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Hélène Richard-Favre

Economie, Politique

Emmanuel Macron à Davos selon les uns et les autres

Il doit sans doute en falloir beaucoup pour que le Président du Conseil d’Etat de Genève sorte de sa réserve.
Sur son profil Facebook, François Longchamp a fait part de ce que lui avait inspiré la gestion de son agenda par Emmanuel Macron:

Mais ce qui se passe était annoncé dès le départ de la mise en marche du candidat vainqueur de l’élection présidentielle française de 2017!
Emmanuel Macron n’est pas tombé du ciel. Il a une mission à accomplir, il s’en donne les moyens, la Suisse peut attendre ou alors, comme il l’a dit à la RTS, ne peut vouloir l’UE et pas l’UE…
Bref, que cela pousse Monsieur François Longchamp à réagir est un signe fort à ne pas déconsidérer.

société

C’est ce qu’on appelle un fait divers. A pleurer.

capture d’écran franceinfo
Larousse définit le fait divers comme un événement sans portée générale qui appartient à la vie quotidienne. L’encyclopédie en ligne Wikipédia, quant à elle, indique comment a évolué, en France, le traitement médiatique du fait divers et comment son impact est susceptible d’agir au plan collectif.
A lire cette narration de franceinfo, on songe à d’autres affaires qui, elles aussi, auraient pu relever du fait divers si la presse ne s’en était mêlée, par le seul fait qu’elles visaient des personnalités publiques.
En l’occurrence, ici, il s’agit d’une mère de famille dont le quintuple infanticide vient d’être découvert quatorze ans plus tard. Employée dans une entreprise, son profil n’a rien de particulièrement public.
Quoi qu’il en soit, qui la mettrait au pilori comme d’autres hommes l’ont été et le sont toujours dans le cadre de la campagne qui vise à les balancer? Autant eux que cette femme sont des êtres humains aux prises avec un mal profond.
Dans ce cas, faire d’elle un épouvantail ne serait-il pas aussi malvenu que de pendre haut et court les hommes qui harcèlent?
Certes, des femmes revendiquent de se promener en short la nuit sans être importunées. Mais d’autres sont capables de tuer, tout comme, encore, de revendiquer le port d’un voile qui signe leur appartenance à une communauté.
L’humanité est là, dans autant de ces êtres qui masquent, affichent ou revendiquent.
Mais des lois sont là aussi pour juger sinon réguler autant de comportements. Puissent-elles s’appliquer à toutes et tous de la meilleure façon!
Dans ce cas, considérer la violence comme le fait d’autant d’hommes que de femmes permettrait de sortir de schémas nuisibles aux un(e)s et aux autres.

société

La Russie vue d’Occident vous manquait? La voici de retour!

capture d’écran franceinfo
Dans cette video, on découvre, pour qui ne l’aurait pas encore compris, que la Russie ne ressemble pas vraiment à ce que seraient nos démocraties.
Il est vrai qu’avec l’élection d’Emmanuel Macron à l’Elysée l’an dernier, la France a connu un tout autre contexte où nombre de candidats ont pu se présenter, certains de l’emporter peut-être.
C’était sans compter sur les puissances à l’oeuvre qui ont fait que le candidat Macron a eu la chance de se retrouver face à Marine Le Pen, à ne surtout pas élire, comme tout le monde le sait.
Rumeur ou fake news, selon une personne qui a assisté à une rencontre où se discutait la manière avec laquelle s’organisait l’élection présidentielle, le futur président, en France pour le moins, se choisirait bien avant que le peuple ne soit appelé à le porter au pouvoir.
Qu’une surprise ou que l’inattendu s’en mêle, on s’arrangera pour lui régler son compte, François Fillon en sait quelque chose.
Il est donc logique que ce procédé si démocratique qui a permis à Emmanuel Macron de remporter sans peine la présidentielle française n’ait strictement rien à voir avec ce qui se passe ailleurs. En l’occurrence, ici, la Russie a le mérite de servir d’heureuse aubaine.
Que ferait-on sans ce pays fourre-tout de tous les maux dont nous ne saurions souffrir chez nous?

Economie, Histoire, Politique, société

La politique, entre effusions et rétorsions

Il n’est jamais vain de rappeler comment la passion hante la politique.
Cette dimension, je l’avais déjà évoquée dans l’ouvrage que m’avait inspiré la campagne présidentielle avortée de l’Ancien Premier Ministre de Jacques Chirac. Dominique de Villepin, pour ne pas le nommer, avait, en effet, brigué l’Elysée en 2012 mais n’avait pas obtenu le nombre de parrainages suffisant à valider sa candidature.
Tout cela relève d’un passé, ma foi, encore récent mais qui a été diversement consigné dans les mémoires du fait de l’enthousiasme très variable qu’avait suscité la création de son parti, République Solidaire, par celui qui semble avoir davantage marqué les esprits par son discours tenu à l’ONU en 2003.
S’agissant du Président français actuel, qui a, lui aussi, fondé son parti, il a non seulement réussi à s’imposer face à tous ses rivaux mais à susciter encore maintenant la confiance et l’enthousiasme.
Fort bien.
Cependant, que toutes et tous ne le perçoivent pas de cette même manière est une autre réalité qui ne saurait être estompée au seul profit de ce qu’Emmanuel Macron renvoie comme image de lui et du pays qu’il est appelé à gouverner.
Car tandis que nous ne cessons de louer les valeurs démocratiques au nom desquelles, justement, nous choisissons nos élu(e)s, ne négligeons pas les procédés par lesquels certains accèdent au pouvoir, suprême, en l’occurrence!
La campagne présidentielle française de 2017 a été d’une rare violence et la victoire d’Emmanuel Macron a été loin d’être représentative d’un choix affirmé du peuple français.
Dans ce cas, rester critique s’impose.
Est-ce suffisant? Dans une démocratie qui se respecte, cela le devrait. Or à observer comment y tombent les têtes trop audacieuses, on reste perplexe.

Politique, société

La France est de retour a dit son Président. Et le Messie?

L’exercice du pouvoir se conduit de manière aussi diverse que le sont les personnalités qui s’y appliquent. Tout autant les cultures et les temps dans lesquels s’inscrit un pouvoir sont-ils déterminants.
En France, on a connu Moi Président et ce qu’il est advenu de cette célèbre anaphore. On a désormais Moi Soleil.
Si la qualification des egos a changé, le pays à la tête duquel l’un a été tandis que l’autre y est installé depuis peu a, lui aussi, changé.
En quoi?
Peut-être en tout, tant l’élection d’Emmanuel Macron paraît l’avoir anesthésié. Et pourtant, la révolte gronde.
De partout?
Pas si sûre alors que l’homme qui s’est mis en marche vers le pouvoir pour y accéder en quelques mois semble avoir été ovationné par le Gotha de la finance.
Enfin, selon Quartz, est-il précisé en conclusion de l’article du Courrier international.

Culture, Religions, société

A propos d’illusions

En exergue à l’une des nouvelles qui figurent dans mon quatrième recueil Nouvelles sans fin / Istorii bez okonchanija, j’ai inscrit cette citation de Karl Marx:
Exiger qu’il soit renoncé aux illusions concernant notre propre situation, c’est exiger qu’il soit renoncé à une situation qui a besoin d’illusions.
Le philosophe allemand reconnaît le paradoxe de l’illusion qui fonctionne comme nécessité et en même temps, comme égarement sinon aliénation, voire perte de l’homme.
C’est à propos de la religion qu’il développe cette pensée.
Cependant, nombre de penseurs se sont aussi, bien sûr, exprimés sur le sujet. Voici quelques unes de ces approches qui, toutes à leur manière, sont instructives.
L’intérêt, en la matière, est qu’il est à peu près inépuisable tant il renvoie à autant d’expériences individuelles et collectives diverses.
Il faut, bien sûr aimer le débat et la réflexion pour avoir envie de s’y arrêter.

Non classé

Avoir voulu

J’aurais voulu mais qu’aurais-je donc voulu que je n’aie eu?
J’aurais voulu porter l’enfant de l’amour partagé.
Au lieu de quoi, j’en ai conçu mille autres imaginaires.
J’aurais voulu contenir la maladie d’êtres chers.
Au lieu de quoi, elle a ligoté l’avenir.
J’aurais voulu… mais qu’aurais-je donc encore voulu au lieu de quoi? Poser la question, c’est souhaiter ne plus avoir à y répondre.
Et cependant, avoir voulu n’a jamais été vain. Avoir voulu a projeté l’ombre.
Et la lumière.

Politique, société

Les droits, l’espace et le temps d’un pouvoir?

J’entends ce qui s’énonce, ce qui se décide après débats dans le meilleur des cas. Mais ces paroles échouées au ban de sociétés qui les ignorent? Mais ces appels demeurés vains?
Nos droits sont de précieux leviers pour qui a les moyens de les actionner. Nos lois, sans cesse recommencées, témoignent de la relativité d’un monde, toujours en mouvement.
Héraclite, auquel une phrase est attribuée par Platon et dont on estime qu’elle ne serait qu’un résumé de sa pensée, aurait évoqué cet incessant changement duquel tout participe.
Aussi bien le besoin de fixer anime-t-il qui souhaite agir sur l’espace et sur le temps. Dans ce sens, s’exerce le pouvoir qui limite, décide et tranche.
A tous niveaux, la force s’applique et se confronte à ce qui la menace. A côté de cela, errent des vies sans plus de projets, sans plus aucun rêve, délestées de tout idéal et de toute foi.
A ces êtres-là, plus aucun droit, plus aucune loi ne parlent. Vidée de toute projection, leur existence s’écoule dans l’infinité de l’espace et du temps.

Politique, société

J’ai vu des hommes et j’ai vu autant de femmes … sans hashtag

J’ai vu des hommes souffrir et rester fidèles à leur épouse. J’ai vu des hommes en couple et grappiller le plaisir là où il s’offrait. J’ai vu des hommes multiplier les relations sans autre souci moral.
J’ai vu des hommes aimer des femmes avec passion, avec tendresse, j’ai vu des hommes en désirer sans fin, j’ai vu des hommes en pleurer, j’ai vu des hommes en rejeter, en injurier, en maudire
Et j’ai vu autant de femmes souffrir et demeurer loyales à leur époux, autant de femmes en couple et saisir le plaisir qui se présentait, autant de femmes compter leurs amants au-delà des dix doigts de leurs mains.
Et j’ai vu autant de femmes aimer des hommes avec ardeur et douceur, autant de femmes en rêver à n’en plus finir, j’ai vu autant de femmes éplorées, se détourner à jamais des hommes, en insulter, en vouer aux gémonies.
Les relations entre hommes et femmes ne se résument pas à ces comportements qui ne cessent de mobiliser nos multiples médias et autres réseaux sociaux.
Les relations entre hommes et femmes sont tissées de pulsions et d’idéaux, de projections et d’interdits, elles ne se ramènent jamais à autant de propos sommaires flanqués de #.
L’homme et la femme, leur enlever ce qui les lie, les attire, les sépare, les unit, c’est baliser leur vie au nom de revendications qui jettent pêle-mêle en public ce qui relève de la justice et, parfois, de la médecine.

Politique

La nuance

Un jour, une amie m’a dit que je devrais raconter ma vie, je ne l’ai pas souhaité, pour ma part.
Aucune des cent vingt-six nouvelles publiées en quatre recueils, tous parus en éditions bilingues -russe-français, anglais-français, italien-français, géorgien-français- n’évoquent ma vie.
Tout au contraire, sont-elles consacrées à celles d’êtres en proie à la maladie, à l’isolement, à la vieillesse, au rejet, à la violence subie ou déployée.
Evoquer ces vies minuscules, pour reprendre les termes de la critique littéraire Anne Pitteloud qui leur a consacré plusieurs articles dans le journal Le Courrier, constitue autant d’échos rendus d’intériorités malmenées, méprisées. bafouées.
Aussi bien, sur ce blog, ai-je partagé des sujets qui ont suscité nombre de controverses, tant varie le regard porté par chacune et chacun sur ce qu’on appelle réalité.
J’ai émis des points de vue que j’ai défendus avec force conviction, j’ai tenu à partager, ici, l’amour que je porte à la Russie, entre autres pays que j’aime avec mes deux d’origine.
Car sans cesse m’anime le besoin de rejeter le discours partial, partisan et le jugement aveugle.
Il ne s’agit bien sûr pas, pour moi, de légitimer quoi que ce soit de contestable ni de répréhensible mais de plaider la nuance plutôt que d’actionner d’emblée le couperet.
Cela dit, je tiens encore une fois à vous remercier toutes et tous des si nombreux témoignages de sympathie que vous m’avez exprimés.