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Russie

Politique

Cette Russie qui n’est pas, etc.etc…

En voici encore un qui met en garde contre la personnalité du président russe sinon contre la Russie elle-même.
Rien d’original ni de nouveau dans l’approche que propose l’article ci-dessous sinon, peut-être, dans le fait de se situer sur le plan de la puissance pour établir quelques comparaisons entre la Russie, les Etats-Unis et l’Union Européenne.
Mais le propos énoncé par Dominique Moïsi, qui signe l’article en question, ne se distingue à l’évidence pas par son objectivité.
Le but visé est une fois encore de montrer combien le président russe est un homme que le concept de démocratie ne semble pas préoccuper.
Et se référer, dans ce sens, à la Nobel de littérature 2015 est le passage obligé. *
Plutôt que de privilégier une approche constructive, s’acharner sur ce que la Russie n’est pas ou aurait pu être si … semble être décidément l’activité de prédilection de certains médias.
http://www.lesechos.fr/monde/enjeux-internationaux/021589761392-comment-traiter-avec-la-russie-de-poutine-1189035.php
 
* http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/12/08/l-occident-et-ses-references.html

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Lecture comparative

Cette petite lecture comparative ne manque pas d’intérêt.
Si, à l’heure qu’il est, quatre sites de médias suisses publient une information selon laquelle Vladimir Poutine aurait signé un document relatif à la sécurité nationale de la Fédération de Russie, apparemment, aucun autre site francophone n’en parle contrairement à différents sites allemands et autrichiens.
Cela dit et tandis que les sites suisses omettent bien des nuances pour commenter cette information, il n’est pas inutile de la lire énoncée sur le site de Sputniknews:
http://fr.sputniknews.com/russie/20151231/1020693296/Russie-adopte-strategie-de-securite.html
 
http://www.rts.ch/info/monde/7379605-les-etats-unis-officiellement-consideres-comme-une-menace-par-moscou.html
http://www.journaldujura.ch/les-usa-officiellement-consideres-comme-une-menace-pour-la-russie
http://www.lematin.ch/monde/c-officiel-usa-menace-russie/story/12959874
http://www.24heures.ch/monde/C-est-officiel-les-USA-sont-une-menace-pour-la-Russie-/story/12959874
http://www.luzernerzeitung.ch/nachrichten/international/international-sda/Putin-setzt-Sicherheitsstrategie-in-Kraft;art46446,658767
http://www.nzz.ch/international/putin-veroeffentlicht-aktualisierte-sicherheitsstrategie-1.18670751

Politique, Religions

Guerre et foi

Amnesty International rend des rapports dont on est en droit d’attendre qu’ils soient vérifiés conformes.
Or voici que l’un d’eux n’a pu être confirmé par l’ONU.
Il concerne les frappes menées par l’aviation russe en Syrie.
Amnesty International accuse la Russie d’avoir visé des civils et tué des innocents.
http://fr.sputniknews.com/international/20151223/1020515764/ONU-Amnesty-International.html
Pendant ce temps-là, en Syrie, on a fêté Noël.

Politique

Dialogue et censure

Quelle mouche a donc piqué nos apologistes de la liberté d’expression?
Quel est ce soudain alignement sur des méthodes si éloignées des valeurs démocratiques qu’ils ne cessent de défendre?
Ne se hâtent-ils pas de les rappeler à qui les transgresserait?
Or les voici soudain livrés à des pratiques qu’ils ne cessent de fustiger partout où ils le peuvent…
Ne revendiquent-ils donc pas leur application tandis que d’autres les bafoueraient sans vergogne?
Tant de questions pour sans doute aucune réponse.
Dans ce cas, voici ce que Youtube a estimé devoir censurer:
http://rutube.ru/video/1125b9f4c48d403f2a4bc126484cf6db/

Politique

Entre mépris et rhétorique d’usage

Si le site de la chaîne d’information publique suisse RTS a publié des extraits de la conférence de presse tenue, ce 17 décembre, par le Président russe, son habituel grand rendez-vous avec les médias n’a pas eu les grâces du téléjournal quotidien de Darius Rochebin.
A ce choix, s’ajoute celui d’une rhétorique devenue presque habituelle pour évoquer Vladimir Poutine:
http://www.rts.ch/info/monde/7349600-quand-vladimir-poutine-fait-son-show-devant-la-presse-russe.html
Il semble trop compliqué, de la part de médias autorisés, de rendre compte de la politique menée par le chef du Kremlin autrement que par la raillerie.
C’est non seulement déplorable de la part d’une chaîne publique d’information mais surtout dommageable pour le public qui ose encore lui faire confiance.
Pourtant rappelée à plus soif par les tenants du multiculturalisme, c’est la bonne entente entre les peuples que ces fossoyeurs patentés s’ingénient à enterrer sous leurs pelletées d’arrogance et de mépris.
A lire, ci-dessous, cet article qui pointe de nombreux aspects occultés par les apôtres du « vivre ensemble »:
https://blogs.mediapart.fr/salah-lamrani/blog/091215/patriotisme-nationalisme-et-chauvinisme-de-vladimir-poutine-marine-le-pen

Culture, Histoire, Politique

1977-2015

L’Union des Ecrivains, créée en 1932 en ex-URSS offrait de nombreux avantages à qui en était membre. Outre des conditions de vie facilitées avec possibles datchas accordées ou autres contributions financières substantielles, l’Union soutenait la publication d’oeuvres et de périodiques et organisait des rencontres et des séminaires.

En 1977, l’ancienne membre de l’Union des Ecrivains et désormais lauréate du Prix Nobel de littérature, Svetlana Alexievitch, signait un article consacré à Félix Dzerzhinski, fondateur et directeur de la Tcheka, police qui deviendra plus tard le KGB.

Le portrait que la lauréate biélorusse dresse de celui qui a été considéré comme un héros national dans le pays où elle vivait à l’époque et où elle vit à nouveau, n’est pas dénué d’émotion. Il se conclut ainsi:

Когда у меня вырастет сын, мы обязательно приедем на эту землю вместе, чтобы поклониться неумирающему духу того чье имя – Феликс Дзержинский- « меч и пламя » пролетарской революции.

Quand mon fils sera grand, nous viendrons sans faute sur cette terre pour saluer l’esprit immortel du nom de Félix Dzerzhinski, « épée et flamme » de la révolution prolétarienne.

A 29 ans, âge auquel Svetlana Alexievitch a écrit cet article, on est déjà en état de penser de manière critique.

Or tandis que cette désormais intarissable critique du régime soviétique vouait son talent et sa plume à honorer l’un de ses plus puissants représentants, elle se situait bien loin du sort réservé à ses confrères dissidents.

Près de quarante ans plus tard, conspuer un régime politique dont elle s’est davantage montrée suppôt et bénéficiaire que victime, vaut, en effet, son prix d’or suédois.

société

La Russie et la ferveur d’Arte

Pour la énième fois, la chaîne de télévision Arte s’est penchée sur le sort de la Russie et du taux d’alcoolisme qu’elle présente.
Les précédentes émissions sur le sujet n’ont pourtant pas manqué.
Il semble cependant que le clou doive être enfoncé au point de négliger la redite.
Selon une étude publiée le 13 mai 2014 sur le site Slate, l’Ukraine ou la Biélorussie ont des niveaux similaires de consommation d’alcool.
http://www.slate.fr/monde/86975/carte-pays-alcool-monde
L’insistance avec laquelle la chaîne publique culturelle et européenne se focalise sur la seule Russie pour traiter de l’alcoolisme relèverait presque de l’obsession.
Elle interroge, en tous les cas, la programmation d’une chaîne qui se présente comme favorisant la compréhension et le rapprochement des peuples en Europe.

Politique

Entre élections et appel à la révolution, la vie ici et là…

Alors que la Suisse a vu la récente élection au Conseil Fédéral de Guy Parmelin, que la France comptabilise les régions acquises ou perdues par les uns et les autres, la Russie retrouve Mikhaïl Khodorkovski, par voie de presse tout au moins.
Convoqué pour une affaire de meurtre à laquelle il aurait été associé, l’ancien patron de Ioukos s’est exprimé depuis Londres à ce sujet.
C’est donc dans les bureaux moscovites de son association Russie ouverte que les journalistes convoqués ont pu suivre la conférence de presse qu’a donnée l’ancien oligarque 
Celui-ci a, entre autre, appelé à la révolution et à dénoncé l’illégitimité du régime de Vladimir Poutine.
Inutile de dire que les relais médiatiques de cette affaire varient.
Le fait est que les conséquences qu’auront les uns ou les autres sur les relations entre Russie et Occident n’est peut-être pas à négliger.

Politique

L’Occident et ses références

Qu’un certain Occident se montre critique face à la politique menée par le président russe, on l’a bien compris. Que ce même Occident sélectionne ses références à l’appui, tout autant.

Après les « 86 % d’une Russie qui rirait quand les gens meurent dans le Donbass« , en passant par le « califat orthodoxe » que voudrait créer Vladimir Poutine, voici la lauréate du Prix Nobel de littérature 2015 déclarer que les Russes font la guerre aux Ukrainiens. À leurs frères et que des avions russes sont en train de bombarder la Syrie.

Ce jeudi 10 décembre, Svetlana Alexievitch recevra son Prix des mains du Roi de Suède.

Que l’oeuvre de l’écrivain biélorusse ait été récompensée regarde l’Académie qui l’a honorée. Mais que cette distinction autorise la lauréate à énoncer autant de contre-vérités la discrédite.

Les tensions actuelles entre Occident et Russie n’ont rien à gagner avec de telles propos mensongers. A moins que le choix opéré par Stockholm n’ait été, comme d’aucuns l’affirment, de pur intérêt politique.

 

Culture, Politique, Religions

La Nobel récidive

Le 24 septembre dernier, Vladimir Poutine inaugurait la plus grande mosquée d’Europe.

A Moscou, le président russe était aux côtés de ses homologues turc et kazakh ainsi que de Mahmoud Abbas et du grand mufti de Russie.

Cet événement, largement médiatisé, a sans doute dû échapper à la vigilance de Svetlana Alexievitch, lauréate du prix Nobel de littérature 2015 qui décrète, dans La Vanguardia, que le président russe créerait, en Russie, un califat orthodoxe.

Un Nobel est une référence. Discutée, certes mais qui fait autorité.

Dans son interview à La Vanguardia, l’écrivain biélorusse évoque la dimension politique de son prix. Elle a raison car elle est bel et bien présente.

Quelles que soient les opinions que défend Madame Alexievitch, rien ne lui interdit de s’informer avant de s’exprimer.

En l’occurrence, Madame Alexievitch a manqué une nouvelle occasion de se taire. Et ce ne sont pas les commentaires déposés sous l’article ci-dessous qui le contrediront.