Le 25 novembre dernier, Eric Zemmour a été présent avec son livre sur le plateau d’Infrarouge.
Il ne s’agit pas, ici, de parler de son dernier ouvrage, Le Suicide français.
Les commentateurs de tous bords s’y emploient depuis sa parution et bien leur en prenne.
Dans ce sens, même la Radio Télévision Suisse (RTS) a cru bon de consacrer une de ses émissions, non seulement au Suicide français mais à son auteur.
Pour lui faire face, sinon débattre avec lui, quatre personnalités ont été invitées.
Jean Ziegler, Benoït Gaillard, Isabelle Falconnier et Stéphanie Pahud.
Au-delà des très nombreuses réactions à cette émission et qui ont été énoncées ici et là, c’est l’opportunité d’un tel choix de sujet et la manière de l’avoir traité qui interroge.
En effet, en quoi cette succession de quatre intervenants pour faire face à Eric Zemmour a-t-elle permis de véritable échange?
On a assisté à un mauvais pugilat et à aucun véritable débat.
Infrarouge a offert de meilleures occasions à ses téléspectateurs que celle de mettre en scène un tel assemblage hétéroclite de personnalités.
http://www.infrarouge.ch/ir/2135-alors-monsieur-zemmour-etait-mieux-avant
société
Igor Kolomoïsky sur la chaîne publique de la Radio Télévision Suisse (RTS), c’était ce soir, au téléjournal de 19:30. Tout sourire, cet homme est jusqu’à nouvel avis résident genevois.
Sur le site de la RTS, en effet, on apprend que les Autorités Genevoises auront à se prononcer d’ici la fin de l’année, sur le fait de prolonger ou non le forfait fiscal dont bénéficie cet oligarque qui, par ailleurs, gouverne une province en Ukraine, celle de Dniepropetrovsk.
Que cet homme soit encore au bénéfice d’un forfait fiscal en Suisse alors que ce pays a présidé l’OSCE toute cette année 2014, tient à je ne sais quelle clause de la neutralité qu’elle doit, en particulier, au soutien sans faille du Tsar Alexandre Ier qui a tout mis en oeuvre à cette fin lors de la signature du Congrès de Vienne en 1815.
Parmi les très nombreux sujets que j’ai consacrés à la crise ukrainienne, nombre d’entre eux ont traité des espoirs que la présidence suisse de l’OSCE a fait naître.
Plusieurs d’entre eux ont aussi concerné la présence de ce résident genevois et néanmoins gouverneur en Ukraine dont les activités ne sont un mystère que pour qui le veut bien.
Il en va de la crédibilité de la Suisse et de ses principes de savoir comment elle les conçoit et entend les appliquer.
Un article, repris du Blick par La Tribune de Genève de ce 3 décembre, risque bien d’agiter les esprits. *
Une famille du canton d’Argovie a reçu un avis de congé de la part des autorités communales qui la logent.
L’administration de Moosleerau, en effet, doit répondre à une exigence cantonale relative à l’accueil de réfugiés.
Alors que la commune semble avoir jusqu’à présent pu y échapper, tel n’est désormais plus le cas.
C’est pourquoi, dans l’incapacité de loger une famille de réfugiés autrement que dans le seul appartement dont elles disposent, les autorités de Moosleerau sont contraintes d’expulser la famille qui l’occupe.
Voici une situation de congé qui, envisagée sous tous les angles, ne peut laisser indifférent tant elle apparaît inédite.
Ne reste plus qu’à souhaiter que dans la pesée des intérêts prévalent sagesse et considération de chaque partie en cause.
Est-ce là un voeu pieux, on ne l’espère pas tant il serait dommageable de voir cet événement dégénérer en récupérations politiques diverses.
* http://www.tdg.ch/suisse/Une-famille-doit-laisser-son-appartement-a-des-refugies/story/31631356
On ne va pas juger Nabilla, elle le sera.
On ne va pas refaire son histoire, elle se poursuit.
Nier le phénomène qu’elle incarne ou le rejeter, c’est refuser la force qui oeuvre à son assise.
Solide ou non, sa réalité, Paris Match la confirme.
Nabilla s’impose comme figure d’un monde partagé bien au-delà de l’Hexagone, de Genève ou d’ailleurs.
Son univers, impitoyable ou non, rassemble.
Pour le meilleur ou pour le pire, il révèle.
Quoi, c’est selon.
Gag ou non, l’idée est là et circule sur les réseaux sociaux.
Voir un petit bonhomme rouge figé dans son cadre lumineux pour signaler aux piétons de ne pas traverser une chaussée ne semble pas faire ses preuves.
De nombreux accidents sont à déplorer, en effet.
C’est pourquoi, l’idée d’animer le petit bonhomme rouge sur un fond musical, est venue à l’esprit d’un inventeur.
Farfelu ou non, le projet est là, se partage et se commente.
Il va de soi que la puissance de l’imaginaire est incontestable et invite au rêve…
http://share2give.net/belle-idee-jamais-trouvee-sauver-vie-plein-pietons/
Au coeur de Paris, trône un objet d’art depuis le 16 octobre.
En soi, rien à dire.
Sauf que si, justement, on en parle un peu partout dans la presse internationale.
Intitulé Tree par son créateur, il est vert et il a été érigé Place Vendôme.
Quand on sait que, lors d’une interview qu’il avait accordée en 1972, Dali avait dit de Van Gogh qu’il était « la honte de la peinture française et de la peinture universelle »* , on comprend bien que des goûts et des couleurs, il est vain de discuter.
La question ne semble toutefois pas là.C’est l’identification de l’objet qui est source de polémique.
Car Tree -l’arbre- ne cacherait pas la forêt mais un sex toy.
* http://www.ina.fr/video/I00008651/salvador-dali-les-portes-de-metro-guimard-video.html
Aymeric Caron n’est-il pas la preuve vivante que tout se casse la gueule en France?
C’est Charles Consigy, du magazine français Le Point, qui écrit cela dans un article* consacré au dernier ouvrage d’Eric Zemmour, Le suicide français.
Aymeric Caron ne fait certes pas l’unanimité, loin s’en faut.
Eric Zemmour, pas davantage.
Tous deux incarnent une vision de la France que tout oppose ou presque.
Mais au-delà de leur confrontation lors de l’émission de Laurent Ruquier de ce samedi 4 octobre, demeure la question de la mise en scène médiatique.
Car l’impact est réel.
Mais qu’apporte-t-il vraiment à la France?
* http://www.lepoint.fr/invites-du-point/charles-consigny/consigny-eric-zemmour-le-meilleur-d-entre-nous-09-10-2014-1870648_1449.php
Darius Rochebin a pris l’initiative d’interroger Sergueï Naryshkine, Président de la Douma russe.
Présent à Genève pour participer à l’assemblée parlementaire de l’OSCE qui se tient ce vendredi 3 octobre, ce haut représentant de l’Etat russe a ainsi pu s’exprimer en réponse aux questions que lui a posées le présentateur et journaliste vedette du 19:30 de la RTS.
La qualité et l’importance de cet entretien sont à relever.
Dans un contexte international lourd qui ne cesse de stigmatiser la Russie, la parole que Darius Rochebin a décidé d’accorder à Sergeï Naryshkine est à considérer.
Ces 17 minutes 57 secondes d’interview s’interrompent de manière soudaine mais n’en constituent pas moins un temps fort du journalisme.
Le 30 décembre 2013, sabre en mains, invité en Arabie Saoudite, le président français plaisantait:
http://www.francetvinfo.fr/monde/video-hollande-sabre-a-la-main-en-arabie-saoudite-j-en-aurai-besoin_493562.html
On dira que l’Arabie Saoudite n’a rien à voir avec l’Etat Islamique, soit.
On dira que l’Etat Islamique ne représente pas l’ensemble des Musulmans, soit.
Preuve en serait cette lettre ouverte,adressée par une centaine d’érudits musulmans qui dénoncent l’Etat Islamique:
http://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/offensive-jihadiste-en-irak/une-centaine-d-erudits-musulmans-denoncent-l-etat-islamique-dans-une-lettre-ouverte_703731.html
Il n’en demeure pas moins vrai que la décapitation se pratique en Arabie Saoudite
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2013/03/15/decapites-en-public.html
On peut estimer que les motivations des uns et des autres diffèrent. Tel n’est pas l’avis de l’auteur de cet article:
http://www.express.be/joker/fr/platdujour/il-nya-guere-de-difference-entre-une-execution-en-arabie-saoudite-et-dans-ltat-islamique/208035.htm
Autant de lectures d’exécutions capitales qui obligent à la réflexion sinon à la confusion.
Alors qu’un accord de cessez-le-feu, certes encore fragile, vient d’être signé mais que des combats se livrent non loin du barrage menacé par les projets d’un résident genevois*, Le Temps media suisse de référence, comme l’indique la mention qui accompagne partout sa raison sociale, ouvre ses colonnes à deux spécialistes de la Russie.
Leurs articles, parus dans les éditions de ces 6 et 8 septembre, indiquent, une fois n’est pas coutume, un degré de finesse et d’analyse hors pair.
Les auteures, pétries de culture et d’histoire, évoquent des points de vue, certes présentés comme subjectifs mais accompagnés de telles références qu’on en redemanderait.
Staline, Hitler, le goulag, la propagande, Staline, la propagande, le goulag, Hitler, dans l’ordre ou dans le désordre, on ne risque pas de se perdre tant le champ de leurs connaissances est quadrillé.
On croit parfois avoir tout lu dans les médias sur la Russie. On se trompe.
Le Temps, media suisse de référence, nous le prouve une fois encore.
Par respect envers les toutes celles et ceux qui ont donné leur vie pour libérer l’Europe d’Hitler, par respect envers toutes celles et ceux qui ont perdu la vie en Ukraine sans comprendre pourquoi**, je ne citerai pas le nom des auteures publiées dans les éditions des 6 et 8 septembre du Temps, media suisse de référence.
* http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/09/07/suisse-ukraine-le-titre-et-les-cendres.html
**http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/09/01/за-что-pourquoi-259363.html
