Quand soudain surgit l’odeur du tilleul, c’est l’été qui s’annonce.
L’air embaume et saisit.
En dépit de tout, chaque année, se renouvelle le plaisir de telles senteurs.
S’en réjouir ne va pas changer l’ordre du monde.
Et pourtant…
A lire cet article, on découvre une symbolique et une histoire qui sont loin d’être sans intérêt.
Et comme il y est question, outre de Zeus-Jupiter, de Wolfram von Eschenbach, auteur du poème Parsifal, sans doute écrit sous un tilleul, voici le prologue de l’opéra qu’il a inspiré à Richard Wagner.
Culture
« La Fille du capitaine est autre chose qu’un simple récit sur un épisode historique lointain » , écrit Michel Aucouturier dans sa préface à l’édition FOLIO de ce roman d’Alexandre Pouchkine.
Et de poursuivre, qu’il s’agit là d’une oeuvre inspirée, dont le véritable sujet est la Russie des profondeurs et son mystère fascinant, ce Sphynx russe qu’évoquera, dans la tempête de neige de la Révolution, un autre poète, Alexandre Blok.
De ce Sphynx, il a été question ici-même.
Sans renier le moins du monde la culture qui me fonde et encore moins mes origines, dire combien la Russie, son Histoire, tourmentée, heurtée, sa culture, ne cessent de m’habiter, c’est ce que je partage ici, d’aucuns l’ont bien compris.
Parce que la Russie dont on écrit tant sur son Président, l’a précédé et lui survivra. Et c’est elle dont j’ai étudié la langue, l’Histoire et la culture.
Aussi, chaque année, célèbre-t-on la mémoire de celui qui est considéré comme l’un des, sinon le plus grand des poètes, Alexandre Pouchkine.
A cet égard, de nombreux événements sont organisés. Et c’est dans ce sens qu’il m’a été demandé de lire un extrait d’une de ses oeuvres.
C’est de La Fille du capitaine que j’ai sélectionné un passage du chapitre IV, intitulé « Le Duel ».
A 7 jours du second tour de la présidentielle française, entre questions et espoirs
En France, une tradition veut que littérature et politique aient souvent partie liée sinon rivalisent par rapport à un engagement personnel. Au point que certains ont avoué avoir hésité à choisir entre les deux. Tel a été le cas, pour ne citer que lui, de François Mitterrand.
Pour le reste, nombre de personnalités politiques ont été reconnues pour leur talent littéraire, le Général de Gaulle en fut mais de manière très diverse, en témoignent ces références.
Une autre personnalité du monde politique, autrefois diplomate et désormais avocat d’affaires, Dominique de Villepin pour ne pas le nommer a, pour sa part, non pas hésité entre les deux mais peut-être voulu pratiquer les deux avec le succès mitigé sinon l’insuccès qu’on lui sait.
Or le voici qui s’affiche en soutien d’Emmanuel Macron qui rappelle souvent tout ce qu’il doit à la littérature. En témoigne cette séquence télévisuelle intégrée dans un article qui ne manque pas d’intérêt.
Il y est en effet question de comparer les programmes culturels des deux candidats en lice pour présider la France.
Il apparaît néanmoins qu’elles ne semblent pas constituer de priorité ni pour l’une ni pour l’autre.
Aussi, ne reste-t-il plus qu’à espérer que dans cette bipolarisation assez radicale de la vie politique française, l’humanisme ne passe à la trappe.
Vous l’avez peut-être appris, vous ne l’aimez peut-être pas, Alain Delon votera François Fillon.
Dans une lettre ouverte qu’il a transmise au journal Le Figaro, l’acteur revendique son choix.
Paris-Match s’en fait le relai, tout comme BFMTV.
Certes, diront certains, Alain Delon n’est pas une référence. Bien sûr que non ou si, quelle importance? Ce qui en a une, par contre, est l’engagement.
Quelles que soient les convictions des uns et des autres, ce qu’on a pu observer, au cours de cette campagne présidentielle française, est la ferveur manifestée par certains, venue heurter l’indifférence sinon le dégoût d’autres.
Ecouter chacune et chacun s’exprimer sur la ou le candidat(e) de son choix est toujours enrichissant. Saisir le sens de ses motivations -quand elles existent- forcent le respect.
La démocratie vit d’autant de débats, d’oppositions et de combats. Les mener honore, pour autant qu’ils ne dégénèrent pas en attaques personnelles et en insultes.
Ce qui a visé François Fillon a été commenté ici. Sans prendre forcément parti, on peut pointer le deux poids deux mesures qui alimente la chronique de certains médias.
On peut aussi décider de choisir un candidat selon l’aptitude qu’on lui reconnaît à présider au destin de son pays. Ce dimanche 23 avril au soir, la France saura déjà au moins la ou lequel de deux d’entre eux y sera appelé(e)
Pour qui goûte la cuisine française, voici de quoi aiguiser ou couper l’appétit.
Se laver les mains avant de manger, ne pas parler à table, autant de recommandations sans doute d’un autre âge tandis que, désormais, on met sans problème les coudes sinon les pieds sur la table à défaut de les mettre dans le plat.
En l’occurrence, sans le moindre état d’âme, celle qui fut la porte-parole du parti République Solidaire fondé par Dominique de Villepin mais qui lui préféra, par la suite, un fauteuil tendu par Nicolas Sarkozy, a désormais rejoint Emmanuel Macron.
Avec un possible ralliement au candidat en marche de l’Ancien Premier Ministre de Jacques Chirac, Marie-Anne Montchamp retrouverait celui dont elle qualifiait de romanesque* la vision politique.
Bonne ou mauvaise, la question de son regard ne semble pas sinon plus se poser pour elle ni pour celui qui, selon le site Marianne, ne tarit pas d’éloge sur Dominique de Villepin.
La décision appartient, bien sûr, au concerné pour lequel Alain Minc, soutien affiché d’Emmanuel Macron, ne s’était pas montré franchement enthousiaste – et c’est peu dire – lors de sa candidature à l’élection présidentielle de 2012.
Quelques nouvelles de la République exemplaire à laquelle la France encore normale tendrait si l’on en croit ce qui semble sans cesse énoncé ici et là. L’ancien Premier Ministre du bientôt plus Président de tous les Français annonce son ralliement à Emmanuel Macron.
Comme manière de tenir l’engagement public qu’il a pris dans le cadre de la Primaire de la gauche, d’apporter son soutien à son rival vainqueur, Benoît Hamon, Manuel Valls aurait-il pu faire mieux mais sa conscience lui a dit que…
À part cela, dans le livre qui vient de paraître et qui a déjà bien fait parler de lui, on apprend qui a été et pas dans le collimateur de Monsieur Hollande. Ainsi, l’ancien candidat échoué en rase campagne avec les adhérent(e)s du parti qu’il avait créé, République Solidaire, se voit-il ménagé sinon épargné par celui qui s’est fait connaître par son mémorable Moi Président.
Petits services entre amis ou non, pour rappel à qui l’ignorerait, la consigne qui avait été donnée aux membres du parti de Dominique de Villepin, empêché de se présenter à l’élection présidentielle de 2012 faute de parrainages requis, la consigne donc avait été de voter François Hollande.
Bref, entre échoués de gauche et d’on ne sait plus trop où, on se met En marche!
On dit la référence au passé, parfois, source d’erreur.
Mais un esprit qui a consacré le plus clair de son temps à élaborer une pensée, si celle-ci montre sa justesse d’analyse au fil du temps, en quoi devrait-il être, avec elle, jeté aux oubliettes?
Blaise Pascal, dans ses Pensées a, entre autre, traité de la justice et de la force.
Pour qui ne cesse de s’en prendre à l’une ou à l’autre, voici de quoi nourrir sa réflexion: « La justice sans la force est impuissante; la force sans la justice est tyrannique. (…) Et ainsi, ne pouvant faire que ce qui est juste fût fort, on a fait que ce qui est fort fût juste. »
Cette alliance de la justice et de la force en dérange plus d’une et d’un.
Et cependant, pour Pascal, la première, si elle veut être appliquée, nécessite la seconde. De même, la seconde a besoin de la première pour la contenir.
Aussi, justice et force sont-elles liées tandis que l’une et l’autre relèvent d’ordres opposés, symbolique pour la première, physique pour la seconde.
Cette manière d’envisager justice et force peut, bien sûr, ne pas convaincre et susciter la controverse. Et pourtant, on peut sans emphase la considérer comme l’expression d’une réalité.
La Suisse, résumée à ses montres, ses banques et son chocolat ou, à ses banques, son chocolat et ses montres, ou encore, à son chocolat, ses montres et ses banques, lequel de mes compatriotes s’en réjouit sinon s’en satisfait?
La Suisse, pays de Heidi, de Guillaume Tell ou de Winkelried, qui s’en contente?
Aucun de nous, lorsqu’on évoque notre patrie en persils termes, n’est-il tenté de préciser qu’elle est un peu plus riche que cela? Que son Histoire vaut mieux que d’être réduite à autant d’images ou de personnages de légendes?
Et si tel n’est pas le cas, si mes compatriotes n’ont cure de donner d’autre reflet de leur pays, est-ce à dire qu’ils se moquent de ce qu’en pensent autant d’experts avisés pour s’exprimer de manière aussi réductrice?
Certes, tel est leur droit comme il l’est pour tout citoyen de n’importe quel autre pays ramené à autant de clichés à ne pas prendre en considération.
Sur ce blog, j’ai encore récemment tenu à montrer comment les liens tissés entre Histoire, culture et conception du pouvoir en Russie, étaient autrement plus riches et complexes que ceux dont on se repaît à loisir d’évoquer dans autant de relais d’opinions que de médias qui les inspirent.
Alors, à qui discute toujours la décision prise par le Grand Conseil de Genève, d’autoriser à l’un de ses députés d’être décoré de l’ordre de l’Amitié par la Russie, je vous invite à vous interroger de manière un peu plus subtile sur ce pays dont plus de 80 % des 146 millions d’habitants qu’il compte fait confiance à son Président que vous ne cessez de stigmatiser en brandissant l’étendard des droits humains.
L’ordre qui a été décerné à notre compatriote Guy Mettan est l’orde le plus élevé qui soit.
Mépriser cette décoration comme d’aucuns s’y entendent, c’est mépriser ce qu’elle représente de rapprochement entre les peuples.
Suite à la publication du précédent sujet de ce blog sur Twitter et aux réponses qui y ont été apportées, entre autre par Darius Rochebin que je remercie, au passage, de l’attention qu’il a portée à mon message, force est, malgré tout de constater que son sens a été détourné sinon ignoré.
En effet, tout de suite, il a été question du communisme et de ses conséquences alors que mon propos visait le choix rédactionnel opéré par la RTS pour évoquer le centenaire de la Révolution russe.
Car la résumer à des images de goulag, c’est orienter de facto le téléspectateur tandis que l’ensemble de ce qu’elle a généré mériterait mieux que ce seul rappel. Mais non, on préfère revenir sans cesse à ces images terribles sans autre références.
Or qu’on rappelle, par exemple, comment certains dont le très vénéré Jean d’Ormesson et la très charismatique Svetlana Alexievitch se sont exprimés sur Staline, pour le premier, sur Dzerzhinski pour la seconde.
Alors on comprendra d’autant comment l’une a si bien su tourner sa veste, et l’autre, eu le courage de reconnaître un choix.
On réalisera ainsi, peut-être, que ces temps passés communistes et soviétiques ne peuvent être évoqués de manière aussi réductrice sinon orientée.
La Russie n’est pas l’ennemie que trop d’intérêts en jeu nous présentent
Alors que tant de fois nous sommes exhortés au respect d’autres cultures, l’impression que toutes ne retiennent pas la même attention a souvent motivé nombre de sujets publiés sur ce blog.
Pour qui le suit, il est sans doute devenu évident que celle que j’ai tant de fois souhaité voir prise en considération, je veux parler de la culture russe, y tient une place non négligeable.
Nul n’est obligé d’en partager le goût mais au moins la prise en compte dans l’intérêt général de l’entente entre les peuples.
Sans quoi et à cautionner d’une quelconque manière autant d’attitudes et de propos hostiles envers un pays qu’on résume à quelques images caricaturales, abusives ou mensongères, on court le risque d’encourager une entreprise de destruction susceptible, à terme, de devenir massive.
Jamais, il n’a été question, ici, de porter la Russie aux nues mais de refuser l’absence de nuance et le jugement hâtif qui la réduisent à quantité négligeable.
Car tandis qu’il est souvent rappelé sinon prêché urbi et orbi qu’échanges et dialogues sont à privilégier, on cherche trop souvent où le seraient ceux menés avec la Russie.
Mais si la volonté d’en découdre avec elle est ce que cet Occident suffisant et arrogant privilégie, dans ce cas, le monde a du souci à se faire.
Loin de moi de présager du pire, comment donc?
Mais réagir à ce jeu d’intérêts qui trouve appui sur une division à entretenir entre des peuples qui n’aspirent qu’à voir leur destin se poursuivre loin d’autant de cynisme, tel est ce qui motive autant de prises de position ici.
