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Hélène Richard-Favre

Economie, Politique

Quand les sanctions préoccupent la RTS

Il y a des moments forts du journalisme, j’en ai souligné un ici-même il y a peu.

Il en est toutefois d’autres dont on se demande à quoi ils tiennent.

Ce soir, un reportage du 19:30 de la Radio Télévision Suisse (RTS) nous apprend qu’en dépit des sanctions imposées à la Russie, plus d’un millier de Russes seraient installés en Suisse et parmi eux de nombreux bénéficiaires de forfaits fiscaux.

Evoquer la situation de ces Russes en relation avec les sanctions qui visent leur pays relève d’une lecture à bien plaire.

Il arrive aux journalistes de la RTS de citer leurs confrères de la presse écrite lorsqu’ils livrent une information. Si tel avait été le cas, ce soir, on aurait eu un autre éclairage sur la présence des ces Russes en Suisse.

A lire ici:
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/73fd9854-70f0-11e4-a6c2-0081b93c5d12/La_lutte_de_la_Russie_contre_lévasion_fiscale_ne_touchera_pas_la_Suisse

Economie, Histoire, Politique, société, Voix

Kolomoïsky au 19:30

Igor Kolomoïsky sur la chaîne publique de la Radio Télévision Suisse (RTS), c’était ce soir, au téléjournal de 19:30. Tout sourire, cet homme est jusqu’à nouvel avis résident genevois.

Sur le site de la RTS, en effet, on apprend que les Autorités Genevoises auront à se prononcer d’ici la fin de l’année, sur le fait de prolonger ou non le forfait fiscal dont bénéficie cet oligarque qui, par ailleurs, gouverne une province en Ukraine, celle de Dniepropetrovsk.

Que cet homme soit encore au bénéfice d’un forfait fiscal en Suisse alors que ce pays a présidé l’OSCE toute cette année 2014, tient à je ne sais quelle clause de la neutralité qu’elle doit, en particulier, au soutien sans faille du Tsar Alexandre Ier qui a tout mis en oeuvre à cette fin lors de la signature du Congrès de Vienne en 1815.

Parmi les très nombreux sujets que j’ai consacrés à la crise ukrainienne, nombre d’entre eux ont traité des espoirs que la présidence suisse de l’OSCE a fait naître.

Plusieurs d’entre eux ont aussi concerné la présence de ce résident genevois et néanmoins gouverneur en Ukraine dont les activités ne sont un mystère que pour qui le veut bien.

Il en va de la crédibilité de la Suisse et de ses principes de savoir comment elle les conçoit et entend les appliquer.

Politique

Je te trahis, moi non plus

Morale et politique constituent deux univers aux convergences aléatoires. Leur aurait-on demandé qu’elles soient conformes que cela se serait su depuis longtemps.
Pourtant, combien de valeurs ne sont-elles énoncées le temps de campagnes électorales et brandies comme autant de références!
La politique toutefois n’a cure de s’encombrer de principes quand d’autres priorités s’imposent.
Un livre vient d’être publié en Allemagne,qui illustre comment morale et politique ne font pas vraiment bon ménage.
Dans l’article qui suit et qui décrit comment l’auteur de cet ouvrage a procédé, on constate que si une promesse n’a pas été tenue de sa part, celui-ci s’en justifiera peut-être en invoquant un principe de transparence quelconque.
Qui a trahit qui, la question demeure.
Pour le reste, à chacune et à chacun de considérer ce qui pourrait ou non nuire à l’actuelle chancelière allemande, Angela Merkel.
A lire ici:
http://reseauinternational.net/les-memoires-de-lancien-chancelier-allemand-helmut-kohl-pourraient-enterrer-la-carriere-de-merkel/

Histoire, Politique

Appel à la diplomatie

Face à une salle plus que comble d’Uni-Dufour à Genève, Korine Amacher a évoqué, ce jeudi 4 décembre dernier, les liens entre Ukraine et Russie sur un plan historique, elle a bien tenu à le préciser dans son introduction.

L’éclairage brillant que la conférencière a apporté à plus de dix siècles de relations complexes entre ces deux pays, a permis d’en mesurer la profondeur.

S’il est certes utile d’en avoir connaissance et conscience, s’y limiter, toutefois, reste insuffisant pour saisir ce qui se déroule en ce moment en Ukraine. Car même si l’héritage historique demeure présent en toile de fond, son instrumentalisation n’en est pas moins présente elle aussi.

Dans ce sens, l’influence manifeste des Etats-Unis et de son acolyte d’Union Européenne n’est plus à démontrer.

Par la mise en avant de valeurs démocratiques, c’est bien l’enjeu énergétique qui les préoccupe avant tout. Exploiter des divisions intérieures pour exploiter la terre qui en est le théâtre, c’est cautionner une guerre qui ravage les mémoires et charge d’autant l’Histoire.

Puisse la diplomatie venir au chevet d’une Ukraine dévastée par la violence, l’exil et la mort.

Sujet publié en page 11 de l’édition papier de « La Tribune de Genève »du 9 décembre 2014 sous le titre « Puisse la diplomatie… »

Histoire, Politique

Guerre ou Paix

On lit, ici et là, des pronostics sinon des analyses relatives à la situation en Ukraine et aux tensions qu’elles génère entre l’Occident et la Russie.
A observer certains chantres en tous genres se lancer dans des prédictions qui ne reposent le plus souvent que sur des évaluations sans autre fondement que quelque approximation ou référence à L’Histoire, il semblerait judicieux de ne pas se substituer à qui décide de l’opportunité d’interventions militaires ou non.
Ainsi, ce besoin de peindre le diable sur la muraille et d’annoncer une 3e guerre mondiale n’a pour effet que de créer un climat anxiogène et de bloquer tout autre approche réflexive et constructive.
La situation actuelle en Ukraine est extrêmement préoccupante mais elle l’est de longue date!
Avoir considéré les événements qui se sont déroulés l’hiver dernier sur le Maïdan de Kiev comme force de renouveau sinon de libération aurait dû susciter l’inquiétude plutôt que la liesse relayée par tant de médias.
Mais non,  l’Occident s’est réjoui. A l’unisson ou presque, il a salué l’avènement futur de la démocratie. Le résultat est éloquent…
Plus de 4.000 morts et près d’un million de réfugiés sans compter les blessés et autres victimes d’une guerre livrée au sein d’un pays désormais déchiré et exsangue.
L’Occident a beau jeu de charger la Russie. Qui a-t-elle attaqué?

http://french.ruvr.ru/news/2014_12_04/Poutine-prononce-un-message-a-lAssemblee-federale-8674/

Politique, société

Sie müssen raus – Vous devez partir

Un article, repris du Blick par La Tribune de Genève de ce 3 décembre, risque bien d’agiter les esprits. *
Une famille du canton d’Argovie a reçu un avis de congé de la part des autorités communales qui la logent.
L’administration de Moosleerau, en effet, doit répondre à une exigence cantonale relative à l’accueil de réfugiés.
Alors que la commune semble avoir jusqu’à présent pu y échapper, tel n’est désormais plus le cas.
C’est pourquoi, dans l’incapacité de loger une famille de réfugiés autrement que dans le seul appartement dont elles disposent, les autorités de Moosleerau sont contraintes d’expulser la famille qui l’occupe.
Voici une situation de congé qui, envisagée sous tous les angles, ne peut laisser indifférent tant elle apparaît inédite.
Ne reste plus qu’à souhaiter que dans la pesée des intérêts prévalent sagesse et considération de chaque partie en cause.
Est-ce là un voeu pieux, on ne l’espère pas tant il serait dommageable de voir cet événement dégénérer en récupérations politiques diverses.
*  http://www.tdg.ch/suisse/Une-famille-doit-laisser-son-appartement-a-des-refugies/story/31631356

Politique

OTAN-Russie, mise au point

Il ne parle que très rarement aux médias occidentaux. Alexeï Borodavkine, ancien vice-ministre russe des affaires étrangères, aujourd’hui ambassadeur auprès de l’ONU à Genève est rompu aux négociations difficiles. *
C’est ainsi qu’est introduite l’interview qu’a accordée l’Ambassadeur de la Fédération de Russie auprès de l’ONU à Alain Jourdan, de La Tribune de Genève.
La précision apportée ici par le journaliste a toute sa valeur.
Plusieurs interprétations sont susceptibles d’être données à la rareté des interventions de l’Ambassadeur de Russie.
Mais quelqu’elles soient, celle-ci est à lire avec la plus grande attention. Certes, à découvrir les appréciations portées aux commentaires qui suivent l’interview, on mesure le degré de réceptivité des lecteurs aux positions exprimées par Alexeï Borodavkine.
Cependant, il n’est jamais trop tard pour modifier ses certitudes.
Et plutôt que de camper sur des positions avec l’assurance de détenir la vérité, se montrer prêt à remettre en cause quelques idées fixes et préconçues n’est pas interdit.
Il suffit de le vouloir et d’accepter le dialogue. La Russie ne l’a jamais refusé.
Persister à la rendre responsable de tout et de son contraire ne dénote aucune intelligence de la part d’un Occident empli de ses Lumières.
Non, la Russie n’est pas un adversaire.
La Russie est un partenaire.
* http://www.tdg.ch/geneve/russie-veut-securite-europe-c-lotan-vient-menacer/story/29179878

Non classé

Score stalinien

C’est ainsi, du moins, qu’une journaliste de la Radio Télévision Suisse a commenté le résultat de l’un des objets soumis au vote à Neuchâtel.
Ses habitants auraient-ils été forcés et contraints par quelques petits hommes verts?
Non, bien sûr que non.
La commentatrice, comme nombre de ses confrères, connaît ses classiques. 
Même si la métaphore est usée et à usage variable selon les contrées et les circonstances.
Pour le reste, des trois sujets soumis à l’ensemble des Suisses, le non l’a emporté.
Non à l’abolition des forfaits fiscaux, non à la limitation de la surpopulation et à la préservation durable des ressources naturelles, non à l’initiative visant à sauvegarder l’or de la Suisse.

Politique

« Dans le pays de Vladimir Poutine »

http://www.interpol.int/fr/Internet

Ce matin, sur Espace 2, chaîne radiophonique publique suisse, il est fait mention de l’arrestation demandée par la Russie à Interpol, du milliardaire russe Sergueï Pougatchev.
Le journaliste énonce la peine encourue par l’oligarque, soit dix ans de prison.
Or, plutôt que de rester dans le contexte juridique, le journaliste pense utile de recourir à la rhétorique et de préciser que la peine s’appliquera au pays de Vladimir Poutine.
Certes, Espace 2 n’en est pas à son premier coup d’essai pour user d’un lexique choisi. 
Lors du massacre de la maison des syndicats à Odessa qui a vu périr des dénommés pro-Russes dans d’indicibles souffrances, cette chaîne de la RTS évoquait le mort de 38 personnes, sans, bien sûr, mentionner de quelles personnes il s’agissait ni, surtout, les circonstances dans lesquelles lesdites personnes avaient péri.
Pour rappel:
http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/05/03/rts-ukraine-la-rhetorique-a-l-oeuvre.html
User de rhétorique pour informer répond à quelle déontologie?

Non classé

La Russie, c’est aussi cela

Igarka est une ville de quelques cinq à six mille habitants.
Située à un peu plus de cent cinquante kilomètres au nord du cercle polaire arctique, elle connaît des étés où pendant près de deux mois, le soleil ne s’y couche pas.
Inutile de dire qu’en hiver, trente jours durant ou presque, le soleil, à l’inverse, ne s’y lève pas non plus.
Igarka est avant tout un port fluvial qui se trouve au bord de l’Ienisseï mais qui dispose aussi d’un aéroport. Situé sur l’autre rive du fleuve, il vient de connaître un événement insolite.
Alors que les températures glaciales règnent en ce moment à Igarka, le train d’atterrissage d’un avion prêt au décollage a gelé.
Qu’à cela ne tienne, les passagers russes en sont descendus, ont uni leurs efforts et ont poussé l’avion qui a ainsi pu rejoindre sa destination sans même trop de retard.
A voir ici:
http://www.20minutes.fr/insolite/1488491-20141126-video-russie-passagers-poussent-avion-gele-aider-decoller