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Histoire

Histoire, Politique

Didier Burkhalter, à vous!

Cette année 2014 marque les 200 ans de relations diplomatiques entre la Suisse et la Russie. J’ai évoqué cet anniversaire ici-même dans un sujet consacré aux relations à entretenir entre les pays.

A cet égard et compte tenu des tensions qui animent et enveniment les relations entre la Russie et l’Occident, bien des regards se tournent vers Didier Burkhalter.

Président de la Confédération Helvétique pour cette année, tandis que la Suisse préside l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), un très beau rôle attend le Conseiller Fédéral.

En sa qualité de Chef du Département fédéral des Affaires Etrangères et en tant que Président d’un pays nommé à la tête de l’OSCE, Didier Burkhalter se situe face à un enjeu majeur.

Nul doute qu’il sait évaluer le défi face auquel il se trouve.

Ne reste, dès lors, qu’à souhaiter voir honoré par son action, tout citoyen suisse ou du monde, concerné par la crise en Ukraine.

Economie, Histoire, Politique

Crimée sans châtiment

A la veille du référendum qui se tiendra dimanche 16 mars en Crimée, les avis et autres appréciations de la situation vont bon train.

Il est normal de s’interroger, de tenter de comprendre sinon de trouver à expliquer ou à analyser une situation complexe.

Force est de constater que certains politiciens ou autres chroniqueurs et journalistes occidentaux se lancent sans hésiter dans moult considérations de tous ordres pour s’ériger en censeurs et en juges.

Sans jamais remettre en perspective ni en cause leur approche de la crise ukrainienne, ils énoncent leurs propos à tout va et livrent leurs points de vue.

Certes, la liberté d’expression est un principe respectable et c’est en son nom que l’affrontement des idées s’opère.

Cependant, lorsqu’une idéologie qui n’a plus besoin de se définir tant elle semble dire qu’elle est là pour le bien, la raison et le droit, ne cesse de s’auto-proclamer seule garante de valeurs universelles, la perplexité doit être de mise.

Car non, la Russie n’a pas tout faux.

Culture, Histoire, Politique, Voix

Crimée, mémoires et passions

Ukraine, le retour de la guerre froide?

C’est ainsi qu’a été intitulée l’émission de la RTS du 4 mars dernier, Infrarouge, pour évoquer la crise ukrainienne. A Moscou, lors d’une table ronde télévisée consacrée à la Crimée, plutôt que d’aborder le sujet sur un plan purement politique sinon polémique, nous avons tenté de comprendre en quoi et pourquoi la situation en Crimée mobilisait tant de passions.

Certes, les relations entre les peuples et leurs diverses origines n’y sont pas pour rien mais ce qui lie la France -sinon l’Occident- à la Crimée?

Bien des aspects de leurs relations subsistent, plus discrets mais non moins réels pour autant.
Ils se rappellent au gré d’oeuvres littéraires, de lieux ou de monuments et illustrent en quoi les mémoires demeurent sensibles et impliquées.

Culture, Economie, Histoire, Politique

Ukraine, Histoire et histoires

A lire tout ce qui s’écrit et se propose comme analyses ou autres solutions à envisager pour apaiser les tensions en Ukraine, force est de constater que la situation mobilise sensibilités et consciences de tous bords.
Tables rondes, débats et conférences s’organisent pour tenter de trouver du sens sinon de donner un sens aux événements qui secouent l’Ukraine.
Convoquer l’Histoire pour expliquer les liens complexes qui unissent ou divisent Russie et Ukraine, certes mais occulter le rôle de l’ensemble des forces actuelles en présence, non.
Les références au passé ont bon dos pour contribuer à faire l’impasse sur les enjeux géostratégiques qui mettent aux prises les grandes puissances.
A observer ce qui s’énonce dans les medias occidentaux, le rôle des Etats-Unis et de l’Union Européenne paraît bien moins souvent mis en cause que celui de la Russie.
Aussi est-il aisé de renvoyer sans cesse à l’Histoire pour y trouver même de quoi établir des parallèles entre certains dirigeants du passé russe avec ceux d’aujourd’hui.
Instrumentaliser l’Histoire est si aisé pour cet Occident incapable d’avouer son implication et sa responsabilité dans la crise ukrainienne actuelle.
Mais la Russie en a vu d’autres!
Et les gesticulations de Bruxelles, de Washington ou d’ailleurs sauront trouver, elles aussi, leur place dans l’Histoire.

Histoire, Politique, Religions

Ukraine, il est urgent de comprendre

http://www.marianne.net/Ceux-qui-voient-l-Ukraine-avec-les-lunettes-de-la-guerre-froide_a235802.html

A vous, lecteurs, si seulement vous aviez 90 minutes à disposition pour suivre l’émission dont j’indique le lien au bas de ce sujet!
Au-delà des points de vue qui s’y échangent, c’est un appel qui surgit. Un appel qui concerne l’Ukraine.
Qu’en faire?
L’entendre pour devenir plus critique face à ce qui se répand dans bien des medias occidentaux.
Les invités de l’émission sont d’horizons divers.
Certains tiennent des postures, d’autres les contestent, rien de plus normal.
Mais chacune et chacun apporte un éclairage sur une situation dont les enjeux sont aussi complexes que conflictuels.
Les positions des unes ou des uns laissent toutefois assez vite apparaître la crédibilité de leurs fondements.
A voir ici: 
http://www.france2.fr/emissions/ce-soir-ou-jamais/diffusions/21-02-2014_214315

Culture, Histoire, Politique, société

La France et ses langues, rêve ou cauchemar?

Le 28 janvier 2014, l’Assemblée nationale française a adopté la proposition de loi constitutionnelle autorisant la ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires.
A lire les diverses prises de position émises à cet égard, force est de constater combien cette décision divise déjà l’opinion française! 
Rien de plus normal face à l’ambiguïté de la formulation de cette Charte.
Mettre sur le même plan des langues régionales et des langues minoritaires est un non-sens sinon un piège comme certains voudraient le voir.
Une langue dite régionale n’a en effet rien de commun avec une langue dite minoritaire.
Le statut de la première n’est pas celui de la seconde quand bien même connaîtrait-on celui-ci.
Ainsi serait-on bien inspiré de s’interroger sur le sens et les raisons de cette reconnaissance accordée.
De même, serait-il bienvenu de connaître les critères selon lesquels sera définie une langue minoritaire.
Et d’ailleurs, qui les fixera, ces critères et en fonction de quels paramètres?

  http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/les-dangers-de-la-charte-des-147438
 
http://www.ndf.fr/poing-de-vue/18-02-2014/une-charte-europeenne-des-langues-regionales-et-minoritaires-une-menace-pour-la-france#.UwNWWPl5No4

Culture, Economie, Histoire, Politique, société

Démocratie, mon amour

Tandis qu’une Suisse ne compte plus les moutons pour s’endormir sur sa victoire du 9 février dernier, l’autre peine à se réveiller.
En réalité, la Suisse qui a voté « oui » à la limitation de l’immigration de masse, a tenu à défendre le principe d’indépendance qui fonde la Confédération helvétique.
Ce principe reste d’actualité face à l’Europe dont les dirigeants se comportent tels des souverains peu enclins à ce qu’on leur résiste.
Que la Suisse qui a voté « oui » le 9 février 2014 ait tenu à réactualiser son statut de pays indépendant, se conçoit.
Que l’Europe tance et menace un pays souverain, en dit long sur sa conception de la démocratie.

Histoire, Politique, société

De la Russie et de sa perception en Occident

C’est dans une des salles de la Bibliothèque Majakovskaja de Saint Pétersbourg, en présence du Consul Général de Suisse, que j’ai été invitée à parler de la perception de la Russie en Occident et plus particulièrement au travers de ses medias.

En aucun cas, il n’a été question de généraliser une approche qui ne saurait se résumer à ce qu’on lit, entend ou voit dans le monde médiatique occidental.

Force est toutefois de constater combien certains journalistes se plaisent à décrire la Russie de manière caricaturale sinon hostile.

Réduire un pays de 143 millions d’habitants qui s’étale sur 9 fuseaux horaires à quelques clichés et autres projections, n’illustre bien souvent qu’une approche sommaire sinon orientée.

Comment comprendre ce sentiment de russophobie, on en a discuté à Moscou aussi lors de cette table ronde télévisée à laquelle j’avais été invitée en septembre dernier:
http://french.ruvr.ru/2013_09_19/D-ou-vient-la-russophobie-en-Europe-2420/

Histoire, Religions, société

« Je le jure »

C’est face à la Bible, cet après-midi, que le nouveau Conseil d’Etat genevois prêtera serment.
Si les uns et les autres des Conseillers d’Etat récemment élus apprécient diversement cette tradition, il est intéressant de relever comment tous s’en accommodent.
On le sait, Paris a valu à Henri IV d’abjurer le protestantisme et de se convertir au catholicisme. 
Pour ce qui concerne Genève, Madame Emery-Torracinta reconnaît que la tradition qui veut qu’on prête serment sur la Bible puisse surprendre mais qu’il y a d’autres choses plus importantes pour lesquelles se battre.*
Difficile de donner du sens à ce propos.
On en retient toutefois la hiérarchie de valeurs établie par la socialiste qui relègue peut-être au détail de l’histoire une tradition à laquelle elle se prête. 
Antonio Hodgers, pour sa part, avait été de ceux qui, en 2001, avaient déposé un texte visant à modifier la prestation de serment afin qu’elle soit prêtée sur la Constitution genevoise et en aucun cas sur la profession de foi d’une religion.
Ce jour, le vert prêtera serment sur la Bible et n’y voit aucun problème même si la tradition est incohérente.
Comprenne qui pourra.
Quant à Mauro Poggia qui évoque la laïcité de l’Etat, il semblerait que prêter serment sur la Bible ne soit pas incompatible avec sa foi musulmane.
L’Etat vaut qui et quoi pour être gouverné à géométrie aussi variable de valeurs et de professions de foi?   
 * http://www.cath.ch/detail/le-nouveau-conseil-detat-genevois-pr%C3%AAte-serment-sur-la-bible

Culture, Economie, Histoire, Information, Medias, Politique, société, Voix

Villepin-Sarkozy, République solidaire?

Et court la nouvelle info selon laquelle Dominique de Villepin serait prêt à soutenir Nicolas Sarkozy. L’interview accordée par l’ancien Premier ministre hier à la RTS a été reprise entre autre par L’Express.

Si le propos est bien relayé sur le site du magazine qui cite les conditions émises par Dominique de Villepin au soutien qu’il accorderait à l’Ancien Président français, l’information n’en est pas moins considérée comme une surprise comme le titre L’Express.

Cependant, si l’on sait que l’ancien Premier ministre a toujours visé au rassemblement et qu’il le rappelle bien dans l’interview accordée à la RTS, il n’y a rien d’étonnant à cette prise de position.

Dominique de Villepin n’a cessé d’avoir à coeur de rassembler. Dans ce sens, il a fondé son parti République Solidaire dont il a très vite confié la présidence au député UMP Jean-Pierre Grand, pour lui-même se consacrer à la campagne menée en vue des présidentielles 2012.

Après l’échec qui l’a soldée, sa directrice Brigitte Girardin, avait appelé à voter Hollande.

À cet égard et dans une interview au journal Libération, Dominique de Villepin avait considéré que le candidat socialiste avait l’étoffe pour être président de la République. « Je crois que c’est un homme qui est capable de faire des synthèses…Nous avons besoin aujourd’hui d’équilibre dans notre pays. C’est la rude tâche qui est la sienne » avait-il déclaré.

Certes!