholm, Londres, Saint-Pétersbourg et tant d’autres lieux encore frappés par la mort, les responsables d’actes visant à tuer le plus de personnes possible ne relèveraient de loin pas tous de la psychiatrie.
Dans une interview, Boris Cyrulnik expose un point de vue qui met en lumière autant de comportements au regard de précédents, tels ceux de nazis dont il s’est avéré qu’il s’agissait de personnes connues aussi comme respectables pères de famille.
Les monstres ne sont donc pas ceux que l’on croit, ou disons qu’ils le sont aux yeux de qui ne se laisse pas emporter par une doctrine, une idéologie ou une religion qui les fanatiserait.
C’est, en effet là qu’intervient ce que le célèbre psychiatre appelle la soumission. Celle qui fait basculer un être doué de raison dans une croyance au nom de laquelle tuer devient positif.
Après tout, ce raisonnement rappelle ces interviews de voisins ou de proches auxquels on demande de parler de tel ou tel terroriste et qu’on apprend combien la personne en question avait toujours semblé si discrète voire gentille ou bienveillante qu’on en revient pas de découvrir de quoi elle s’est révélée capable.
De là à estimer que derrière tout être bon se cache un assassin, il y a un pas à ne pas (encore) franchir peut-être et souhaitons-le!

Politique

Claire Seguin, enfarineuse de François Hollande

Le 30 octobre 2010, Claire Seguin dresse son autoportrait sur son blog*:  Je suis une femme de 45 ans, célibataire, sans enfants. Issue d’un milieu modeste, j’ai fait des études longues : après un bac littéraire brillamment obtenu (mention très bien), et des années de classes préparatoires Lettres au Lycée Michel Montaigne de Bordeaux (années que j’ai détestées), j’ai obtenu à Paris un Doctorat de Littérature contemporaine et une Licence d’Histoire de l’art. Après plusieurs années de chômage, je suis entrée dans l’Éducation nationale, où j’ai été professeur certifié de Lettres modernes, à Amiens puis à Roubaix, pendant 7 ans. Dès mon année de stage, j’ai fait l’objet de harcèlement dans l’Éducation nationale, tant de la part de la hiérarchie que de la part du personnel enseignant. J’ai démissionné le 13 novembre 2007. Je vis actuellement à Lille.
Que penser et que dire d’une femme dont on n’a aucun autre écho que ses propos livrés au public et les effets qu’ils ont eus?
Peu ou pas grand chose par respect et par prudence vis-à-vis d’une situation inconnue. Néanmoins, ne pas y réfléchir serait cultiver une ignorance sur des faits avérés et répétés de traitements qui peuvent et doivent se discuter.
Car trop de zones d’ombres et de jugements partiaux entourent la maladie psychique avérée ou non. En l’occurrence et pour ce qui concerne cette femme, on aimerait tout de même bien savoir ce qu’il en est et surtout ce qu’elle deviendra. Car même si elle manifeste une grande sensibilité, en quoi doit-elle être considérée comme dérangée? Si c’est pour son geste, on peut certes admettre qu’il déroge aux règles de la politesse et de la bienséance. Sans importance, pourtant selon certains et au regard d’autres graves contextes politiques.
Et cependant, ce qui arrive à Claire Seguin peut concerner n’importe qui, soudain accablé par trop de pressions insurmontables. Dans ce cas, faut-il considérer que toute personne surmenée soit sujette à traitement psychiatrique?
La question ne se pose pas qu’en France et exige d’être cnsidérée pour recevoir des réponses affinées.
* http://unmicrosousvotreoreiller.unblog.fr/claire-seguin/

Politique, société

Psychiatrie et Politique

Selon France Soir et le sondage auquel il soumet ses lecteurs, 40 % des 4854 votants, estiment sans importance l’enfarinage de François Hollande mercredi soir dernier. SONDAGE François Hollande a été « enfariné » mercredi lors d’une réunion publique. Quelle est votre réaction? C’est choquant 25% (1225 votes) Il l’a bien cherché 20% (969 votes) C’est sans importance 40% (1937 votes) Cela va donner des idées à certains 15% (723 votes) 4854 votants   C’est plutôt rassurant de savoir que les soucis et les préoccupations des Français sont ailleurs. Il n’en demeure pas moins que la jeune femme qui a commis cet acte est désormais hospitalisée en psychiatrie. Pour un geste reconnu sans importance et pour lequel François Hollande lui-même ne portera pas plainte, voir sa santé mentale ainsi mise en cause est tout de même étonnant, non? Enfin, bien sûr qu’on trouvera toujours de quoi argumenter et présenter le cas comme pathologique. S’interroger sur le résultat de ce sondage aurait pourtant été aussi intéressant que de se pencher sur le sort d’une femme dont on ne doute pas qu’il sera traité avec la plus grande diligence et toutes les compétences obligées et requises. http://www.francesoir.fr/actualite/politique/presidentielle-la-femme-qui-a-enfarine-hollande-en-psychiatrie-180215.html?google_editors_picks=true

Politique

Hollande à l’hôpital

François Hollande,  interrogé sur les conséquences de son enfarinage de mercredi dernier, affirme dans Le Point.fr*,  ne « rien » vouloir « changer » dans la manière de s’adresser aux Français. On apprend toutefois qu’il bénéficie désormais d’un dispositif renforcé et c’est  lors d’une visite dans un hôpital parisien qu’il s’exprime.
Quelle délicatesse de sa part…Cependant, on ne précise pas de quel hôpital il s’agit, pas davantage non plus dans lequel de ses services François Hollande s’est déplacé.
Une nouvelle rencontre avec son enfarineuse aurait pourtant pu lui valoir quelques points de plus pour les prochains sondages, y aurait-il songé et se serait-il ravisé? Il est vrai que tout geste inconsidéré de sa part pourrait lui valoir, à lui aussi, un traitement pas forcément de faveur…
Quand la politique rejoint la psychiatrie, c’est tout une histoire qui se déroule et qui ne manque pas de se rappeler à chacun.
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2012/02/03/psychiatrie-et…
*http://www.lepoint.fr/politique/election-presidentielle-2…