société

Filmer, relayer …

Voici où l’on en arrive avec téléphones portables, réseaux sociaux et médias compris.
L’avis du juriste tempère et c’est aussi bien ainsi.
J’ai le souvenir, pour ma part, d’une jeune femme qui, dans le bus à Genève, ville dont les passagers du tram où se déroule la scène filmée ci-dessus semblent si solidaires, s’est fait humilier tout autant.
Ethiopienne d’origine, dans les années quatre-vingts, soit au siècle dernier, elle s’est vue saisir l’avant-bras par une personne qui a bien manifesté, ensuite, son dégoût de la couleur de peau qu’elle venait de toucher de manière aussi abusive que dégradante.
Racisme ordinaire? Sexisme? A l’époque, autant de battage médiatique n’avait pas sa place et la jeune femme n’a eu que quelques oreilles attentives pour l’écouter.
Si chaque scène détestable doit désormais être filmée ou signalée d’une manière ou d’une autre, que doit-on saluer? La transparence? La lutte pour l’égalité?
Rien n’est moins sûr.

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