Voici que maintenant, c’est le comité international paralympique qui a trouvé la parade pour se distinguer du CIO de ne pas sanctionner la Russie et ses sportifs.
Ouf, l’honneur est sauf, peu importe comment, l’essentiel est de reprendre la lutte antirusse.
Pour qui se fie encore à ce rapport Mc Laren pour estimer les athlètes russes dopés, voici un point de vue qui leur en dira davantage:
http://russiepolitics.blogspot.ch/2016/07/le-dopage-en-russie-nouvelle-arme-de.html#more
Mais l’Histoire a déjà souvent montré qu’en cas d’impérieuse nécessité, les preuves se fabriquent sans problème pour justifier une décision.
Certains s’en sont montrés si experts qu’ils ont réussi à entraîner derrière eux des va-t-en guerre totalement convaincus de leur bonne foi.
Alors, ce n’est pas le sort des sportifs russes handicapés qui risque d’émouvoir une communauté internationale qui doit avant tout être convaincue du bienfait des sanctions prises à leur encontre.
Russie
Il y a un an, le présentateur vedette de la Radio Télévision Suisse obtenait une interview de Vladimir Poutine.
La question était posée, ici, de la suite qu’aurait ce qui a valu au journaliste suisse diverses articles de ses confrères:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/07/29/rochebin-poutine-et-apres.html
Ce matin, la même Radio Télévision Suisse consacre un sujet de 7 minutes (!) à des travaux réalisés à Moscou.
Il est vrai que tout cela passionnera les Suisses!
La correspondante de la Radio Télévision Suisse et son collègue qui l’interroge sont d’une objectivité que chacune et chacun sera en mesure d’évaluer:
http://www.rts.ch/info/monde/7907886-les-travaux-d-hercule-lances-au-c-ur-de-moscou-toujours-plus-critiques.html
Alors que le Comité International Olympique a décidé de ne pas exclure la Russie des JO de Rio, il n’est pas inintéressant d’observer comment la décision est présentée par les médias.
Outre Le Matin Dimanche dont le titre de la manchette de l’édition du jour illustre ce sujet, la RadioTélévision Suisse ne vaut guère mieux:
http://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/19h30?id=7898862
https://www.rts.ch/sport/athletisme/7898000-rio-2016-le-cio-se-defile-en-ne-suspendant-pas-la-russie.html
Le parti pris par la télévision suisse romande est sans ambiguïté.
De la part d’une chaîne publique d’information, serait-ce devenu utopique d’attendre un minimum d’objectivité?
Pour un pays qui doit sa neutralité au Tsar Alexandre Ier, pas de quoi être fier.
Et c’est peu dire.
La Tribune de Genève de ce 22 juillet publie un article sur le rejet de l’appel interjeté par soixante-huit sportifs russes et la décision du Tribunal Arbitral du Sport.
Les athlètes russes demeurent donc exclus des JO de Rio.
Or voici que le journaliste qui en parle entraîne son public dans une projection assez singulière. En effet, convoquer Dostoïevski pour lui prêter une hypothétique oeuvre que lui aurait été inspirée cette Russie du sport en proie à toutes les turpitudes, est une perception de l’écrivain que Daniel Visentini n’hésite pas à partager avec ses lecteurs.
À toutes fins utiles, cet article et celui-ci permettront à chacune et à chacun d’apprécier l’envolée lyrique -si elle en est- de l’auteur de l’article consacré à la décision du TAS d’exclure les soixante-huit athlètes russes des JO de Rio.
source photo: RT/Sputnik
Dans cette démocratie que serait devenue l’Ukraine depuis le désormais célèbre Maïdan et la guerre qui s’en est suivie, certains semblent avoir moins de chances que d’autres.
Rien de plus normal, diront d’autres, tandis que l’égalité des chances demeure le fer de lance de tout régime démocratique, récent ou éprouvé de plus ou moins longue date.
Cependant voilà, serait-ce la faute à pas de chance, comme on dit?
A Kiev, un journaliste russe, célèbre, a trouvé la mort au volant d’une voiture qui a explosé:
https://francais.rt.com/international/24088-ukraine-journaliste-voiture-explosion
Pour rappel et comme ladite communauté internationale condamne ce qu’elle qualifie de meurtre, voici qui pourra peut-être inspirer sa réflexion:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/08/11/ukraine-pays-ou-les-reporters-sont-le-plus-agresses.html
L’information qui circule ici et là et dont « Charles » a indiqué le lien en commentaire à un précédent sujet de ce blog vaut son pesant de réflexion.
Selon une source citée sur l’article en question, le Président Erdogan aurait été sauvé par son homologue russe:
http://numidia-liberum.blogspot.ch/2016/07/coup-detat-en-turquie-poutine-sauve-la.html
Vraie ou fausse, l’information est publiée.
Soit elle sera contredite, auquel cas, elle n’aura constitué qu’une intoxe de plus, soit elle sera confirmée.
Le fait est que l’information a été relayée sur différents sites dont celui-ci:
http://www.camerounliberty.com/coup-detat-en-turquie-poutine-a-sauve-la-vie-a-erdogan/
Cela dit, pour le site Agoravox, c’est l’Iphone du Président Erdogan qui l’aurait sauvé:
http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/coup-d-etat-rate-en-turquie-182912
On a beaucoup commenté le Brexit.
Ce mercredi 13 juillet, David Cameron quitte le 10, Downing Street qui sera désormais occupé par Theresa May et son époux.
La haute finance s’inquiète, les peuples se mobilisent, les souverainistes rêvent, peut-être dune autre Europe que celle proposée sinon imposée par l’Union Européenne.
Publié en 1923, le Pan-Europe de Richard Coudenhove-Kalergi ne manque pas d’intérêt.
Et cet extrait d’article paru en 2007, encore moins:
Pour constituer la Pan Europe, Coudenhove-Kalergi va exclure la Turquie et la Russie à cause de leur situation géographique mais aussi l’Angleterre à cause de son empire colonial présent sur tous les continents et de ses rapports particuliers avec les Etats-Unis:
http://www.nouvelle-europe.eu/richard-de-coudenhove-kalergi-portrait-d-un-visionnaire-paneuropeen
Autre extrait de Pan Europea non dénué d’intérêt, lui non plus:
Comme hier en Chine ou en Turquie, l’Europe sera demain partagée entre sphères d’influence anglaises, russes et américaines.
https://clio-texte.clionautes.org/spip.php?page=article-imprim&id_article=4836
Qu’en pensent les Manuel Barroso et autres Jean-Claude Juncker, ci-dessus en photo tandis qu’il recevait le prix Kalergi-Coudenhove en 2014?
http://www.euractiv.de/section/osterreich/news/juncker-erhalt-coudenhove-kalergi-europapreis/
Tandis que l’OTAN renforce ses troupes à l’Est de l’Europe, Kiev donne le nom de Stepan Bandera à une avenue autrefois appelée avenue de Moscou.
A lire la manière dont nombre de médias occidentaux rendent compte de ces deux faits, il apparaît que la langue de bois oeuvre à merveille.
Ainsi, pour autant les commentateurs du sommet de l’OTAN à Varsovie que pour ceux qui expliquent qui était Bandera, découvre-t-on une narrative bien rodée.
Tout cela n’est pas nouveau, certes. Mais s’habituer à ce constat, c’est se rendre complice de duplicité.
Dans une interview, Tadeusz Isakowicz-Zaleski, historien, écrivain et publiciste polonais, livre un point de vue qui doit être entendu.
Parce que les mémoires existent, parce que le destin de chacune et de chacun de nous est concerné:
Comment parler d’un événement sans rien en dire qui éclaire ses véritables enjeux, l’article indiqué en lien ci-dessous en donne un bon exemple:
http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/Istanbul-vit-dans-la-peur-de-nouveaux-attentats-29855736
Alors qu’on sait comment la Cour Européenne des Droits de l’Homme et Amnesty International ont permis de soutenir un homme qui a répandu la terreur à Istanbul, on fait se répandre en considération des Stambouliotes sur le régime en place dans leur pays.
Le problème, ici, n’est pas le président Erdogan.
Le problème, ici, est l’Occident.
A avoir si bien voulu éviter au terroriste le sort supposé qui l’attendait en Russie, la Cour Européenne des Droits de l’Homme et Amnesty International ont choisi.
Sans doute que s’adresser à des citoyens turcs plutôt qu’aux soutiens institutionnels qui ont permis à Ahmed Tchataev de semer la mort dans l’aéroport d’Istanbul-Atatürk, le 28 juin dernier, engageait moins la rédaction de 20 minutes.
Condoléances et pensée aux proches des victimes.
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/07/02/terreur-desinformation-et-protections.html
http://lelab.europe1.fr/nicolas-sarkozy-critique-a-nouveau-obama-puis-file-rencontrer-a-nouveau-poutine-2774216
Et voici l’Ancien Président français déclarer, dans une interview accordée à LCI, que jamais la France n’a été si soumise aux Américains:
http://lci.tf1.fr/politique/exclu-lci-sarkozy-jamais-la-france-n-a-ete-si-soumise-aux-americains-8753868.html
Et d’évoquer la relation avec la Russie et de rappeler les accords conclus avec le président Medvedev pour régler les suites de la guerre ouverte par la Géorgie contre la Russie en août 2008.
Certes, ces accords avaient été initiés par la France qui présidait alors le Conseil de l’Union Européenne et certes, les Etats-Unis en avaient été exclus.
Mais comparaison n’est pas raison et la guerre qui a opposé la Géorgie à la Russie n’a rien à voir avec celle qui a mis le feu au Sud-Est de l’Ukraine.
Nicolas Sarkozy, en évoquant la soumission de la France aux Américains, sait jouer sur la corde sensible de nombre de Français.
A quelle fin et pour quel crédit, l’avenir le dira-t-il?
