Browsing Tag

sdf

Culture, Economie, Histoire, Politique, société, Voix

La mort du coeur en plein Paris.

Vous avez sans doute appris comment le photographe suisse René Robert est mort à Paris, après une chute sur un trottoir.

Il était environ 21:30, selon ce qui nous est rapporté, il se promenait comme chaque soir et a chuté sans plus parvenir à se relever. Personne ne lui a prêté la moindre attention.

Et qui, à l’aube, a appelé les secours? Un SDF.

En d’autres termes, soit la rue de Turbigo -située au centre de Paris- était vide lorsque l’homme de 85 ans est tombé, soit on est passé à côté de lui dans l’indifférence la plus absolue.

Une société dans laquelle seul un SDF réagit au sort adverse d’un être humain? Oui, c’est possible, la preuve!

Le froid qui a envahi le photographe suisse jusqu’à le tuer est celui de coeurs détournés du sentiment. Le froid qui a été observé dans la nuit du 19 au 20 janvier est celui d’une météo de saison.

Ce conte d’un nuit d’hiver honore l’humanité du SDF qui a secouru René Robert.

Et révèle la légèreté de tant de valeurs revendiquées par une société qui n’en peut plus de donner des leçons de « droits humains » à d’autres et de les juger.

En l’occurrence, c’est un des siens qu’elle a condamné à mort.

société

Coups de coeur

Il y a les enfants soldats, il y a les enfants martyrs, il y a les enfants exploités, victimes de toutes sortes de violences, guerrières, pédophiles, il y a les enfants youtubeurs, il y a les enfants qui oeuvrent à leur manière pour une cause qui leur tient à coeur.
Autant de manières de vivre l’enfance qui, on le sait, suscitent débats et controverses tant elles sont diversement médiatisées et tant, pour certaines d’entre elles, elles semblent être devenues la panacée.
En effet, nombre d’enfants s’affichent sur youtube sous les yeux de centaines de milliers voire de millions de fidèles qui regardent comment telle ou tel déballe des paquets reçus de marques commerciales, comment l’une ou l’autre se raconte depuis sa chambre, bref, autant de mises en scène de soi. 
Mais il existe aussi des enfants qui, loin d’un web qui les propulserait en star, pensent aux malmené(e)s de nos sociétés. Voyez comment Arthur et Pavel, l’un Français, l’autre Russe, agissent en faveur, le premier des SDF, le second, des animaux de refuges! 
Qu’on ne s’y trompe pas, l’enfance se vit selon des critères qui, en dépit des époques, ne varient pas. Il y a celle où se cultive l’égocentrisme et celle qu’anime l’altruisme. Et les grandes marques qui utilisent les premiers l’ont bien compris.

société

Ceci n’est pas un conte de Noël

Ceci n’est pas un conte de Noël, avec tout le respect que l’on peut avoir pour ces récits.
Ceci est une histoire vraie, rapportée par différents grands quotidiens britanniques et largement relayée ensuite.
La scène se passe de nuit.
Une étudiante de 22 ans s’apprêtait à rentrer chez elle en taxi et constate qu’elle a perdu sa carte bancaire.
Pour lui venir en aide et lui assurer un retour sans risque, un SDF lui a offert les 3 livres sterling qui lui restaient.
Elle a refusé.
Cependant, si émue par le geste de cet homme, la jeune fille s’est mobilisée pour le retrouver et en même temps, a organisé une levée de fonds pour le remercier.
Elle a demandé à chacun de verser les mêmes 3 livres sterling que lui avait offertes le SDF et a récolté plus de 30.000 livres sterling.
http://gogetfunding.com/project/help-robbie-preston-s-homeless-hero
Voici une histoire qui tranche avec celle qui a mobilisé l’actualité des ces derniers jours à Angoulême.

Politique

La rue et la mort

Sur mon blog http://voix.blog.tdg.ch/, un commentaire a été déposé par Philippe Brennetot, qui se conclut par des terme qui choquent. Dans quel monde sommes nous ?Quand un jour la vie bascule… On compte de 85 000 à 100 000 SDF en France. La rue devient le couloir de la mort. La mort qui sévit dans la rue n’est pas toujours celle de faits d’armes ou d’agressions. Lorsque le crime en est absent, c’est que le mal y est plus diffus. Personne n’est à l’abri du pouvoir qui s’exerce soudain sur lui et le projette nulle part. Et ce triste trajet qui finit dans la rue est silencieux et sans éclat. On en parle, certes et bien des associations ou autres fondations y réagissent. Mais que de dégâts et de ravages causés par ces licenciements et ces abus qui condamnent au déclin de la personne! La rue n’est pas une fin en soi mais quand rien ne permet plus d’y échapper, la mort qui s’y installe est aussi condamnable que celle qui se trouve à portée de fusil ou d’arme blanche.     14:53 Ecrit par Hélène Richard-Favre dans Actualités, Existence, Pouvoirs | Lien permanent |Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sdf, associations, fondation abbé pierre,rue, mort, sans toit, licenciements abusifs |  del.icio.us |  |  Digg |  Facebook

Politique, société

Silence de mort

Ce silence qui a entouré le décès de l’homme des Bastions n’est pas celui auquel a droit tout défunt, encore moins celui-ci. Que ce vide de communication ait été dû aux Indignés ou aux pouvoirs locaux en place, il ne relève en aucun cas du respect de la personne, ni de sa famille, ni de la société confrontée tous les jours que sont restés installés les Indignés dans un Parc Public. Ce silence hurle de lâcheté et heurte.

Economie, société

Mourir indigné?

Décès au camp des indignés de Genève. Bastion de tous les regards, quel sera celui qui lui sera désormais accordé? Tant de paradoxes entourent ce mouvement… Et autant de sdf qui sont venus y chercher des réponses pour s’en voir parfois privés. Il n’y a pas lieu ici de ferrailler mais nul doute que cette mort va susciter nombre de polémiques. Condoléances à la famille de cet homme mort d’un froid qu’il laisse au coeur. http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/Un-homme-decede-au-camp-des-indignes/story/10216038

société

Sans abri, s’abstenir

De quoi s’indignent les Indignés? Un jeune Indigné, très motivé, engagé et sincère dans ses idéaux, m’avait dit lors d’un long entretien que nous avions eu aux Bastions début novembre, que certains SDF perturbaient les assemblées. En quoi la réalité des Sans abri est-elle de trop au milieu des propos tenus et affichés par les Indignés? La misère ne se résout pas par des mots seulement. Lutter contre elle, c’est bien. Mais la rejeter hors de la scène qui en parle?