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Culture, Economie, Politique, société, Voix

Covid-19, une application de traçage et quelques questions

Et voici que le ministre de la santé suisse explique la suite prévue dans le cadre de ce qu’on a appelé crise, épidémie ou pandémie liée au Covid-19.

Il s’agit de suivre à la trace des « volontaires » est-il bien précisé, qui téléchargeraient une application de traçage, dénommée SwissCovid.

Celle-ci a été développée par l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) et l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zürich (EPFZ).

Fort bien.

Donc comme l’opération est sensible, nous dit-on encore, on va y mettre des « garde-fous ». Ah la bonne heur, ainsi le Parlement aura-t-il à se prononcer sur une base légale qui repose sur une modification de la loi sur les épidémies. 

Et l’article de nous préciser encore que les deux chambres devraient se pencher sur le projet lors de la session de juin déjà. Ce qui laisse espérer un démarrage de l’application à l’été. «Mais des essais pilotes sont déjà menés», précise Alain Berset.

Notre santé avant tout?

A l’évidence pour qui a mis en place un tel mode d’approche de la maladie. Or entre les personnes qui se montrent favorables au traçage numérique et les autres, n’existent pas que des adeptes de « théories du complot »!

Il se trouve encore des êtres qui se situent entre les extrêmes.

Puissent-ils être entendus tant la question posée au ministre de la santé et la réponse qu’il y apporte laisseraient presque entendre que le téléchargement de l’application devienne, un jour, obligatoire:

Miser sur une base volontaire pour télécharger l’application, n’est-ce pas prendre le risque que trop peu de personnes s’inscrivent et qu’il faille la rendre obligatoire par la suite? Alain Berset ne le pense pas.

A suivre…

Politique, société

Révision de la loi sur les armes en Suisse, sujet sensible

Emission intéressante, hier soir 1er mai, consacrée à l’un des sujets de votation soumis aux Suisses le 19 mai prochain.
Infrarouge, en effet, a réuni plusieurs personnalités favorables et opposées à la révision de la loi sur les armes en Suisse.
Cet objet de vote s’inscrit dans le cadre de mesures prises par l’Union européenne de renforcer la lutte contre le terrorisme. A cet égard, les conditions de détention d’armes semi-automatiques seront plus strictes.
Il a, bien sûr, été question de l’espace Schengen duquel la Suisse est membre.
Pour les uns, elle en profiterait largement, pour les autres, elle pourrait aisément s’en passer. Autant dire que les avis sont tranchés selon les campa des un(e)s et des autres.
Quoi qu’il en soit, à écouter les personnes qui sont intervenues dans le cadre de l’émission de ce 1er mai, on peut s’interroger sur les arguments des unes et des autres, toutes ayant avancé de bonnes raisons de voter oui ou non.
La présence, en duplex, de la Conseillère fédérale Karin Keller-Sutter a été, semble-t-il appréciée. A l’évidence, elle a défendu la révision de la loi. Le fait est que le sujet reste sensible.
Faute de surprise de dernière minute, selon un sondage réalisé fin mars pour la SSR, la loi passerait avec 66% de voix.

Politique, société

PMA pour tous, plus belle la vie.

Après le mariage pour tous, voici venu le temps de la PMA pour tous.
Inutile de rappeler qu’il était bien sûr hors de question, lors du vote à l’Assemblée Nationale de la loi Taubira, de lier PMA  -procréation médicalement assistée- au mariage pour tous.
Non, il n’était question que d’amour.
Pour tous.
Et d’adoption. Pour tous aussi.
Or voici que quatre sénateurs socialistes viennent de déposer une proposition de loi au Sénat visant à modifier un article de loi.*
Le but de leur démarche est d’ouvrir la procréation médicalement assistée à tous.
Le 28 janvier dernier, Najat Vallaud Belkacem appelait déjà à modifier l’appellation de l’acte:
Se pose même la question de la dénomination de l’acte. On parle d’une assistance médicale  à la procréation et donc certains vous disent que cela doit répondre à des situations de stérilité médicales quand le fait d’être en couple homosexuel est une situation de stérilité sociale.**
Pour le reste et en matière de subtilités ou autres acrobaties du genre, Le Figaro révèle qu’un questionnaire bien particulier a été envoyé en toute discrétion par l’Académie de médecine aux gynécologues …
Pas belle la vie?
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/07/23/01016-20130723ARTFIG00502-pma-et-gpa-les-partisans-montent-au-front.php
* http://www.senat.fr/leg/ppl12-786.html
** http://lelab.europe1.fr/t/pour-najat-vallaud-belkacem-le-terme-de-la-procreation-medicalement-assistee-pose-question-7198