Insolite, est-ce vraiment le bon terme pour qualifier, comme Gala s’y emploie dans l’image prise en capture d’écran ci-dessus, la nouvelle affaire qui saisit l’Hexagone?
Voici qu’une histoire de photo postée sur Twitter avec Florian Philippot mangeant du couscous crée un quasi séisme politico-médiatique.
La non information que constitue le repas pris par le vice-président du Front National n’est pas le propos, ici. Ce sont bien plutôt ses conséquences qui en disent long sur la déliquescence d’un certain milieu.
Car il est désormais carrément question de couscousgate!
Une simple recherche sur Google indique le nombre de sites qui relaient cette affaire qui, avec un peu de chance risque bien d’entrer dans les annales de l’Histoire.
La France aimerait la polémique, se dit-il. Vraiment?
société
Quand le Président tchétchène Ramzan Kadyrov est soudain bienvenu pour dire ce qu’il pense d’une icône malmenée
Quand, soudain, Raman Kadyrov devient une référence, c’est à signaler, tandis qu’il passe plutôt pour un persécuteur de la communauté homosexuelle de son pays…
Que ne trouve-t-on pour appuyer des thèses qui tiennent tant à coeur. Voici qu’on se mobilise, qu’on informe sur le sort des Rohingyas dont on s’émeut du génocide qui serait en cours.
Rien à dire, sur le plan humain, toute action en faveur de droits bafoués est digne d’être menée.
Dans ce cas, ce n’est pas elle qui est discutée, ici. Mais la manière très choisie de se dresser comme pas un pour en parler quand tant d’autres sont passées sous silence.
Bien sûr que l’antienne est connue, on ne peut pas prendre sur soi le sort du monde entier. Dans ce cas, disons-le au lieu de sans cesse trier qui a droit à l’information et pas. Au moins, ainsi, les choses et les partis pris seront exposés de manière claire et sans ambiguïté.
Parce que de génocide, il a aussi été question ici mais, semble-t-il, avec un moindre souci de ladite communauté internationale.
capture d’écran Figarovox
Tandis que des familles, des vies entières sont dévastées par telle ou telle condition météorologique, par telle ou telle situation politique, voici ce que l’avenir réserve aux plus évoluées de nos sociétés si elles en sont.
Cet interview est celle d’un biologiste qui décrit ce qui attend les générations à venir.
A chacune et à chacun sa vision de la vie, de l’enfant et de la famille pour qui en a une, plusieurs ou aucune. Le fait est qu’à force de reculer les frontières du possible, on ne crée jamais que de nouvelles opportunités auxquelles seront associés de nouveaux maux.
Mais si l’avenir de la science le veut, si les pouvoirs politiques en place y sont favorables, il va de soi que l’argumentation saura accompagner cet avenir humain qui se dessine.
Il est tout de même piquant de relever qu’on sait, lorsqu’il le faut, brandir un enfant maltraité ou autant de populations malmenées pour sensibiliser alors que par le même temps, les mêmes pouvoirs à l’oeuvre s’attachent à fabriquer une humanité hors sol dont la descendance aura à partager des conséquences génétiques encore inconnues.
Il s’est publié et dit beaucoup sur les ravages à Saint Martin et à Saint Barthélémy. On a aussi voulu comparer la gestion de la partie néerlandaise à celle de la partie française or il semble ne pas y avoir de grande différence entre elles.
Que la douleur d’habitants qui ont tout perdu soit vive, difficile de ne pas le comprendre. Que la visite d’Emmanuel Macron sur place ait été diversement appréciée est tout aussi compréhensible.
Et ce n’est pas une nuit passée sur un lit de camp qui changera quoi que ce soit, il le sait, il a bien dit que pour lui, il ne s’agissait là que d’une seule nuit. La mise en scène, néanmoins, n’a pas échappé.
Quant au pont aérien français que le Président a évoqué dans sa conférence de presse, non, il n’est pas l’un des plus grands depuis 1945. L’Express revient sur ce propos présidentiel en termes plutôt aimables et, de fait, sans polémique.
Nombre de personnalités, entre autre politiques, s’y sont assez prêtées non sans résultat, apparemment puisqu’une enquête parlementaire devrait être ouverte sur la gestion de cette catastrophe. Emmanuel Macron s’y est dit favorable mais au bon moment….
Comprenne qui pourra l’expression d’une pensée complexe, rappelons-le.
Aujourd’hui, tandis que la France affronte grèves et désolation dans ses Outre-mer, son Président n’a revêtu aucune tenue susceptible de l’identifier à ses compatriotes.
Lui qui aime à endosser tel ou tel habit de circonstance, le voici dans celui de Président déterminé à faire face.
Non seulement aux syndicats mais aux critiques qui visent la gestion de l’ouragan par son gouvernement.
Il s’est exprimé de manière ferme, souhaitons le plus vivement possible que les mesures qu’il a énoncées entrent au mieux en vigueur.
Il va de soi que vivre une catastrophe sur place ou en parler tandis qu’on vient après coup provoque un décalage tel que l’incompréhension et le sentiment d’abandon ressentis par les victimes ne peuvent qu’avec peine se voir apaisés.
Les mots ont leur poids mais les maux ne s’en laissent parfois pas aussi bien conter…
Depuis Athènes où il s’est rendu en visite, Emmanuel Macron a fait usage d’un terme aux résonances diversement perçues.
Ci-dessus en illustration, le dessinateur de presse Frédéric Deligne y a mis sa touche habituelle d’humour. Mais bien avant lui, le peintre Vincent van Gogh s’est exprimé sur le sujet dans une des lettres qu’il a adressées à son frère Theo de manière quasi quotidienne, dix-huit ans durant.
L’extrait qui suit m’a été envoyé en commentaire par un des intervenants de ce blog. Il a tenu à rester anonyme mais s’est réjoui de voir publiée et portée à réflexion, ici, cette citation tirée des Lettres à son frère Théo de Vincent van Gogh:
Il y a celui qui est fainéant par paresse et lâcheté de caractère, par la bassesse de sa nature, tu peux si tu juges bon me prendre pour un tel.
Puis il y a l’autre fainéant, le fainéant bien malgré lui, qui est rongé intérieurement par un grand désir d’action, qui ne fait rien, parce qu’il est dans l’impossibilité de rien faire puisqu’il est comme en prison dans quelque chose, parce qu’il n’a pas ce qui lui faudrait pour être productif, parce que la fatalité des circonstances le réduit à ce point; un tel ne sait pas toujours lui-même ce qu’il pourrait faire, mais il sent par instinct: pourtant je suis bon à quelque chose, je me sens une raison d’être! Je sais que je pourrais être un tout autre homme! A quoi donc pourrais-je être utile, à quoi pourrais-je servir? Il y a quelque chose au dedans de moi, qu’est-ce que c’est donc?
Rappelez-vous, c’était il y a à peine plus de trois mois, lors du G20. Le Président français s’était exprimé sur le terrorisme et avait estimé qu’on ne pouvait pas lutter contre lui sans action résolue contre le réchauffement climatique.
L’association établie par Emmanuel Macron avait suscité d’innombrables commentaires.
Le fait est qu’à Saint-Martin, c’est contre le banditisme et le pillage qu’on se bat tandis que le porte-parole du gouvernement s’exprime pour réagir à la polémique qui enfle.
Sur les réseaux sociaux, des personnes sur place font part de ce qu’elles vivent. Leur point de vue sur la situation est, parfois, aux antipodes de celui qui est diffusé par les médias mainstream.
Comme souvent, les uns et les autres s’accusent de désinformer. Qu’il s’agisse de pilleurs ou de personnalités en vue, qui profite de qui et de quel désespoir?
Quoi qu’il en soit, Emmanuel Macron avait raison, sans action résolue contre le réchauffement climatique, on ne peut pas lutter contre le terrorisme.
Reste à savoir de quel terrorisme il s’agit.
France, loi sur la moralisation de la vie politique validée et M’jid El Gerrab reste député…
La loi sur la moralisation de la vie politique, portée un temps par le ministre de passage que fut François Bayrou, vient d’être validée par le Conseil Constitutionnel.
Et la Garde des Sceaux de se féliciter de ce grand pas accompli pour renforcer l’éthique et la transparence publiques.
Très bien mais suffit-il, dans ce cas, de démissionner du parti LREM comme s’y est employé M’jid El Gerrab pour ne pas se sentir concerné par ladite loi de moralisation de la vie politique?
Après avoir agressé à coups de casque son collègue Boris Faure, qu’à cela ne tienne, il quitte son ancien parti mais reste député. Et comme tout député doit nécessairement être membre d’une commission permanente, il a été transféré de celle des Finances à celle de la Défense.
Cela serait, paraît-il une rétrogradation.
Au-delà du fait qu’il risque de se retrouver dans un milieu peut-être plus adapté à la violence dont il a fait preuve envers Boris Faure désormais sorti de l’hôpital, le problème n’est pas pour autant réglé.
Si quelques coups portés à la tête d’un individu ne valent aucune sanction d’exclusion du parlement, la vie publique et politique française désormais légalisée sous le sceau da la moralisation n’a pas fini de nous réserver de nouvelles surprises…
BFMTV, chaîne de télévision qui n’a jamais caché sa sympathie et plus encore, son soutien au candidat Macron lors de la campagne pour la présidentielle de mai dernier fait part, sur son site, d’un article du New York Times qui serait bien peu flatteur pour le Président français.
Est-ce à dire qu’il faille considérer ce site français comme soudain objectif? Ou alors, estimer l’article du célèbre quotidien états-uniens comme abusif?
Difficile de s’y retrouver et même, est-ce si important quand on sait comment François Hollande a, pour sa part et assez vite, vécu son quinquennat sous la critique jamais avare d’amabilités.
Avant lui, Nicolas Sarkozy n’a pas non plus été épargné, au point que son successeur a bénéficié d’autant de dégât d’image auprès d’un électorat dont il a souvent été dit qu’il votait contre et non pas pour.
Tel a aussi été, en partie, le cas d’Emmanuel Macron qui, sans Marine Le Pen face à lui, aurait eu un score sans doute différent au second tour de l’élection.
On le sait, son seul rival réel était François Fillon que d’aucuns se sont chargés d’éliminer avant l’heure.
A avoir surfé sur la vague du dégagisme, l’actuel Président français s’est taillé une place qu’il lui appartient désormais d’honorer. Il lui reste encore un peu plus de quatre ans si la France le veut bien…
Le jour J de la publication du dernier roman de Philippe Besson est arrivé. Les magazines et autres sites y vont de leurs extraits pas si choisis que cela car ils se ressemblent à peu près tous.
Cet article de Gala, signé Louise Beliaeff et paru le 30 juin dernier, parle du livre en question alors qu’on n’en sait encore rien.
On comprend qu’à ce moment-là, l’ouvrage de Philippe Besson est perçu d’une manière telle que ce qui y sera révélé ne continuera qu’à façonner davantage encore la stature présidentielle d’Emmanuel Macron.
Inutile, donc, de s’emballer ou de s’émouvoir de tel ou tel propos tenu par le couple ami de l’écrivain à l’égard de l’une ou l’autre des personnalités de la vie politique, médiatique et intellectuelle concernées.
Tout est sans doute assumé pour reprendre un verbe que le Président français affectionne, semble-t-il vu le nombre de fois déjà qu’il l’a employé pour revendiquer une décision ou un avis donné.
Dans ce cas et si le public s’y laisse prendre, Un personnage de roman de Philippe Besson a son avenir aussi assuré que son personnage, fût-il de roman ou non.
