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Justice

Politique

« Dans le pays de Vladimir Poutine »

http://www.interpol.int/fr/Internet

Ce matin, sur Espace 2, chaîne radiophonique publique suisse, il est fait mention de l’arrestation demandée par la Russie à Interpol, du milliardaire russe Sergueï Pougatchev.
Le journaliste énonce la peine encourue par l’oligarque, soit dix ans de prison.
Or, plutôt que de rester dans le contexte juridique, le journaliste pense utile de recourir à la rhétorique et de préciser que la peine s’appliquera au pays de Vladimir Poutine.
Certes, Espace 2 n’en est pas à son premier coup d’essai pour user d’un lexique choisi. 
Lors du massacre de la maison des syndicats à Odessa qui a vu périr des dénommés pro-Russes dans d’indicibles souffrances, cette chaîne de la RTS évoquait le mort de 38 personnes, sans, bien sûr, mentionner de quelles personnes il s’agissait ni, surtout, les circonstances dans lesquelles lesdites personnes avaient péri.
Pour rappel:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/05/03/rts-ukraine-la-rhetorique-a-l-oeuvre.html
User de rhétorique pour informer répond à quelle déontologie?

Culture, société

Une pensée pour Nabilla

On ne va pas juger Nabilla, elle le sera.
On ne va pas refaire son histoire, elle se poursuit.
Nier le phénomène qu’elle incarne ou le rejeter, c’est refuser la force qui oeuvre à son assise.
Solide ou non, sa réalité, Paris Match la confirme.
Nabilla s’impose comme figure d’un monde partagé bien au-delà de l’Hexagone, de Genève ou d’ailleurs.
Son univers, impitoyable ou non, rassemble.
Pour le meilleur ou pour le pire, il révèle.
Quoi, c’est selon.

Histoire, Politique

De l’intérêt général

Dans la lutte acharnée qui se livre en ce moment au sein de la classe politique française, découvrir le mensonge à l’oeuvre n’est pas en soi une grande nouveauté.
Pas davantage, la trahison qui parsème nombre de parcours de personnalités de tous bords.
Ce qui n’empêche pas de s’interroger sur la cohérence des déclarations tenues par les uns et les autres.
Quand les journalistes du quotidien « Le Monde » déclarent qu’un dictaphone était posé sur la table en toute connaissance de cause de Monsieur Jouyet et avec son accord, entendre celui-ci déclarer ne pas avoir su être enregistré ajoute le mensonge au mensonge.
N’a-t-il pas, en effet, d’abord nié avoir tenu les propos qu’on lui a prêtés sur François Fillon pour ensuite se rétracter alors qu’il aurait, soudain, appris avoir été enregistré?
Quant à savoir à qui profitera cette guérilla politico-politicienne, on voit déjà les pronostiqueurs ouvrir les scores.
Si la force politique se réduit à un jeu de fléchettes et de paris, on mesure où se trouve cet intérêt général tant clamé et rappelé par les édiles et autres chefs de file de partis.
Et ce n’est pas l’analyse ci-dessous qui va redorer les contours de l’univers policito-médiatique:
http://www.lepoint.fr/politique/affaire-jouyet-fillon-l-afp-revele-les-enregistrements-du-monde-10-11-2014-1880071_20.php

Politique

Quand Madame Calmy-Rey se sent « accusée »

Salle comble hier, à l’Université de Genève pour écouter deux conférencières nous parler de la crise ukrainienne.* Dans un cadre académique, les points de vue ont en général vocation à résulter d’analyses fines et étayées.

Or en ce 16 septembre 2014, force  a été de constater que les deux exposés présentés se sont appuyés sur les mêmes arguments répétés à l’envi et repris en boucle depuis bientôt un an que dure la crise ukrainienne.

Du Maïdan au crash du MH17 sans oublier, bien sûr, le référendum de Crimée, c’est le procès de la Russie qui a été dressé ou peu s’en faut.

En aucun cas, l’Ukraine et ses gouvernements successifs depuis la destitution du Président Ianoukovich n’ont été mis en cause.

Pas un mot sur le massacre de la maison des syndicats d’Odessa en mai dernier. Rien sur les performances d’un résident genevois et néanmoins gouverneur dans l’est de l’Ukraine.

Silence total sur les assassinats de cinq journalistes et photographes russes.

L’intervention que j’ai risquée pour énoncer des faits tus par les conférencières, ne visait qu’à modérer leur aptitude à mettre la Russie en accusation.

Or l’une d’elle, a réagi à mon propos et m’a dit que je l’ « accusais ».

Il n’en était évidemment rien. C’est le regard porté sur une situation que j’ai tenté d’élargir. Car un rappel d’événements occultés n’équivaut pas à un acte d’accusation dirigé contre une personne.

Que cette distinction ait échappé en milieu universitaire est surprenant.

https://www.unige.ch/gsi/fr/actualites/lecon-douverture-2…

Economie, Politique

Russie, l’Occident aux abois

– Ouverture, ce 31 juillet 2014, d’une enquête publique sur la mort de Litvinenko, opposant russe empoisonné au polonium à Londres en 2006,
– Lourdes sanctions économiques prises par l’Union Européenne et par les Etats-Unis à l’encontre de la Russie,
– 50 milliards de dollars d’amende infligée à la Russie pour indemniser les actionnaires du groupe pétrolier Ioukos, aujourd’hui démantelé et autrefois fondé par Mikhaïl Khodorkovski,
 – 250 millions d’euros exigés du Kremlin par le groupe punk Pussy Riot à titre de dommages et intérêts,
– Initiative visant à retirer à la Russie l’organisation de la Coupe du Monde de football de 2018
On attend la suite…
Pour l’heure, force est de constater que cet acharnement à l’encontre de la Russie semble de moins en moins faire l’unanimité en Occident.
Des personnalités de tous bords dénoncent une attitude irresponsable de la part de ce qui s’auto-proclame « communauté internationale ».
Puissent ces voix être entendues avant de se figer en chant du cygne.
 
Sujet publié en page 16 de l’édition papier de « La Tribune de Genève » du 7 août 2014

Politique

Trafic d’organes, de Carla del Ponte au Procureur Williamson

Elle avait déclaré qu’environ 300 prisonniers serbes avaient été kidnappés par l’Armée de libération du Kosovo (UCK) durant la guerre de 1998-1999.

Elle avait ajouté qu’ils avaient été déportés en Albanie où ils avaient été assassinés et que leurs organes avaient été prélevés pour être revendus.

Elle, c’est Carla del Ponte.

On sait comment ses propos ont été reçus, on se rappelle aussi comment Bernard Kouchner a éclaté de rire.

Aujourd’hui, le procureur américain Clint Williamson a présenté le résultat de son enquête à Bruxelles.

Politique

Prisomnié innocent

Non, ce n’est pas un néologisme, c’est le terme que le Président de tous les Français a trouvé pour s’exprimer au sujet du sort de tout justiciable.
Demi-lapsus selon Darius Rochebin de la RTS, lapsus selon de nombreux journalistes de l’Hexagone qui en rendent compte.
Lors de la traditionnelle interview du 14 juillet, François Hollande était soumis aux questions de David Pujadas et de Gilles Bouleau qui l’ont interrogé au sujet de son prédécesseur, Nicolas Sarkozy.
Il va de soi que Moi Président de la Justice ne pouvait que défendre l’objectivité de cette institution dont il a annoncé qu’il serait Président.
Sa litanie que la rhétorique définit comme anaphore, marquera sans doute autant sinon plus les esprits que son mandat que l’avenir qualifiera de quinquennat s’il le veut bien.

Politique

Ukraine, neutralité suisse oblige

En février dernier, sitôt après la destitution de Viktor Ianoukovich, la Suisse décidait de geler ses avoirs.
Un de griefs, parmi d’autres imputés à l’ancien président ukrainien, était d’avoir donné l’ordre de tirer sur son peuple.
On a su ce qu’il en avait été, par la suite, dès lors que Madame Ashton confiait son inquiétude à Monsieur Paet:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/03/06/ukraine-snipers-et-vacarme-russophobe.html
Pendant ce temps-là, un des compatriotes de Victor Ianoukovich, résident genevois et néanmoins gouverneur en Ukraine, ne se cache pas de financer des milices armées qui tirent sur son propre peuple. 
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/06/03/lettre-ouverte-aux-autorites-genevoises.html   Amateurs de droits humains, s’abstenir.

Politique

Droit bafoué? Genève en ligne de mire

La justice genevoise divise.
Loin de faire l’unanimité, le verdict prononcé le 6 juin dernier à l’encontre de l’ancien chef de la police nationale civile du Guatemala a ému diversement.
Aux uns de crier au scandale, aux autres de se féliciter d’un verdict rendu.

À l’heure ou une certaine Genève s’estime souvent légitimée à se poser en défenderesse de droits  bafoués un peu partout hors ses murs, à l’intérieur des siens, serait-elle moins regardante?
Aux irrégularités dénoncées haut et fort dans le cadre du procès intenté à l’encontre d’Erwin Sperisen par le Ministère public genevois, la défense a réagi.
Elle fait appel du jugement qui a condamné l’ancien chef de la police nationale civile du Guatemala à la prison à vie.

Politique

Kerviel, case prison

« L’escroc » purgera sa peine.
« L’escroc », c’est Jérôme Kerviel vu par Michel Sapin.
C’est en ces termes que le ministre des Finances s’est exprimé au Grand Juri RTL-Le Figaro-LCI au sujet de l’ancien trader.*
Jérôme Kerviel, interrogé par Laurent Delahousse au 20:00 de France 2 ce 17 mai, a rejeté toute demande de grâce présidentielle.
Ce qu’il a souhaité, par contre, était d’obtenir du Président Hollande l’immunité pour les témoins qui souhaiteraient être entendus pour évoquer, entre autre, les dysfonctionnements de la justice.
L’Elysée n’a pas répondu à cet appel.
Le Président ne parle apparemment pas en direct avec n’importe qui.
Leonarda le valait bien. 
 
* http://www.liberation.fr/economie/2014/05/18/sapin-kerviel-est-un-escroc-qui-doit-bien-entendu-purger-sa-peine_1020529