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Hélène Richard-Favre

société

Syrie, une journaliste britannique explique ce qu’elle a vu à Alep

Donc on l’a bien compris, la honte préoccupe certains journalistes comme en témoigne le titre retenu pour l’émission  diffusée ce 12 octobre par la radio télévision suisse.
Il n’est pas vain d’y revenir tandis que le précédent sujet de ce blog y a fait référence:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/10/13/syrie-la-honte-en-question.html
Les invités se sont exprimés selon leurs convictions dont il est inutile de dire qu’elles se rejoignaient sur la dénonciation de crimes de guerre.
Elles divergeaient, par contre, sur les responsabilités des uns et des autres.
L’un des intervenants, Gabriel Galice, a rappelé une chronologie d’événements que d’aucuns préfèrent masquer sinon négliger.
Il a aussi évoqué le nom d’une journaliste britannique. Elle s’appelle Vanessa Beeley et ce qu’elle dit de la situation en Syrie vaut d’être entendu:


A quand une interview de cette femme sur nos chaînes d’information dites encore publiques?

société

Syrie, la honte en question

Capture d’écran de: http://www.rts.ch/emissions/infrarouge/
Au-delà des invités qui ont tous donné un éclairage susceptible de compléter celui de l’autre, c’est le titre retenu pour cette émission qui surprend: Syrie, notre honte?
Formulé sous forme de question qui s’adresse à un ensemble indéterminé, qui concerne-t-il? 
Lequel d’entre nous serait-il responsable de ce qui se passe en Syrie? Lequel d’entre nous aurait-il contribué à détruire ce pays? 
Un tel titre vient interroger et faire répondre à partir d’informations dont on sait qu’elles sont partiales et partielles.
Un titre ainsi libellé est d’ordre axiologique. Or quelle guerre se soucie de morale?
Ce n’est pas d’appel au sentiment dont la situation a besoin, c’est de lisibilité pour tous.
En l’occurrence, on est loin du compte.
Car présenter systématiquement les parties en présence de manière telle que le public comprenne qui est la gentille et qui, la méchante, c’est se moquer du monde.

Politique, Religions

En Syrie, Dieu…

Bien sûr qu’on a décrété, un jour par la voix d’un célèbre  philosophe que Dieu était mort.
Et encore, n’a-t-on sans doute pas toujours pris la mesure de ce que concevait Friedrich Nietzsche tandis qu’il évoquait cette mort de Dieu. A cet égard, Wikipedia renseigne de manière intéressante:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Dieu_est_mort_(Friedrich_Nietzsche)
Quoi qu’il en soit, la problématique de Dieu et de Son existence demeure un sujet de réflexion à laquelle chacune et chacun apporte sa réponse ou son absence de toute réponse possible, c’est selon.
Mais quand vous entendez ce choeur chanter, quand vous songez à autant de vies semblables à celles dont les voix s’élèvent ici, en Géorgie:
http://www.koreus.com/video/choeur-chante-arameen-pape-francois.html
vous ressentez une émotion ou non, c’est selon, encore une fois.
Le fait est que le bon boulot accompli en Syrie a permis de tuer, d’égorger autant de réfractaires aux rebelles modérés.
Alors oui, on peut penser tout ce qu’on veut du christianisme, on peut estimer que Dieu est mort mais on ne peut ignorer le sang versé par autant d’innocents dont bien peu se sont préoccupés du sort.
Merci, encore une fois à Jean-S.Gowrié d’avoir publié en commentaire au précédent sujet de ce blog, la video de ces choristes.

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Syrie, Ukraine, le monde comme il va

capture d’écran de: http://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/vladimir-poutine-a-annule-sa-visite-a-paris?id=8083729
Et voilà!
On a à nouveau eu droit à l’annexion illicite de la Crimée et à l’implication de la Russie, tant en Syrie qu’en Ukraine.
A Strasbourg, devant l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, François Hollande n’a pu s’empêcher de pointer la responsabilité de la Russie dans deux guerres dont les victimes, à l’entendre, seraient presque toutes à lui être imputées.
Il faut lire le sujet que Jean-S. Gowrié a publié sur son blog, hier 10 octobre, sur le bombardement de l’hôpital d’Alep:
http://independanceetverite.blog.tdg.ch/archive/2016/10/07/bombardement-de-l-hopital-m10-a-alep-au-paroxysme-de-l-arnaq-279285.html:
Et puis, se rappeler comment ce Président, soutenu par l’Occident, a été perçu par autant de victimes dont Monsieur Hollande estime qu’elles seraient le fait de son homologue russe:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/07/13/pourquoi-est-ce-que-notre-president-assassine-notre-propre-peuple.html
Après quoi, on se dira qu’on a de la chance de vivre dans des pays où n’existe aucune propagande mais une véritable information.
 
Sujet paru en page 13 de l’édition papier de La Tribune de Genève du 14 octobre 2016 sous le titre: « Comment parler du conflit syrien? »

Politique

L’Elysée, du Palais à la Cour pénale internationale?

Or donc, on s’apprête à confier les clés de la gouvernance mondiale à l’un(e) ou l’autre des deux principaux candidats à la Maison Blanche que sont Hillary Clinton et Donald Trump. Soit.

Pendant ce temps-là, en France, se prépare aussi, pour l’an prochain, l’élection du remplaçant de François Hollande, peut-être par lui-même lorsqu’il aura décidé de présenter sa candidature ou non.

Pour l’heure, c’est l’attente et elle ne dérange pas outre mesure ni n’empêche celui qui s’est fait connaître par sa désormais célèbre anaphore, Moi Président de se poser en juge et censeur.

Il est souvent plus facile de désigner un coupable, dans une affaire quelconque, que de s’interroger sur la responsabilité que l’on porte soi-même. Ce fait est courant, sinon devenu banal et sans doute normal, pour celui qui s’est ainsi présenté au peuple français.

En l’occurrence, une guerre dont les responsables sont loin de ne se résumer qu’aux seuls désignés par l’Elysée entre autres suiveurs, rend criminelles toutes les forces qui s’y sont livrées.

Politique

Cynisme et crimes de guerre

Le Prix Nobel de la paix vient d’être remis au Président colombien qui, a risqué tout son capital politique pour mettre fin à un demi siècle de guerre fratricide selon ce qui est rapporté par le grand quotidien français Le Monde de la décision prise par la Fondation pour honorer Juan Manuel Santos.
Le bilan actuel de cette guerre fratricide est de plus de 260’000 morts, 45’000 disparus et 6 millions 900’000 déplacés, toujours selon Le Monde.
En Syrie, dont Wikipedia nous dit qu’il s’agit d’une guerre civile ou révolution qui a débuté en 2011 dans le contexte du Printemps arabe, c’est, toujours selon l’encyclopédie en ligne, près du double de morts et de disparus que l’on compte.
S’exprimer sur ce conflit ravageur et se risquer à refuser le point de vue manichéen qui classe dores et déjà les bons et les méchants, est devenu presque impossible tant les sensibilités se sont aiguisées.
N’a-t-on mieux à faire que de s’accuser de tel ou tel parti pris? N’a-t-on mieux à penser que de considérer d’emblée les uns du bon côté parce qu’ils auraient compris l’inhumanité de ceux qui sont de facto, du mauvais côté?
N’y aurait-il pas plus urgent à réaliser comment pareil carnage a pu dégénérer tandis que l’on brandissait la démocratie bafouée et qu’on incitait à se révolter contre celui qui tenait le pays d’une main de fer?
Combien de fois n’a-t-il pas été recouru à ce scénario du président abusif ou corrompu pour mobiliser des foules?
Le résultat?
Autant de démocraties nouvelles que d’espoirs déçus sinon en attente de se voir concrétisés. Mais l’essentiel a été accompli, le cynisme a oeuvré.

Politique

L’enfant, de Dieu ou de l’homme…

capture d’écran: http://www.etreproactif.com/wp-content/uploads/2014/09/Être-proactif-Amour-Equation.jpg
Avec la publication des lettres de François Mitterrand à Anne Pingeot, on a déjà droit à tout et son contraire. 
Normal.
Justement, à propos de ce Président qui s’est présenté tel, François Mitterrand n’a pas été tendre:
http://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/francois_mitterrand_n_etait_pas_fan_de_francois_hollande_374733
Pour le reste, lire ses lettres ou lire le blog de la mère du quatrième enfant de Christophe Darbellay donne un aperçu -sinon une idée- de situations qui ont pu être comparées mais qui ne semblent pas vraiment avoir de quoi l’être:
http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/13170351
Entre l’enfant de Dieu dont s’estime être la mère, cette femme rencontrée un soir d’hiver à Berne et l’enfant présenté comme seul vrai cadeau fait par François Mitterrand à celle qui l’a connu dès son plus jeune âge, on peut, certes, se désintéresser de ces publications.
Elles sont néanmoins là, reflets d’une condition humaine sans cesse recommencée:
http://www.francetvinfo.fr/politique/anne-pingeot-et-francois-mitterrand-l-histoire-d-un-amour-cache_1859149.html

Politique

L’Ukraine et le Donbass, regards sur une guerre qui n’en finit pas

capture d’écran de: http://www.investigaction.net/entretien-avec-petro-simonenko-le-processus-de-fascisation-et-de-de-communisation-de-lukraine-1ere-partie/
Voici que l’on reparle du sud-est de l’Ukraine dans quelques médias mainstream.
Il semble que le point de vue soit soudain plus nuancé.
C’est, à en croire Xavier Moreau, analyste français vivant à Moscou, que le narratif occidental qui a dominé jusqu’à maintenant, serait mis à mal.
Le fait est que la libération du journaliste Ruslan Kotsaba qu’il évoque dans cet interview accordée au Think Tank Katehon est révélatrice:


Menacé d’une peine susceptible d’aller jusqu’à 22 ans de prison, le journaliste ukrainien s’était exprimé sur l’image que son pays donnerait de son arrestation. Il en avait été question ici:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/02/17/la-democratie-des-uns-et-des-autres.html
Sur l’ensemble de la situation, le point de vue de Petro Symonenko indiqué en lien sous l’image qui illustre ce sujet ne manque pas d’intérêt non plus.
L’interview de ce secrétaire général du parti communiste d’Ukraine se déroule en deux parties.
A lire pour comprendre comment l’ensemble des enjeux a été escamoté sinon masqué par nombre de médias occidentaux.
Le rappeler n’est certes qu’un euphémisme.

Politique

Russie-Etats-Unis pour les nuls

capture d’écran de   http://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/relations-russie-etats-unis-entretien-avec-david-silvan?id=8066632
 
La Russie est une puissance régionale tandis que les Etats-Unis sont une puissance vraiment globale, rappelle David Silvan, reprenant, il le dit, les propos de l’encore actuel président américain.
Invité à s’exprimer sur la situation en Syrie dans le cadre du téléjournal de la RTS, ce professeur de relations internationales insiste sur les différences entre la Russie et les Etats-Unis, ce qu’on lui accorde volontiers.
Sauf que ces différences, il ne les envisage qu’en termes de puissances: la régionale, russe, la globale, états-uniennes.
Aucune autre différence entre les Etats-Unis et la Russie n’est mentionnée.
Culturelle, par exemple…
Non, la Russie est tout simplement considérée comme puissance régionale.
L’assurance avec laquelle s’exprime ce Professeur est telle qu’elle ne nous laisse aucun doute, c’est l’évidence qu’il nous sert là.

Politique, Religions

Droits humains, la belle affaire

La nouvelle est tombée ce jour, le Pape a donné son accord pour l’ouverture accélérée d’une procédure de béatification du Père Hamel, égorgé alors qu’il célébrait une messe en l’Eglise de Saint-Etienne en Rouvray.

De la cérémonie religieuse qui s’est tenue, ce dimanche 2 octobre suite à la réouverture de l’Eglise, il ne sera pas question ici, les médias en ont rendu compte.

Ce qui motive ce sujet est une pensée pour les Chrétiens d’Orient.

Dans un silence médiatique confondant, un nombre incalculable d’entre eux a été massacré.
Il existe, heureusement, des personnes qui n’ont jamais ménagé leurs efforts pour rappeler le sort d’une communauté en voie de disparition.

Ainsi en est-il, par exemple, de Patrick Karam qui ne cesse d’alerter sur les conditions dans lesquelles se trouvent autant de Chrétiens.

Honneur soit rendu à son combat contre l’indifférence avec laquelle l’Occident laisse mourir des milliers d’être humains.

L’an dernier,  Jean d’Ormesson s’est exprimé, lui aussi, sur ce qu’il n’a pas hésité à appeler génocide.

Pour tant de défenseurs de droits humains qui ne manquent jamais une occasion de s’élever contre qui les bafoue, on admire leur précipitation à dénoncer l’insoutenable.