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Hélène Richard-Favre

Histoire, Politique

Didier Burkhalter, à vous!

Cette année 2014 marque les 200 ans de relations diplomatiques entre la Suisse et la Russie. J’ai évoqué cet anniversaire ici-même dans un sujet consacré aux relations à entretenir entre les pays.

A cet égard et compte tenu des tensions qui animent et enveniment les relations entre la Russie et l’Occident, bien des regards se tournent vers Didier Burkhalter.

Président de la Confédération Helvétique pour cette année, tandis que la Suisse préside l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), un très beau rôle attend le Conseiller Fédéral.

En sa qualité de Chef du Département fédéral des Affaires Etrangères et en tant que Président d’un pays nommé à la tête de l’OSCE, Didier Burkhalter se situe face à un enjeu majeur.

Nul doute qu’il sait évaluer le défi face auquel il se trouve.

Ne reste, dès lors, qu’à souhaiter voir honoré par son action, tout citoyen suisse ou du monde, concerné par la crise en Ukraine.

Politique

Darius Rochebin, pardonnez-moi

J’ai beaucoup d’estime pour Darius Rochebin, journaliste et présentateur du journal télévisé de la Radio Télévision Suisse romande appelé aussi le 19:30.
J’en ai aucune, par contre, pour l’invité qu’il a accueilli sur le plateau de son émission Pardonnez-moi diffusée ce dimanche 16 mars 2014.
Le choix opéré par Darius Rochebin de convier sur son plateau Bernard Kouchner aurait-il eu des raisons qui auraient échappé à sa raison?
Le fait est que le sens critique du journaliste, souvent à l’oeuvre pour commenter l’actualité, semble bel et bien avoir été malmené par le besoin de s’entretenir avec cet ancien ministre des affaires étrangères de Nicolas Sarkozy.
Darius Rochebin a rappelé les 23 pages consacrées par Wikipedia à Bernard Kouchner qui, dans sa grande modestie ou son dégoût de lire ce qui s’écrit sur lui, a botté en touche.
Darius Rochebin a du talent. En l’occurrence, on peine à comprendre celui qui serait à saluer dans cette prestation télévisée diffusée sur la chaîne publique qu’est la RTS.
 
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2013/08/18/l-eclat-de-rire-du-french-doctor-et-la-maison-jaune1-253437.html

Economie, Histoire, Politique

Crimée sans châtiment

A la veille du référendum qui se tiendra dimanche 16 mars en Crimée, les avis et autres appréciations de la situation vont bon train.

Il est normal de s’interroger, de tenter de comprendre sinon de trouver à expliquer ou à analyser une situation complexe.

Force est de constater que certains politiciens ou autres chroniqueurs et journalistes occidentaux se lancent sans hésiter dans moult considérations de tous ordres pour s’ériger en censeurs et en juges.

Sans jamais remettre en perspective ni en cause leur approche de la crise ukrainienne, ils énoncent leurs propos à tout va et livrent leurs points de vue.

Certes, la liberté d’expression est un principe respectable et c’est en son nom que l’affrontement des idées s’opère.

Cependant, lorsqu’une idéologie qui n’a plus besoin de se définir tant elle semble dire qu’elle est là pour le bien, la raison et le droit, ne cesse de s’auto-proclamer seule garante de valeurs universelles, la perplexité doit être de mise.

Car non, la Russie n’a pas tout faux.

Culture, Histoire, Politique, Voix

Crimée, mémoires et passions

Ukraine, le retour de la guerre froide?

C’est ainsi qu’a été intitulée l’émission de la RTS du 4 mars dernier, Infrarouge, pour évoquer la crise ukrainienne. A Moscou, lors d’une table ronde télévisée consacrée à la Crimée, plutôt que d’aborder le sujet sur un plan purement politique sinon polémique, nous avons tenté de comprendre en quoi et pourquoi la situation en Crimée mobilisait tant de passions.

Certes, les relations entre les peuples et leurs diverses origines n’y sont pas pour rien mais ce qui lie la France -sinon l’Occident- à la Crimée?

Bien des aspects de leurs relations subsistent, plus discrets mais non moins réels pour autant.
Ils se rappellent au gré d’oeuvres littéraires, de lieux ou de monuments et illustrent en quoi les mémoires demeurent sensibles et impliquées.

Culture, Politique

« Il faut poursuivre le dialogue avec la Russie »

Nommé par le tsar Alexandre Ier, Jean Capodistria devient le premier ambassadeur de l’Empire russe en Suisse. Et c’est en 1814 que s’ouvre à Berne, la première ambassade de Russie en Suisse.

Un an plus tard, lors du Congrès de Vienne, l’Empire russe devient l’un des garant de la neutralité suisse.

Cette année 2014 marque donc les 200 ans de relations diplomatiques entre la Russie et la Suisse. Clin d’oeil de l’Histoire ou non, c’est la Suisse qui se retrouve cette année à la tête de l’Organisation pour la Coopération et la Sécurité en Europe (OSCE).

Nul doute qu’il incombe à la Confédération Helvétique de trouver la juste mesure et la meilleure place à tenir dans ce cadre diplomatique si particulier!

La Suisse d’après le 9 février vient de voir mises à l’épreuve ses relations à l’Union Européenne.

De la même manière, la Russie vit la crise ukrainienne au gré d’actions diverses menées par cette même Union Européenne jamais à cours de pressions ni de menaces.

Comparaison n’est pas raison, dit-on?

Politique

Ukraine, snipers et vacarme russophobe

…ce qui inquiète particulièrement les gens, c’est que la coalition [en place à Kiev] refuse d’enquêter sur ces épisodes.
On devient de plus en plus conscient que ce n’était pas Ianoukovitch qui se trouvait derrière ces tireurs, mais quelqu’un qui fait actuellement partie de la nouvelle coalition*
Tels sont les propos confiés à Mme Ashton par M. Paet, ministre estonien. 
Et que l’on ne vienne pas une nouvelle fois affirmer qu’il s’agit-là de propagande russe comme certains se gargarisent de le répéter en boucle.
Ces propos ont été authentifiés par l’Estonie.
Quand donc ouvrira-t-on  les yeux?
Quand donc se penchera-t-on enfin sur le rôle joué par l’Union Européenne dans cette crise qui frappe l’Ukraine?
Il serait opportun que cesse cette pression occidentale sur la Russie, réduite qui plus est à son seul Président!
Croire de manière aussi obstinée qu’absurde qu’il n’agit que pour lui seul relève soit de la mauvaise foi, soit d’une carence de jugement.
C’est la Russie que représente Vladimir Poutine et non lui seul!
Ce sont les intérêts de son pays qu’il défend comme n’importe quel régime s’y emploierait, Eric Hoesli l’a rappelé dans une de ses récentes interventions sur la RTS.
Mais qui l’a entendu dans ce vacarme russophobe qui assourdit toute perception de bon sens?
* http://fr.ria.ru/world/20140305/200651842.html

Culture, Economie, Histoire, Politique

Ukraine, Histoire et histoires

A lire tout ce qui s’écrit et se propose comme analyses ou autres solutions à envisager pour apaiser les tensions en Ukraine, force est de constater que la situation mobilise sensibilités et consciences de tous bords.
Tables rondes, débats et conférences s’organisent pour tenter de trouver du sens sinon de donner un sens aux événements qui secouent l’Ukraine.
Convoquer l’Histoire pour expliquer les liens complexes qui unissent ou divisent Russie et Ukraine, certes mais occulter le rôle de l’ensemble des forces actuelles en présence, non.
Les références au passé ont bon dos pour contribuer à faire l’impasse sur les enjeux géostratégiques qui mettent aux prises les grandes puissances.
A observer ce qui s’énonce dans les medias occidentaux, le rôle des Etats-Unis et de l’Union Européenne paraît bien moins souvent mis en cause que celui de la Russie.
Aussi est-il aisé de renvoyer sans cesse à l’Histoire pour y trouver même de quoi établir des parallèles entre certains dirigeants du passé russe avec ceux d’aujourd’hui.
Instrumentaliser l’Histoire est si aisé pour cet Occident incapable d’avouer son implication et sa responsabilité dans la crise ukrainienne actuelle.
Mais la Russie en a vu d’autres!
Et les gesticulations de Bruxelles, de Washington ou d’ailleurs sauront trouver, elles aussi, leur place dans l’Histoire.

Politique

Ukraine, la haine est de mise

Que de venin anti-russe distillé par certains journalistes pour évoquer la situation en Ukraine!
A croire que livrer leur information les érige en justiciers.
A croire que leur science et leur conscience leur octroie de facto droit et blanc-seing.
Mais que savent-ils de la Russie sinon répéter en boucle et en choeur de quoi la clouer au pilori?
La bien pensance affichée de ces scribes omniscients n’a rien de constructif.
Et l’Ukraine en crise mériterait mieux que pareille cristallisation haineuse sur la Russie.

Histoire, Politique, Religions

Ukraine, il est urgent de comprendre

http://www.marianne.net/Ceux-qui-voient-l-Ukraine-avec-les-lunettes-de-la-guerre-froide_a235802.html

A vous, lecteurs, si seulement vous aviez 90 minutes à disposition pour suivre l’émission dont j’indique le lien au bas de ce sujet!
Au-delà des points de vue qui s’y échangent, c’est un appel qui surgit. Un appel qui concerne l’Ukraine.
Qu’en faire?
L’entendre pour devenir plus critique face à ce qui se répand dans bien des medias occidentaux.
Les invités de l’émission sont d’horizons divers.
Certains tiennent des postures, d’autres les contestent, rien de plus normal.
Mais chacune et chacun apporte un éclairage sur une situation dont les enjeux sont aussi complexes que conflictuels.
Les positions des unes ou des uns laissent toutefois assez vite apparaître la crédibilité de leurs fondements.
A voir ici: 
http://www.france2.fr/emissions/ce-soir-ou-jamais/diffusions/21-02-2014_214315

Economie, Politique

UE, mode d’emploi

Une Union Européenne qui ne manque pas une occasion de rappeler à des pays tiers le respect d’accords signés tandis qu’en Ukraine elle balaie ses propres engagements* ne semble pas vraiment heurter ses principes si elle en a.
Une Union Européenne qui se félicite de la victoire d’un peuple assoiffé de justice et de respect alors que ledit peuple a été emmené dans sa lutte par des néo nazis, ne semble pas non plus heurter ses dirigeants si elle en a.
Et elle en a, on ne le sait que trop! 
Hier, sur France 2, le ministre délégué aux Affaires européennes, Thierry Repentin, a été l’un des invités d’Yves Calvi dans le cadre de son émission Mots Croisés.
Le débat portait sur l’Ukraine.
Entre l’angélisme d’une Marielle de Sarnez qui évoquait la victoire d’un peuple et le rire du Docteur Kouchner** qui surabondait dans ce sens, l’Union Européenne est assurée d’avoir trouvé là ses porte-voix.
* http://www.liberation.fr/monde/2014/02/21/kiev-l-accord-apres-le-carnage_982180

* *http://voix.blog.tdg.ch/archive/2013/08/18/l-eclat-de-rire-du-french-doctor-et-la-maison-jaune1-253437.html