capture d’écran Telerama, 08.02.2016
Donc, si l’on comprend bien certaines de nos élites, nos sociétés doivent intégrer le voile au travail, le mariage homosexuel et respecter le droit de chacune et de chacun à vivre sa foi et sa sexualité.
Cette conception d’une société ouverte à toute forme de pratique intime semble vouloir ne pas s’encombrer de considérations qui iraient vers la discrimination.
Très bien.
Cependant, avouer une fois pour toutes que des intérêts économiques sont à préserver qui justifient pareille bienveillante tolérance serait sans doute aussi bienvenu.
Militer pour des droits exige des soutiens dont toutes les causes qui mériteraient d’être défendues ne bénéficient pas.
Aussi bien, certaines minorités apparaissent-elle mieux à même d’être entendues.
Au temps pour elles mais difficile d’oublier combien d’autres tombent sous le coup de rudes sinon d’impossibles combats à mener.
Parce que toutes les femmes ne souhaitent pas forcément porter de voile. Et les bons conseils qu’on leur donne pour réformer l’islam de l’intérieur, à lire Marieme Helie Lucas et les combats qu’elle évoque, on comprend ce qui en résulte.
Hélène Richard-Favre
Voici qui devrait mobiliser autant d’humanistes que de défenseurs de droits humains et autres féministes mais il semble bien que l’information n’intéresse que peu le monde francophone, du moins.
C’est le Mail Online qui évoque le cas de cette jeune femme de 19 ans.
Cela se passe au Pakistan.
Pour avoir dénoncé le viol dont elle a été victime sous la menace, elle a été condamnée à mort par lapidation.
Aucune action, aucune mobilisation, rien donc, ne peut être envisagé en faveur d’un tel sort?
Combien d’autres femmes comme elle devront-elles encore subir des jugements aussi iniques?
Combien d’autres, comme elles, seront les proies de tribus qui règlent à leur manière le sens de la vie et de la mort?
Nos démocraties si promptes à s’élever pour la défense de droits bafoués ici ou là, nos médias, si pressés de relayer les maltraitances infligées à telle ou telle minorité, ont-ils donc perdu la parole?
Sont-ils en panne d’inspiration?
Un silence aussi assourdissant face à la cruauté de tels comportements, comment l’interpréter?
A lire ce qui se publie sur un blog bien connu et apprécié de La Tribune de Genève, on comprend que certaines communautés ont de bons relais pour faire entendre leur cause.
C’est important! Sans quoi, la souffrance demeure largement méconnue.
La preuve en a été donnée ici pour autant de femmes dont le sort est réglé sans discussion ni autre atermoiement. On a vu ce que subissent les chrétiennes en Orient, on a découvert la mort par lapidation de cette jeune Pakistanaise qui a osé se plaindre d’avoir été violée.
Les allégations selon lesquelles des persécutions viseraient la communauté gay en Tchétchénie ont trouvé un écho en Occident mais le démenti qui a été opposé par le lobby gay russe?
Bien moins médiatisé sinon pas du tout, dérangerait-il certains esprits si prompts à dénoncer ce qui se passerait dans un pays dont on sait toute l’estime et le respect qu’ils lui portent?
Lorsqu’on lit autant de conditionnels dans le sujet qui évoque persécutions et autres déclarations tenues par tel ou tel président, doit-on comprendre que le seul fait d’émettre des réserves permet de publier des informations sans le moindre début de preuve valide?
Mieux encore, on appelle à manifester à Genève en soutien à autant de maltraitances.
Pendant ce temps-là, c’est un silence de plomb qui répond au sort de femmes violées jusqu’à trente fois par jour pour celles qui ne se plaignent pas, faute, sinon de se voir condamnée à mort par lapidation.
Make our planet great again, a lancé le Président français à son homologue américain. Oui, c’est beau de jouer avec les mots quand d’autres maux restent bien enfouis au nom d’intérêts à protéger.
Dépecer le Proche-Orient comme s’y emploie de longue date ce qu’il est convenu d’appeler la communauté internationale ne peut rester sans conséquences.
Quel que soit le créateur de cette force terroriste appelée DAESH, DAECH ou ETAT ISLAMIQUE, elle agit.
Ses opérations, elle les revendique.
Et nos dirigeants se confondent en condoléances aux victimes et en -nouvelles- mesures de sécurité à prendre ou autres états d’urgence à instaurer.
Pendant ce temps-là, des citoyennes et des citoyens sont interrogés par autant de journalistes mandatés pour recueillir leurs témoignages et leur réactions tandis qu’ils ont ou non assisté à telle ou telle explosion ou à tel ou tel massacre.
La vie continue, entend-on souvent, c’est le meilleur moyen de montrer aux terroristes qu’on n’a pas peur.
Bien sûr! Et il ne fait aucun doute que les concernés vont tenir compte de tels propos.
S’il n’y a pas de fatalité, comme l’estiment d’aucuns, alors on ne pourra jamais s’habituer au terrorisme.
Et c’est aussi bien ainsi.
Quant à cette prédiction, elle semble de plus en plus se confirmer…
capture d’écran Ouest-France
Sur un nombre conséquent de sites où a été publiée l’information selon laquelle une camionnette venait de faucher des piétons sur le London Bridge, il a été question d’incident majeur.
Puis, tandis que s’y ajoutaient des coups de couteaux, des blessés et bientôt d’autres actes du même ordre, est apparu le terme d’attentat. Mais pas sur tous les sites qui tentent, peut-être encore, de relativiser.
Pendant ce temps-là, à Turin, on apprend qu’un mouvement de foule a fait des centaines de blessés suite à une fausse alerte.
Entre réalité et mauvaise fiction, deux villes sont touchées, Londres, pour la deuxième fois.
C’est vrai, on a appris que l’on devait vivre avec cela. Que l’on devait continuer de sortir en terrasse.
En l’occurrence, se promener sur un pont ou regarder un match sur une place aménagée en fan zone.
Il y a deux ans à quelques jours près, voici ce qu’on lisait des actes terroristes qui allaient se multiplier…
De pragmatisme, on entend beaucoup parler depuis l’élection d’Emmanuel Macron à la tête de l’Etat français.
En Syrie, sans compter le cynisme qui entoure la guerre qui s’y livre depuis six ans, il semble aussi être question de pragmatisme.
Rien de vraiment surprenant à cela.
Or, jusque là, il aura fallu montrer qui était bon et qui, pas. Bachar el Assad était un monstre quand, au contraire, les groupes rebelles qui s’opposaient à lui passaient plutôt pour de modérés combattants.
Il semble que tout cela, peu à peu, ait été remis en question tandis que parmi ces gentils rebelles apparaissaient de cruels génocidaires.
On sait l’effroyable sort réservé à autant de leurs victimes. On sait, aussi, comment, entre eux, ils se sont affrontés pour le contrôle de tel ou tel fief.
C’est précisément ce qui est désormais exploité tandis que certaines régions voient se desserrer le joug islamiste.
Aussi, pour qui s’interrogerait sur la situation actuelle, voici un point de vue.
capture d’écran Youtube
La rencontre entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine, ce 29 mai dernier à Versailles, a suscité nombre de réactions et de commentaires.*
Au-delà du sujet monté en épingle, relatif aux journalistes de Russia Today et de Sputnik disqualifiés par le président français, d’autres problématiques ont été passées au crible d’autant d’esprits critiques.
Mais à les lire ou les écouter livrer leur point de vue, il en ressort un immense flou, tant ce qui s’est passé entre les deux présidents russe et français ne peut encore présager d’aucune suite.
Car s’il est vrai que la venue de Vladimir Poutine en France a constitué un temps fort de la politique et de la diplomatie, elle n’en demeure pas moins non plus envisagée comme possible opération de communication d’Emmanuel Macron.
Si tel devait être le cas, cela se vérifiera dans les mois à venir. Sinon, l’événement restera comme moment fort et réussi du quinquennat qui s’ouvre.
Pour l’heure, toutefois et à défaut d’actions concrètes conséquentes aux échanges qui se sont tenus entre les présidents français et russe, c’est à leurs seuls discours que nous en sommes réduits.
* Public Senat C dans l’air Russie politics TV Libertés
La France, apprend-on, aurait choisi d’accueillir un réfugié homosexuel tchétchène le jour où le Président russe était convié par son homologue français à Versailles.
Coïncidence voulue ou non, le fait n’a pas manqué d’être signalé dans les médias, pas moins non plus, d’être discuté par les deux chefs d’Etat.
Par ce geste, la France, exprime des valeurs qui lui sont chères et qui touchent aux droits humains dont elle se veut digne représentante.
Dans ce cas et forte de son Histoire qu’Emmanuel Macron n’a pas manqué d’évoquer lors de la conférence de presse qu’il a tenue avec Vladimir Poutine, se montrer réceptif à d’autres martyres endurés depuis des années et des années par les chrétiens d’Orient aurait-il aussi suscité un tel empressement?
Quand on sait qu’en juin 2015, la RATP et son agence de publicité METROBUS avaient fait supprimer de l’affiche d’un concert, la mention qu’il était donné en faveur des chrétiens d’Orient et qu’il a fallu aller en justice pour contester cet acte de censure, on a de quo rester perplexe sur ce qui vaut d’être soutenu sinon accueilli et pas au pays des droits humains.
Dans le précédent sujet de ce blog, le sort terrifiant de chrétiennes d’Orient a été évoqué. Un ouvrage a aussi été cité en référence, celui de Frédéric Pons.
Dans un entretien, le journaliste s’exprime sur un calvaire qui ne semble guère émouvoir cette France, fille aînée de l’Eglise selon la formule consacrée et autrefois protectrice des chrétiens d’Orient.
Etre femme, être chrétienne en Orient, c’est savoir que l’on risque de se retrouver esclave, c’est savoir que l’on risque d’être violée jusqu’à trente fois par jour, c’est savoir que l’on risque le calvaire.
A côté de la mort qui plane en permanence sur la communauté chrétienne d’Orient, c’est le martyre qui s’offre en partage quotidien.
Pendant ce temps-là, en Occident, on se déploie en efforts pour accueillir autant de persécutés, victimes de régimes politiques insoutenables.
Pendant ce temps-là, en Occident, on vise tel ou tel Chef d’Etat dont on dit qu’il se comporte en tyran.
Pendant ce temps-là, en Occident, après chaque acte terroriste, évidemment dénoncé, on explique en même temps qu’on doit s’y habituer.
Frédéric Pons, dans son dernier ouvrage, dénonce l’Occident et sa part de responsabilité dans autant de massacres qu’il qualifie de génocide.
Après Jean d’Ormesson, encore une personnalité française qui ose le terme tandis qu’être chrétien, aujourd’hui, est de moins en moins de mise sinon plus même sujet à être protégé.
Ce 29 mai, Vladimir Poutine est attendu par Emmanuel Macron qui le recevra à Versailles. Comme cela a déjà été énoncé ici, parmi les différents sujets qui seront abordés, figurera celui du terrorisme.
Dans une interview publiée entre les deux tours de l’élection présidentielle française, Roland Lombardi répondait aux questions qui lui étaient posées en relation avec ce que serait la diplomatie française au Moyen-Orien selon que l’un ou l’autre des deux candidats en lice pour le second tour serait élu.
Le journaliste s’adresse à lui en tant qu’il est historien et chercheur associé à l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman, (IREMAM).
Même si quelques inconnues demeuraient encore au moment où Roland Lombardi s’exprimait, découvrir ce qu’il dit de l’un et l’autre des deux finalistes est loin d’être inintéressant.
Aux réponses apportées par le chercheur français, on mesure d’autant ce qui attend les deux Présidents russe et français ce lundi 29 mai.
Quelques sujets sensibles à traiter, certes, mais laisser la porte ouverte à l’espoir d’un dialogue constructif n’est pas interdit.
