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Détester la Russie, une priorité en Occident

Mais qui peut demeurer insensible à ce qui se passe en Ukraine, personne. Au point que des camps se forment entre Occidentaux. La rencontre brutale vécue hier n’est pas la première du genre à laquelle j’ai dû faire face. 

Toute position nuancée est devenue intenable. Toute tentative de montrer la complexité de la situation est réduite à néant. Tout désir de dialogue autre qu’assassin est voué à l’échec.

On me sait aimer la Russie, on m’attribue de facto comme « ami », son Président. On me sait rejeter le diabolisation d’un pays, on me provoque, on nargue, on rejette. Et cela ne date pas d’hier!

Déjà du temps de l’URSS et de mes études de russe, on s’interrogeait. Mais comment pouvais-je aimer un pays pareil? Pour sa culture, pour sa langue et pour son Histoire. On est loin de la politique, là mais non, il faut sans cesse y ramener.

Jusqu’à m’attribuer des liens avec le Kremlin. Jusqu’à même s’interroger sur les faveurs que j’aurais reçues pour que mon oeuvre littéraire soit traduite en russe et publiée à Moscou.

On en est là, oui.

Sauf pour qui fait la part des choses. Et j’en connais que je ne remercierai jamais assez. Parce que l’échange est resté possible. Parce que le discernement les habite plutôt que la détestation. Parce que la radicalité n’a pas leur préférence.

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5 Commentaires

  • Reply Midey Martinet 23 septembre 2022 at 14h34

    Je suis bien d’accord…la plupart des gens, des écervelés, confondent art, culture et politique !!!

  • Reply Gonce 23 septembre 2022 at 15h25

    « Le discernement plutôt que la détestation » : bien dit ! Mais n’en est-il pas toujours ainsi dans la guerre ? Rien de nouveau sous le soleil, hélas.

  • Reply Tryphon 23 septembre 2022 at 18h05

    Il s’agit d’une haine primale, donc irraisonnée et absurde, initiée par nos alliés américains et largement reprise par les dirigeants européens quasi à l’unisson, jusqu’au sommet de l’UE.
    Quand certains préconisent, à juste titre, la poursuite de la diplomatie et d’un lieu de communication, on se prend à évoquer un Europe « schizophrénique.

  • Reply Daniel 24 septembre 2022 at 01h46

    La haine de la Russie remonte très loin. Pour le comprendre, lire le livre de Guy Mettan.

    La réactivation de cette haine à un degré si élevé s’explique très simplement: la raréfaction d’une énergie quasi gratuite. L’occident était parti à la conquête des autres continents pour les piller et s’enrichir en massacrant tous ceux qui voulaient s’y opposer. Aprés la conquête de l’ouest (se rappeler: un bon Indien était un Indien mort), la conquête de l’est et de ses immenses ressources (idem, un bon Russe est un Russe mort). Et ces pillages ont permis au cours des siècles précédents d’améliorer le confort et le niveau de vie des occidentaux qui en profitent encore, mais apparemment plus pour très longtemps. Ces occidentaux se croient une race supérieure et se donnent tous les droits: mentir, piller, asservir, massacrer, génocider. C’est ça leur « liberté » (voir le billet précédent de Mme Richard-Favre).

    On comprend que les occidentaux veulent conserver leurs « valeurs » (voir liste au paragraphe précédent), qui leur assurent un niveau de vie indécent au vu de l’état des autres peuples et de la biodiversité. Partager? Vous n’y pensez pas!

    Je crois que je vais relire Psychologie de masse du fascisme.

  • Reply Christian Bitard 24 septembre 2022 at 22h44

    En matière de géo-politique on ne saurait trop séparer le rationnel de l’émotionnel, et pour ce qu’il en est du conflit actuel apparent entre l’Ukraine et la Russie, il ne serait peut-être pas sans déraisonable de penser qu’il recouvre une réalité toute autre que la défense héroïque ukrainienne de leur territoire envahi par une Russie avide de conquêtes absurdes. Il se pourrait bien que ce conflit arrange certains pays concurents de la Russie, qui jalousent les Russes de contrôler à eux seuls un si grand territoire, dont la beauté ne le dispute qu’à ses richesses connues, et potentielles. Tant de richesse sur un territoire presque totalement dépeuplé en face de puissances économiques qui ne demandent qu’à se développer ne peut laisser indifférent les vautours de la planète. Mais encore faut-il qu’ils aient un cadavre à dépecer.

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