La loi sur la moralisation de la vie politique, portée un temps par le ministre de passage que fut François Bayrou, vient d’être validée par le Conseil Constitutionnel.
Et la Garde des Sceaux de se féliciter de ce grand pas accompli pour renforcer l’éthique et la transparence publiques.
Très bien mais suffit-il, dans ce cas, de démissionner du parti LREM comme s’y est employé M’jid El Gerrab pour ne pas se sentir concerné par ladite loi de moralisation de la vie politique?
Après avoir agressé à coups de casque son collègue Boris Faure, qu’à cela ne tienne, il quitte son ancien parti mais reste député. Et comme tout député doit nécessairement être membre d’une commission permanente, il a été transféré de celle des Finances à celle de la Défense.
Cela serait, paraît-il une rétrogradation.
Au-delà du fait qu’il risque de se retrouver dans un milieu peut-être plus adapté à la violence dont il a fait preuve envers Boris Faure désormais sorti de l’hôpital, le problème n’est pas pour autant réglé.
Si quelques coups portés à la tête d’un individu ne valent aucune sanction d’exclusion du parlement, la vie publique et politique française désormais légalisée sous le sceau da la moralisation n’a pas fini de nous réserver de nouvelles surprises…
Hélène Richard-Favre
BFMTV, chaîne de télévision qui n’a jamais caché sa sympathie et plus encore, son soutien au candidat Macron lors de la campagne pour la présidentielle de mai dernier fait part, sur son site, d’un article du New York Times qui serait bien peu flatteur pour le Président français.
Est-ce à dire qu’il faille considérer ce site français comme soudain objectif? Ou alors, estimer l’article du célèbre quotidien états-uniens comme abusif?
Difficile de s’y retrouver et même, est-ce si important quand on sait comment François Hollande a, pour sa part et assez vite, vécu son quinquennat sous la critique jamais avare d’amabilités.
Avant lui, Nicolas Sarkozy n’a pas non plus été épargné, au point que son successeur a bénéficié d’autant de dégât d’image auprès d’un électorat dont il a souvent été dit qu’il votait contre et non pas pour.
Tel a aussi été, en partie, le cas d’Emmanuel Macron qui, sans Marine Le Pen face à lui, aurait eu un score sans doute différent au second tour de l’élection.
On le sait, son seul rival réel était François Fillon que d’aucuns se sont chargés d’éliminer avant l’heure.
A avoir surfé sur la vague du dégagisme, l’actuel Président français s’est taillé une place qu’il lui appartient désormais d’honorer. Il lui reste encore un peu plus de quatre ans si la France le veut bien…
Le jour J de la publication du dernier roman de Philippe Besson est arrivé. Les magazines et autres sites y vont de leurs extraits pas si choisis que cela car ils se ressemblent à peu près tous.
Cet article de Gala, signé Louise Beliaeff et paru le 30 juin dernier, parle du livre en question alors qu’on n’en sait encore rien.
On comprend qu’à ce moment-là, l’ouvrage de Philippe Besson est perçu d’une manière telle que ce qui y sera révélé ne continuera qu’à façonner davantage encore la stature présidentielle d’Emmanuel Macron.
Inutile, donc, de s’emballer ou de s’émouvoir de tel ou tel propos tenu par le couple ami de l’écrivain à l’égard de l’une ou l’autre des personnalités de la vie politique, médiatique et intellectuelle concernées.
Tout est sans doute assumé pour reprendre un verbe que le Président français affectionne, semble-t-il vu le nombre de fois déjà qu’il l’a employé pour revendiquer une décision ou un avis donné.
Dans ce cas et si le public s’y laisse prendre, Un personnage de roman de Philippe Besson a son avenir aussi assuré que son personnage, fût-il de roman ou non.
capture d’écran youtube
Un documentaire réalisé en 2005 par Manon Loizeau explique comment s’organisent et se financent les révolutions de couleur.
Journaliste reconnue en Occident, récompensée de nombreux prix, elle a tourné ce film dont il n’est pas souvent fait cas et cela se conçoit.
Car lorsqu’elle est présentée sur tel ou tel site, on fait plus volontiers allusion à d’autres de ses films. On évoque, entre autre un reportage réalisé en Tchétchénie ou comme ici, en Syrie mais plus rarement celui-ci.
Etonnant?
Il faut le visionner même si d’aucuns n’y apprendront rien.
Après quoi, on s’interrogera sur ce qu’est la propagande et ce qu’il est possible de réaliser avec quelques fondations et autres financiers bien intentionnés.
Du 24 août au 14 septembre 2017, Genève accueille le légendaire cirque KNIE sur sa non moins légendaire Plaine de Plainpalais.
Or, voici que l’illustre Genevois François Le Fort, ami intime et Amiral du Tsar Pierre le Grand reçoit, lui aussi, la visite du même cirque, du moins, de certaines de ses caravanes.
En effet, l’isolement dans lequel les autorités de la ville de Genève ont choisi de poser son buste majestueux offert par Moscou en hommage à sa mémoire, se situe dans ce no man’s land où vivent, le temps de leur tournée genevoise, les artistes du cirque KNIE.
Quand cette compagnie de fortune aura quitté l’Amiral pour d’autres horizons où se dressera le chapiteau du cirque, l’illustre Genevois sera à nouveau seul sur ce terrain qui, autrefois, hébergeait des collégiennes et des collégiens dans quelques baraquements si provisoires qu’ils ont tout de même duré avant d’être détruits.
La légèreté avec laquelle le Conseil Administratif de la ville de Genève a, jusque là, considéré ce cadeau de Moscou n’honore décidément pas ses représentants, illustres ou pas, l’Histoire en décidera.
Les foyers de tensions, pis, de guerres sont nombreux sur notre planète.
S’émouvoir davantage pour l’un ou l’autre n’a pas lieu d’être ici. Mais montrer ce qui ne risque pas de l’être dans nos médias et qui touche un pays proche n’est pas interdit.
Un reportage a été réalisé par un volontaire français dans le Donbass.
On y voit défiler des images prises non loin de l’aéroport de Donetsk ou plutôt, de ses ruines. On y entend les commentaires d’un autre volontaire français et d’un blogueur catalan, ci-dessus à l’image.
Bien sûr que l’objectivité d’un tel document peut être discutée. Au même titre, le sont autant d’autres reportages diffusés par nos médias.
Dans ce cas et pour que chacune et chacun soit en mesure de disposer d’informations de sources diverses, voici cet aperçu de Dontetsk qui dure un peu plus d’une vingtaine de minutes
Merci à celles et ceux qui, chaque jour et non sans risques encourus, informent d’une situation de manière autre que celle qui domine la plupart de nos médias.
Heureusement que le principe de laïcité existe sans quoi, l’inventer deviendrait un défi de premier ordre.
Tant de fois rappelé, cité, convoqué pour remettre au pas qui le négligerait sinon le bafouerait, il semble qu’il soit toutefois assez malléable.
Aussi bien avait-on déjà eu droit à ces catalogues remaniés, tels celui d’IKEA ici et là. Que l’Arabie Saoudite et Israël aient été ainsi honorés, bien leur en prenne.
Chaque pays sinon chaque religion ne peut néanmoins en dire autant. Des médias ont, en effet, évoqué Lidl et les excuses que la marque aurait présentées aux personnes choquées par leur procédé.
Mais que dire de nombre d’autres grandes marques qui y ont tout autant recouru?
Au nom du respect de la diversité, on gomme les croix des églises photographiées en Grèce et utilisées sur certains produits.
C’est peut-être aussi au nom de ce même respect, qu’un Suédois a été condamné tandis qu’il mangeait du lard grillé devant des femmes en hidjab.
A moins que cela ne soit l’insistance avec laquelle il a tenu à être en face d’elles qui lui ait valu une amende…
On s’en rappelle, l’agression de Nathalie Kosciusko-Morizet alors en campagne avait mobilisé médias et réseaux sociaux.
Voici que le premier secrétaire de la fédération du parti socialiste des Français de l’étranger a été, à son tour, violenté et de manière telle que ce jeudi 31 août, il se trouvait toujours en soins intensifs.
L’agresseur se défend, il aurait été lui-même victime d’insultes racistes.
Soit.
Il va même jusqu’à s’excuser lui-même je m’excuse réagit-il alors que les excuses, en général, on les sollicite de l’autre plutôt que de s’attribuer à soi seul le pouvoir de les accorder.
Un je vous prie de m’excuser eût été, en effet, la formule adéquate quand bien même elle aurait suffi. Cependant voilà, on arguera que l’essentiel est ailleurs, où, la question reste posée.
Car lorsque la langue et son usage sont malmenés, c’est le sens qui est affecté. Et le sens, c’est ce qui permet à une communauté humaine de se comprendre.
A l’évidence, l’absence de maîtrise de la langue dont fait preuve ce député LREM confirme son absence de contrôle de lui-même.
Le voici désormais placé en garde à vue.
Les enfants, ici commémorés pour avoir été tués, les enfants, là non désirés et accompagnés de doléances sur la difficulté de faire valoir les droits à leur suppression, ainsi va le monde.
Comparaison n’est pas raison et de comparaison, d’ailleurs, il n’est pas question mais d’aperçus relatifs à des actualités diverses.
Le droit à la vie, à la mort ou à tout ce que les sociétés qui en proposent et en revendiquent, lorsqu’il est confronté à la réalité, c’est tout une histoire, on le sait bien.
Preuve en sont les témoignages ci-dessus évoqués par Franceinfo en relation avec la difficulté de les faire valoir pour avorter.
Quant au droit de tuer des enfants par les armes, il nous est souvent rappelé par nos médias.
Ce fléau ne peut demeurer sélectif dans son évocation tandis qu’il touche autant de régions du monde où sévit toujours la guerre.
Tel est le cas du Donbass, dans le Sud-Est de l’Ukraine et dont il a été à de très nombreuses reprises question sur ce blog.
Aïe, voici qui ne va pas arranger les affaires de ce pays dont on a tant souhaité le voir -enfin- sortir des griffes de son ours de voisin russe.
L’oligarchie en place dans cette Ukraine pourtant en voie de démocratisation, à en croire tous les efforts réalisés en ce sens, ne s’illustre pas vraiment avec pareil comportement de l’un des siens.
Qu’à cela ne tienne, elle en a connu d’autres tout aussi « genevois » que cet oligarque dont il est question ici.
Et même, aurait-on presque envie de voler à son secours tandis qu’il a droit à cet article qui parle d’un accident de la route, autrement dit, de ce qui relève de la rubrique des faits divers. Sauf que, bien sûr, cela se complique d’un délit de justice s’il a fui celle de son pays.
Que Genève abrite ou ait abrité s’il n’y réside plus -ce qu’on n’a jamais pu savoir- un de ses compatriotes dont le rôle de grand défenseur de sa patrie a été souvent relevé ici, est autrement plus conséquent.
Mais bon, on sait bien que notre ville, notre pays mettent toujours tout en oeuvre pour lutter contre toute forme d’injustice et de corruption.
Dans ce cas, une mort ou des milliers sinon des dizaine de milliers, Genève, ville de tant d’institutions internationales qui ont pour mission de pacifier notre monde bien turbulent, trouvera sans doute comment faire au mieux pour que son sol ne tienne pas lieu de refuge douteux.
