capture d’écran de: http://www.francetvinfo.fr/politique/les-republicains/primaire-de-la-droite/direct-suivez-la-premiere-journee-de-francois-fillon-apres-sa-victoire-a-la-primaire-de-la-droite_1942749.html
Il s’en écrit et s’en dit, des choses, sur François Fillon. A tel point que cela permet tout et son contraire si on évoque son nom.
Le fait est qu’il dérange beaucoup de monde tandis qu’il en a rassemblé aussi autour de lui.
Son refus de diaboliser la Russie et son Président lui a valu méfiance sinon, carrément, hostilité.
Ses déclarations sur toutes sortes de sujets de société ont été reprises selon les orientations des un(e)s et des autres pour les contrer.
Qu’à cela ne tienne, toutes les fois que l’occasion lui en est donnée, François Fillon explique ses positions.
On fait de lui le candidat des bobos, mieux -ou pis, c’est selon- des bourgeois fortunés? Voici qu’il montre qui il a pris le temps d’écouter les paysans.
Durement touchés, entre autre par les sanctions prises envers la Russie, ils souffrent et plus encore. Nombre de suicides frappent le monde agricole.
Puisse François Fillon tenir ses engagements, c’est ce qu’on ne peut que lui souhaiter, au moins pour eux, ces femme et ces hommes de la terre que la crise a réduits à misère.
Russie
Un monde s’effondre devant nos yeux a déclaré Gérard Araud, ambassadeur de France aux Etats-Unis.
De la part d’un représentant de la diplomatie dont le pays, autrefois, représentait l’excellence même, on ne peut que se rendre à l’évidence de temps qui ont changé.
Ajouté au fait que l’Elysée n’avait préparé qu’une seule lettre de félicitations, on conçoit, en effet, qu’un monde s’effondre devant nos yeux.
Le 9 novembre 1989, avec la chute du mur de Berlin, un monde se réunissait. Qui ne s’en est réjoui?
La suite, discutable, a été évoquée ici-même.
Puisse le nouveau président des Etats-Unis oeuvrer à pacifier les relations avec la Russie et le monde s’en portera d’autant mieux, quoi qu’en pensent nos médias et les experts qu’ils invitent à dire toute leur estime envers Donald Trump et Vladimir Poutine.
Sujet paru en page 21 de l’édition papier de La Tribune de Genève du 11 novembre 2016 sous le titre: «Autres temps»
Syrie, Ukraine, le monde comme il va
capture d’écran de: http://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/vladimir-poutine-a-annule-sa-visite-a-paris?id=8083729
Et voilà!
On a à nouveau eu droit à l’annexion illicite de la Crimée et à l’implication de la Russie, tant en Syrie qu’en Ukraine.
A Strasbourg, devant l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, François Hollande n’a pu s’empêcher de pointer la responsabilité de la Russie dans deux guerres dont les victimes, à l’entendre, seraient presque toutes à lui être imputées.
Il faut lire le sujet que Jean-S. Gowrié a publié sur son blog, hier 10 octobre, sur le bombardement de l’hôpital d’Alep:
http://independanceetverite.blog.tdg.ch/archive/2016/10/07/bombardement-de-l-hopital-m10-a-alep-au-paroxysme-de-l-arnaq-279285.html:
Et puis, se rappeler comment ce Président, soutenu par l’Occident, a été perçu par autant de victimes dont Monsieur Hollande estime qu’elles seraient le fait de son homologue russe:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/07/13/pourquoi-est-ce-que-notre-president-assassine-notre-propre-peuple.html
Après quoi, on se dira qu’on a de la chance de vivre dans des pays où n’existe aucune propagande mais une véritable information.
Sujet paru en page 13 de l’édition papier de La Tribune de Genève du 14 octobre 2016 sous le titre: « Comment parler du conflit syrien? »
Or donc, on s’apprête à confier les clés de la gouvernance mondiale à l’un(e) ou l’autre des deux principaux candidats à la Maison Blanche que sont Hillary Clinton et Donald Trump. Soit.
Pendant ce temps-là, en France, se prépare aussi, pour l’an prochain, l’élection du remplaçant de François Hollande, peut-être par lui-même lorsqu’il aura décidé de présenter sa candidature ou non.
Pour l’heure, c’est l’attente et elle ne dérange pas outre mesure ni n’empêche celui qui s’est fait connaître par sa désormais célèbre anaphore, Moi Président de se poser en juge et censeur.
Il est souvent plus facile de désigner un coupable, dans une affaire quelconque, que de s’interroger sur la responsabilité que l’on porte soi-même. Ce fait est courant, sinon devenu banal et sans doute normal, pour celui qui s’est ainsi présenté au peuple français.
En l’occurrence, une guerre dont les responsables sont loin de ne se résumer qu’aux seuls désignés par l’Elysée entre autres suiveurs, rend criminelles toutes les forces qui s’y sont livrées.
capture d’écran de http://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/relations-russie-etats-unis-entretien-avec-david-silvan?id=8066632
La Russie est une puissance régionale tandis que les Etats-Unis sont une puissance vraiment globale, rappelle David Silvan, reprenant, il le dit, les propos de l’encore actuel président américain.
Invité à s’exprimer sur la situation en Syrie dans le cadre du téléjournal de la RTS, ce professeur de relations internationales insiste sur les différences entre la Russie et les Etats-Unis, ce qu’on lui accorde volontiers.
Sauf que ces différences, il ne les envisage qu’en termes de puissances: la régionale, russe, la globale, états-uniennes.
Aucune autre différence entre les Etats-Unis et la Russie n’est mentionnée.
Culturelle, par exemple…
Non, la Russie est tout simplement considérée comme puissance régionale.
L’assurance avec laquelle s’exprime ce Professeur est telle qu’elle ne nous laisse aucun doute, c’est l’évidence qu’il nous sert là.
MH17, Syrie, la Russie en ligne de mire
capture d’écran de: https://www.rt.com/news/361020-us-politics-reality-show/
Concours de circonstances ou pas avec la situation en Syrie contre laquelle des voix s’élèvent pour viser la Russie, voici que l’on a eu droit au rapport d’enquête relatif au crash du MH17 de la Malaysian Airlines survenu le 17 juillet 2014 dans l’est de l’Ukraine.
Ces premières conclusions, rendues par le parquet néerlandais, sont toutefois contestées par le producteur du missile Bouk qui s’en explique ici:
https://francais.rt.com/international/26967-conference-presse-producteur-missiles-bouk
Quant à ce qui se passe en Syrie, le point de vue d’un expert militaire auquel parole a été donnée par la RTS, il ne manque pas d’intérêt:
http://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/syrie–tension-entre-americains-et-russes-les-explications-dalexandre-vautravers-expert-en-securite-a-lunige?id=8052313
A noter, si jamais, cette 4e guerre mondiale dont parle le présentateur vedette.
Lapsus peut-être a-t-il répondu au twitt que je lui ai adressé pour lui signifier l’intérêt de l’interview qu’il avait réalisée et le questionner sur cet étrange décompte de guerres.
Le successeur de Laurent Fabius au Quai d’Orsay semble avoir bien appris la leçon.
Il ne souligne, certes pas comme son prédécesseur, la qualité du boulot fait en Syrie par Al Nosra ni d’autres propos concernant la présence sur Terre du Président syrien.
Le fait est que là-contre, plainte a été déposée, en son temps comme l’indique cet article du Figaro daté du 10 décembre 2014:
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/12/10/97001-20141210FILWWW00263-des-syriens-demandent-reparation-a-fabius.php
Dans le cadre d’une de telles horreurs guerrières dont la Syrie est encore le théâtre, est-il vraiment utile de ne rappeler à leurs responsabilités que deux pays seulement?
Quel intérêt la France trouve-t-elle à prendre à ce point parti?
Certes, il n’est pas attendu d’humanisme au-delà du raisonnable de la part d’un gouvernement quelconque mais tout de même, le début de ce qui s’apparenterait à du bon sens en devrait-il être à ce point absent?
Que reste-t-il au citoyen lambda face à de telles prises de position sinon de les déplorer?
C’est si peu.
* http://novorossia.today/une-base-militaire-russe-sera-deployee-pres-des-frontieres-etasuniennes/
Comment les infos et autres intoxes se répandent sur les réseaux sociaux n’est plus à démontrer.
Le fait est qu’il est fréquent de constater que certain(e)s internautes partagent des articles, parfois, sans même regarder la date à laquelle ils ont été publiés, parfois, sans non plus se soucier de la source de laquelle ils proviennent.
Or souvent, elle est indiquée, quitte à renvoyer elle-même à une autre et ainsi de suite.
Tel est le cas de ce qui se trouve en ce moment repris par nombre d’internautes et qui évoque la finalisation projetée pour 2018 d’une base militaire russe à la frontière des Etats-Unis.
L’info est publiée en français sur le site Novorossia today* qui en indique la source russe, un blog qui, lui-même la tient d’un site en langue russe intitulé Novostionline:
https://novostionline.net/politika/u-granits-ssha-poyavitsya-rossijskaya-voennaya-baza/
Or au bas de l’article figure une nouvelle source, cette fois indiquée sans renvoi automatique au site duquel elle aurait été relayée. Une fois sur le site en question, difficile sinon impossible de dénicher ladite information:
https://inforeactor.ru
Or comme elle ne figure, semble-t-il, sur aucun autre site, sa véracité s’en trouve d’autant prétéritée.
Auquel cas, une fois encore, on aura eu à faire à des relais bien aventureux sinon risqués et surtout inutiles d’informations dont le monde pourrait aussi bien se passer.
Mort à la Russie, entre autres amabilités…
Bien sûr que la violence n’est jamais que d’un seul côté en cas de guerre ou de tout autre situation qui met aux prises deux parties.
Bien sûr que l’on peinera, parfois, à déterminer les circonstances exactes qui ont déclenché un conflit. En l’occurrence et pour celui qui se prolonge dans l’est de l’Ukraine, ses habitants n’ont pas forcément souhaité avoir à se battre.
Mais défendre leur terre et leur langue les a engagés au combat.
Depuis le début de la guerre qui divise un pays au chevet duquel a volé l’Union Européenne pour l’aider à y installer un régime démocratique, ce ne sont pas moins de 9’640 morts et 22’431 blessés que le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a enregistrés au 15 septembre 2016.
On sait comment a été couvert ce conflit par les médias occidentaux, souvent plus prompts à dénoncer l’envahisseur russe et ses victimes que celles d’un pouvoir qui a tout de la démocratie retrouvée grâce au célèbre Maïdan.
Le fait est que certains citoyens de cette récente démocratie font montre de bien étranges pratiques envers les citoyens russes qui se sont rendus aux urnes, ce 18 septembre dernier.
Mais peut-être que nos journalistes et autres droitsdel’hommistes en traiteront dans un article ou communiqué quelconque.
D’ici-là, voici comment les forces de l’ordre ukrainiennes ont -enfin- daigné intervenir pour débloquer l’entrée de l’ambassade de Russie à Kiev:
https://fr.sputniknews.com/international/201609181027803347-kiev-buraux-vote-ukraine/
Après un article paru il y a près d’un an sur le site de l’hebdomadaire suisse, L’Hebdo, le grand quotidien Le Temps publie cet interview hier, 16 septembre:
https://www.letemps.ch/monde/2016/09/16/avons-besoin-decouter-vladimir-poutine
Voici qui nous change des habituelles litanies sur la Russie et son actuel président, dont on a bien compris qu’il était scruté par autant d’experts que de spécialistes en tous genres.
Cette fois, tout comme ici:
http://www.hebdo.ch/hebdo/cadrages/detail/«poutine-est-féru-de-stabilité»
parole est donnée à un journaliste allemand dont le point de vue vient nuancer tout ce qui a pu s’énoncer jusque là sur le sujet.
Outre ce que je n’ai cessé de rappeler, ici ou ailleurs dans quelques médias qui m’en ont donné l’occasion, bien des points essentiels sont relevés par Hubert Seipel.
Hormis l’usage à peine orienté du terme de « règne » dans une des questions posées par Etienne Dubuis, on appréciera l’initiative prise par le journal Le Temps.
Ce qui serait d’autant mieux venu, néanmoins, serait de voir enfin cesser tant d’allégations sur la Russie, bien trop souvent orientées et dénuées de toute nuance.
Rêver d’entente meilleure entre les pays et les peuples dont la culture ne ressemble pas en tous points à celle qui domine nos pays occidentaux ne devrait pourtant pas être impossible.
Il semble, toutefois, que le multiculturalisme si cher à certain(e)s ne concerne pas tout le monde…
