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Politique

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Genève, le Donbass et les autres

On se réjouit ici et là des accords signés à Genève entre les Occidentaux, Kiev et Moscou, ce 17 avril, soit.
Mais qu’en sera-t-il dans les faits quand on sait que Ioulia Timochenko, candidate à l’élection présidentielle du 25 mai prochain, demande l’aide militaire des Etats-Unis? 
http://french.ruvr.ru/news/2014_04_18/Ukraine-Timochenko-demande-laide-militaire-des-Etats-Unis-5589/
Et qu’en sera-t-il encore quand on sait aussi que l’Ukraine entend récupérer la Crimée comme l’a déclaré le ministre ukrainien des Affaires étrangères par intérim, Andrï Dechtchitsa? 
http://french.ruvr.ru/news/2014_04_18/LUkraine-entend-recuperer-la-Crimee-par-des-moyens-politiques-7502/
Dans ce sens, les protestataires du Sud-Est de l’Ukraine ont de quoi maintenir leur résistance et rappeler comment le pouvoir a été pris à Kiev et par qui.
Pour qui souhaite comprendre en quoi consiste le sens de leur détermination, il faut lire cet article:
http://www.lecourrierderussie.com/2014/04/donbass-hommes-est/

Politique

A Genève, l’Ukraine.

Ce 17 avril, les ministres des affaires étrangères russe, ukrainien, européen et américain se réunissent à Genève.
On annonce ces pourparlers entre Sergueï Lavrov, Andrij Dechtchitsa, Catherine Asthton et John Kerry comme difficiles. On va même jusqu’à en prédire l’échec.
C’est que la position russe déplaît.
Mieux, elle est le plus souvent présentée comme responsable de tous les maux de l’Ukraine et plus s’il en faut.
Certes, la manipulation de l’information semble devenue la règle sinon la norme pour bien des medias occidentaux.
Et se risque-t’on à évoquer d’autres points de vue que tous ont de fortes chances d’être taxés de propagande, russe, il s’entend.
Cependant pour qui souhaite se faire une idée de l’interview que le ministre des affaires étrangères russes a accordée, le 11 avril dernier à la chaîne de télévision Rossia 1,  en voici de larges extraits traduits en français par Le Courrier de Russie:
http://www.lecourrierderussie.com/2014/04/serguei-lavrov-partenaires-occidentaux/
Quant à la lecture de cet autre article publié ce 16 avril toujours par Le Courrier de Russie, elle ne manque pas d’intérêt non plus:
http://www.lecourrierderussie.com/2014/04/moscou-appelle-france-pas-accuser-russie-malheurs-ukrainiens/

Politique

Slaviansk, Kiev et le « terrorisme »

http://www.slavrada.gov.ua/?view=tourism.general

Jusqu’où ira Poutine, tel était l’intitulé d’une émission que la RTS avait consacrée à la crise ukrainienne, le 25 mars dernier.
Jusqu’où ira l’inversion des rôles, telle serait plutôt la question à poser et à se poser, tant l’information se construit et s’organise le plus souvent en son exact contraire.
En l’occurrence, ce jour à Slaviansk dans l’est de l’Ukraine, on a affaire à une agression du peuple par un gouvernement issu d’un coup d’Etat et on évoque la responsabilité de Moscou contre laquelle Kiev lance une « opération antiterroriste ».
La stratégie est connue et pratiquée par n’importe quel individu en mal de reporter sur autrui ce qui lui incombe à lui mais tout de même, les journalistes sont-ils à ce point liés qu’ils ne puissent plus exercer le moindre sens critique sinon leur libre arbitre pour commenter une actualité?
A souligner, ce soir, l’objectivité du reportage du 19:30 de la RTS tandis que France 2 -pour ne citer que cette chaîne de l’Hexagone- s’enferrait dans sa litanie habituelle visant la Russie.
Dans cette crise dramatique pour le peuple d’Ukraine, il serait bienvenu de marquer un peu plus de retenue avant de pointer en permanence Moscou sinon Poutine rendu responsable de tout ce qui dérange les intérêts manifestes des Etats-Unis et de leurs inféodés Européistes.

Politique

Ukraine, OTAN et (dés)info

L’information livrée par nombre de medias occidentaux selon laquelle l’OTAN aurait démontré une Russie prête à intervenir dès lors que près de 40.000 soldats auraient été photographiés par satellites le long de la frontière avec l’Ukraine a été démentie par Moscou.
La guerre des images ne date certes pas d’hier.
En l’occurrence, ici, c’est la crédibilité de l’Occident et de ses relais médiatiques empressés qui est mise à mal.
Mais ce n’est pas la première fois que la Russie relève l’exploitation faite de la présence de ses forces militaires à l’intérieur de ses terres et non contraires aux normes du droit international.
Ainsi et s’agissant des photos de l’OTAN, l’intérêt de les publier maintenant alors qu’elles ont été prises en août 2013 a sans doute dû être considéré opportun.
Car comme le relève la RTS, qui commente elle aussi cette « information », celle-ci intervient au moment où le président russe a prévenu Bruxelles et Kiev d’un risque de cessation possible des livraisons de gaz en cas de non règlement de la dette de l’Ukraine à la Russie.
http://fr.ria.ru/world/20140410/200948853.html

Economie, Politique

Obama mobilise, divise et devise

Obama a parlé.

Le 26 mars dernier, le président américain s’est adressé aux Européens pour les mobiliser. C’est un appel qu’il a lancé. Et cet appel vise à protéger les acquis démocratiques menacés, selon lui, par l’attitude de Moscou en Ukraine.

Quand Barack Obama s’exprime, il sait de quoi il parle.

Et toutes celles et ceux qui se sont rassemblés sur le Maïdan avec un idéal? Certes et sans doute pas celui des BHL et autres gouvernants accourus au chevet d’une révolution en marche.

Où est l’imposture?

Où est la démocratie qui bafoue des accords signés? Où est la propagande alors que du gaz de schiste attend d’être livré par les Etats-Unis?

Politique

Timochenko, un amour!

La femme à la tresse blonde, l’ancienne prisonnière à peine libérée et déjà sur le Maïdan, Ioulia Timochenko, oui, qu’on a vue assise dans son fauteuil roulant, la voici désormais armée de tendres sentiments pour défendre les intérêts de son peuple.
Un enregistrement a été diffusé d’un entretien téléphonique qu’elle a eu avec Nestor Choufritch, député du Parti des régions.
Si elle reconnaît les propos qu’elle a tenus, elle en conteste une partie toutefois.
Il n’en demeure pas moins vrai que la douceur et la bienveillance de ses intentions s’exprime sans équivoque.
Et l’Occident la soutiendrait? 


http://www.huffingtonpost.fr/2014/03/25/ioulia-timochenko-twitter-enregistrement-_n_5027086.html

Culture, Politique, Religions, société

Un monde, des mondes?

Ces fervents défenseurs de droits humains, souvent sinon toujours convaincus d’être du bon côté, celui du bien et de la raison seule raisonnante, sont étonnants.
Au nom de certitudes acquises, les voici en droit de distribuer prébendes et sanctions à tout comportement dont ils estiment qu’il ne relèverait pas de la démocratie.
Mais d’où s’expriment-ils pour avoir tant de certitudes?
Nombreux sont toutefois celles et ceux que le besoin de comprendre incite à observer avant de juger.
Dans le cadre des tensions qui opposent l’Occident à la Russie, il est impératif de maintenir une ouverture d’esprit.  Or celle-ci ne passe que par le dialogue.
Si certains l’ont compris, il en reste encore trop à camper sur l’arrogance de leurs positions.
Ne reste qu’à souhaiter que l’humilité et l’écoute de l’autre prévalent dans ce monde bleu comme aucune orange.

Histoire, Politique

Didier Burkhalter, à vous!

Cette année 2014 marque les 200 ans de relations diplomatiques entre la Suisse et la Russie. J’ai évoqué cet anniversaire ici-même dans un sujet consacré aux relations à entretenir entre les pays.

A cet égard et compte tenu des tensions qui animent et enveniment les relations entre la Russie et l’Occident, bien des regards se tournent vers Didier Burkhalter.

Président de la Confédération Helvétique pour cette année, tandis que la Suisse préside l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), un très beau rôle attend le Conseiller Fédéral.

En sa qualité de Chef du Département fédéral des Affaires Etrangères et en tant que Président d’un pays nommé à la tête de l’OSCE, Didier Burkhalter se situe face à un enjeu majeur.

Nul doute qu’il sait évaluer le défi face auquel il se trouve.

Ne reste, dès lors, qu’à souhaiter voir honoré par son action, tout citoyen suisse ou du monde, concerné par la crise en Ukraine.

Politique

Darius Rochebin, pardonnez-moi

J’ai beaucoup d’estime pour Darius Rochebin, journaliste et présentateur du journal télévisé de la Radio Télévision Suisse romande appelé aussi le 19:30.
J’en ai aucune, par contre, pour l’invité qu’il a accueilli sur le plateau de son émission Pardonnez-moi diffusée ce dimanche 16 mars 2014.
Le choix opéré par Darius Rochebin de convier sur son plateau Bernard Kouchner aurait-il eu des raisons qui auraient échappé à sa raison?
Le fait est que le sens critique du journaliste, souvent à l’oeuvre pour commenter l’actualité, semble bel et bien avoir été malmené par le besoin de s’entretenir avec cet ancien ministre des affaires étrangères de Nicolas Sarkozy.
Darius Rochebin a rappelé les 23 pages consacrées par Wikipedia à Bernard Kouchner qui, dans sa grande modestie ou son dégoût de lire ce qui s’écrit sur lui, a botté en touche.
Darius Rochebin a du talent. En l’occurrence, on peine à comprendre celui qui serait à saluer dans cette prestation télévisée diffusée sur la chaîne publique qu’est la RTS.
 
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2013/08/18/l-eclat-de-rire-du-french-doctor-et-la-maison-jaune1-253437.html

Economie, Histoire, Politique

Crimée sans châtiment

A la veille du référendum qui se tiendra dimanche 16 mars en Crimée, les avis et autres appréciations de la situation vont bon train.

Il est normal de s’interroger, de tenter de comprendre sinon de trouver à expliquer ou à analyser une situation complexe.

Force est de constater que certains politiciens ou autres chroniqueurs et journalistes occidentaux se lancent sans hésiter dans moult considérations de tous ordres pour s’ériger en censeurs et en juges.

Sans jamais remettre en perspective ni en cause leur approche de la crise ukrainienne, ils énoncent leurs propos à tout va et livrent leurs points de vue.

Certes, la liberté d’expression est un principe respectable et c’est en son nom que l’affrontement des idées s’opère.

Cependant, lorsqu’une idéologie qui n’a plus besoin de se définir tant elle semble dire qu’elle est là pour le bien, la raison et le droit, ne cesse de s’auto-proclamer seule garante de valeurs universelles, la perplexité doit être de mise.

Car non, la Russie n’a pas tout faux.