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Politique, Religions, société

« Les agents de l’Etat devraient pouvoir porter le voile »

La Socialiste Sandrine Salerno, alors Maire de Genève et qui participait à une manifestation pour condamner les violations des droits humains fondamentaux en Russie, se bat, en ce moment à Genève, pour l’égalité salariale entre hommes et femmes.

Très bien. Sauf que toutes et tous ne le voient pas ainsi.

Car l’argument de l’égalité salariale évoqué par Madame la Conseillère Administrative de la Ville de Genève vaut, à ses yeux, pour toutes les femmes, y compris celles qui porteraient le voile.

Ainsi estime-t-elle que les agents de l’Etat devraient pouvoir porter le voile.

A l’évidence, Madame Salerno, pas trop regardante sur la protection de mineurs telle que le stipule la loi contre laquelle elle a manifesté, ne l’est pas non plus sur l’appartenance religieuse affichée.

Exprimer son mécontentement face à une loi qui protège la jeunesse de pratiques sexuelles orientées et défendre le port du voile par les agents de l’Etat révèle les valeurs de cette élue.

société

Multiculturalisme

La France face à ses contradictions, voici un article qui nous en donne un exemple éloquent.
L’article est signé par Yves Morel, connu pour son appartenance au Parti Radical de Gauche dont il a traité de l’histoire dans un ouvrage paru en 2015:
http://a-rebours.ouvaton.org/?Histoire-Relire_l_histoire_des_radicaux
Quoi qu’il en soit, le point de vue qu’il expose dans le Quotidien Royaliste Lafautarousseau illustre dans quel embrouillamini se perçoit l’image de la femme dans l’actuelle France républicaine:
http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2016/05/02/mode-vestimentaire-musulmane-et-si-nous-en-tirions-un-enseig-5796561.html
Autant de contradictions pointées par Yves Morel en relation avec les postures prises par nombre de personnalités françaises, révèle la complexe relation qui existe entre intérêts et valeurs à défendre.
La question culturelle est le plus souvent traitée dans le cadre d’un multiculturalisme auquel n’ont de cesse de nous convier édiles et autres élites quand elles ne l’imposent pas de fait.
Certes, l’échange entre cultures est une richesse, qui le nierait?
Mais la cohabitation de références et de valeurs aussi divergentes que celles qui visent, en l’occurrence, la femme, reste un véritable défi.
Et les indignations de certaines et de certains n’y changeront rien tandis qu’ils ont été incapables de saisir ce qu’implique la confrontation de cultures sur un même sol, français, ici et en l’occurrence.
Mais la contradiction ne semble pas déranger ces passionarias et autres parangons de la République et de ses fondamentaux, plus enclins à la polémique qu’à la révision de leurs positions.

Politique, Religions, société

« Enfants de Dieu »

En ces temps où le multiculturalisme est prôné comme valeur à respecter, voici de quoi méditer:

Qui est vraiment le Pape François ?


Cet article, paru sur le blog de Guillaume Faye*, met en cause le Pape François.
A lire le propos et les arguments exposés par l’auteur, c’est la question de l’appartenance religieuse qui interpelle.
Si, comme le déclare le Pape, tous les êtres sont des enfants de Dieu, en quoi, alors, les spécificités religieuses devraient-elles se maintenir?
Car l’oecuménisme, certes, oeuvre dans le sens d’un meilleure entente entre confessions mais n’abolit pas leur différences.
Selon le Saint Père, les clivages entre religions favorisent les conflits. 
L’auteur de l’article, au contraire, prétend que ce sont les mélanges de populations qui génèrent les conflits et ce sont les frontières étanches et les homogénéités ethniques qui garantissent la paix.
Deux conceptions socio-cultuelles,  sinon socio-culturelles, qui se discutent, tant les mélanges sont omniprésents et se plus en plus constitutifs d’identités. 
* https://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_Faye

société

Ceci n’est pas un ours mais…

Certains d’entre vous ont sans doute déjà entendu parler de cet animal auquel d’aucuns prêtent une origine extraterrestre.
Il faut dire que les propriétés dont dispose le tardigrade sont telles que le besoin d’expliquer devance, parfois, la réserve à observer avant de disposer de preuves quelconques.
Le fait est que le phénomène intrigue et suscite déjà toutes sortes d’exploitations dans divers domaines.
La santé en est, tout comme le sport.
Divers articles existent sur le sujet et, comme il se doit, les points de vue qui en traitent varient.
Ainsi, dans la video indiquée en lien ci-après, les commentaires sont-ils sans doute discutables. Mais il vaut la peine de découvrir cet animal:
http://www.out-the-box.fr/tardigrade-animal-extraterrestre-aux-incroyables-capacites-survie/

Politique, société

La France du coeur et de la mémoire

Dans cette soupe médiatique que nous servent tant de journalistes occidentaux pour nous expliquer ce qu’est la Russie et ce qu’elle devrait viser à être, il existe quelques résistants qui refusent d’avaler ce plat quasi quotidien.
En voici un bel exemple, donné par un couple français. 
Puisse son geste être relayé par le plus grand nombre tant il sort du cadre fixé par la politique des uns et des autres.
De tels cas ne sont pas uniques.
Nombre de personnes savent faire la part des choses entre ce qu’on leur impose comme regard et celui qu’elles privilégient au fond de leur coeur et de leur mémoire.
Une action telle que celle qui est à découvrir dans l’article ci-après en est une des plus belles preuves:
https://fr.sputniknews.com/international/201604201024407027-heros-russe-palmyre-legion-honneur/

Culture, Politique, société

Variations sur une anaphore, 2006- 2016

La visibilité des femmes, c’est le coeur de ce qu’est la France qui est une nation féminine dont l’emblème est Marianne, déclare Bruno Le Maire, ce 7 avril à Genève.
Invité au Club suisse de la presse, il s’est exprimé sur diverses thématiques d’importance dont l’une d’elle a été relevée dans le précédent sujet de ce blog:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/04/15/l-europe-et-les-nations.html
Il n’est pas inintéressant de revenir sur ce qu’a dit le candidat aux primaires du parti Les Républicains, du rôle qu’il entend donner au Chef de l’Etat. Il s’en explique à partir de la minute 18:
http://livestream.com/GvaPressClub/BrunoLeMaire2017
A l’instar de l’actuel Président et de son prédécesseur, on notera qu’il ne ménage pas son goût pour l’anaphore, cette figure de rhétorique qui a valu à François Hollande son appellation de Moi Président.
Si l’anaphore est souvent employée par les politiciens, ce qu’il est piquant de relever, ici, c’est comment Bruno Le Maire reprend et adapte celle dont avait usé Nicolas Sarkozy, le 18 décembre 2006.
Lors d’un discours tenu à Charleville-Mézières, en effet, voici comment s’exprimait l’actuel président du parti Les Républicains:
On a capitulé devant l’idéologie de mai 68.
On a capitulé devant la logique de l’assistance.
On a capitulé devant l’immigration non maîtrisée.
On a capitulé devant le communautarisme.
On a capitulé devant une conception formelle et dogmatique de l’égalité.
Bruno Le Maire en a-t-il le souvenir lorsqu’il évoque, lui aussi comment on a déjà capitulé?
A suivre à partir de la minute 19’50 de la video indiquée en lien ci-dessus.

Politique, société

Hollande, Ruffin, la gauche et eux

Ils vivent dans un autre monde, ils sont hors-sol décrète Frédéric Lordon qui se risque à la psychologie des puissants dans le cadre de l’émission Arrêts sur images du 19 février 2016:


Pour sa part, François Ruffin, réalisateur de Merci Patron, déclare dans une interview accordée à Telerama, que L’avantage, quand on est de gauche, c’est qu’on a l’habitude des défaites.
http://www.telerama.fr/monde/francois-ruffin-nuit-debout-n-est-un-mouvement-spontane-il-a-fallu-l-organiser,140743.php
Jusqu’à nouvel avis, en mai 2012, la gauche a porté son candidat à l’Elysée. Comme défaite qui lui aurait été infligée, difficile, en effet, de trouver mieux!
A moins que les grands groupes tels LVMH dont  Bernard Arnault est l’une des figures cible de François Ruffin, n’aient eux-mêmes contribué à ladite défaite.
Pour autant, auraient-ils dû voter Hollande.
Se faire élire sur la haine vouée à un autre n’offre que bien peu de garantie. La gauche et sa défaite est celle d’une France prise à ses rêves devenus cauchemars ou nuits à passer debout.

Culture, Politique, Religions, société

Pouvoir de nos démocraties

On peut fonder des empires glorieux sur le crime, et de nobles religions sur l’imposture.
(…)
Les brigands seuls sont convaincus -de quoi?- qu’il leur faut réussir. Aussi, ils réussissent.
                                                                          Charles Baudelaire, Mon coeur mis à nu
Publié à titre posthume en 1887, ce livre inachevé a été assimilé à des brouillons, voire à un journal intime, ce qui reste discutable.
Alors que notre monde se bat en quête de sens, la réflexion du poète interroge.
On sait la propension qu’ont certains individus à rejeter toute forme de pouvoir religieux ou politique au prétexte qu’ils seraient tous pourris.
Le sont-ils ou pas, le fait est qu’ils sont là. 
Fondés sur des valeurs et des principes à défendre, tous clament leur légitimité. Et pour qui la menacerait, le recours à la force devient leur justification.
Dans nos démocraties, on dit le débat privilégié.
Il l’est sans doute encore pour la forme. Mais un pouvoir qui se veut tel, jusqu’où peut-il privilégier l’échange?

Politique, société

Piteuses pitances

La guerre est devenue le pain quotidien des Russes, tel est l’intitulé d’un article de ce journal qui, autrefois, osait s’auto-présenter comme Quotidien suisse de référence.
La disparition de cette estime auto-proclamée par Le Temps -qui publie donc cette appréciation de ce qui nourrirait chaque jour les Russes- ne relativise pas pour autant ce que sont les références publiques suisses en matière d’information.
Car si Le Temps ne se distingue pas par son objectivité, ce media est libre de ses opinions. 
Au contraire, les chaînes publiques d’information, elles, se doivent de ne pas privilégier la partialité des points de vue.
Or il n’en est rien.
Car le quotidien de qui finance les chaînes publiques de télévision et de radio, n’a pour tout écho de la Russie, que celui qui lui est imposé.
Le relever et le signaler aux concernées est suivi, dans le meilleur des cas, d’un accusé de réception, sinon, de silence. 
Si la démocratie et la liberté d’expression se manifestent de cette manière, on comprend d’autant la nécessité de tant de nos zélés journalistes de refuser le débat.

Culture, Economie, Histoire, Politique, société, Voix

« Back in URSS »

Dans cet ouvrage, composé de 28 chapitres qui s’articulent en quatre parties, Ira de Puiff ne vise pas l’exhaustivité. Elle y évoque la Russie des siens, celle de son enfance et de sa jeunesse.

Vu ainsi de l’intérieur, sans prétention ni complaisance, son pays d’origine se révèle bien au-delà des habituels clichés dont ne nous épargnent pas même nombre de spécialistes.

A travers son récit, Ira de Puiff livre un témoignage personnel.

Poignant, parfois, il donne au lecteur de découvrir nombre d’aspects de la vie quotidienne soviétique et postsoviétique.

Le récit du putsch de Moscou, en août 1991 y est raconté tel que l’a connu Ira, de même que les bouleversements qui ont touché ses compatriotes.

Back in URSS a été publié une première fois en France en 2011.