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Union Européenne

Economie, société

Médaille de la honte

Inutile d’être « vegan »  ou antispéciste pour réagir à autant de documents qui nous montrent comment sont traités nombre d’animaux pour le seul plaisir de consommatrices et de consommateurs.
Certes, à leur décharge, nombre d’entre elles et eux ignorent peut-être encore ce qui a permis le délice qui va les régaler. Mieux, délice médaillé selon cet article avec vidéo à l’appui. 
Heureusement, tous les élevages ne sont pas semblables à ceux qui, de longue date déjà, ont été pointés par toutes sortes d’associations ou autres organisations de lutte contre la maltraitance animale.
Dans ce cas, évitons de généraliser. Mais rester vigilant et combattre autant de traitements innommables n’est pas interdit.
Sauf à s’en moquer et à ne songer qu’à sa seule réjouissance à partager avec autant d’hôtes que la nausée ne risque pas d’atteindre.

Economie, Politique, Religions, société

La lutte contre l’excision n’aura donc pas été récompensée par le Prix Sakharov 2019

Comme chaque année, le Prix Sakharov a été décerné.
Si, en 2018, il avait été remis au cinéaste ukrainien Oleg Sentsov, cette année, c’est à l’économiste ouïgour que cette prestigieuse récompense a été accordée.
Parmi les candidatures soumises, figuraient, entre autre, celles de jeunes Kenyanes qui ont créé une application pour combattre l’excision.
Chaque année, plus de trois millions de filles dans le monde risquent de subir des mutilations sexuelles, soit sept filles par minute, et ce souvent avant l’âge de 15 ans, pour beaucoup dès la naissance.
Alors que la violence exercée contre les femmes mobilise tant et fait les unes de nombre de nos médias, il aurait été judicieux de récompenser ces jeunes Kenyanes.
Mais il en aura été décidé autrement.
Il est évident que croupir dans une prison chinoise ne doit pas être une partie de plaisir. Mais être mutilée à vie comme autant de ces jeunes filles qui ont à subir l’excision?
D’autres éditions de ce Prix existent qui honoreront peut-être le combat de ces courageuses jeunes filles.

Economie, Politique, société

De Polytechnique à Huawei, avec une mission en faveur de la santé publique

La récente nomination de l’ex-Président de Polytechnique, Jacques Biot, au sein du conseil d’administration de la filière française de Huawei -dont on parle beaucoup- ne manque pas d’intérêt.
Au-delà de la polémique qui entoure le géant chinois, la phrase qui conclut l’article cité en lien ci-après ouvre un horizon singulier sur les relations entre le pouvoir politique et l’industrie.
En effet, on apprend que « Jacques Biot va bel et bien poursuivre une mission publique que lui a confiée Édouard Philippe le 19 septembre et qui vise à relocaliser la production de certains médicaments dans l’UE. » 
On sait les conséquences désastreuses, parfois, de l’empire des pharma sur la pénurie de médicaments de première nécessité et vitaux pour nombre de malades. Il en avait été question à diverses reprises ici.
Dans ce sens, que le Premier Ministre français ait chargé Jacques Biot d’agir en vue de « relocaliser la production de certaines médicaments dans l’UE » est plutôt encourageant et positif. Ce qui n’est, apparemment, pas l’avis émis par le grand quotidien français Libération.
Que pareille négociation en faveur de la santé publique soit confiée au nouveau membre du conseil d’administration d’Huawei passe mal, ce qui peut se concevoir.
Force est, néanmoins, de constater que, pour sauvegarder des intérêts d’Etat, en l’occurrence français, on mandate l’un de ses citoyens engagé au sein du conseil d’administration d’une entreprise multinationale.
Mélange des genres ou pas, d’accord ou pas avec ce procédé, le fait est là et à méditer.

Politique, société

A tous les amoureuses et les amoureux de la Terre!

C’est très bien l’écologie, c’est encore mieux si on empoigne les véritables menaces sur l’environnement.
Aussi bien, la joie d’élues et d’élus helvètes qui célèbrent leur victoire aux élections parlementaires fédérales de ce dimanche 20 octobre, sera-t-elle d’autant plus légitime qu’elle prendra en compte les résultats de cette étude.
Il ressort de ce qu’en publie franceinfo sur son site que « le numérique mondial consomme cinq fois plus de ressources naturelles que le parc automobile français. » 
Autant que vous êtes, je vous invite toutes et tous très vivement à lire l’article indiqué en lien ci-dessus pour mesurer l’ampleur des dégâts qui nous attendent pour très bientôt.
Greta ou pas, la réalité est là.
Donc oui, que ces victoires vertes en Suisse soient saluées! Mais qu’elles n’oublient pas d’ouvrir les yeux sur des faits qui obligent à être considérés et non pas à être traités sitôt que possible et donc…jamais.
Par exemple, combien de nos écologistes seraient-ils ou seraient-elles prêt(e)s à remiser leurs smartphone, iPhone, tablette et autre portable en faveur d’une nature dont on ne cesse de rappeler qu’elle est en danger?
Dans un monde de plus en plus numérisé ou digitalisé ou robotisé ou tout cela ensemble, à choix, la question posée serait-elle incongrue?

Politique, Religions, société

Informer, partager et après?

A survoler les informations partagées sur les réseaux sociaux, il y a vraiment de quoi parfois désespérer, si trouver un écho du monde un peu réjouissant a motivé la visite sur ces plateformes.
Car tout y passe, du martyre vécu par telle ou telle victime individuelle ou collective, de la maltraitance infligée aux diverses espèces humaines, animales, végétales et minérales ou, plus près de nous, des dissensions et autres menaces de guerre civile, de la destruction ou de la vente des églises quand elles ne sont pas incendiées, du Brexit et de ce qu’en pense sa Majesté, sans compter et pour l’anecdote, de l’exécution plutôt laborieuse de l’hymne national russe lors d’une visite officielle de Vladimir Poutine à Riyad.
Autant d’échos échantillonnés du monde.
C’est cela, être tenu au courant de ce qui se passe aux quatre coins de la planète. Sauf qu’elle offre encore bien au-delà de ce que l’on en sait, en bien et en mal s’entend. Car la nature humaine, devrait-on le rappeler, ne cessera de nous surprendre. Mais dire sa grandeur aurait aussi de quoi redonner de l’espoir quand, journée faite, les critiques ou autres doléances s’enchaînent et s’étalent.
Est-ce qu’en être témoin indirect influence de quelque façon que ce soit notre regard, oui et non, selon le temps de réflexion et d’analyse qu’on leur accorde. Mais ensuite? Car tenir compte des informations reçues, les discuter, oui mais pour quel résultat quand, les oublier aussitôt que de nouvelles les ont remplacées dans le fil de l’actualité, semble souvent se produire?
A défaut d’être mobilisé par une cause bien précise, il semble que publier une info par ci par là, pour autant d’internautes qui se livrent à cette activité, n’ait d’autre raison que de répercuter, sans autre réflexion ajoutée. A elles et eux de contredire ou de confirmer ce constat qui ne saurait avoir valeur de « vérité », surtout pas!
Il est juste question d’esquisser une approche de comportements en réseaux…

Politique

Victime d’une mine antipersonnel dans le Donbass

J’apprends, ce jour, qu’un volontaire français qui se bat dans le Donbass a été grièvement blessé par une mine antipersonnel.
Avec Erwan Castel, nous sommes en relation sur un réseau social bien connu et j’ai plusieurs fois renvoyé, ici, à son « Journal du front » , comme il l’appelle.
Mais nous ne nous sommes jamais rencontrés.
Souvent, par contre, je lui ai recommandé prudence et soin à prendre de lui tandis qu’il partageait, sur son profil, le récit de missions.
De sa raison d’être au combat, il s’en est à maintes reprises expliqué. Défendre des valeurs qui lui tiennent à coeur et se battre aux côtés de qui les partage. 
Suivre ce qui se passe dans le Donbass, autant à travers ses publications que celles d’autres également partagées sur les réseaux sociaux sinon dans les rares médias qui en parlent encore, m’importe.
Car cette guerre qui n’en finit pas de déchirer l’Ukraine et de mettre aux prises la Russie avec ce qu’il est convenu d’appeler la « communauté internationale » me touche.
Tout a tellement été dit et pas dit de ce qui motive l’une et l’autre que je n’y reviendrai pas. Mais je tiens juste à rappeler les vies humaines perdues, blessées et exilées.
Car d’elles, peu s’en soucient au regard d’intérêts en tous genres.
Erwan Castel, lui, a souvent témoigné dans son « Journal du front », de ce peuple en souffrance et si attaché à sa terre que lui, Breton, a fait de sa lutte la sienne.
Qu’il se rétablisse au mieux et au plus tôt, que ses proches l’entourent de leur attention, c’est ce que je lui souhaite le plus vivement.

Politique, société

Actualités…

L’actualité de ces derniers jours a réservé quelques surprises, tant au plan international que local, je veux parler, ici, de Genève.
A l’étranger, qu’il s’agisse du Royaume-Uni et de son interminable Brexit ou de l’Ukraine et de la Russie qui se sont échangé des prisonniers, optimisme et réserve sinon pessimisme se le disputent.
Quoi qu’il en soit, nombre de commentaires émis restent de l’ordre de l’appréciation sinon de l’approximation tant les sphères de pouvoir où se prennent les décisions demeurent le plus souvent hermétiques.
Au plan local, Genève découvre une de ses personnalités face à la justice. C’est le choc pour qui ignorait tout de ce qui a conduit l’homme sur le banc des accusés, ça ne l’est pas pour qui « savait ».
Quelle que soit l’affaire en question, à lire ce qui a brisé la vie de cet ancien Président du parlement, on conçoit mieux comment sa personnalité s’est dissociée au point que l’homme que d’aucuns côtoyaient en cachait un autre.
Et ce sont les méfaits de cet autre qui sont en cause mais c’est l’homme lui-même qui est jugé.
Je ne le connais pas personnellement mais nous avions été invités ensemble à participer à une émission de  Radio-Lac. Elle portait, entre autre, sur la Russie, c’était il y a plus d’un an. 
Ce soir, je pense à l’homme que sa souffrance a condamné à entraîner à sa suite de nombreuses victimes. Le procureur, en photo ci-dessus, s’est prononcé de manière sévère mais a reconnu la personnalité « complexe » de celui qui a aussi su se montrer généreux envers la République.

Politique, société

Où est la politique?

Il est incontestable que le monde dans lequel nous évoluons en ce moment ressemble de moins en moins à celui que nous avons connu, ne serait-ce celui d’il y a vingt ans encore.
Il ne s’agit pas là de se languir de ce qui n’est plus ou de pleurer un passé révolu. Il est juste question de ne pas se leurrer, les paramètres de référence de nos sociétés ne sont plus les mêmes qu’il y a peu encore. 
La lutte pour le climat, la lutte pour le genre, la lutte pour le multiculturalsme, entre autre, dominent le paysage politique et laissent largement derrière elles celle qui, autrefois, mobilisait et qu’on appelait lutte des classes.
Les causes de ces changements analysées n’apporteront, au mieux, que satisfaction intellectuelle à qui s’y adonnerait et débats infinis pour qui serait invité à y participer.
Avec, à la clé, des promesses de se revoir en vue de résolutions à prendre qui le seront ou pas, peu importe, l’essentiel paraissant souvent de se rassurer en les ayant formulées.
Pendant ce temps, la colère gronde au sein des peuples. Le mouvement des gilets jaunes en est l’une des plus évidentes illustrations. Où en sont celles et ceux qui se sont investi(e)s pour exprimer leurs revendications?
Là où on les a relégué(e)s, tantôt à l’abandon, tantôt vers une vague écoute.
La violence qui a émaillé les manifestations a été autant celle de casseurs qui s’en sont donné à coeur joie de vandaliser tout ce qui était à leur portée que celle de forces de l’ordre aux ordres mais pas pour autant épargnées.
Car en leur sein règne aussi l’inconfort, moral surtout, nombre de suicides en témoignent. 
Et cette profession n’est pas la seule à compter ses victimes. De plus en plus de personnes lâchent prise face à trop de pressions ressenties et réellement exercées.
Et là, on n’est plus dans l’exclusion due au genre ou à la culture, on est dans  l’exclusion tout court.

Culture, Histoire, Politique

La Russie, un pays comme un autre

Ce qui me frappe souvent lorsqu’on parle de la Russie de manière moins négative que celle qui a pignon médiatique sur rue, c’est une certaine complaisance affichée.
Comme si les Russes avaient besoin qu’on se penche sur leur sort, comme si nous étions, nous autres, meilleurs et manifesterions notre grandeur à bien vouloir ne pas leur tourner le dos.
C’est faire peu cas de leur fierté et, surtout de leur résistance qui n’a pas attendu les atermoiements occidentaux pour se démontrer.
Qu’à cela ne tienne, nombre de celles et de ceux qui commentent sont tellement convaincu(e)s de leur supériorité à détenir la pensée juste que tout ce qui s’en écarte peu ou prou est regardé avec condescendance dans le meilleur des cas, rejeté dans le pire.
Ce n’est ni être « russophile » et encore moins « poutinolâtre » que de rappeler que les Russes n’ont pas besoin de savoir ce qu’ils ont à faire et pas. C’est juste avoir en tête que leur manière d’être peut différer de la nôtre.
En être conscient serait tout bénéfice, surtout à l’heure où le multiculturalisme est prôné à tout va. Seulement voilà, tout se passe comme s’il ne devait concerner que certaines cultures à l’exclusion d’autres.
En l’occurrence, on peut échanger à l’infini sur les ondes de radios, les plateaux de chaînes de télévision ou dans les colonnes de journaux, la Russie agira selon ses intérêts et ses valeurs comme tout pays qui se respecte.
Quant à la France d’Emmanuel Macron, qu’elle tente de revenir sur les agissements de celle de François Hollande, eu égard notamment à la Russie, pourquoi pas et bien lui en prend!

Politique

L’espoir avant tout

Vous aurez sans doute jeté un oeil sinon lu, entendu ou vu les nombreuses réactions qui ont suivi la rencontre entre les Présidents russe et français.
C’était ce 19 août au Fort de Brégançon, à quelques jours de l’ouverture du G7 qui se tiendra à Biarritz, comme vous le savez.
Inutile d’en rajouter et de commenter tant on ne sait, en réalité, à peu près rien de ce qui a pu être discuté et comment.
En être, dès lors, réduit à surprendre telle ou telle pique, telle ou telle remarque, esquive ou autre ne va pas nous mener bien loin.
Lire, par contre, cet article du journal Le Temps sous forme de revue de presse, permet un survol non dénué d’intérêt.
On y découvre les points de vue exprimés avec ou sans nuance, ce qui suffit à confirmer à quel point les opinions, pour certaines, semblent définitives, voire indiscutables.
Mais l’opinion est une chose, la politique une autre et la diplomatie, encore une autre affaire. Qu’elle soit à même d’agir, c’est ce que je n’ai cessé de souhaiter.
Je maintiens cette ligne, seule digne d’espoir.