Depuis quelques jours sinon plus encore, on nous répète que les Catalans sont divisés, que les discussions sinon les disputes au sein même des familles sont vives et d’aucuns n’hésitent pas non plus à évoquer la guerre civile ou du moins faire planer sa menace.
Mais qu’en est-il vraiment tandis qu’on a droit à un pugilat entre Madrid et Barcelone?
Selon la seconde, la première abuse de son pouvoir, selon la première, la seconde agit en dehors des lois fixées par la Constitution. Ainsi campées sur leurs positions, les deux se renvoient chacune la balle.
Mais enfin, quand un pouvoir dépend d’un autre qui lui demande des comptes, cela relève de la seule logique constitutionnelle. Or si celle-ci est bafouée, on est dans l’illégalité.
Et là où le bât blesse, c’est que, de ce qui nous est rapporté, quelques étapes manquent. Entre autre le fait que la Constitution de la Catalogne elle-même n’a pas été respectée lors du vote de ce referendum au parlement.
Et puis, quand La Vangardia révélait, l’an dernier que le charismatique financier Sorros se mêlait de ce qui semble le regarder, on comprend que le but est de déstabiliser autant la Catalogne que l’Espagne et plus encore, l’Europe entière.
En soutenant des régions pour les appeler à se soulever contre le pouvoir central dont elles dépendent, c’est le démantèlement des Etats qui est visé.
société
Les Françaises et les Français qui ont élu le candidat promu à un bel avenir -enfin, souhaitons-le lui ne serait-ce que pour le pays qu’il préside et qu’on ne voudrait pas voir se déchirer- toutes ces personnes donc qui ont rejeté les économies drastiques que préconisait François Fillon pour préférer les promesses du jeune futur premier vont être contentes.
Car après les économies déjà annoncées ici et là, en voici une autre. Elle concerne le forfait hospitalier qui passera de 18 à 20 euros par jour en 2018.
2 euros de plus ou de moins, pour qui s’offre les frais d’une maquilleuse à 26’000 euros pour trois mois, ne comptent pas, on l’a bien compris. Ce d’autant qu’il y aurait eu urgence, selon l’Elysée qui a admis ces frais.
Quant à celles et ceux qui n’ont plus même de quoi vivre décemment, inutile de dire que 2 euros de plus ou de moins ne risque pas d’y changer quoi que ce soit. Mais bon, ils ont sans doute dû se montrer très fainéants pour en être arrivés à ne plus pouvoir assurer leur existence…
François Fillon a été écarté de la course à la présidentielle grâce à ce qu’il a appelé une justice TGV. La marche assurée du candidat promu d’avance alors que lui faisait face Marine Le Pen a pu ainsi se régler au pas de charge, de l’oie ou cadencé, à choix.
Tandis que le Président français s’exaltait à la Sorbonne, la Justice de son pays a estimé qu’une enfant de onze ans, abordée par un homme de vingt-huit ans qui va lui apprendre à embrasser ou plus n’a pas été victime de viol.
Alors, oui, se projeter vers un avenir européen, c’est bien mais se rappeler qu’il se joue à tous les niveaux de la société civile serait aussi bien.
On songe au poète et à sa vision de la femme comme avenir de l’homme. Il n’avait sans doute pas prévu qu’elle devrait inclure, un jour, la tolérance à son harcèlement et à l’abus de son innocence.
Cependant voilà, le Président a d’autres soucis, il veut aussi aider les victimes de guerres dont les responsables sont pointés du doigt pour être, un jour, jugés.
Emmanuel Macron l’a dit dans son discours à l’ONU, il a entendu, par exemple, Bana, citoyenne d’Alep et d’autres auxquels il a su prêter l’oreille.
A quelle fin plus utile que celle de se soucier de tant de celles que compte son propre pays?
A moins que le Président de la République n’ait fait pression sur la Ministre du Travail, c’est elle qui, en rompant une promesse, trahit les siennes.
Mieux vaut être victime de discrimination que de harcèlement comme le démontrent ces trois points cités dans cet article de FRANCEINFO.
Le détail a son importance tant on sait les efforts multiples sinon démultipliés consentis à la lutte contre la discrimination.
Raciale, religieuse, entre autres mais non sans préférences, quand on sait la considération apportée à la christianophobie, grande absente du plan d’Etat français.
Cela va, d’ailleurs de pair avec le peu de considération également apportée au sort de femmes chrétiennes violées jusqu’à trente fois par jour par les islamistes.
Alors, c’est bien, d’être à l’écoute de tant de victimes comme s’est dit l’être Emmanuel Macron à la tribune de l’ONU.
C’est aussi bien de se rappeler que le pays qu’il préside attend de sa part la même considération que celle qu’il distribue avec autant d’altruisme ailleurs.
Emmanuel Macron, la France l’intéresserait davantage qu’elle n’intéresserait les journalistes?
La culture française n’existe pas, la Guyanne serait une île, les Français seraient des fainéants, sans compter ceux qui ne seraient rien, autant de manières d’apprécier le pays qu’Emmanuel Macron a été appelé à présider.
Certes élu a minima, mais élu tout de même, qui représente-t-il tandis qu’il nie la culture de ses citoyens, ignore la géographie et méprise les plus désemparés et démunis?
A Genève, sur la façade d’un grand magasin construit dans les années 1960 à l’emplacement de l’une des maisons où a vécu Jean-Jacques Rousseau, figure en sa mémoire cette citation:
Mon père, en m’embrassant, fut saisi d’un tressaillement que je crois sentir et partager encore: Jean-Jacques, me disait-il, aime ton pays.
On ignore quel amour de son pays a porté Emmanuel Macron à en briguer la fonction suprême tandis qu’il n’en est pas à sa première déclaration pour en déconsidérer le peuple qui, bon an mal an, l’a porté au pouvoir.
Quant à sa relation très particulière aux journalistes, cet article de L’Express nous explique ce qu’il en est.
Insolite, est-ce vraiment le bon terme pour qualifier, comme Gala s’y emploie dans l’image prise en capture d’écran ci-dessus, la nouvelle affaire qui saisit l’Hexagone?
Voici qu’une histoire de photo postée sur Twitter avec Florian Philippot mangeant du couscous crée un quasi séisme politico-médiatique.
La non information que constitue le repas pris par le vice-président du Front National n’est pas le propos, ici. Ce sont bien plutôt ses conséquences qui en disent long sur la déliquescence d’un certain milieu.
Car il est désormais carrément question de couscousgate!
Une simple recherche sur Google indique le nombre de sites qui relaient cette affaire qui, avec un peu de chance risque bien d’entrer dans les annales de l’Histoire.
La France aimerait la polémique, se dit-il. Vraiment?
Quand le Président tchétchène Ramzan Kadyrov est soudain bienvenu pour dire ce qu’il pense d’une icône malmenée
Quand, soudain, Raman Kadyrov devient une référence, c’est à signaler, tandis qu’il passe plutôt pour un persécuteur de la communauté homosexuelle de son pays…
Que ne trouve-t-on pour appuyer des thèses qui tiennent tant à coeur. Voici qu’on se mobilise, qu’on informe sur le sort des Rohingyas dont on s’émeut du génocide qui serait en cours.
Rien à dire, sur le plan humain, toute action en faveur de droits bafoués est digne d’être menée.
Dans ce cas, ce n’est pas elle qui est discutée, ici. Mais la manière très choisie de se dresser comme pas un pour en parler quand tant d’autres sont passées sous silence.
Bien sûr que l’antienne est connue, on ne peut pas prendre sur soi le sort du monde entier. Dans ce cas, disons-le au lieu de sans cesse trier qui a droit à l’information et pas. Au moins, ainsi, les choses et les partis pris seront exposés de manière claire et sans ambiguïté.
Parce que de génocide, il a aussi été question ici mais, semble-t-il, avec un moindre souci de ladite communauté internationale.
capture d’écran Figarovox
Tandis que des familles, des vies entières sont dévastées par telle ou telle condition météorologique, par telle ou telle situation politique, voici ce que l’avenir réserve aux plus évoluées de nos sociétés si elles en sont.
Cet interview est celle d’un biologiste qui décrit ce qui attend les générations à venir.
A chacune et à chacun sa vision de la vie, de l’enfant et de la famille pour qui en a une, plusieurs ou aucune. Le fait est qu’à force de reculer les frontières du possible, on ne crée jamais que de nouvelles opportunités auxquelles seront associés de nouveaux maux.
Mais si l’avenir de la science le veut, si les pouvoirs politiques en place y sont favorables, il va de soi que l’argumentation saura accompagner cet avenir humain qui se dessine.
Il est tout de même piquant de relever qu’on sait, lorsqu’il le faut, brandir un enfant maltraité ou autant de populations malmenées pour sensibiliser alors que par le même temps, les mêmes pouvoirs à l’oeuvre s’attachent à fabriquer une humanité hors sol dont la descendance aura à partager des conséquences génétiques encore inconnues.
Il s’est publié et dit beaucoup sur les ravages à Saint Martin et à Saint Barthélémy. On a aussi voulu comparer la gestion de la partie néerlandaise à celle de la partie française or il semble ne pas y avoir de grande différence entre elles.
Que la douleur d’habitants qui ont tout perdu soit vive, difficile de ne pas le comprendre. Que la visite d’Emmanuel Macron sur place ait été diversement appréciée est tout aussi compréhensible.
Et ce n’est pas une nuit passée sur un lit de camp qui changera quoi que ce soit, il le sait, il a bien dit que pour lui, il ne s’agissait là que d’une seule nuit. La mise en scène, néanmoins, n’a pas échappé.
Quant au pont aérien français que le Président a évoqué dans sa conférence de presse, non, il n’est pas l’un des plus grands depuis 1945. L’Express revient sur ce propos présidentiel en termes plutôt aimables et, de fait, sans polémique.
Nombre de personnalités, entre autre politiques, s’y sont assez prêtées non sans résultat, apparemment puisqu’une enquête parlementaire devrait être ouverte sur la gestion de cette catastrophe. Emmanuel Macron s’y est dit favorable mais au bon moment….
Comprenne qui pourra l’expression d’une pensée complexe, rappelons-le.
Aujourd’hui, tandis que la France affronte grèves et désolation dans ses Outre-mer, son Président n’a revêtu aucune tenue susceptible de l’identifier à ses compatriotes.
Lui qui aime à endosser tel ou tel habit de circonstance, le voici dans celui de Président déterminé à faire face.
Non seulement aux syndicats mais aux critiques qui visent la gestion de l’ouragan par son gouvernement.
Il s’est exprimé de manière ferme, souhaitons le plus vivement possible que les mesures qu’il a énoncées entrent au mieux en vigueur.
Il va de soi que vivre une catastrophe sur place ou en parler tandis qu’on vient après coup provoque un décalage tel que l’incompréhension et le sentiment d’abandon ressentis par les victimes ne peuvent qu’avec peine se voir apaisés.
Les mots ont leur poids mais les maux ne s’en laissent parfois pas aussi bien conter…
