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Politique, société

Chine, seins nus

Exhiber une nudité, quelque soit l’âge ou le sexe de la personne, interpelle.
Est-ce à dire que ce soit là le passage obligé pour se faire entendre, la question se pose.
Une femme, professeure d’université, n’a sans doute pas choisi ce moyen d’expression au hasard.
Convaincue qu’il était peut-être le seul digne d’attirer l’attention, cette Chinoise sexagénère n’a pas hésité à publier la photo de son torse nu sur sa page facebook.
Elle y a aussi inscrit des slogans à la manière des Femen. 
Ces exhibitions sont à lire dans un contexte global où la publicité a aussi sa part. Et tout autant le combat politique.
Seules les réponses apportées à ce mode d’expression varient de pays en pays et selon les gouvernements au pouvoir.
Reste à savoir comment le public et les autorités de la Chine concevront l’action de cette femme et si d’autres manifestations de cet ordre suivront.
http://www.rue89.com/2013/05/31/chine-ai-xiaoming-professeur-duniversite-60-ans-proteste-a-femen-242837

Politique, société

Droit de grève, sens du dialogue et eau de Javel

Il est temps de refonder l’école…
Depuis trois mois, à l’écoute de la communauté éducative et dans l’intérêt des enfants, nous avançons, bien sûr sur les horaires, mais aussi et surtout sur la réorganisation du temps périscolaire et sur son articulation avec le temps éducatif. Notre position évolue au fur et à mesure des réunions que nous organisons souvent sous la forme d’ateliers, pour mieux faire remonter les attentes. Avec une seule préoccupation : privilégier l’intérêt de l’enfant.
Ainsi s’exprime sur son blog, Daniel Delaveau, maire de Rennes.
Or les agents municipaux ne l’entendent pas ainsi et se sont mis en grève. Ils protestent contre l’application de la réforme des rythmes scolaires. Et contre l’augmentation de leur temps de travail.
Des négociations entre syndicats et ville de Rennes sont en cours mais n’aboutissent à aucun accord.
Résultat, des cantines scolaires sont fermées et sur les 1.800 repas non servis, de l’eau de Javel est déversée avant de les jeter à la poubelle.
La scène  filmée ci-après dure depuis quatre jours 
http://actu.orange.fr/revue/actualite/rennes-des-milliers-de-repas-de-cantine-a-la-poubelle-1944100/
Et le maire de Rennes s’en justifie sans états d’âme. Pour lui, le respect du droit de grève et le sens du dialogue, c’est ce qui compte.
http://bretagne.france3.fr/2013/05/30/greve-des-cantines-rennes-des-repas-jetes-la-poubelle-260801.html

Politique, société

Journalistes enfermés

A Montpellier, les 140 journalistes accrédités pour suivre le premier mariage homosexuel ont dû accepter de rester enfermés près de neuf heures durant par mesure de sécurité.
Mais quand on aime, on ne compte ni le temps ni les forces déployées.
Pas moins de 200 policiers assureront la cérémonie de mariage.
Pour un président qui se targue de rappeller que les mots ont un sens, il semble bien que pour lui pareille mobilisation soit normale. A son image, en somme.
Sans avoir jamais eu à assister à son propre mariage, Monsieur Hollande a tenu à honorer au moins une promesse de mariage, celle lancée lors de sa campagne électorale aux homosexuels.
Bien leur en prenne à tous.
Il n’est cependant pas interdit de songer aux victimes des violences du Trocadero qui se seraient peut-être souhaité mieux considérées et encadrées.
N’auraient-elles pas été assez normales pour mériter d’être protégées comme ces deux hommes qui se marient aujourd’hui à Montpellier?
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/05/28/01016-20130528ARTFIG00552-un-dispositif-hors-normes-pour-le-premier-mariage-gay.php

Politique, société

Monsieur Hollande, les maux ont un sens!

Monsieur Hollande rappelle le sens des mots.
Ainsi décrète-t-il que résistance ne peut se concevoir que dans le cadre de la deuxième guerre mondiale.
C’est faire peu cas du sens de la langue elle-même et de son usage!
Si la rhétorique est loin d’échapper au président de tous les Français par les nombreuses figures et autres tropes auxquels il goûte sans modération, le voici qui s’offusque?
S’il en est un qui a su manipuler les termes de la langue pour y faire passer ses promesses de campagne, c’est bien François Hollande.
Le mariage pour tous en reste la preuve la plus évidente.
Car la loi promulguée par ses soins le  18 mai dernier ne visait que le doit à l’enfant revendiqué par les couples homosexuels. Or seul le mariage donne accès à la filiation.
Les maux dont se plaint Monsieur Hollande ont donc un sens. Et l’abus de langage auquel renvoie  mariage pour tous,  certains Français ont su le lire.
http://www.franceinfo.fr/politique/francois-hollande-et-la-resistance-au-mariage-pour-tous-les-mots-ont-un-s-1003363-2013-05-27

Politique, société

La haine et la biologie

On lit ici et là la haine dont serait porteuse le collectif anti mariage pour tous.
Défendre des valeurs familiales et contester le changement de civilisation annoncé par Jacques Attali, serait-il devenu expression haineuse et rejet de la différence?
On croit rêver tant la sexualité du même exclut cet autre dont on ne cesse pourtant de rappeler l’existence.
Sublimer l’ amour du même et le consacrer par une palme d’or à Cannes ce 26 mai est une chose, le légaliser à travers le mariage et la filiation à laquelle il donne droit, une autre.
Ainsi, est-ce un droit pour des centaines de milliers de citoyens de défiler à Paris pour protester contre la manière dont la famille va se décliner dès lors que l’homoparentalité légalisée a modifié le Code Civil français.
Où est la haine à rappeler que les lois de la biologie exigent la différence sexuelle pour concevoir un enfant?
Où est la haine à rappeler que pour accéder à la filiation qui lui a été accordée par le mariage, l’amour du même exigera la procréation médicalement assistée (PMA) et la gestation par autrui (GPA)?
Où est la haine à penser à la femme qui portera l’enfant auquel l’amour du même devrait donner droit?
 

Economie, Histoire, Information, Medias, Politique, société, Voix

Villepin, l’homme des affaires solidaires

L’homme solidaire de la République qu’il souhaitait de ses voeux est toujours actif. Le 19 juin 2010, il créait son mouvement, République Solidaire, promu ensuite au rang de parti.

Et puis, en mars 2012, sans grande surprise pour les uns mais non sans déception pour d’autres, Dominique de Villepin déclarait avoir été empêché d’obtenir les 500 signatures requises pour se présenter à la présidentielle.

Pour qui s’interrogerait encore sur le destin réservé à la République Solidaire créée par l’ancien Premier ministre, la lecture de certains articles indique qu’il faille prendre en compte les activités désormais plus tournées vers les affaires que vers la diplomatie ou la politique.

Certes, les trois sont bien souvent liées.

Reste juste à savoir où placer, parmi elles, cette République Solidaire conçue par l’ex-candidat à la présidentielle 2012. Cet empêchement qu’il a évoqué pour justifier son échec n’a pas convaincu l’ensemble de ses anciens soutiens.

Si son engagement se précise désormais au sein des milieux d’affaires, souhaitons-lui meilleur succès que celui qui lui a manqué au service d’une République qu’il souhaitait solidaire.

http://www.intelligenceonline.fr/insiders/2013/05/13/dominique-de-villepin-le-poete-des-affaires,107959157-BE1

http://fr.vietnamplus.vn/Home/Le-Vietnam-estime-ses-relations-avec-la-France/20135/30965.vnplus

http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/01/11/m-mag-un-businessman-nomme-villepin_1815436_823448.html

Politique, société

France, la loi et la fête

Etonnant ou normal l’important dispositif de forces de l’ordre déployées devant la Conseil Constitutionnel en ce 17 mai?
Certes on y rendait le verdict sur le mariage ouvert aux couples homosexuels.
Mais la question se pose justement de comprendre le sens de telles mesures de protection en démocratie.
Quand on songe au peu de présence policière lors de la manifestation du PSG, doit-on se dire que l’on avait toute confiance ou du moins rien à craindre de débordements de ce côté-là?
Doit-on penser que l’anticipation de violences s’imposait pour la validation d’une loi et pas pour une victoire de football?
Dans les deux cas, on savait que des mécontents de tous bords surgiraient.
Se résigner à l’idée que les valeurs des uns méritent plus d’attention que celles des autres n’apparaît pas a priori très démocratique.
Car il n’est pas attendu d’une loi d’exiger tant d’encadrement policier, ni d’une fête, de déboucher sur tant de désastres.

Politique, Religions, société

Attali, l’appel aux Eglises et aux laïcs.

Le mal nommé mariage pour tous serait pour Jacques Attali une anecdote sans importance.
Pour celles et ceux qui y verraient au contraire un changement de civilisation, qu’on se le dise, il n’en est rien.
Parce que selon l’économiste, cette réforme s’inscrit dans une évolution qui ne date pas d’hier.
On se dirige, d’après lui,  vers une humanité unisexe.
Après avoir énuméré les diverses raisons qui l’amènent à cette conclusion, Jacques Attali y va de ses conseils.
Ainsi exorte-t-il à l’altruisme et à l’amour quand il n’invite  pas chacune et chacun à se pencher sur de vraies questions telles que la définition et la protection du sanctuaire de son identité.
Comprenne qui pourra.
Car pour le reste, se marier entre hommes, se marier entre femmes, se marier entre hommes et femmes et avoir des enfants entre hommes ou entre femmes plutôt qu’entre hommes et femmes, peu importe.
Parce qu’au nom du principe d’égalité, la procréation ne sera plus le privilège ou le fardeau des femmes.
http://www.slate.fr/story/67709/humanite-unisexe-biologie-immortalite

Politique, société

La stérilité des uns n’est pas celle des autres

La biologie et la politique viennent de s’entendre en France pour accorder aux couples homosexuels les mêmes droits qu’aux couples hétérosexuels. 
Ainsi, face à la loi, rien ne distinguera plus un couple de même sexe d’un couple de sexes opposés.

On l’a compris, c’est au nom du principe d’égalité que cette loi a été promulguée.
Voici donc dépassée, désuète et caduque, toute différence de morphologie entre les couples face à la filiation.
Doit-on pour autant considérer la stérilité des uns et des autres de la même manière?
Rien n’est moins sûr car la stérilité d’un couple homosexuel est une réalité morphologique.
Ce qui n’est pas le cas de la stérilité d’un couple hétérosexuel qui elle, relève de la pathologie.
En effet, c’est parce que la stérilité d’un couple hétérosexuel est reconnue comme maladie qu’elle permet l’accès à la procréation médicalement assistée.
Si donc la stérilité des couples hétérosexuels est envisagée au regard de la médecine, la stérilité des couples homosexuels  l’est au regard du droit.
Car si la PMA ne figure pas de manière explicite dans la loi qui octroie à tous le droit d’avoir des enfants, elle reste en ligne de mire.
Elle déjà est ouverte à tous en Belgique.

Politique, Religions, société

Le genre et l’enfant

Que penser d’une théorie des genres de laquelle on ne semble pas mesurer les enjeux tandis qu’une loi vient  d’accorder aux couples homosexuels les mêmes droits qu’aux couples hétérosexuels?
On évoque un changement de civilisation. Soit.  
Mais doit-on, sans être forcément ringard, croyant, conservateur ou que sais-je encore, se réjouir d’un tel changement de civilisation?
Doit-on obligatoirement être taxé d’homophobe si l’on demeure réservé par rapport à ce qu’ouvre comme droits aux couples homosexuels cette loi sur le bien mal nommé mariage pour tous?
Où est l’intérêt supérieur de l’enfant dont il est question dans le cadre de l’adoption?
Où est le bien de l’enfant tant revendiqué ici ou là?  
On peut s’interroger et il le faut sur cette ouverture de droits aux couples homosexuels.
Car il met en jeu l’adoption en général et l’adoption internationale qui implique des pays et des citoyens qui ne visent qu’à se lancer dans ce parcours courageux.
Pour accéder au droit à l’enfant revendiqué par les couples homosexuels de facto stériles puisque jusqu’à nouvel ordre, la conception d’un enfant exige la participation d’un homme et d’une femme et non celle de deux femmes ou de deux hommes, pour accéder donc à ce droit à l’enfant, c’est toute la société sinon la civilisation qui doit se remettre en cause.
 A chacune et à chacun de se demander si un tel droit à l’enfant relève du bien de l’enfant et de son intérêt supérieur!
 
Paru dans Le Temps du 2 mai 2013 en page 11