Tandis que la justice condamne en appel Claude Guéant à deux ans de prison dont un ferme, le PS affiche la couleur.
Au second tour de la primaire, Martine Aubry votera Hamon, Ségolène Royal, pour sa part, n’exclut pas, après le second tour de la primaire, le vote utile qui inclurait Macron.
Autant pour Manuel Valls, qui, entre le mutant* Macron et l’angélique Hamon, semble mis sur la touche.
Or qu’on l’apprécie ou non, le Premier Ministre d’un Président à l’agenda si chargé qu’il l’a empêché de suivre de près débat et premier tour de la primaire de son propre camp, le Premier Ministre donc, paraît le plus à même d’exercer la fonction suprême.
Mais si la liberté d’expression tant revendiquée en France implique que les querelles de clochers et d’egos priment sur l’intérêt général, pourtant rappelé à l’envi, soit!
C’est là, néanmoins, un boulevard ouvert à la candidate du FN.
* http://voix.blog.tdg.ch/archive/2017/01/17/quelle-france-voulons-nous.html
Hélène Richard-Favre
Débats intéressants, sur France2, au soir du premier tour de la primaire de gauche.
Deux tendances se dessinent de manière nette avec les victoires de Benoït Hamon et de Manuel Valls. L’enjeu du parti socialiste est de mobiliser un électorat qui semble ne plus trop croire en une victoire possible de son candidat au second tour de la présidentielle sauf à considérer Emmanuel Macron comme encore socialiste.
Mais sait-on bien ce qu’il représente?
Certes, il séduit nombre de magazines qui l’affichent en couverture de leurs éditions. Il rassemble aussi un public que ses envolées proches de l’hystérie n’ont pas semblé gêner.
Ce qui reste de France socialiste, toutefois, ne s’y est pas reconnu pour avoir préféré porter ses suffrages aux candidats de la primaire.
Honneur à autant de citoyennes et de citoyens tandis que le Président qu’ils ont élu il y a cinq ans n’a pas souhaité commenter ce premier tour de la primaire qu’il a suivi depuis le Chili.
capture d’écran de: http://www.lemonde.fr/syrie/article/2017/01/20/a-palmyre-l-organisation-ei-reprend-la-destruction-des-tresors-archeologiques_5065934_1618247.html
Dans le cadre du 20 heures de France2, ce 21 janvier, entre autres sujets d’actualité est traitée la destruction de deux monuments historiques dont le Tetrapyle de Palmyre.
Ces joyaux du patrimoine culturel mondial ont été rasés par le groupe Etat islamique qui avait réussi à reprendre Palmyre en décembre dernier.
Entendre Franck Genauzeau commenter ce fait et l’estimer être un revers embarrassant pour Vladimir Poutine, lui qui s’invitait par écran interposé à la grande fête célébrant la reprise de la ville il y a à peine quelques mois est un exemple parmi tant d’autres de russophobie ordinaire.
Quant à ce commentaire déposé sous l’article du journal Le Monde indiqué en lien ci-dessus, il n’en est qu’une de ses cyniques expressions:
Pour rappel et hommage:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/05/05/palmyre-un-concert-a-suivre-en-direct.html
capture d’écran RTS
On sait nos médias -et pas qu’eux- peu réjouis de l’avènement de Donald Trump au pouvoir. Depuis le début de sa campagne, le candidat républicain a surtout été la risée, sinon davantage encore, de nombre de journalistes et autres personnalités en tous genres.
Quoi qu’il en soit et contre toute attente et multiples sondages, il a été élu et sera le quarante-cinquième président des Etats-Unis.
Il ne s’agit pas, ici, de commenter cette élection. Il est juste question de relever le ton de ce documentaire consacré à celle qui va devenir, comme on dit, la first Lady.
Cette manière d’évoquer son parcours ne manque pas d’intérêt. Outre ce qu’on y apprend sur Melania Trump, on y découvre aussi l’appréciation qui y est portée par les deux femmes qui signent ce survol rapide:
http://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/melania-trump-histoire-dune-cendrillon-des-temps-modernes?id=8322413
Passer d’un HLM slovène à la Maison Blanche n’est pourtant pas banal. Sans partager l’univers de cette future Première Dame, en parler de manière neutre serait-il impossible en pays dit neutre?
capture d’écran France2
Pendant que certains présidents vivent leurs dernières heures au pouvoir, pour l’un, leurs derniers mois, pour l’autre, leur manière de quitter le devant de la scène politique ne manque pas d’être remarquée à défaut d’être remarquable.
Sur la toile, circulent toutes sortes de rumeurs et autres pétitions à signer tandis que l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche inquièterait.
En France, c’est la mort en directe du Parti socialiste à laquelle on assiste chaque jour ou presque.
François Hollande a voulu et revendiqué être un président normal, est-ce à dire que son comportement serait celui de tout un chacun de nous?
Ce qui semble, en tous les cas, acquis pour lui, est qu’outre son record d’impopularité, il aura réussi à mettre son propre parti dans une situation assez inédite.
Qu’un jeune premier, autrefois son ministre et son protégé, fasse la fine bouche face aux candidats malheureux qui seraient obligés de se rallier à lui pour représenter la gauche à la présidentielle 2017, il fallait y penser. Emmanuel Macron a osé:
http://www.francetvinfo.fr/elections/presidentielle/politique-les-soutiens-d-emmanuel-macron_2024891.html
Michel Houellebecq, invité de David Pujadas dans le cadre du 20 heures de France2, ce 17 janvier a dit percevoir Emmanuel Macron tel un mutant.
Le terme est éloquent.
Larousse le définit ainsi: se dit d’une cellule, d’un clone cellulaire ou d’un organisme dérivant d’une cellule qui a été le siège d’une mutation.
A observer cet homme lors de son meeting, le 10 décembre dernier à Paris, on sent l’adhésion de son public. Venu chercher, peut-être, la bonne parole, il suit, avide et applaudit.
Mais lorsqu’en conclusion de sa prestation -qui a été soigneusement coupée de la video qui rend compte de l’ensemble de son intervention* – le candidat Macron s’exalte jusqu’à s’égosiller, au nom de la République et de la France, on se dit que son auditoire et son potentiel électorat ne sont pas trop regardants sur la manière:
https://www.youtube.com/watch?v=WoLZYEO2-FQ
A chacune et à chacun ses préférences mais l’hystérie qui s’empare de ce jeune politicien, mutant ou pas, cadre mal avec la maîtrise plutôt attendue d’un chef d’Etat:
* https://www.youtube.com/watch?v=JMN20SSHg4k
On parle souvent des 100 jours, dans la vie politique. Ici, il s’agit de dix fois plus.
Voici 1000 jours, en effet, que dure la guerre qui a coupé l’Ukraine en deux.Comme nombre d’autres conflits meurtriers dans le monde, celui qui sévit encore dans le Donbass ne fait pas l’actualité de nos médias.
De part et d’autre de la ligne de front, se déchirent des familles dont les membres défendent la cause d’un partie ou d’une autre de ce qui constitue leur patrie.
De l’aide et du soutien, nombre de bénévoles en ont apporté.
Parmi eux figurait la Doctoresse Liza qui apparaît sur la photo qui illustre ce sujet. Figure emblématique de la Russie, le 25 décembre, elle a été enlevée aux siens et à toutes celles et ceux auxquels elle s’est donnée sans compter.
capture d’écran
L’information n’est pas passée inaperçue et cela se conçoit. Elle aurait même fait l’effet d’une bombe.
Le jour même du deuxième débat de la primaire citoyenne, le Journal du Dimanche (JDD) publie des propos qu’aurait tenus un proche de l’encore actuel Président de tous les Français.
Selon cet ami de François Hollande, ce dernier se serait dit prêt à soutenir la candidature d’Emmanuel Macron.
De même, Ségolène Royal qui estime savoir de sa propre parole qu’elle a du poids:
http://www.challenges.fr/politique/et-si-francois-hollande-et-segolene-royal-soutenaient-macron_448106
Bien sûr, l’Elysée dément et Dominique Villemot, l’auteur des propos en question s’est fendu d’un sms au JDD pour contester les avoir tenus.
Cependant, la rédaction du JDD persiste et signe et refuse de remettre en cause le travail de ses journalistes.
Ambiance!
Nos médias ne parlent plus beaucoup sinon plus du tout de la guerre qui se poursuit dans le Donbass.
Ils préfèrent, comme, par exemple, Le Matin de ce 14 janvier, consacrer leurs colonnes à des informations qu’ils estiment certainement de première importance.
Et ce d’autant que, pour illustrer un sujet relatif à la Russie, le nom qui s’affiche sur la photo du paquet de cigarettes est Kirghizstan.
Alors, pour qui aura la curiosité et le temps de découvrir ce reportage réalisé dans le Donbass par le journaliste indépendant Graham Philipps, voici! Ronald van Amerongen s’est installé à Perevalsk en 2010.
Il raconte comment il se situe par rapport à son pays, la Hollande et donne sa version des événements du Maïdan.
Son épouse, Zhenia, raconte les conséquences qu’a eues la guerre sur sa famille et comment certains des siens ont coupé toute relation avec elle, désormais.Elle évoque aussi ce président qui tire sur son propre peuple.
Combien de fois nos journalistes ne l’ont-ils pas dénoncé de Bachar-el-Assad? Mais l’auraient-ils une seule fois dit de Petro Porochenko?
capture d’écran de: https://fr.sputniknews.com/international/201701111029528522-zakharova-russie-preoccupation-usa-obama/
Barack Obama a eu beau verser une larme, très médiatisée, celles de tant de victimes en Ukraine et ailleurs ont sans doute eu moins d’impact sur nos journalistes si prompts à relever l’émotion ici ou là.
Pourquoi l’Ukraine?
La question, pour tant de personnes qui ont appris à penser selon les bulletins d’information rendus chaque jour ou presque tout le temps qu’a duré une guerre qui se prolonge dans la quasi indifférence de nos médias, la question, donc, se pose pour qui a retenu la leçon selon laquelle la Russie avait envahi ce pays.
Toutes celles et ceux, en Occident, qui pensent encore être informés ont appris comment les Ukrainiens souffraient de l’oppression russe, comment le Maïdan n’était que la revendication de plus de liberté et de moins de corruption!
Le résultat se connaît! Il en a largement été question ici dans les centaines de sujets consacrés à ce qui s’est passé dans le Donbass et en Ukraine, en général.
Au point que même l’administration américaine a reconnu sa responsabilité dans le plus parfait cynisme sauf à considérer un mea culpa de bon ton:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/02/04/la-responsabilite-des-medias-en-jeu.html
Pour le reste, on retiendra aussi la manière bien peu élégante du président américain de quitter la Maison Blanche.
Mobiliser à ce point l’attention contre la Russie pour en faire un feuilleton médiatique de troisième zone ne grandit pas ce Nobel de la Paix.
