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Terrorisme

Histoire, Politique, société, Voix

François Hollande avant Emmanuel Macron

Pour la deuxième fois, un Président français déclare son pays être « en guerre ». Emmanuel Macron, ce 16 mars, François Hollande, le 16 novembre 2015.

La formule est-elle vraiment adéquate quand on sait ce que vivent les pays et leurs peuples en guerre dans de nombreuses régions du globe?

Non, la guerre contre le terrorisme de François Hollande et celle d’Emmanuel Macron contre le coronavirus n’ont rien à voir avec ce qu’ont été, ne seraient-ce que les deux dernières guerres mondiales.

Jusqu’à nouvel avis, nous jouissons de biens de première nécessité et ne recevons aucune bombe qui dévasterait nos foyers.

Cela ne minimise en rien les dégâts causés par le terrorisme ou le virus, de loin pas. Il s’agit simplement de rappeler que les mots et les expressions ont un sens.

Et que nos Présidents respectifs, en lettrés qu’ils sont -pour l’actuel en tous les cas- le savent.

La situation que nous connaissons est certes difficile pour nombre d’entre celles et ceux qui la subissent de plein fouet. Mais ne la confondons pas avec celle que vivent tant des nôtres ailleurs sur la planète!

Merci pour elles et eux, merci pour leurs enfants.

 

Politique, société

Cracher dans l’océan

On se rappelle les attentats du 13 novembre à Paris. Difficile autrement, c’était il y a plus de 4 ans déjà. 
On se souvient aussi comment les un(e)s et les autres y avaient réagi, entre autre par la revendication de continuer de sortir en terrasse.
Une autre manière d’y avoir répondu est celle du journaliste Antoine Leiris dont la femme a péri au Bataclan. Ecrire « Vous n’aurez pas ma haine » a été son choix. 
Le mal qui a frappé la France a été d’ordre politique. 
Et se situer ailleurs que dans le pardon ou la haine à ressentir envers des terroristes, c’est interroger le pouvoir, celui qui opère à l’intérieur et à l’extérieur des frontières du pays où il s’exerce.
Que des actes assassins se soient commis à répétition et continuent de se commettre à répétition ne demande pas qu’on y réponde par du pardon ou de la haine!
Ils exigent la prise de mesures adéquates.
Peut-être et sans doute existent-elles puisque l’on informe souvent d’actions terroristes qui auraient été évitées. Et que, tout le monde le sait, le risque zéro est un mirage.
Il n’en demeure pas moins que s’adresser à des terroristes pour leur dire ce que l’on éprouve à leur égard, indifférence, haine ou pardon équivaut à peu près à cracher dans l’océan.

Politique, Religions

Des responsabilités en débat

L’article indiqué ci-après en bleu rend compte d’une rencontre avec un jeune Français emmené à l’âge de douze ans avec ses frères et soeurs et tout le reste de la famille maternelle et paternelle pour une destination qui, selon ses souvenirs, a été présentée comme celle de vacances.
En réalité, fin août 2014, le père avait décidé de rejoindre l’EI.
Arrivé à Baghouz, Mourad -prénom d’emprunt du jeune homme- raconte qu’il y a perdu ses deux petites soeurs et son père.  J’étais devenu le chef de famille. Alors il y a un pacte avec les Kurdes, pour sortir les femmes, les enfants. J’ai refusé que ma mère, mes frères, mes sœurs partent… Parfois ils disent qu’on va être jugés. Par qui ? Je sais pas… Ils ne savent pas…
Qui est ce « ils », rien ne le précise.
L’auteur de l’article relate ensuite les propos de Mourad selon lesquels il n’aurait jamais vu de représentant du gouvernement français. Et de commenter ainsi:
« Alors qu’il a été emmené en Syrie au sortir de l’enfance, Paris, qui dispose d’une présence dans le Nord-Est syrien, semble avoir choisi de le laisser disparaître dans l’oubli de sa geôle, comme d’autres mineurs dans les camps fermés, plutôt que de lui porter assistance. Est-ce parce qu’il est mineur qu’il n’a pas été transféré vers l’Irak, comme onze autres Français, condamnés depuis à la peine de mort ? » 
La manière de conclure l’article est aussi émotionnelle que factuelle: « Un garde attend. Il faut partir. Mourad va retourner dans l’ombre. C’est son anniversaire demain : Ma mère ne sait pas si je suis mort ou vivant… » Et le journaliste d’ajouter que « La France non plus. La dernière fois qu’elle l’a vu, il avait 12 ans. » 
La question se pose tout de même de savoir qui est responsable d’un départ volontaire de toute une famille vers l’EI sinon celui qui l’a décidé, à savoir le père! Certes, Mourad n’a rien eu à dire à ce moment-là. Et le voici désormais avec cinq ans d’une vie qui n’a plus rien à voir avec celle de ses congénères français restés, eux, au pays.
La responsabilité de la France face aux siens inclut-elle ce genre de cas de figure, si la réponse était connue, cela se serait sans doute déjà su …

Politique, Religions, société

En quête et en perte de sens

La sidération est une évidence tandis que la France, mais pas qu’elle. découvre qu’au coeur même de son Etat ait pu oeuvrer le radicalisme assassin.
Pleuvent alors les réactions, les « il faut que… » ou autres décisions à prendre comme si tout était aussi simple.
Les responsabilités sont bien au-delà de tel ou tel et peuvent se nicher dans autant d’intérêts de va-t-en guerre qui essaiment de par le monde.
Dans ce cas, est-on face à des complicités, du laxisme, des dépendances en tous genres ou un peu de tout cela ensemble? 
En son temps, l’archevêque de Mossoul avait prévenu.
« Ce que nous vivons, vous le vivrez un jour ». Certes, il songeait là au sort réservé aux Chrétiens d’Orient. Or la France se veut laïque et républicaine.
Elle l’est si bien qu’elle voit tomber des têtes au sein même de l’une de ses administrations les plus prestigieuses et sécurisées.

Politique, Religions, société

La France, la maladie, la mort et la vie à tout prix

Rouen, Paris, ailleurs encore en France, que l’actualité est lourde!
Citoyennes et citoyens inquiets et plus encore après que le feu a ravagé une usine classée « Seveso ».
 Familles et proches en deuil après la tuerie qui a ensanglanté la Préfecture de police au coeur de la Cité.
Pendant ce temps-là, on manifeste contre une loi votée à l’Assemblée nationale. Une loi qui vise à rendre les femmes égales par rapport au « droit» à l’enfant.
Tout cela se discute, âprement comme il se doit, vu les opinions et convictions en jeu.
Autant de revendications, de combats et de luttes, qui, pour la vérité si je mens, qui, pour éradiquer telle mouvance assassine du pays, qui, pour la vie à tout prix.
Et au milieu ou en sus de tout cela, la réforme des retraites.
Autant dire que la France est en ébullition. Reste à savoir lequel de ses combats sera entendu en priorité.
La politique à la manoeuvre? C’est maintenant.

Histoire, Politique, société

De la cruauté, de l’Histoire et des genres…

Nombre de Français(es) et de Suisses ont en mémoire le massacre des Gardes Suisses du Roi du 10 août 1792. 
Ce jour-là, Danton veut en découdre avec Louis XVI.
Il envahit les Tuileries où réside le roi et sa famille.Un premier assaut est maîtrisé par les Gardes Suisses auxquels Louis XVI ordonne de cesser le feu et de regagner leur caserne.

C’est alors qu’en cours de route, des centaines d’entre eux sont massacrés et mutilés.

De ce carnage et selon cet article de Swissinfo, Bonaparte notera que: «des femmes bien mises se portent aux dernières indécences sur les cadavres des Suisses».
Voici qui, à l’évidence, n’est pas à l’honneur de la gente féminine. Mais qui prétend qu’elle serait plus douce qu’une autre?
Associer violence et cruauté à telle ou telle partie de l’humanité est souvent peu conforme à certaines réalités difficiles à admettre.

Politique, société

Révision de la loi sur les armes en Suisse, sujet sensible

Emission intéressante, hier soir 1er mai, consacrée à l’un des sujets de votation soumis aux Suisses le 19 mai prochain.
Infrarouge, en effet, a réuni plusieurs personnalités favorables et opposées à la révision de la loi sur les armes en Suisse.
Cet objet de vote s’inscrit dans le cadre de mesures prises par l’Union européenne de renforcer la lutte contre le terrorisme. A cet égard, les conditions de détention d’armes semi-automatiques seront plus strictes.
Il a, bien sûr, été question de l’espace Schengen duquel la Suisse est membre.
Pour les uns, elle en profiterait largement, pour les autres, elle pourrait aisément s’en passer. Autant dire que les avis sont tranchés selon les campa des un(e)s et des autres.
Quoi qu’il en soit, à écouter les personnes qui sont intervenues dans le cadre de l’émission de ce 1er mai, on peut s’interroger sur les arguments des unes et des autres, toutes ayant avancé de bonnes raisons de voter oui ou non.
La présence, en duplex, de la Conseillère fédérale Karin Keller-Sutter a été, semble-t-il appréciée. A l’évidence, elle a défendu la révision de la loi. Le fait est que le sujet reste sensible.
Faute de surprise de dernière minute, selon un sondage réalisé fin mars pour la SSR, la loi passerait avec 66% de voix.

Culture, Histoire, Politique, Religions, société

Christianisme, terme à proscrire?

Cet article, paru sur le site de LCI, informe de ce qu’il en est des persécutions religieuses. A plusieurs reprises, ici, il a été relevé comment le christianisme et la haine qu’il suscite est traitée en France, du moins,au regard ce celle qui vise d’autres religions. 
Contrairement à l’islam et au judaïsme, le christianisme n’est pas une religion d’Etat. Le résultat se connaît!
Force est aussi d’observer comment certain(e)s de nos élu(e)s peinent à articuler le terme de « chrétien » et comment souhaiter Noël ou Pâques semble dépasser l’entendement.
Laïcité oblige, sans doute.
Dans ce cas, que toutes les religions soient logées à la même enseigne et alors la si revendiquée laïcité le sera pour toutes et tous!
En attendant, le Sri Lanka pleure 321 morts parmi lesquels 45 enfants et adolescents et on a droit eux déclarations d’usage.
Jusqu’au prochain attentat?
Ainsi va le monde, bien sûr et ne restent que les larmes et la peine à celles et ceux qui sont en deuil.

Culture, Histoire, Politique, Religions

Pâques, si belles pour autant de croyants et ensanglantées pour autant d’autres…

Le Sri Lanka frappé par la folie meurtrière en ce dimanche de Pâques. Plus de 150 morts et bien plus encore de blessés.
Pâques, fête de la résurrection, si belle pour tant de croyants et ensanglantée pour autant d’autres.
Selon une légende orthodoxe, ce serait Marie Madeleine qui aurait offert, la première, un œuf à l’empereur Tibère pour lui annoncer la résurrection du Christ.
Incrédule, Tibère aurait répondu qu’un mort ne pouvait ressusciter aussi bien que l’œuf blanc qu’elle tenait dans sa main ne pouvait rougir.
Et voici que l’œuf serait devenu rouge et que l’empereur aurait cru, alors, les paroles de la femme. C’est depuis lors que les oeufs sont peints et principalement en rouge…
En pensée avec autant de celles et ceux pour qui le rouge a été celui du sang versé.

Economie, Politique, société

Le cinéaste et le PDG

Il semble qu’être cinéaste, ukrainien et accusé de terrorisme par les Russes soit plus porteur, en France et pour l’Union Européenne, que d’être PDG, franco-libano-brésilien et mis en examen par les Japonais.
Mieux encore, être arrêté pour soupçon d’acte terroriste contre la Russie vaut d’être distingué et récompensé.
Rappelez-vous comment Oleg Sentsov, emprisonné pour avoir projeté de détruire autant de vies humaines que l’aurait permis la charge explosive qu’il est accusé avoir détenue, lui a valu le Prix Sakharov!
Carlos Ghosn, incarcéré pour abus de confiance aggravé après avoir porté au premier rang mondial de l’industrie automobile, Renault-Nissan-Mitsubishi ne reçoit, en retour et avant tout, que flots d’injures et de haine.
En quoi diffèrent le sort de ces deux hommes sinon que tous deux clament leur innocence et que le premier est entendu, mieux, honoré alors que le second reste inaudible et pire, voué aux gémonies?
Aussi éloigné soit-on du milieu socio-économique de Carlos Ghosn, rien n’interdit de réagir au vide sidéral de ses soutiens et aux flots boueux de commentaires drainés par sa condamnation.
Mais c’est rêver, sans doute, que cesse le deux poids deux mesures quasi institutionnalisé…