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Genève

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L’insoutenable légèreté de P.D.

Tomas pensa encore une fois avec une sorte de nostalgie, presque avec amour, au journaliste à la haute silhouette voûtée. Cet homme-là agissait comme si l’histoire n’était pas une esquisse, mais un tableau achevé. Il agissait comme si tout ce qu’il faisait devait se répéter un nombre incalculable de fois dans l’éternel retour et il était certain de ne jamais douter de ses actes. Il était convaincu d’avoir raison et ne voyait pas là le signe d’un esprit borné mais une marque de vertu. Il vivait dans une autre histoire que Tomas: dans une histoire qui n’était pas (ou n’avait pas conscience d’être) une esquisse.

Milan KUNDERA, L’insoutenable légèreté de l’être, 5e partie, La légèreté et la pesanteur, ch.15, Folio, 1991, p.322

Politique

Pique-nique entre amis

Et puisque les pique-niques semblent attirer l’attention de certains, en voici des restes dont le destin a dû échapper à leur regard averti.   http://billets.blog.tdg.ch/archive/2011/08/14/e40f6d0efb9cbb41ba5ad9ff6df09989.html   PS: Et pour plus de précisions par rapport au sens de cette note, elle est postée en référence à la polémique liée au pique nique de Roms à Genève.   Voir aussi: http://cyrilmizrahi.blog.tdg.ch/archive/2011/08/26/propos-racistes-sur-les-reseaux-sociaux-ou-est-passe-la-droi.html

Politique

Transgression

Dans son sujet d’hier,http://pascaldecaillet.blog.tdg.ch/archive/2011/08/15/l-e…, Pascal Descaillets évoque l’agenda de la CUAE dont il fustige le propos qui accompagne la date du 1er août.
Dans le commentaire que Monsieur Descaillets a bien voulu accepter que je poste sur son blog, je lui pose une question à laquelle je n’aurai sans doute pas de réponse sauf si…sait-on jamais?
Or il serait bon de s’arrêter sur ces pratiques qui sévissent sur toutes sortes d’affiches et qui bafouent l’image. Car c’est bien de cela dont il s’agit, pour le 1er août ou pour tout autre forme de représentation. C’est l’ordre symbolique qu’on agresse. Et c’est de cela que s’offusque Pascal Descaillets.
Il conviendrait néanmoins de considérer l’ensemble des traitements réservés aux symboles, qu’ils soient patriotiques ou non. Car rétorquer, comme s’y sont employés les Jeunes socialistes* aux Jeunes UDC**, ne profite ni aux uns ni aux autres.
Et certes pas davantage non plus, monter en épingle un agenda dont l’article d’Aurélie Toninato paru dans la Tribune de Genève du 15 août dernier, rend compte de manière très objective et sans polémique ajoutée.
http://www.tdg.ch/geneve/actu/phrase-agenda-universitaire…
 
*    http://voix.blog.tdg.ch/archive/2011/08/10/l-intolerance-..
.** http://voix.blog.tdg.ch/archive/2011/08/09/yahoo-actualites.html
 
14:05 Écrit par Hélène Richard-Favre dans Actualités, Air du temps, Politique et medias | Lien permanent |Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : agenda cuae, jeunes socialistes, jeunes udc, ordre symbolique |   del.icio.us |  |  Digg |  Facebook

Politique, société, Voix

Perles du lac

Même heure et même endroit qu’hier soir, lorsque les couvertures s’étalaient sur le sol et que les pique-niques se déballaient avant la fête…

                                                       

L’odeur n’a pas attiré le grand public, ce jour.

 

                     

 

En réalité, les poubelles et autres containers ne manquaient pas et pourtant…à deux pas d’elles:

 

                     

Ailleurs encore, deux badauds contemplaient sans comprendre. En effet, en ville, aucune ordure ne traînait, des jeunes nettoyaient au fur et à mesure.

La voirie aurait-elle oublié les nomades de ses fêtes?

société

Fêtes de Genève

Il y avait du monde, ce soir, autour de la rade pour voir les Feux des Fêtes de Genève. Partout, dès 19 heures, les gens scrutaient l’espace à occuper ou s’y fixaient pour être certains de profiter du spectacle.
Des femmes, d’un âge déjà avancé et bien décidées à être là pour ne rien manquer de la fête, attendaient sur le Pont des Bergues, assises sur des sièges pliants. D’autres, en famille, cherchaient encore le meilleur endroit pour s’installer tandis que par groupes, certains avaient déplié une couverture et attaqué le pique-nique. Ceux-ci avaient choisi les alentours de la Perle du Lac, tandis que non loin d’eux mais au-delà de la rive, voiliers et embarcations de plaisance étaient là comme parqués au-delà d’un périmètre délimité.
Vers 22 heures, les premiers éclats lumineux fragmentent le ciel. Puis c’est l’avancée progressive qui prépare le déluge. Vers 23 heures, le ciel est bouleversé, le public renversé et les valeurs du feu s’inversent. La beauté de l’artifice se substitue à la poudre sinon meurtrière.
Insidieux rappel que ce ciel bombardé pour le seul agrément et qui offre pourtant le même écho que celui qui fait pleuvoir les bombes sur les êtres.

* Sujet paru en page 26 de l’édition papier de « La Tribune de Genève » du 16 août 2011

Politique

Carla del Ponte à Genève

Salle comble, hier, à l’Aula de l’Université de Genève pour Carla del Ponte.

L’ancienne procureure du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie et pour le Rwanda était l’invitée de l’Association des diplômés de l’UNIGE.

Interrogée par Romaine Jean sur le thème «La raison d’Etat contre la justice», il était aussi annoncé que Carla Del Ponte traiterait de questions judiciaires d’actualité. Celles-ci n’ont pas manqué.

Ainsi, de Ben Laden, la procureure a pensé qu’un procès eût été souhaitable, de DSK, que l’image de l’ancien directeur du FMI menotté aurait dû être évitée, de Ratko Mladic, qu’elle saluait son arrestation.

Et puis, lorsqu’il lui est demandé pourquoi on juge les criminels serbes plutôt que les kosovars, sans ambage, Carla del Ponte répond:

«  Un procureur travaille avec le matériel qu’il peut avoir. Les crimes serbes, on en avait les preuves et les témoignages. Mais sur l’UCK, nous avons ouvert trois enquêtes qui n’ont rien donné parce que les témoins se sont retirés. »

Elle ajoute, «  Je les comprends, le Kosovo est le seul endroit où j’ai vu des témoins assassinés après avoir participé à des procès.»

Non classé

Du pain

Au bord du lac, il a plongé sa main dans une poubelle.
Il y a trouvé du pain, jeté là, pas même pour les canards, pour rien.
Il n’avait pas l’air misérable, il n’a rien cherché d’autre.
Il a serré ce pain entre ses doigts et il est parti.

Culture

Andersen 317

C’est une adresse, celle des Editions d’en bas au Salon du livre. Un apéritif y est offert dès 11:00, ce samedi 30 avril. Si vous êtes libres, si vous êtes sur place ou pas loin, surtout si vous en avez l’envie, n’hésitez pas! Accessoirement vous m’y trouverez sans doute aussi car j’y ai été invitée à dédicacer la 2e édition bilingue de mon 2e recueil de nouvelles, Nouvelles de rien/Nothing still. La 1ère édition bilingue de ces nouvelles a été publiée l’an dernier à Moscou. http://www.nashagazeta.ch/book/10338   06:25 Ecrit par Hélène Richard-Favre dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0)| Envoyer cette note | Tags : nouvelles, éditions bilingues, russe, anglais |  del.icio.us | |  Digg |  Facebook

société

Bicyclettes-surprises

C’est leur guidon bien en mains pour zigzaguer, que des cyclistes circulent sur les quais ou dans les parcs public, sans parler des trottoirs. Or rien n’indique aux piétons qui cheminent, que soudain dans leur dos surgira un vélo.

Pis, que les petits enfants qui jouent, ignorent les risques qu’ils courent, alors qu’ils n’ont pas vu appraître ces bicyclettes téméraires. Car jusqu’à nouvel avis, aucune législation n’oblige les parents à tenir leur progéniture en laisse, contrairement aux détenteurs de chiens.

Nul ne conteste le fait que les automobilisites soient priés de respecter les cyclistes, dans ce cas, inviter les cyclistes à tenir compte des piétons, vaut autant en matière de civisme.

Ainsi, ce qu’on lisait le 20 octobre 2010 sur un blog de la Tribune de Genève dont la page débouche désormais sur un message d’erreur, n’est guère convaincant car sur les quais, les voitures ont leur route, les vélos ont leur piste.

« Nous reconnaissons qu’il y a un problème : nous avons constaté un vrai ras-le-bol de la part de piétons qui se sentent envahis par les cyclistes sur les trottoirs, et de nombreux cyclistes commettent des entorses au code de la route. Mais aucun cycliste ne fait cela par pur plaisir : lorsqu’on est en danger sur la route, on se réfugie là où l’on peut être en sécurité, et on prend de l’avance pour éviter d’être dans les flux d’automobiles. »

Pourtant, si les automobilistes respectent l’espace imparti aux piétons, les cycliste, eux, n’en ont cure.

Dans les jardins publics, aucune voiture non plus ne s’aventure, mais des vélos, oui. Alors que marcher et pousser sa bicyclette constituerait un exercice aussi sain et louable que de rouler au milieu de piétons qui apprécieraient sans doute de ne plus être pris pour des piquets de slalom.