Explorez les mots-clés

vaissié

Culture, Histoire, Politique, société, Voix

Salir sans s’inquiéter ni être inquiété

J’ai parlé, ici, du procès en diffamation que nous avons intenté, cinq plaignants et moi-même, à l’auteure d’un ouvrage et à son éditrice. Suite à l’appel interjeté par les deux parties, la Cour a confirmé le jugement de 1ère instance.

Cécile Vaissié et son éditrice ont bel et bien été condamnées mais pour un seul des nombreux motifs pour lesquels plainte avait été déposée par nous six.

L’une d’entre nous a publié un texte que je vous invite à découvrir.

Voici une femme brillante qui a tenu, à juste titre, à alerter sur ce que j’avais moi-même aussi pointé quand j’interrogeais sur la caution apportée à n’importe quelle approximation et à n’importe quels propos dégradants et bien davantage encore.

La question demeure tandis que notre plainte en diffamation a été déboutée à deux reprises.

Bref, l’Universitaire Vaissié saluée pour l’ « enquête fouillée » qu’elle aurait menée pour rédiger ce livre demeure une référence pour les médias qui la sollicitent.

Autant dire que pareille renommée acquise sur le rejet et la salissure de pairs en dit long sur ce qui fait autorité en matière de « savoir », de « connaissance » sinon « d’information ».

Culture, Histoire, Politique, société, Voix

Affaire Navalny, une professeure nous explique…

Dans le cadre de l’affaire Navalny, Cécile Vaissié, auteure, entre autre, d’un ouvrage intitulé « Les Réseaux du Kremlin en France », s’est exprimée dans plusieurs médias occidentaux.

Il est vrai que la France ne compte que très peu de spécialistes de son envergure. Heureusement d’ailleurs car d’un tel talent d’approximation, on se passe volontiers.

En l’occurrence, cette « professeure en études russes, soviétiques et post-soviétiques à l’Université Rennes 2 » nous explique que  « les médecins faisaient ce qu’on leur disait de faire au Kremlin ».

Qui est « on »?

Peu importe, c’est le ton qui fait la chanson, comme dit le proverbe. Ici, tout réside dans le choix des termes de l’énonciation. « On », rien de plus précis que « on », rien de plus percutant sans doute aussi.

A l’Académie d’apprécier pareil flou dans les assertions si pour leur part, public et médias s’en satisfont!

Pour le reste, un procès en appel nous attend, Cécile Vaissié, son éditrice et nous autres cinq des six plaignants que nous étions contre la décision rendue par le Tribunal de Grande instance.

Culture, Politique, société

Mise au point (2)

Que la « vérité » existe ou non, il est des réalités qui ne trompent pas mais qui demeurent masquées. Pour toutes sortes de raisons est mis en lumière ce qui convient à certains intérêts.
Rien de nouveau, ainsi va le monde. S’y résoudre est un choix, y réagir un autre.
Au tout début que j’ai ouvert ce blog et lorsqu’on me suggérait de m’exprimer sur la Russie, j’ai émis des réserves car à l’époque, je ne me considérais pas en mesure d’en parler.
C’est à force de m’y être rendue au gré des livres que j’ai écrits et qui y ont été traduits et publiés que j’ai pu observer, discuter et commencer à aborder certains sujets. 
Que les opinions émises sur ce blog soient discutées est légitime. 
Mais que je sois présentée comme « femme au foyer » qui a obtenu le statut « d’écrivain publiée » en Russie, ne sert que les besoins de l’«enquête fouillée » d’une universitaire que la déontologie liée à son titre n’a pas inquiétée.
J’ignore ce que recouvre ce statut qui m’a été attribué de « femme au foyer ». Je sais, par contre, ce que signifie le deuil alors que la maladie a emporté trois des hommes qui ont partagé ma vie.
Cette mise au point fait suite à la précédente publiée sur ce blog.

Culture, Politique

Un délibéré…

Un commentaire déposé par un habitué de ce ce blog, Daniel pour ne pas le nommer, a évoqué ma « très grande sensibilité ». Il a ajouté que, pour lui, c’était « un compliment ». Ses mots m’ont profondément touchée.

Pourquoi?

Parce que c’est cette sensibilité qui a inspiré la création d’autant de personnages de mes recueils de nouvelles. C’est elle aussi qui a interpellé les critiques quand l’une d’elles se demandait comment je parvenais à entrer de manière aussi profonde dans la psychologie des personnages.

N’en déplaise à la Directrice du Département de russe de Rennes 2 qui met en cause mon talent littéraire pour le comparer à celui de « poètes ou de critiques mineurs »  qui ont « accablé les plus grands auteurs russes: Pasternak, Grossmann, Platonov, etc. », l’Institut français de Saint-Pétersourg me présente de manière un peu différente.

A ce que je sache et jusqu’à nouvel avis, l’Institut français de Saint-Pétersbourg n’est pas la Voix du Kremlin.

Pas davantage le « Courrier de Russie » qui dans une critique de mon premier recueil de nouvelles traduit en russe, avait écrit à propos de l’une d’elle que sa chute était « digne des films de Night Shyamalan » , réalisateur du film « le sixième sens ».

Que l’oeuvre d’un écrivain, d’un créateur quelconque soit aimée ou pas est une question de goût.

Que la reconnaissance qui lui est accordée par différents critiques littéraires ou institutions soient salie, non. Car là, on n’est plus dans une affaire de « pro-russe » ou de « pro-Poutine ». On est dans la disqualification et le discrédit à jeter sur une personne.

Et si vous ne l’avez pas lu encore, voici comment Sputnik France a rendu compte du délibéré du jugement prononcé le 14 juin à l’encontre de Madame Vaissié.

Culture, Histoire, Politique

La Professeur Vaissié et l’écrivain journaliste Ackerman engagées en faveur de la justice et de la paix entre Russes et Ukrainiens…

A un commentateur de mon précédent sujet de blog qui faisait mention de la liberté d’expression, j’ai répondu que le problème soulevé dans mon propos n’était pas la liberté d’expression mais la caution apportée à la malhonnêteté intellectuelle.
Et que si celle-ci devait être considérée comme liberté d’expression, dans ce cas, on pouvait oublier toute déontologie universitaire, et journalistique.
Vous avez lu, dernièrement aussi sur ce blog, comment Galia Akerman s’exprimait sur la Russie est comment elle relisait l’Histoire.
Vous avez aussi lu, ici, comment la justice a considéré diffamatoire un passage du livre de Cécile Vaissié, « Les Réseaux du Kremlin » 
Pour votre information, voici cette Universitaire qui aime à rappeler son statut, engagée aux côtés de Galia Akermann en faveur de la Justice et de la paix.
Tout comme je suggérais de redéfinir le sens du terme courage, je pense que ceux de justice et de paix mériteraient qu’on s’y arrête.

Culture, Politique, société

Médias et valeurs, méditation

Chers ami(e)s, lectrices et lecteurs,

Vous le savez, à de très nombreuses reprises ici, je me suis élevée contre telle ou telle information ou actualité traitée de manière abusive et mensongère.

S’agissant de la plainte pour diffamation qui a été déposée par six d’entre nous à l’encontre d’une Universitaire et de l’éditrice de son ouvrage « Les réseaux du Kremlin en France », seul un propos sur vingt tenus par l’auteure de ce livre attaqué en justice a été reconnu diffamatoire par le tribunal.

La possibilité de faire appel du jugement est offerte aux deux parties comme il se doit.

A l’évidence, les raisons de ne pas poursuivre un combat judiciaire se justifient tout comme celles, au contraire, de ne pas y renoncer. Si cette affaire n’est pas une question de vie ou de mort, elle n’en est pas moins révélatrice.

Révélatrice de cautions apportées au mensonge, à l’accusation fallacieuse et sans preuve, à l’insinuation et au doute à instiller, au dénigrement et au mépris, autant de procédés qui ne relèvent pas d’opinions émises mais de malhonnêteté intellectuelle.

Or de la part d’une Universitaire qui, à la barre, n’a cessé de rappeler son statut, pareil ouvrage commis par elle ne répond en rien à l’enseignement que j’ai, pour ma part reçu tout au long de mes études de Lettres à l’Université de Genève.

Que le publication signée par Madame Cécile VAISSIE soit présentée comme « enquête fouillée » et trouve autant de relais et d’appuis en tous genres, indique le niveau et la qualité de valeurs reconnues et transmises.

Culture, Politique

Que veut Poutine, questionne un ixième ouvrage consacré au Président russe et paru en 2016. Et l’Occident, lui répond l’écho?

« Que veut Poutine? », interroge tel spécialiste dans un ouvrage paru en 2016, au sujet duquel il était interviewé sur le plateau d’une chaîne publique d’information.
Or la question vaut aussi d’être posée à ces média eux-mêmes. Et tout autant à nos universités et à celles et ceux qui s’en réclament.
On l’observe avec nombre d’entre les meilleurs qui nous récitent leur version de la Russie. A quelques bémols près, toutes se ressemblent.
On aime la Russie mais pas celle de Poutine.
Il existe, certes des variantes parmi lesquelles celle que j’avais relevée dans ma lettre ouverte à la Nobel de littérature 2015, Svetlana Alexievitch. Elle distinguait la Russie en pourcentage et accusait 86% de ses citoyens de « rire quand on mourait dans le Donbass ».
Pour le seul fait de m’être élevée contre pareil mensonge et outrage, j’ai eu droit de cité dans l’ouvrage commis par l’Universitaire Cécile Vaissié qui m’a comparée à ces écrivains mineurs qui, sous Staline, dénonçaient les meilleurs.
La critique littéraire Anne Pitteloud a dû mal lire lorsqu’elle a écrit de mes nouvelles que certaines d’entre elles lui rappelaient les vignettes de Daniil Harms, écrivain interdit sous Staline. 
Ou comment être d’un côté et de l’autre, question pour un champion!
Cela dit, notons aussi que la Nobel de littérature a été saluée par l’Université de Genève pour son «  courage »  et élevée au rang de Docteur Honoris Causa.
Dans cette tribune, vous découvrirez le passé d’un Prix Nobel qui n’a rien à envier à celui tant de fois cité de Vladimir Poutine.
Que l’Occident se présente encore comme garant de liberté d’expression et s’affiche en parangon de démocratie semble relever de plus en plus de la seule formulation.

Culture, Politique

En vol … (2)

Le 12 mars dernier, je publiais ici un sujet intitulé « En vol… » que j’illustrais d’une photo prise quelque part entre Moscou et Genève. Deux jours plus tard, j’assistais aux audiences qui se sont tenues au Tribunal de Grande Instance à Paris dans le cadre du procès qui nous a opposés, cinq plaignants et moi-même à Cécile Vaissié et à son éditrice.

Ce 14 juin, le verdict a été rendu. Seul un des propos émis à l’encontre d’Olivier Berruyer, responsable du site « Les Crises » a été retenu à l’encontre des deux prévenues. Je vous propose de lire ce qu’en rapportent Le Monde, et le Journal du Dimanche.

S’il m’est apparu important de réagir aux propos tenus par Cécile Vaissié c’est que, comme je l’ai dit à la barre, c’est de ma mère que je tiens ma nationalité française. Et qu’à ce titre, je me devais de contester toute appartenance à ce que ce que celle qui a souvent évoqué son titre universitaire appelle « Réseaux du Kremlin en France ».

Dans un précédent sujet de ce blog, j’ai rappelé qui elle a été et comment elle a été décorée. J’ai aussi rappelé ce qui me liait à la Russie et comment mon parcours d’écrivain s’y était développé.

Que Le Monde, contrairement à d’autres médias, ignore mes activités littéraires comme il l’avait déjà fait dans ses précédents articles qui ont rendu compte des audiences des 14 et 15 mars derniers, va dans le sens des propos tenus à mon sujet par l’Universitaire Vaissié dans son livre.

Le fait d’avoir osé adresser une lettre ouverte à Svetlana Alexievitch, première journaliste à avoir été couronnée d’un prix de littérature, en l’occurrence, le Nobel en 2015 n’a pas été du goût de cet aréopage.

Cette lettre, traduite en russe par Arkadij Beinenson, a eu un écho considérable non seulement en Russie mais aussi ailleurs à l’étranger. Et c’est elle qui m’a valu le plus de réactions haineuses tandis que nombre de médias en Russie et même à Odessa en Ukraine, m’ont sollicitée pour des interviews.

Qu’à cela ne tienne, ce procès m’a beaucoup appris et je tiens, ici, à remercier toutes celles et ceux qui s’y sont intéressés et m’ont apporté leur soutien.

Politique, société

Bonne lecture!

capture d’écran Slate.fr
Bien, alors pour l’équilibre des informations et autres compte-rendus, voici ce que Slate rapporte des audiences qui se sont tenues au TGI de Paris les 14 et 15 mars derniers.
C’est toujours intéressant de relever la manière avec laquelle on use de la langue.
Toutes et tous, nous opérons des choix linguistiques, la question n’est pas là mais justement, d’observer comment, selon le parti pris, certaines formulations sont privilégiées.
En l’occurrence, si vous comparez les intitulés et les compte-rendus des quatre médias qui ont été cités ici, à savoir Le Monde, Libération, Sputnik et Slate ci-dessus, vous aurez de quoi évaluer comment est rapporté un événement. 
Cela dit, je ne perds pas de vue le reste de l’actualité chargée et vous remercie d’avoir suivi cette affaire dont le délibéré sera rendu le 31 mai prochain.

Culture, Histoire, Politique

Propagande, la belle affaire!

Organe de propagande, Sputnik, vous le savez, on vous l’a assez martelé pour que vous vous le mettiez en tête!
Eh bien voici le compte rendu qu’il livre du procès qui a opposé une universitaire et son éditrice à six plaignants qui l’ont poursuivie pour diffamation.
Comme j’étais de la partie -civile- je peux d’autant évaluer la validité et la fiabilité de l’article publié par cet « organe de propagande »  d’un pays présidé par un homme au sujet duquel la radio de mon pays s’interroge et interroge, Poutine est-il un dictateur? 
A un organe qualifié de chaîne publique d’information, on peut faire confiance. Tout autant peut-on accorder tout crédit à nos universités, bien sûr.
Outre Madame Vaissié qui s’en réclame et qui a publié cet ouvrage qui se prétend être une « enquête fouillée », l’Université de Genève a honoré Svetlana Alexievitch.
Le titre de Docteur honoris causa duquel elle a été gratifiée a pourtant interpellé.
D’aucuns, en effet, se sont interrogés sur les liens que sa bénéficiaire aurait eus avec l’institution académique genevoise pour être ainsi titularisée.
Qu’à cela ne tienne, c’est le courage de Svetlana Alexievitch qui a été salué. 
Lorsque j’ai été appelée à la barre pour m’exprimer, le 15 mars dernier, j’ai évoqué le passé soviétique de Madame Alexievitch.
On aime tant à rappeler celui de kagébiste du président russe, dans la foulée, autant relever l’admiration que vouait la Nobel de littérature à Félix Dzerzhinski!
Mais qui a lu cet article de 1977 qu’a commis Svetlana Alexievitch pour signifier toute l’admiration qu’elle portait au fondateur de la Tcheka, ancêtre du KGB devenu FSB?
Lors du procès qui s’est tenu ces 14 et 15 mars derniers au Tribunal de Grande Instance de Paris, il a été dit de la France, qu’elle était « la plus grande démocratie du monde ».
On lui souhaite de tout coeur de le rester.