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Politique, société

Poutine et les Pussy Riot

Le Courrier de Russie, rend compte d’une interview que le président russe a accordée à la chaîne Russia Today. 

Au sujet des Pussy Riot, le président a souhaité rappeler qu’il y a quelques années, une des membres du groupe féministe avait accroché dans un supermarché de la capitale trois animaux empaillés arborant des pancartes portant l’inscription « Il faut libérer Moscou des juifs, des homosexuels et des émigrés », soulignant que les autorités auraient déjà dû à l’époque se pencher sur cette affaire.

« Après cette action, les activistes se sont livrés à des actes sexuels en groupe dans un lieu public. Cela ne regarde qu’eux bien sûr, chacun est libre de faire ce qu’il veut tant que cela n’enfreint pas la loi, mais dans ce cas, il s’agissait d’un lieu public. J’estime que les autorités auraient déjà dû être alertées par cette histoire. La vidéo de leurs ébats a même été diffusée un peu plus tard sur internet. Un certain nombre d’amateurs de cette pratique déclarent que le sexe à plusieurs est mieux qu’à deux car il permet, comme dans tout travail collectif, de se la couler douce. Mais je le répète, c’est le droit de chacun. Par contre, diffuser la vidéo sur internet, c’est déjà, selon moi, une question litigieuse qui devrait être étudiée par les institutions judiciaires ».

Quant à ce qu’elles ont fait dans la cathédrale du Christ-Sauveur, ce n’était pas leur premier coup d’essai. Auparavant, elles avaient déjà célébré un sabbat dans l’église Elokhovskaïa à Moscou, puis dans une autre. (…) Vous comprenez, j’essaie juste de ne pas me mêler de cette histoire. Je suis bien évidemment au courant de ce qui se déroule mais cela s’arrête là. »

Pour les amateurs d’art, voici une des prestations du groupe dans un Musée de Moscou:

http://plucer.livejournal.com/55710.html  
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Poutine selon « Le Nouvel Economiste »

Dans son édition du 23 août dernier, Le Nouvel Economiste publiait un article signé de Pascal Loriot, 
                                                 Et si Poutine avait raison
Inutile de dire que le point de vue émis ici diverge sensiblement de ce qu’on lit le plus souvent dans les medias occidentaux.
Plus prompts à s’étaler sur un dossier de punk que sur des enjeux réels plus conséquents, les journalistes égarent leurs lecteurs dans les dédales d’une affaire qui ne vise qu’à décrédibiliser la Russie et son gouvernement.
Ainsi, serait-il bon de mesurer à sa juste mesure la guerre menée par des punks eu égard à celle qui menace la stabilité d’une région entière de la planète et du monde occidental tout autant.
… Vu de Moscou, Qatar et Arabie saoudite sont les vrais éléments déstabilisateurs de la région. Ces deux pays, qui ne sont pas des parangons de démocratie, loin s’en faut, financent aujourd’hui tous les mouvements salafistes, wahhabites ou encore se réclamant d’Al Qaeda, qui n’ont qu’un objectif, faire refluer l’influence des valeurs occidentales et instaurer une espace islamiste le plus étendu possible. L’instabilité qui prévaut aujourd’hui, par exemple, au sud du Sahara, leur doit pour beaucoup…
http://www.lenouveleconomiste.fr/et-si-poutine-avait-raison-15734/

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Islam et tourisme

Notre grand quotidien genevois interroge ses lecteurs et internautes, sur la question du tourisme islamique.
http://www.tdg.ch/economie/suisse-decouvre-vertus-tourisme-voile/story/18087636
Répondre sans risque est-il possible alors que nul n’ignore que le sujet reste sensible?
Les commerçants se réjouissent le plus souvent sinon toujours de la clientèle du golfe. On le conçoit, les affaires sont ce qu’elles sont.
Soit.
Mais qu’en est-il du citoyen lambda, issu d’une culture qui ne voile pas ses femmes, se passe de boussole pour orienter ses prières et de tapis pour ses génuflexions?
Honorer ses touristes est légitime. Se soucier de leurs valeurs est une option. 
La suggérer aux pays du Golfe, eu égard aux Occidentales qui envisageraient de les parcourir sans voile, en serait une, elle aussi.

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Paris, 2012

https://fbcdn-sphotos-a.akamaihd.net/hphotos-ak-ash3/578916_135818803225642_1843274407_n.jpg
 
L’habit ne fait certes pas le moine. Et les chaînes?

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Un cheikh et deux femmes

Après le déferlement médiatique qui a couvert l’affaire des Pussy Riot, Sergueï Lavrov, ministre russe des affaires étrangères s’était adressé à la communauté internationale lors d’une conférence de presse en Finlande pour appeler au calme. Il ne faut pas tirer des conclusions hâtives et faire des crises d’hystérie autour de cette affaire, avait-il déclaré. Et d’ajouter qu’un appel du jugement restait possible.
Pour mémoire, on se souviendra qu’autant Vladimir Poutine que l’Eglise orthodoxe avaient sollicité du juge la clémence.  http://french.ruvr.ru/2012_08_20/lavrov-pussy-riot/
Mise en scène ou pas, parodie ou pas, hypocrisie ou pas, qu’en savons-nous?
Le fait est qu’une enquête menée en Russie révèle que 53% d’entre les personnes interrogées ont indiqué avoir trouvé équitable le jugement des trois jeunes femmes du groupe Pussy Riot. http://fr.rian.ru/society/20120830/195829486.html
Cependant, les effets de cette affaire se poursuivent mais se ressemblent-ils?
Meurtre d’un cheikh ici, http://fr.rian.ru/society/20120830/195830431.html
Assasinat d’une mère et de sa fille là, http://www.lecourrierderussie.com/2012/08/30/deux-femmes-assassinees-a-kazan/#comment-8566

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Sacré

Chacun entretient un rapport personnel avec la notion de sacré. Pour qui la cultive, un lieu précis n’est pas toujours essentiel. Pour qui se retrouve en communauté pour célébrer un culte, certains endroits sont susceptibles de recouvrir une signification particulière par la projection dont il fait l’objet.
S’il est évident que ce qui est sacré pour les uns ne l’est pas pour les autres, l’intérêt est ailleurs. Il est dans le besoin de sacrer ou non une entité. Or cette inclination est le plus souvent irrationnelle et à l’origine de cultes mais de conflits tout autant.
Qui prétendrait ne pas réagir s’il se sent menacé dans ce qui fonde les valeurs qu’il a choisi de sacrer? Quelles qu’elles soient, matérielles, spirituelles ou intellectuelles, y sceller le sens de son existence incite à les défendre. Même si on les sait relatives, elles sont susceptibles d’assurer un parcours, parfois un destin.
Les discuter est toujours envisageable. Mais pour quelle fin?

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Hommes en soutane

Pour commenter la manifestation en faveur de la libération des Pussy Riot à Cologne, le journaliste du site Rue 89 évoque des hommes en soutane.
Une telle manière de relater un fait est loin d’être anodine. Elle permet de supposer que ces hommes en soutane ne sont pas forcément d’authentiques représentants de l’Eglise. 
Les manifestants, eux, sont d’emblée définis par leur lien au groupe des Pussy Riot.
Le doute peut dès lors planer sur ces hommes en soutane et sur la légitimité de leur intervention.
Doit-on penser que le journaliste ne savait pas comment nommer ces hommes en soutane?
Dans ce cas, questionner l’autorité religieuse compétente lui aurait donné l’occasion de compléter son vocabulaire.
A qui profite la lacune ?
 
http://www.rue89.com/zapnet/2012/08/21/des-manifestants-pussy-riot-arretes-dans-la-cathedrale-de-pologne-234765#comments-start

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Genève, Punk à la Cathédrale

Au lieu de s’exprimer dans la Cathédrale Saint Pierre, pourquoi ne pas aller dans une Eglise russe, dans une Mosquée ou à la Synagogue?

Et puis, si prochaine manifestation il y a, il serait bien vu d’adapter la prière au lieu de culte. La cathédrale est un lieu protestant qui ne rend aucun culte à Marie mère de Dieu.

Pour le reste, l’un des sujets que j’avais consacrés à ce groupe avait été repris et publié par la Tribune de Genève.

A signaler que le lien indiqué à feu le blog que je tenais sur la plateforme mise à disposition par le grand quotidien genevois ne s’ouvre plus vu que le blog a été fermé.

Pour le lire, cliquer ici.

Et pour découvrir l’action de soutien aux Pussy Riot menée à Genève, c’est là.

Politique, société

La guerre

La maladie est une chose, la volonté de détruire une autre.

Les jeunes femmes des Pussy Riot auraient été diagnostiquées par un psychiatre. Si elles n’ont pas vu leurs prestations s’achever dans un asile, c’est que leur raison n’aurait pas été considérée comme entamée.

Il faut donc considérer ce groupe allié à celui de « Voïna » (la guerre en russe) comme décidé au combat.

Tel est d’ailleurs bien l’objectif visé par ces jeunes femmes, déclarer la guerre au pouvoir russe en place et la mener par des actions dites artistiques.

Discuter de la peine infligée à ces femmes n’est pas ici le propos.

Mais relever l’avalanche médiatique qu’elles ont voulu déclencher par leurs actions, oui. Car c’est de manière consciente et décidée que ces femmes ont mené leur guerre.

C’est pourquoi la sentence qui leur a été infligée ne les a pas effrayées.

Résolument combattantes, elles revendiquent leur sort et refusent de se porter victimes. C’est leur droit. Qui le contesterait?

Dans ce cas, les rappels de Goulags ou autres époques dites staliniennes par certains medias ont bon dos de la part de ceux qui, autrefois, ne se hâtaient pas d’en faire leurs grands titres.

On dira qu’ils ne savaient pas.

Culture, Politique, Religions, société

Blasphème

Dans son édition de mars 2012,  La Vie Protestante avait consacré un dossier au blasphème. Parmi les différentes personnalités qui s’exprimaient, Pierre Gisel précisait qu’ Il existe dans le code pénal suisse un article qui punit toute personne ayant publiquement offensé ou bafoué les convictions d’autrui en matière de croyance (art.261)  mais il n’a pas été appliqué depuis des décennies.(…)
Dans une résolution sur la liberté d’expression et le respect des croyances datant de 2006, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe s’est d’ailleurs montrée très réticente à l’idée d’instaurer le blasphème comme infraction pénale (mais plus favorable à) œuvrer activement à la prévention du discours de haine dirigé contre différents groupes religieux ou ethniques.
On vient d’assister au déchaînement médiatique qui a fait suite à la peine retenue contre les Pussy Riot à Moscou. Compte tenu du contexte politique international tendu dans lequel cette sentence est tombée, chacun y va de son argumentaire pour la vilipender, la justifier ou l’estimer excessive ou trop modérée.
Quand l’art s’intéresse à la religion et que la politique s’en mêle, la justice s’emmêle-t-elle aussi?
 
http://www.vieprotestantegeneve.ch/