Comment se situer dans un contexte mondial qui n’a pas vraiment de quoi rassurer, la question ne se pose pas pour toutes et tous.
Tout cela peut paraître normal, au regard de la diversité de la nature humaine. Certes mais au-delà de tels constats, matière à réflexion il y a.
Car sans verser dans le catastrophisme, certains signes ne trompent pas qui sont relevés par tel ou tel observateur. Voici, en l’occurrence, le regard que porte le Général Jean-Bernard Pinatel sur l’hypothèse d’une troisième guerre mondiale.
Comme évoquée sur le précédent sujet de ce blog, la désinformation à la faveur de laquelle, on ne s’en rappelle que trop bien, la guerre en Irak a pu être menée, est relevée par le Général de brigade français.
Etre conscient de ce fait est une chose mais quand on sait comment celles et ceux qui tentent de dénoncer des abus sont aimablement priés de se taire, au mieux, discrédités, on a de quoi rester perplexe et c’est peu dire.
A Versailles, ce 3 juillet, le Président français a tenu un discours de plus d’une heure et s’est à plusieurs reprises référé à l’amour partagé de la France.
Puisse ce sentiment invoqué unir non pas contre un ennemi façonné selon certains arrangements ou autres intérêts mais bel et bien au nom du respect des peuples et de leur souveraineté!
société
Une grande figure de la vie politique française, mais bien plus que cela encore, nous a quittés, ce vendredi 30 juin.
Simone Veil, chacune et chacun en retiendra ce qui lui chaut et il ne s’agit pas, là, de dresser quelque panégyrique que ce soit.
On sait la propension humaine à ne plus trouver au défunt que des qualités. On sait aussi l’empressement d’esprits moins conciliants à noircir le tableau.
Le départ d’un être qui a marqué laisse rarement indifférent, sinon quelques blasés ou revenus de tout. Il en est, bien leur en prenne.
En octobre 2014, Laurent Delahousse avait consacré un magazine à Simone Veil qui sera rediffusé ce soir, sur France 2 à 20:55.
Hommage soit rendu, ici, à une femme au destin d’exception.
Et voici que ce journaliste de l’Obs s’indigne et le terme est sans doute bien en-deça de l’émotion qui le saisit tandis que France 3 ose diffuser le documentaire qu’Oliver Stone a consacré à Vladimir Poutine.
Aïe, le téléspectateur doit absolument savoir qu’il va être soumis à une opération de propagande en règle tandis que depuis si longtemps on met tout en oeuvre pour démontrer qui est le président russe et comment il tient son pays d’une main de fer.
On reproche à Oliver Stone de laisser s’exprimer Vladimir Poutine, alias le Tsar sans lui opposer la moindre controverse.
On évoque le complot, au sujet de l’Ukraine, on ment, bref le signataire de l’article semble vraiment au fait!
A tout hasard et s’agissant précisément de ce Maïdan cité par Vincent Jauvert, celui-ci fait peu cas des propres déclarations de l’ex-Président états-uniens.
Pour le reste et si ce journaliste ignore ce qu’il en est de certains plans bien établis, voici de quoi, peut-être, lui rafraîchir la mémoire
Ce ne sont là que quelques remarques parmi tant d’autres qui ont été publiées sur ce blog.
Inutile d’idolâtrer le Kremlin pour les émettre, il suffit juste de refuser un point de vue qui ne vise rien de constructif mais diabolise.
En ce 25 juin, le site Europe1 le JDD nous apprend pourquoi la fraîchement nommée et désormais ex-ministre Sylvie Goulard aurait quitté le gouvernement.
Doit-elle être félicitée d’avoir pris cette décision?
Ou, au contraire, blâmée?
La question devrait plutôt porter sur le fait de savoir comment, après tant d’heures passées à vérifier que chaque ministre réponde aux exigences posées par la loi de moralisation de la vie politique, comment donc, Sylvie Goulard a pu y être considérée conforme.
Alors qu’on lise, dans l’article de Laurent Valdiguie, que Macron était furieux a tout de même quelque chose d’assez piquant.
Certes et à sa décharge, il n’est pas le chef du gouvernement, juste celui des Armées… et de l’Etat ou l’inverse.
Une journée particulière est le titre français d’un film d’Ettore Scola. Il est aussi celui d’un ouvrage d’Anne-Dauphine Julliand.
Dans le premier, il est question de la rencontre de deux êtres le jour de la visite rendue par Adolph Hitler à Benito Mussolini à Rome, le 8 mai 1938.
Dans le second, il est fait référence au 29 février, jour de naissance d’une enfant atteinte de maladie génétique orpheline de laquelle elle succombera moins de quatre ans plus tard.
Un même titre pour deux histoires qui n’ont donc rien à voir l’une avec l’autre.
Dans le film d’Ettore Scola, c’est la condition des homosexuels et des femmes sous le fascisme que l’on découvre quand dans le livre d’Anne-Dauphine Julliand, c’est le cours irréversible de la maladie qui fauche la vie de sa fille.
Aussi, ces deux histoires, racontées dans une référence temporelle bien définie, la débordent-elles de toutes parts.
Un même titre pour dire la fatalité, un même titre pour masquer l’ampleur de sa perception.
Avec tout le respect qu’impose le parcours de cet élu de la 6e circonscription des Français de l’étranger à laquelle j’appartiens, il n’est pas interdit de rester plus que perplexe quant à l’usage qu’il fait du vocabulaire.
A la question de Jean-Jacques Bourdin, de savoir ce qu’il pense de l’affaire Ferrand, Joachim Son-Forget se fend d’une réponse entre éléments de langage et évocation de débat philosophique un peu complexe.
Et le voici qui ose, il fallait tout de même y songer, le voici donc qui lance qu’on ne doit pas avoir un retour de la morale car c’est le début de la charia.
Même si le député s’excuse d’utiliser un peu des grands mots, il a tout de même estimé qu’ils avaient leur place dans le sujet.
Or quand on songe aux victimes de la charia, on se dit que cet élu serait bien inspiré de réviser son lexique à défaut de ses connaissances en la matière.
Car non seulement il s’agit là d’une erreur d’appréciation de sa part mais aussi sinon surtout d’une évidente faute de goût envers toutes celles et ceux qui ont subi la charia.
capture d’écran RTS
Effets collatéraux ou pas d’une émission de la RTS sur le terrorisme, depuis sa diffusion, une alerte à la bombe a été signalée à Genève, qui a bloqué la gare Cornavin, une crise de panique s’est emparée d’un homme qui a hurlé Allahu Akbar dans le métro à Lausanne et un personnage clé du djihadisme a été arrêté à Meyrin, dans le canton de Genève encore.
Bien sûr qu’on peut voir à cette série d’événements que pures coïncidences.
Il n’en demeure pas moins vrai qu’à force de répéter en boucle qu’on va continuer de sortir en terrasse et qu’on n’a pas peur, autant d’actes perpétrés ici et là et de manière récurrente ne peuvent laisser indifférent.
Qui plus est, la médiatisation recherchée par les terroristes ne reste, elle non plus, pas sans effets.
Le cas de ce jeune homme, évoqué ici-même, qui a volontairement foncé avec sa voiture sur un rival pour le tuer, témoigne d’une méthode qui commence à se faire connaître.
Pour le reste, nous expliquer que l’on meurt davantage de tel ou tel problème que du terrorisme est tout simplement nier l’idéologie qui le sous-tend. C’est relativiser et mettre au même niveau ce qui est impossible à comparer sinon par le résultat, la mort.
C’est, de fait, annuler toute distinction entre des maux et leurs raisons d’être.
capture d’écran Twitter
Qu’un éminent journaliste commente l’abstention comme s’y est employé Alain Duhamel sur LCI laisse perplexe.
Et encore, le terme est choisi, il n’est pas poli.
Car Alain Duhamel a, jusque là, le plus souvent su proposer des analyses de haut niveau. Partagées ou non, elles n’étaient pas le fait d’un incompétent quelconque.
C’est pourquoi l’expression de pareil point de vue sur l’abstention interpelle. Car on n’est pas dans le questionnement, on est dans l’affirmation.
On n’est pas en quête d’explications, on est dans l’assertion catégorique.
A définir ainsi l’abstention, Alain Duhamel se pose en juge et censeur d’un peuple tout entier.
Est-ce vraiment là la tâche d’un éditorialiste?
La question reste ouverte.
La méthode semble désormais devenue tristement récurrente. Un véhicule fonce sur des passants pour les tuer.
En cette nuit du 18 au 19 juin, c’est un groupe de fidèles musulmans qui a été visé.
Les interprétations et les réactions à de tels actes ne manquent pas, la question du sens à leur donner animent débats et polémiques.
En commentaire à cet article, il est question de guerre que des armées régulières ne se livreraient plus, remplacées qu’elles seraient, désormais, par des civils.
Quoi qu’il en soit et quelles que soient les forces qui agissent, la manière semble s’installer.
Aurait-elle, même, fait des émules dans ce règlement de compte personnel? Poser la question n’est pas y répondre.
C’est interroger l’impact d’une méthode.
Dans le cadre d’un reportage diffusé sur France2, ce 17 juin, des proches de victimes de l’incendie qui a ravagé la tour Grenfell s’exprimaient.
Ce père, d’Italie, raconte comment sa fille Gloria avait trouvé à Londres un bon travail avec un salaire correct, c’est le destin, conclut-il.
Cette femme, se dit en colère mais ajoute qu’elle ne peut rien faire. Elle compte six membres de sa famille disparus dans la tour qu’elle regarde, tous les jours…
Cinquante huit personnes sont actuellement considérées comme mortes.
Un événement pareil est bien davantage qu’une « tragédie » aussi « épouvantable » soit-elle, pour reprendre les termes de Theresa May.
Un événement pareil ne relève pas du hasard. Il a des raisons. Des responsabilités sont en cause.
Cet événement ne tient d’aucune fatalité sinon de celle qu’on a bien voulu le laisser suivre.
