En février 2015, il a été estimé par un(e) internaute au pseudo connu de La Tribune de Genève, que l »espace-commentaires » de ce blog était « l’un des endroits les plus violents de la plateforme de la Tribune de Genève. »
La vivacité des échanges que je publie ici n’est que le reflet de tensions observables dans toute société.
Dans ce sens et en dépit de nombre de mes interventions rappelant qu’un blog n’est pas un ring, il apparaît vite impossible de ne pas voir se substituer au débat d’idée, l’attaque à la personne.
J’en ai moi-même été et en reste souvent la cible.
Ainsi, la convivialité tant préconisée par quiconque préfère débattre de manière courtoise, reste-t-elle le plus souvent une vue de l’esprit.
Que des conflits éclatent dans « l’espace commentaires » de ce blog demeure inévitable tant les sensibilités des internautes qui commentent sont à vif et les opinions souvent tranchées.
Défendre le principe de liberté d’expression est un exercice qui oblige.
Il expose tout autant.
société
Réglée en trois jours, voici qu’une affaire jugée en appel à Genève laisse certains dubitatifs sinon stupéfaits.
Accusé d’avoir ouvert le feu sur dix détenus d’une prison du Guatemala alors qu’il était chef des forces de l’ordre de ce pays, l’homme a été jugé à Genève car il était venu s’y installer du fait de sa double nationalité suisse et guatémaltèque.
Sans entrer dans les détails de ce dossier dont plusieurs irrégularités ont été dénoncées par la défense et continuent de la scandaliser, on retiendra les mots du procureur.
Celui-ci, en effet, a tenu à rappeler que Genève n’était pas un repère pour les criminels.
On est bien heureux de l’apprendre.
Reste encore à définir le statut de criminel.
Madame la Présidente,
Il a été décidé par le Conseil Fédéral de ne pas assister à la cérémonie organisée à Moscou le 9 mai 2015 en commémoration de la victoire des troupes soviétiques sur l’Allemagne nazie.
Pour justifier cette absence, le Conseil fédéral explique qu’il s’en tient ainsi à sa pratique traditionnelle qui consiste à participer avec retenue aux commémorations d’événements historiques internationaux.
Le 27 janvier dernier, on vous a vue à Auschwitz aux côtés de nombreux chefs de gouvernements dont le président ukrainien Petro Poroshenko auquel vous avez longuement serré la main.
La présence d’un Conseiller Fédéral aux commémorations d’événement historiques internationaux semble répondre à des critères bien précis dont les raisons échappent toutefois à la raison de bien de nos compatriotes.
La neutralité de la Suisse à laquelle le Tsar Alexandre Ier a tant oeuvré n’en ressort ni grandie ni honorée.
Avec respect et considération,
Hélène Richard-Favre
Lettre parue en page 13 de l’édition papier de La Tribune de Genève du 30 avril 2015
Pour qui n’aurait pas eu l’opportunité de voir, hier soir sur la RTS, l’émission qu’Infrarouge a consacrée à la question des migrants, voici le lien à la video que je vous invite à visionner:
http://www.infrarouge.ch
Les interventions n’y sont pas sans intérêt, surtout lorsque le droit y est évoqué.
Qu’il s’agisse de celui des migrants ou de celui des passeurs qui les propulsent vers un destin plus qu’aléatoire, inutile de dire que les perceptions varient.
Quant aux doléances ou autres retours sur images passées, elles n’ajoutent qu’émotions allant de la plus grande commisération à l’indifférence quasi absolue.
Dans ce cas, ajouter les minutes de silence les unes aux autres devient presque une insulte tant à l’égard des victimes qu’à celui des migrants survivants.
Car leur sort est loin d’être résolu tandis qu’il va devoir se heurter à la radicalisation des positions prises au sein-même de nos sociétés.
Jusqu’à quand va-t-il falloir lire des Je suis…?
Je suis…a été soudain Charlie.
Très vite, Je suis… est devenu l’emblème brandi après chaque carnage d’êtres humains.
Accepter le fait que l’homme ne soit pas un agneau pour l’homme semble à l’évidence impossible à tous ces Je suis…
Et pourtant, les massacres se poursuivent et leurs auteurs voient défiler tous ces Je suis…
Armés d’un verbe conjugué à la première personne du singulier de l’indicatif présent, ces Je suis…pensent ainsi refuser la terreur.
Les mots, certes, sont dotés de pouvoir.
Les élus de tous bords l’ont bien compris qui les ont, eux aussi, arborés dans les rues de Paris, en janvier 2015.
Je constate que la tentative d’échange que j’ai souhaitée avec Monsieur Hani Ramadan est restée vaine.
J’ai publié son commentaire sous le sujet de blog que je lui avais consacré, la réciproque ne s’est malheureusement pas vérifiée, Monsieur Ramadan n’a pas publié la réponse que je lui ai adressée sous le sujet de son blog qui m’est destiné nommément.
La voici donc puisqu’il semble que l’échange doive se dérouler par blogs interposés:
Monsieur,
Je vous remercie de ces propos que vous avez également déposés en commentaire sous mon dernier sujet de blog.Vous m’invitez à les « méditer longuement », soit. Et pourtant, est-ce bien nécessaire alors qu’ils démontrent une bien curieuse approche de l’Islam tandis que celui-ci ne devrait se résumer qu’à une seule race que vous citez dans vos propos.Comment les Musulmans du monde entier s’y reconnaîtraient-ils?La réduction que vous opérez ainsi ne peut, une fois encore, que confirmer cette déviance sémantique qui veut faire d’une religion une race à tout prix et à n’importe lequel.C’est pourquoi,à mon tour, je vous invite à reprendre la réflexion autour de ce sujet qui vous est adressé:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/03/25/reponse-a-monsieur-hanni-ramadan.html
Bien à vous,
Hélène Richard-Favre
PS: Suite à ce sujet-ci, comme par miracle, mon commentaire a soudain été publié sous le sujet que Monsieur Hanni Ramadan m’a consacré. Je constate de sa part une mauvaise foi évidente qui ne l’honore pas.
J’en veux pour preuve le fait que lorsque j’ai écrit ce sujet de blog, seul le commentaire de « Moustapha » avait été publié.
Ni le mien, envoyé avant celui de « Moustapha » comme le démontre l’ordre dans lequel il apparaît désormais sous la rubrique « commentaires récents », ni celui de « bb » n’y figuraient.
Cette manière de procéder après coup en dit long et bien trop long.
Quant à la désagréable insistance de Monsieur Hani Ramadan à rappeler sans cesse ce terme de « racisme » pour même l’attribuer à mes propos comme en témoigne le commentaire qu’il vient de déposer sous ce sujet, il est aussi édifiant que navrant et je pèse mes mots.
Monsieur,
Dans le sujet publié le sur votre blog,ce 23 mars 2015, je lis ceci:
Certains ont mis en avant l’argument selon lequel l’Islam étant une religion, le dénigrement de ses valeurs n’entrerait pas dans le registre de la discrimination raciale. A ceux-là, nous pouvons répondre en citant simplement cet extrait de la définition juridique qui nous a été transmis par le Bureau de l’intégration des Etrangers de Genève :« Par « discrimination raciale » on entend un traitement inégal, une remarque ou un acte de violence commis dans l’intention de rabaisser une personne sur la base de son apparence physique (“race”) ou de son appartenance à une ethnie, une nationalité ou une religion. »
Lorsque vous écrivez Certains ont mis en avant l’argument… et plus loin, A ceux-là, nous pouvons répondre… je comprends que vous faites allusion au récent sujet que j’ai publié sur mon blog:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/03/18/l-islam-n-est-pas-une-race.html
Si je me trompe, merci de me le dire.
Sinon, par le fait même de vous référer à cet extrait de la définition juridique qui vous aurait été transmis par le Bureau de l’intégration des Etrangers de Genève, vous ne répondez ni n’argumentez.Vous confirmez la dérive sémantique que je pointe.
Faire d’une religion l’équivalent d’une race déconsidère la valeur et de la première et de la seconde.
Bien à vous,
Hélène Richard-Favre
Toujours sans nouvelles du statut qu’aura décidé d’accorder le Conseil d’Etat de Genève à Igor Kolomoïsky, résident genevois dont il a été de nombreuses fois question ici, il n’est pas anodin de lire ce qui le concerne.
On apprend, en effet, que le 20 mars dernier, cet oligarque au bénéfice d’un forfait fiscal et néanmoins gouverneur de la région de Dniepropetrovsk, a décidé de s’en prendre directement au pouvoir de Kiev.
Mécontent d’une loi votée au parlement et qui menace ses intérêts financiers personnels, il a agi en conséquences. Différents articles rendent compte de son coup de force dont un, paru dans le grand quotidien suisse Le Temps. A voir également ici.
Les activités de cet oligarque ont été souvent évoquées sur ce blog.
Pendant ce temps-là, voici ce qu’on pouvait lire dans le magazine suisse L’Hebdo, le 19 février dernier.
Comprenne qui pourra le sens d’une neutralité dont la Suisse célèbre le bicentenaire cette année.
Dropped, un titre d’émission de téléréalité.
Dropped, un terme anglais pour signifier lâchés, laissés tombés.
Dropped, Florence Arthaud qui a vaincu force océans.
Dropped, neuf autres personnes avec elle.
Dropped, à tout jamais pour la production d’un programme de survie.
http://www.lepoint.fr/medias/florence-arthaud-camille-muffat-et-alexis-vastine-decedent-tragiquement-10-03-2015-1911551_260.php#xtor=EPR-57-[Push-email]-20150310
Or donc, une dénommée Agnès LECOMTE s’est mis en tête de dénoncer des pages, des groupes et des profils Facebook pour « incitation à la haine ».
Et voici que cette activiste a de quoi se réjouir, elle a reçu le soutien de Cécile VAISSIE qui n’est pas en retard d’une dénonciation à en lire ces lignes… lamentable dénonciation signée d’une certaine Cécile Vaissié…http://fenetressurcour.blogspot.ch/2009/04/le-canard-vaissie-lassaut-de-lile.html
Il se trouve que la page Facebook que j’ai créée pour interroger la neutralité de la Suisse dans le cadre de la guerre en Ukraine, a elle aussi été retenue sur la liste de la vigilante Agnès LECOMTE.
Pas de chance pour elle si elle veut la signaler aux autorités suisses, celles-ci ont déjà été prévenues. Et oui,j’ai moi-même informé le Département Fédéral des Affaires Etrangères (DFAE) de mes divers articles et autres interview. Et ce ne sont pas de simples accusés de réception que j’ai reçus en retour mais des réponses qui ont favorisé un échange de points de vue.
A l’évidence, la conception de la liberté d’expression doit avoir un autre sens pour Agnès LECOMTE et son admiratrice VAISSIE.
Etre l’auteure d’un livre sur la liberté* et féliciter la dénonciation, il fallait tout de même y songer. Voici qui est fait.
* http://www.bibliothequesonore.ch/livre/21241
