C’est la totale, ce 2 mars au soir, sur France2.
Emmanuel Macron est l’invité du 20 heures tandis qu’on y commente les défections des élus qui ont, jusque là, soutenu François Fillon.
Apparaît Jean-Pierre Grand, ancien Président du parti fondé par Dominique de Villepin, qui appelle à voter Alain Juppé quand le fondateur de République Solidaire, pour sa part, s’emporte.
Heureusement que certain(e)s croient encore que la politique a à faire avec la morale car ils auront leur candidat ad hoc. L’éthique est un des aspects qui figure au programme du Mutant
A part cela, le domicile parisien de François Fillon a été perquisitionné. Et c’est de Villepin qui osait déclarer, ce 8 février dernier dans Le Point, que François Fillon avait créé un feuilleton médiatique et judiciaire?
Mais cerise sur le gâteau, dans la suite du journal, on apprend que la Suède décide de rétablir le service militaire pour faire face à la montée des périls avec la Russie.
Sic.
Hélène Richard-Favre
capture d’écran: Huffingtonpost
Je vous le dis avec gravité, ne vous laissez pas abuser, ainsi s’exprime François Fillon face à ses compatriotes.
A ceux qui le suivent et à ceux qui le combattent, ce n’est pas moi seulement qu’on assassine, précise-t-il. C’est l’élection présidentielle.
François Fillon se défend, c’est son droit.
Abattre un candidat au profit d’un autre dont tout veut faire croire qu’il sera l’homme – la femme?- de la situation est un vaudeville dont le théâtre qui le donnerait à jouer serait aussi couru que déserté selon les goûts et les couleurs.
A vrai dire, rien de nouveau à ce spectacle de la nature humaine.
Pendant ce temps-là, le monde continue de tourner avec ses guerres ouvertes de longue date et couvertes avec une objectivité telle qu’on ne peut qu’accorder crédit à autant de médias qui en rendent compte, qui en douterait?
Car on le sait, tout doit concourir à apporter au monde les seules vraies valeurs dignes de ce nom, celles de la démocratie dont nous sommes bénéficiaires, nous autres Occidentaux tandis qu’autant de peuples demeurent encore opprimés par les régimes qui les gouvernent.
François Fillon n’est pas le candidat du système. Pas davantage, Marie Le Pen, visée, elle aussi par une enquête. Restent les autres, les dénommés petits ou celui qui semble dores et déjà élu des médias.
Chercher l’erreur, serait-ce (encore) croire au Père Noël?
capture d’écran:blog Mediapart
République Solidaire, le parti fondé le 19 juin 2010 par Dominique de Villepin avait rassemblé au-delà de différences ou autres divergences idéologiques. L’enthousiasme initial des adhérent(e)s était réel, il s’était peu à peu érodé pour certain(e)s et pour les derniers fidèles, c’est par une lettre qui leur avait été adressée par le fondateur du parti, qu’ils ont dû y mettre un terme.
Je suis empêché de me présenter à l’élection présidentielle, faute des parrainages requis. Ainsi débutait la missive adressée par Dominique de Villepin à toutes celles et ceux qui lui avaient accordé énergie, temps et confiance.
Fin avril 2016, lors de la parution de cet ouvrage, n’importe quel internaute pouvait encore lire, sur le site personnel de Dominique de Villepin, comment il avait été Empêché, la lettre qu’il avait écrite y figurant dans son intégralité.
Mais voici que, par on ne sait quel concours de circonstances, quelques jours à peine après la sortie du livre, l’accès au site du Fondateur de République Solidaire révélait que le site était en reconstruction.
De longs mois durant, il est demeuré inaccessible, tout autant la lettre où Dominique de Villepin expliquait, entre autre, qu’il resterait au service des Français.
Est-ce dans ce sens que, présenté comme « retraité chiraquien », on le dit prêt à se mettre En marche? Et avec lui, son ancienne camarade de la promotion Voltaire pour un Désir d’avenir?
Après tout, se mettre en marche, solidaire, a peut-être un avenir… Lequel, aux Françaises et aux Français d’en décider.
La Tribune de Genève de ce 27 février publie la lettre que je lui ai adressée en réponse à celle de Jean Batou, député au Parlement genevois du parti Ensemble à Gauche.
Le titre qui figure au haut de ma lettre est celui de la rédaction du journal que je remercie, encore une fois, de publier tous les courriers que je lui adresse.
Le fait est, néanmoins, que l’intitulé choisi pour ma lettre est sélectif et détourne le sens de mon propos.
En effet, en conclusion de mon courrier, j’écris que:
Ce à quoi on assiste depuis que Guy Mettan a été honoré de l’Ordre de l’Amitié par la Russie est une insulte à la République et au Canton de Genève, à la Confédération helvétique et à la Fédération de Russie.
Et je persiste à le penser, surtout lorsque l’on doit entendre les propos tenus par certains députés lors de la séance du Grand Conseil et que je vous invite à découvrir ici:
Cela dit, je maintiens et réitère ma reconnaissance au responsable de la rubrique Courrier, de toujours publier les lettres que je lui soumets, sachant que mes prises de position ne sont pas forcément celles qui dominent le paysage médiatique helvète sinon genevois.
capture d’écran: youtube
Qu’observe-t-on un peu partout, en France, dans le cadre de la campagne présidentielle, en Suisse après un récent scrutin populaire sinon le sentiment de personnes qui se disent écoeurées voire dégoûtées?
Quand ils n’ont pas encore versé dans le désabusement, nombre de citoyennes et de citoyens, en effet, n’hésitent plus à faire part de leur déception et plus encore à l’égard d’élu(e)s qui ont longtemps encore joui de leur confiance.
Or la voici qui s’érode face au spectacle que le monde et la politique censée le mener leur offre.
Un célèbre caricaturiste suisse a récemment stigmatisé la Russie dans un dessin qu’il aurait aussi bien été inspiré de réserver à autant d’autre protagonistes.
Il y était, en effet, question d’un cirque
Mais on commence à l’avoir bien compris, un seul pays est le plus souvent mis en cause et responsable d’à peu près tous les maux du monde.
C’est que veille l’oeil de Moscou dont nul n’ignore plus la menace qu’il fait peser!
Tout récemment encore, voici qu’il s’est immiscé dans des affaires hexagonales après avoir déjà eu l’audace de se mêler de l’élection présidentielle américaine.
La France est en campagne, pour certains, non loin de la guerre civile mais on lui présente sur un plateau médiatique permanent le missionnaire qui peut représenter son salut.
Celui-ci semble fort convoité par d’anciens ministres et malchanceux prétendants à l’Elysée, François Bayrou, Ségolène Royal, Jean-Louis Borloo ou Dominique de Villepin.
Tandis qu’on a comparé l’Ancien Ministre des Affaires Etrangères à l’Ancien de chez Rotschild, également Ancien ministre de François Hollande, il avait été relevé, ici, leurs différences.
Mais si la France médiatique veut vendre son poulain, ces anciens échoués de la présidence y trouveront peut-être leur compte, après tout, le goût du pouvoir a déjà bien souvent valu une messe.
Et dans ce sens, Emmanuel Macron s’y entend.
Il a une ambition, il se sent porteur d’une mission, à la façon d’un curé, nous dit Béatrice Schoenberg, par ailleurs épouse et soutien de son intéressé d’époux par Emmanuel Macron.
La Tribune de Genève publie en Lettre du jour de son édition de ces 25-26 février, le point de vue d’un député dit d’Ensemble à Gauche.
Ce qu’on découvre dans cette missive blesse l’image que j’ai encore de mon canton et de mon pays, au-delà du fait qu’elle est une pure insulte à un peuple et à son Président.
Je veux parler de la Fédération de Russie et de Vladimir Poutine qui, dans cette Lettre du jour, n’a pas même droit à un prénom.
Qui plus est, l’auteur de ladite Lettre du jour, définit qui sont les amoureux de la Russie et ce que représente la remise de l’Ordre de l’Amitié à Guy Mettan, son collègue député au Parlement genevois:
Un jour de deuil pour celle de la commune paysanne, de la révolution de 1917 et de l’insoumission permanente. Une génuflexion honteuse devant le servage, la bureaucratie, les uniformes et les prisons. Aux amoureux de la Russie en lutte pour la justice sociale et la liberté des peuples, je dédie la version russe d’une chanson antifranquiste (L’Estaca), popularisée à Moscou après la répression des manifestations de 2012 contre les fraudes électorales…
Ce à quoi on a droit, ici, est une insulte à la République et au Canton de Genève, à la Confédération Helvétique et à la Fédération de Russie.
La Suisse, résumée à ses montres, ses banques et son chocolat ou, à ses banques, son chocolat et ses montres, ou encore, à son chocolat, ses montres et ses banques, lequel de mes compatriotes s’en réjouit sinon s’en satisfait?
La Suisse, pays de Heidi, de Guillaume Tell ou de Winkelried, qui s’en contente?
Aucun de nous, lorsqu’on évoque notre patrie en persils termes, n’est-il tenté de préciser qu’elle est un peu plus riche que cela? Que son Histoire vaut mieux que d’être réduite à autant d’images ou de personnages de légendes?
Et si tel n’est pas le cas, si mes compatriotes n’ont cure de donner d’autre reflet de leur pays, est-ce à dire qu’ils se moquent de ce qu’en pensent autant d’experts avisés pour s’exprimer de manière aussi réductrice?
Certes, tel est leur droit comme il l’est pour tout citoyen de n’importe quel autre pays ramené à autant de clichés à ne pas prendre en considération.
Sur ce blog, j’ai encore récemment tenu à montrer comment les liens tissés entre Histoire, culture et conception du pouvoir en Russie, étaient autrement plus riches et complexes que ceux dont on se repaît à loisir d’évoquer dans autant de relais d’opinions que de médias qui les inspirent.
Alors, à qui discute toujours la décision prise par le Grand Conseil de Genève, d’autoriser à l’un de ses députés d’être décoré de l’ordre de l’Amitié par la Russie, je vous invite à vous interroger de manière un peu plus subtile sur ce pays dont plus de 80 % des 146 millions d’habitants qu’il compte fait confiance à son Président que vous ne cessez de stigmatiser en brandissant l’étendard des droits humains.
L’ordre qui a été décerné à notre compatriote Guy Mettan est l’orde le plus élevé qui soit.
Mépriser cette décoration comme d’aucuns s’y entendent, c’est mépriser ce qu’elle représente de rapprochement entre les peuples.
capture d’écran: rfi
Y aura-t-il la même curée médiatique pour la famille du jeune Théo devenu connu sinon célèbre par la violente interpellation policière dont il a été le sujet?
L’affaire a mobilisé jusqu’au Président de bientôt plus aucun Français. François Hollande, en effet, s’est rendu au chevet de Théo, le 2 février dernier pour tenter de le rassurer selon RFI qui nous apprend, aussi, combien ce jeune homme avait toujours été connu pour son comportement exemplaire.
Soit et bien lui en prenne!
Le fait est que Le Parisien révèle une affaire qui risque bien d’alimenter les polémiques et au-delà, En effet, selon le quotidien français, la famille du jeune Théo serait sous enquête financière, pour abus de confiance et escroquerie.
Il s’agirait de 678 000 euros d’argent public dont on se demande l’usage qui en a été fait.
Aïe…
Mais qu’ont-ils tous, autant qu’ils sont, à être supposés s’être servis dans les caisses de l’Etat?
La dimension politique susceptible d’apparaître, ici ou là, sur ce blog, dans les sujets traités ou dans les commentaires qui les suivent, n’a jamais été une priorité, quoi qu’en pensent certains esprits futés sinon avisés.
Force est de constater, toutefois, que la question russe est devenue si sensible qu’il semble ne plus être possible d’en parler sans, de fait, être considéré comme propagandiste au service d’un pouvoir qui cumule tout ce qui est contraire aux valeurs revendiquées par nos démocraties occidentales.
Preuve en a été rappelée, ici, de l’accueil réservé par une certaine presse au discours prononcé par Andreï Makine lors de sa réception à l’Académie française.
Si donc, désormais, la Russie ne peut plus être envisagée que comme pays tenu par celui qu’on n’hésite parfois même plus à présenter comme un dictateur -avec ou sans point d’interrogation comme il en fut discuté il y a trois ans déjà – alors l’information, dans nos démocratie, n’en est tout simplement plus.
Mais peut-être qu’une raison existe à pareille orientation qui ne s’avoue, bien sûr, jamais et qui ne paraît plus échapper à nombre de personnes.
En témoigne cet article qui livre un point de vue non dénué d’intérêt.
Souvent, lorsqu’il est question de la Russie, entend-on arguer que ce ne serait pas elle qu’on n’aime pas mais la politique de son président. Nombre de personnes, en effet, expliquent en quoi elles font la part des choses entre le pays et son gouvernement.
Cette manière d’envisager la Russie qui compte plus de 146 millions d’habitants, 170 ethnies et qui s’étale sur, autrefois 11 fuseaux horaires ramenés désormais à 9, relève d’une perception assez courante en Occident.
Et tenter de la discuter -sinon de la contester- a de fortes chances de se heurter à des raisonnements bien ancrés dans autant d’esprits formatés aux normes dominantes.
S’en prendre au président d’un pays qui recueille plus de 80% de suffrages en sa faveur, c’est s’en prendre au peuple qui lui accorde sa confiance.
C’est pourquoi, qualifier de poutinolâtre, de poutinophile ou d’autre astucieuses appellations, toute personne qui refuse de parler de la Russie selon les termes de plus en plus convenus dans la majorité de nos médias, révèle une indigence caractérisée de la pensée.
La preuve en a été donnée après que le célèbre écrivain russe d’origine et Français néanmoins, a tenu son discours de réception à l’Académie.
Je veux parler, ici, d’Andreï Makine dont j’invite chacune et chacun à relire les propos qu’il a tenus, la réponse qui leur a été apportée par un de ses pairs et la réaction médiatique qui a suivi.
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