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Culture, Economie, Histoire, Politique, société, Voix

Continuer de parler d’une guerre qui clive…

Aucune guerre n’est propre, aucune guerre ne se livre sans que ne coule le sang, sans que l’exil ne s’y ajoute, sans que la destruction massive ne s’en mêle. Ces évidences rappelées, je remercie toutes celles et ceux qui ont su saisir le sens de mon approche.

Elle n’est pas de soutenir un camp pour en rejeter un autre. Elle est de refuser la diabolisation de la Russie.

Elle est d’afficher mon amour de ce pays qui n’a pas changé d’un iota depuis l’âge de 15 ans où l’envie d’en apprendre la langue m’a déterminée à m’inscrire à la faculté des Lettres de l’Université de Genève pour en étudier la culture et l’Histoire.

C’était en 1972, oui, je suis consciente de me répéter et c’est à dessein que je m’y emploie.

Parce que le zèle avec lequel la plus grande partie de nos élites politico-médiatico-intellectuelles se positionne pour soutenir un pays contre l’autre, en l’occurrence, l’Ukraine contre la Russie, relève du parti pris quand ce n’est pas de l’ignorance ou de la malhonnêteté.

Car j’aimerais qu’on m’explique comment des victimes du nazisme peuvent fermer les yeux sur le fait que l’une des principales artères de Kiev ait été rebaptisée en 2016 du nom de Stepan Bandera. Savez-vous qui est cet homme? A en croire le quotidien 20 minutes, François Asselineau l’aurait expliqué.

Et alors, le journal de se fendre d’un appel à la prudence… A chacune et à chacun de vous d’en conclure ce qui vous convient d’autant de contorsions pour nous faire passer une réalité qui, comment dire, ne devrait pas déranger plus que cela.

Histoire, Politique

Comment la RTS informe du 5e anniversaire de la destitution du Président Viktor Ianoukovitch

Hier 22 février, dans le cadre de son journal télévisé de 19:30, la RTS a rappelé les cinq ans, jour pour jour, du coup d’Etat qui a causé le départ du Président ukrainien Victor Ianoukovitch.
Il est certain que les termes de « coup d’Etat » n’ont pas été prononcés par les journalistes de la chaîne publique suisse. Ils n’en sont pas moins ceux de nombreuses personnalités de tous bords qui ont contesté la position imposée par l’Occident.
Car pour cette partie du monde, bien sûr, le Président déchu Victor Ianoukovitch l’a été selon les règles les plus démocratiques qui soient.
Tant est si bien que désormais, on parle du désenchantement qui habite nombre de celles et de ceux qui l’avaient conçu comme bouffée d’oxygène et d’espoir.
Dans ce même téléjournal du 19:30 de la RTS, il a aussi été fait mention de rues qui étaient rebaptisées car les Ukrainiens voulaient se démarquer du passé partagé avec leur « grand voisin », russe, faut-le préciser.
Mais de quelles rues voulait parlait le journaliste, cela, les téléspectatrices et les téléspectateurs de la RTS n’auront pas pu l’apprendre.
Je les invite, dès lors et qui le souhaite, à lire ce sujet que j’avais précisément consacré à ce changement de nom de rues avec, en référence, le regard édifiant que porte un historien polonais. 
Les signes néo-nazis, que tous les Ukrainiens ne partagent pas, je tiens à le souligner, s’affichent néanmoins sans honte, à Kiev. Preuve en a été donnée ici à de multiples reprises et tout récemment encore.  
Ne pas s’habituer à ce qu’informer, pour une chaîne publique, revienne à passer comme chat sur braises sur ce qui gênerait sa bonne parole, c’est exercer son sens critique et citoyen.

Histoire, Politique

La France s’émeut de l’antisémitisme et soutient un pays où s’activent les néo-nazis

Un homme, identifié comme ayant évolué dans la mouvance salafiste en 2014 et filmé à visage découvert en train de proférer des propos de haine antisémite à l’égard d’Alain Finkielkraut, émeut à juste titre la France et la mobilise.
Or pendant ce temps-là, à Kiev où se sont précipités nombre d’élu(e)s de l’Hexagone et l’incontournable BHL, à Kiev donc, une immense croix gammée est apparue sur l’escalier d’un centre commercial.
A quoi riment marches et mobilisations contre l’antisémitisme quand on soutient un pays qui n’a jamais caché ses liens au fascisme?
Quel média autorisé par le gouvernement a alerté sur l’activisme néo-nazi ukrainien?
Et comment le philosophe aux chemises immaculées, fervent défenseur du Maïdan, peut-il ignorer cette réalité?
Les images dont l’une illustre ce sujet, sont du journal Times of Israël.
Avant qu’il ne les publie, elles figuraient sur d’autres sites pro-russes comme on dit.
Quel crédit y aurait-il été apporté? Aurait-on parlé de complotisme? De propagande du Kremlin? 
Merci au Time of Israël d’avoir affiché cette réalité qui a, entre autre, été évoquée ici.

Histoire, Politique

OTAN, Bandera et langue de bois

Tandis que l’OTAN renforce ses troupes à l’Est de l’Europe, Kiev donne le nom de Stepan Bandera à une avenue autrefois appelée avenue de Moscou.

A lire la manière dont nombre de médias occidentaux rendent compte de ces deux faits, il apparaît que la langue de bois oeuvre à merveille.

Ainsi, pour autant les commentateurs du sommet de l’OTAN à Varsovie que pour ceux qui expliquent qui était Bandera, découvre-t-on une narrative bien rodée.

Tout cela n’est pas nouveau, certes. Mais s’habituer à ce constat, c’est se rendre complice de duplicité.

Dans une interview, Tadeusz Isakowicz-Zaleski, historien, écrivain et publiciste polonais, livre un point de vue qui doit être entendu.

Parce que les mémoires existent, parce que le destin de chacune et de chacun de nous est concerné: