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Politique, société

Libre, dit-elle…Si libre que Géraldine Savary, en effet, laisse la voie libre à son parti. Issue injuste, selon Pierre-Yves Maillard

Voici une réaction qui fait du bien à la politique. Il s’agit de ce qu’a déclaré Pierre-Yves Maillard, personnalité charismatique du PS.
Il s’est exprimé au sujet de Géraldine Savary. Il se dit «triste» et trouve cette «issue injuste».
«Le prix à payer à cause du harcèlement médiatique et de certaines critiques internes est disproportionné. Quand c’est la sincérité d’un engagement qui est mis en cause, cela fait mal aux personnes sincères, pas aux cyniques», a-t-il expliqué.
Comme il a raison! Et comme on a envie de redire combien cette décision prise par Géraldine Savary est, certes, la sienne mais sonne de manière douloureuse à certaines oreilles.
Je me suis exprimée, à cet égard.
Oui, Monsieur Maillard, il y a une injustice à cette issue, comme vous l’avez dit. Lire la lettre adressée par Ada Marra à Géraldine Savary n’y change rien sinon que le qualificatif par lequel la politicienne vaudoise qualifie son « amie »  est à retenir. 
« Libre », écrit-elle à son sujet. Oui, si libre qu’elle laisse la voie libre, elle aussi, à son parti.
Pour quelle suite?

Culture, Politique, société

Triste

capture d’écran: Le Temps
Sur son profil Facebook, les témoignages se multiplient. 
Géraldine Savary a annoncé, ce jour, qu’elle ne se représenterait pas aux prochaines élections fédérales pour le Conseil des Etats.
Mais que lui est-il reproché alors qu’elle a été sous les feux des projecteurs médiatiques et que rien n’a été reconnu illégal aux dons qu’elle a reçus?
S’il s’agit de l’origine de ces dons alloués à la politicienne vaudoise reconnue et louée pour ses compétences, alors, on a de quoi rester perplexe.
Car cet homme qui a apporté son soutien financier à Géraldine Savary, présenté le plus souvent comme « milliardaire » ou  « patron milliardaire de Ferring », occupe aussi la fonction de Consul honoraire de la Fédération de Russie.
On sait le regard que portent sur ce pays nombre de ses grands connaisseurs capables d’en parler comme s’ils y vivaient ou y avaient passé tant d’années que leurs témoignages avaient valeur de preuve.
Rappelons, entre autre, cette émission de la RTS à laquelle avait été invité Roger Nordmann, en photo ci-dessus avec Géraldine Savary.  La Russie, selon ce parlementaire suisse donc, serait sous la dictature autoritaire de Poutine. Comme si dictature ne suffisait pas et qu’il fallait encore y ajouter « autoritaire »…
Or c’est à ses côtés que l’élue vaudoise a tenu la conférence de presse au cours de laquelle elle a fait part de sa décision  de mettre un terme à sa carrière politique.
Voici une femme admirable qui, par trop de pressions, en a été amenée à devoir renoncer à des fonctions qu’elle exerçait avec talent et brio.
Géraldine Savary, je l’ai toujours beaucoup appréciée, avant même, faut-il le préciser vu l’ambiance, de découvrir qu’elle figurait parmi les personnalités qui ne diabolisaient pas la Russie.
Profondément en pensée avec elle, je lui réitère toute mon estime.

Politique

Encore un poids lourd du PS français en marche, Jean-Yves Le Drian

Le Parti socialiste français se distingue par les soutiens, de plus en plus nombreux, que ses membres apportent au candidat qui s’est mis en marche tout seul.
Il est donc loin de marcher seul quoique…
A force d’aller dans un sens et dans un autre, d’énoncer un propos et son contraire, d’être d’accord et pas, il afficherait plutôt une attitude erratique mais non, disent en choeur ses admiratrices et ses admirateurs.
Il serait le favori, nous rappelle-t-on aussi comme pour ne pas qu’on le néglige à défaut de l’oublier.
Il est vrai que si l’on devait se rappeler ses discours, on peinerait un peu sauf à en retenir, justement, qu’il rejoint tel ou tel(le) candidat(e) dans ses propos.
J’ai usé du féminin pour évoquer les candidats en lice pour la présidentielle de mai prochain mais je ne suis pas certaine qu’Emmanuel Macron partage quelque vue commune que ce soit avec aucune des deux femmes qui briguent la fonction suprême.
Quoi qu’il en soit et si d’aventure ce jeune homme devait devenir le prochain Président de tous les Français, il risque bien d’avoir à faire à une vraie gauche dont on a vu en direct comment les valeurs ont été portées et par qui.
Monsieur Hollande et son véritable adversaire ne se sont pas encore effacés de toutes les mémoires.

Politique

La France de gauche, la France en marche…

capture d’écran Facebook
Candidat clandestin et de contrebande, Emmanuel Macron vu par François Baroin, c’était ce 29 janvier au soir sur le plateau de Laurent Delahousse.
Candidat masqué, une imposture, a–il même encore ajouté. 
Après le Mutant* de Michel Houellebecq, voici un autre regard porté sur celui qui semble enthousiasmer tant de monde.
Or que se dessine-t-il désormais que Manuel Valls vient d’être battu par Benoît Hamon au second tour de la primaire de la gauche? Certains prédisent déjà que l’électorat du premier ne rallie pas celui du second mais rejoigne celui qui est en marche avec Emmanuel Macron.
Cet homme plaît, cet homme prêche la bonne parole égalitaire*, cet homme s’égosille au nom de la République et de la France* mais cet homme ne souhaite pas être le refuge de socialistes en déshérence.
Plus unie que jamais, ce soir, la gauche s’éclate!
* http://voix.blog.tdg.ch/archive/2017/01/17/quelle-france-voulons-nous.html
   https://www.facebook.com/EmmanuelMacron/

Politique

Ce qu’un Président a dit…

capture d’écran: huffingtonpost
 
Ce mercredi 25 janvier, le débat entre les deux candidats en lice pour le second tour de la primaire de gauche sera sans doute déterminant.
A plus d’un titre tant le PS est fragilisé et ses membres, en définitive, bien peu respectés. Le comportement de l’encore actuel Président de tous les Français, entre autres élites de gauche, a de quoi laisser perplexe. 
Tantôt au théâtre parce qu’il l’avait promis à Michel Drucker de longue date, tantôt au Chili pour des raisons agendées sans doute aussi de longue date, François Hollande a déclaré qu’il n’irait pas voter ni au premier ni au second tour de cette primaire. 
Soit.
Cela dit, certains ont retrouvé dans le livre de Gérard Davet et Fabrice Lhomme, ce que le Président bientôt sortant avait dit de Benoît Hamon. On peut le lire ci-dessus, dans la capture d’écran qui illustre ce sujet.
Le fait est que cet ancien Ministre de l’Education a remporté le premier tour de la primaire et n’entend pas perdre le second. Normal, il ne s’est pas présenté pour perdre. Mais face à lui, Manuel Valls n’entendra pas non plus s’en laisser conter.
Tout cela peut déboucher sur le meilleur ou sur le pire, en ce sens, cette primaire est loin d’être banale. Car son vainqueur aura, ensuite, à affronter ou composer avec un jeune premier qui ne veut rien savoir de ceux qui furent ses pairs:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2017/01/18/ps-fin-de-parti.html
Ce mutant* a peut-être le vent en poupe mais de là à lui confier l’exercice de la charge présidentielle, il y a un pas à projeter avant de le franchir.
* http://voix.blog.tdg.ch/archive/2017/01/17/quelle-france-voulons-nous.html

Politique

Entre liberté d’expression et intérêt général

Tandis que la justice condamne en appel Claude Guéant à deux ans de prison dont un ferme, le PS affiche la couleur.
Au second tour de la primaire, Martine Aubry votera Hamon, Ségolène Royal, pour sa part, n’exclut pas, après le second tour de la primaire, le vote utile qui inclurait Macron.
Autant pour Manuel Valls, qui, entre le mutant* Macron et l’angélique Hamon, semble mis sur la touche.
Or qu’on l’apprécie ou non, le Premier Ministre d’un Président à l’agenda si chargé qu’il l’a empêché de suivre de près débat et premier tour de la primaire de son propre camp, le Premier Ministre donc, paraît le plus à même d’exercer la fonction suprême.
Mais si la liberté d’expression tant revendiquée en France implique que les querelles de clochers et d’egos priment sur l’intérêt général, pourtant rappelé à l’envi, soit!
C’est là, néanmoins, un boulevard ouvert à la candidate du FN.
* http://voix.blog.tdg.ch/archive/2017/01/17/quelle-france-voulons-nous.html

Politique

La France de gauche et son Président

Débats intéressants, sur France2, au soir du premier tour de la primaire de gauche.
Deux tendances se dessinent de manière nette avec les victoires de Benoït Hamon et de Manuel Valls. L’enjeu du parti socialiste est de mobiliser un électorat qui semble ne plus trop croire en une victoire possible de son candidat au second tour de la présidentielle sauf à considérer Emmanuel Macron comme encore socialiste.
Mais sait-on bien ce qu’il représente?
Certes, il séduit nombre de magazines qui l’affichent en couverture de leurs éditions. Il rassemble aussi un public que ses envolées proches de l’hystérie n’ont pas semblé gêner.
Ce qui reste de France socialiste, toutefois, ne s’y est pas reconnu pour avoir préféré porter ses suffrages aux candidats de la primaire.
Honneur à autant de citoyennes et de citoyens tandis que le Président qu’ils ont élu il y a cinq ans n’a pas souhaité commenter ce premier tour de la primaire qu’il a suivi depuis le Chili.

Politique

PS, fin de parti?

capture d’écran France2
Pendant que certains présidents vivent leurs dernières heures au pouvoir, pour l’un, leurs derniers mois, pour l’autre, leur manière de quitter le devant de la scène politique ne manque pas d’être remarquée à défaut d’être remarquable.
Sur la toile, circulent toutes sortes de rumeurs et autres pétitions à signer tandis que l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche inquièterait.
En France, c’est la mort en directe du Parti socialiste à laquelle on assiste chaque jour ou presque.
François Hollande a voulu et revendiqué être un président normal, est-ce à dire que son comportement serait celui de tout un chacun de nous?
Ce qui semble, en tous les cas, acquis pour lui, est qu’outre son record d’impopularité, il aura réussi à mettre son propre parti dans une situation assez inédite.
Qu’un jeune premier, autrefois son ministre et son protégé, fasse la fine bouche face aux candidats malheureux qui seraient obligés de se rallier à lui pour représenter la gauche à la présidentielle 2017, il fallait y penser. Emmanuel Macron a osé:
http://www.francetvinfo.fr/elections/presidentielle/politique-les-soutiens-d-emmanuel-macron_2024891.html

Politique

Quelle France voulons-nous?

Michel Houellebecq, invité de David Pujadas dans le cadre du 20 heures de France2, ce 17 janvier a dit percevoir Emmanuel Macron tel un mutant.
Le terme est éloquent.
Larousse le définit ainsi: se dit d’une cellule, d’un clone cellulaire ou d’un organisme dérivant d’une cellule qui a été le siège d’une mutation.
A observer cet homme lors de son meeting, le 10 décembre dernier à Paris, on sent l’adhésion de son public. Venu chercher, peut-être, la bonne parole, il suit, avide et applaudit.
Mais lorsqu’en conclusion de sa prestation -qui a été soigneusement coupée de la video qui rend compte de l’ensemble de son intervention* – le candidat Macron s’exalte jusqu’à s’égosiller, au nom de la République et de la France, on se dit que son auditoire et son potentiel électorat ne sont pas trop regardants sur la manière:
https://www.youtube.com/watch?v=WoLZYEO2-FQ
A chacune et à chacun ses préférences mais l’hystérie qui s’empare de ce jeune politicien, mutant ou pas, cadre mal avec la maîtrise plutôt attendue d’un chef d’Etat:
* https://www.youtube.com/watch?v=JMN20SSHg4k

Politique

Harlem Désir, bientôt débarqué du pédalo?

Cela se susurre et se murmure sinon se dit, Harlem Désir ne serait plus qu’un premier secrétaire en sursis.
Sa prise de position dans l’affaire de la jeune Kosovare au prénom tant évoqué qu’il en devient inutile de le mentionner encore ici, a fortement déplu.
Déjà fort mal barré depuis des mois, le pédalo présidentiel en effet, plutôt que de se laisser couler par cette affaire, a pris les mesures qui lui convenaient.
Ce serait ainsi Harlem Désir qui serait débarqué mais rien n’est simple dès lors que sa nomination à la tête du PS ne peut être contestée avant la première échéance prévue en 2016, date du prochain congrès destiné à la préparation de l’élection présidentielle de 2017.
D’ici-là, les municipales et les européennes auront peut-être raison de la tourmente qui agite le PS, premier secrétaire ou autres maires et sénateurs compris.
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2013/10/25/temp-45c4963af16890d7d58a9121d2453dd1-248958.html