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Culture, Histoire, société, Voix

Idéale parenthèse covidienne…

Récemment, dans le contexte pesant du virus qui a obligé une grande partie du monde à se confiner, deux événements pour lesquels j’ai été sollicitée l’ont allégé.

Le premier a été la proposition qui m’a été faite de devenir membre du jury de Concours de l’Espoir francophone organisé par l’Institut Tchobanian avec l’Université Française d’Arménie (UFAR), les Editions SIGEST et différents partenaires institutionnels et privés.

Le second a été l’invitation qui m’a été adressée par l’Ambassade de Russie à Berne d’honorer l’anniversaire de la naissance d’Alexandre Pouchkine, institutionnalisé en jour de la langue russe.

Ces deux manières de participer et d’honorer les activités culturelles de l’Arménie et de la Russie m’ont émue. Car c’est ce souci permanent de lien et d’amitié entre les pays et les peuples qui ne cesse de m’animer.

Le lauréat du Concours de l’Espoir francophone a été désigné, c’est celui dont le texte m’avait le plus touchée. Quant à la célébration de l’anniversaire de Pouchkine, c’est un passage du tout début de « La Dame de pique » que j’ai choisi de lire.

Culture, Politique, société

Débat dans le débat et autres considérations existentielles

Puisqu’un débat dans le débat s’est immiscé dans le précédent sujet de ce blog en relation avec mes aptitudes linguistiques et l’usage inadéquat que je ferais de certains termes, entre autre celui de l’adjectif conséquent, j’ai appris que je serais sous l’influence d’un parisianisme. J’ignorais, tout de ce parisianisme, autant dire que me trouver sous son influence est une découverte.
Alors pour que tout soit bien clair, non, pour moi, cet adjectif n’est pas synonyme d’important comme d’aucuns le pensent.
Cela dit, si ce débat dans le débat a un intérêt, il est bien celui de montrer à quel point la langue reste ce joyau auquel nous tenons toutes et tous et, qu’en tant que linguiste, j’ai eu le grand bonheur de considérer dans ses très nombreuses dimensions. En voici une pour qui aurait la patience d’y jeter un oeil.
Sinon, pour qui est si sensible aux « fautes », je recommande la lecture de cet ouvrage d’Henri Frey dont voici le compte-rendu signé par Jean-Claude Chevalier que j’ai connu lorsque je travaillais à Paris dans le cadre de mes recherches en linguistique.
Je tiens, en outre, à remercier cet intervenant de mon blog qui a tenu à faire part de toute la considération qu’il portait à ma personne et à mes activités littéraires.
Qu’il se rassure, il n’est pas le premier à les viser, d’autres s’y sont attachés, telle cette auteure d’un livre paru en France qui a fait le tour de rédactions et autres sites de référence.
Autant pour moi, ainsi va la vie, il y a bien plus éprouvant que cela quand on apprend que l’on est considéré comme terroriste. Merci de lire cet article.

Culture, Economie, Politique

Emmanuel Macron, Dominique de Villepin: (in)signifiant dénominateur commun

capture d’écran de: http://rue89.nouvelobs.com/2016/09/09/comment-emmanuel-macron-fait-diagnostic-indice-a-besoin-linguistes-265077
Comparaison n’est pas raison, voici une preuve de plus de ce qu’on appelle non sans condescendance parfois, sagesse populaire.
En France, on ne cesse de vouloir comparer Emmanuel Macron à Dominique de Villepin. Pour différentes raisons fondées ou non, c’est selon, bien sûr.
Cela dit, voici les propos qu’’il y a près d’un an, le second tenait sur le premier:
http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/villepin-affirme-quil-ne-faut-pas-se-passer-dun-talent-comme-celui-demmanuel-macron-645802.html
Le reste de l’émission ne manque pas d’allant non plus et donne le ton:
http://lelab.europe1.fr/le-coup-de-gueule-de-villepin-sur-le-documentaire-sur-hollande-et-lelysee-2521673
A lire ce à quoi s’attache Emmanuel Macron dans l’article indiqué en lien sous l’image qui illustre ce sujet, on comprend ce qui le distingue de l’Ancien Premier Ministre.
L’approche de la langue par algorithmes et autres diagnostics est loin de celle que cultive Dominique de Villepin.
Si exploiter des données linguistiques pour séduire un électorat semble être le but visé par Emmanuel Macron, on ne se situe à l’évidence pas sur le même plan que celui de grands sentiments évoqués ci-après:
http://www.denisbonzy.com/citoyens_2007/2016/04/la-force-des-grands-sentiments-face-aux-hippopotames-sur-le-chemin-de-létang-.html
Mais que vive la démocratie qui confirmera jusqu’où sinon jusqu’à quand le ministre de l’Economie démissionnaire la vaudra bien!

Culture, Histoire

La vie, la langue, la culture

Le 3 juin dernier, j’étais l’invitée de la librairie PAYOT Rive-Gauche à Genève pour présenter et débattre de mon ouvrage Eclipse d’un poète solidaire.
https://www.payot.ch/Detail/eclipse_dun_poete_solidaire-helene_richard_favre-9782917329863
A cette occasion, un bouquet de fleurs m’a été remis de la part d’un ingénieur français. Celui-ci, dans le cadre de sa profession, s’était rendu à Donetsk dans le Donbass, en 2015.
Sachant qu’il avait été invité à la présentation de mon livre, un député de la République de Donetsk avec lequel il est resté en relation, l’a chargé de me remercier de la mobilisation dont j’ai fait preuve en faveur d’une information autre que celle qui était majoritairement diffusée sur le Donbass.
Les fleurs qui m’ont été offertes, l’ont donc été de la part de cet élu.
Mon engagement dans le cadre de la guerre en Ukraine a toujours été accompagné du voeu de voir la diplomatie l’emporter sur les armes. Je m’en suis souvent ouverte dans mes diverses interventions dont la dernière encore, au Club suisse de la presse, le 2 mars 2016.
Ce soir, je suis invitée à m’exprimer sur Dostoïevski dans le cadre d’une soirée consacrée à l’épilepsie et l’expression artistique:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/06/04/ce-%C2%A0haut-mal%C2%A0.html
Entre l’approche que j’ai livrée de Dominique de Villepin, mon engagement dans le cadre de la guerre en Ukraine et mes interventions sur Dostoïevski, le lien passe par la relation qu’entretiennent entre elles la vie, la culture et la langue.

Culture, société

La langue, ce bien commun

Il est toujours intéressant de s’arrêter sur des concepts et d’en définir les perceptions. Car ce sont souvent elles qui déterminent nombre de malentendus.
Il existe, pourtant dans la langue, ce qu’on appelle le sens commun. Mais l’on ne peut empêcher les subjectivités de s’en mêler.
A cet égard, il est fréquent d’entendre quelqu’un défendre bec et ongle l’usage d’un terme alors qu’il en est un d’ordre collectif et dont les règles sont fixées.
A une époque où l’on prône le respect à apporter à autrui, considérer l’idiome qui unit une communauté linguistique en est une manière.
S’emparer d’une langue sans tenir compte des règles qui gouvernent son usage, c’est tout simplement négliger tout autre personne qui la pratique.
A l’heure où tant d’échanges sont favorisés par les réseau sociaux, ce n’est pas toujours la compréhension entre celles et ceux qui s’y adonnent qui les domine. 
Non que les arguments des uns ou des autres créent la controverse. Non, pour cela, il faut un débat.
Or quand chacune et chacun décrète que tel mot a tel sens et que c’est ainsi parce qu’elle ou il se comprend, on n’est plus dans l’échange.
On est dans le refus de l’autre.