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Hélène Richard-Favre

Politique, société

Jeu de dames, de l’Elysée au Cirque

Mon véritable adversaire, il ne sera jamais élu et pourtant il gouverne.  
Cet adversaire, c’est le monde de la finance. 
Ces propos, le Président normal de tous les Français les  tenait au Bourget il y a deux ans, le 22 janvier 2012.

http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20120122trib000679586/hollande-mon-veritable-adversaire-c-est-le-monde-de-la-finance.html
Depuis, on apprend que l’appartement du 20, rue du Cirque où le Président Hollande retrouve la comédienne Gayet appartient à un grand patron du CAC 40.
http://valeursactuelles.com/politique/exclusif-grand-patron-cac-40-serait-propri%C3%A9taire-l%E2%80%99appartement-o%C3%B9-retrouvent-fran%C3%A7ois
Si l’adversaire d’alors gouverne, que dire du Président de maintenant?
De son jeu de dames, les règles échappent à l’évidence à l’ordre public.

Politique, Religions, société

Bombes

Chasser Vladimir Poutine du pouvoir, tel est le programme politique des punks russes désormais libérées suite à l’amnistie votée par la chambre basse du parlement russe, le 18 décembre 2013.
La Tribune de Genève, pour ne citer qu’elle, publie une photo et un article dans son édition des 28-29 décembre 2013, qui rend compte du combat que les jeunes femmes entendent mener.
On y apprend qu’elles se mobiliseront en faveur de la défense des droits de l’homme. 
La mise en évidence de leur corps reste toutefois leur mode d’action privilégiée.
A noter cependant que des objectifs de caméscopes amateurs, elles sont passées à ceux de photographes professionnels.
http://plucer.livejournal.com/55710.html
 
http://medias-presse.info/nadya-tolokonnikova-egerie-des-pussy-riot-devient-mannequin-pour-la-mode-feminine/4568
Pendant ce temps-là, des kamikazes se font exploser en Russie.
Elles aussi, ont été convaincues de mener un combat politique.
Et nombre de journalistes occidentaux y vont de leur appréciation pour donner des raisons à cette terreur. 
Sexuelles ou assassines, où est la victoire de telles bombes?

Economie, Politique

Hollande sabre, la France a-t-elle encore besoin de lui?

Il semble que pour le président de tous les Français, la plaisanterie* n’ait pas assez duré.
Voici que François Hollande se distingue, cette fois en Arabie Saoudite.
Sabre en mains et bon mot pour accompagner le geste, le président français démontre une fois encore son sens de l’humour s’il en est.
A chacune et à chacun d’apprécier!
http://www.francetvinfo.fr/monde/video-hollande-sabre-a-la-main-en-arabie-saoudite-j-en-aurai-besoin_493562.html
* http://voix.blog.tdg.ch/archive/2013/12/22/temp-349c2cd7c53959cb91d32bf435a9d729-251183.html

Politique, Religions

Décapités en public

A l’heure où le président français est en visite à Ryad, il n’est pas inutile de rappeler qu’en Arabie saoudite, le vol à main armée, le viol, le meurtre, l’apostasie et le trafic de drogue sont passibles de la peine capitale.
Pour l’exemple, ces derniers jours, 7 jeunes mineurs au moment des faits, ont été exécutés.
Depuis début 2013, soit en deux mois et demi, 26 personnes ont été condamnées à mort.
Dans le royaume, la charia est appliquée de manière très stricte.
En son nom, on décapite ou on fusille, selon qu’on dispose de bourreaux ou non car ils sembleraient de plus en plus difficiles à trouver et à former. Le recours au peloton d’exécution en Arabie saoudite, où les condamnés à mort sont traditionnellement décapités, est rendu nécessaire en raison d’une pénurie de bourreaux maniant le sabre adéquatement. Le Royaume aurait ainsi dû se résigner à recourir au peloton d’exécution
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2013/03/13/004-arabie-saoudite-executions-7jeunes.shtml
 
Tandis que la media-bien-pensance mondiale s’active à déterrer des cadavres cachés de telle ou telle personnalité de tel ou tel Etat, la France, grande défenderesse des droits de l’homme ne s’encombre pas… François Hollande et ses conseillers n’ignorent pas que la reconstruction de la Syrie de l’après-Assad ne pourra se faire que grâce à l’argent du Golfe, c’est-à-dire essentiellement saoudien et qatarien.
http://blog.lefigaro.fr/malbrunot/2012/11/pourquoi-hollande-relance-le-p.html

http://www.boursier.com/illustrations/feeds/reuters/franois-hollande-souligne-les-convergences-de-vue-avec-le-roi-abdallah-big.JPG

société

L’Algérie et la France, une plaisanterie?

Après le choix de sa Marianne ukrainienne*, c’est par ses bons mots que le Président de tous les Français se distingue.
L’action d’une des FEMEN dans l’Eglise de la Madeleine aurait surpris le Maire de Paris à en croire les propos qu’il a livrés au quotidien Le Parisien.
Etonnant alors que le style de ces manifestantes ne varie pourtant pas depuis des mois…
http://www.leparisien.fr/laparisienne/societe/paris-apres-le-vatican-les-femen-s-exhibent-seins-nus-a-la-madeleine-20-12-2013-3427407.php
Pour le reste, à Alger, on n’a pas vraiment apprécié la manière dont François Hollande a commenté le retour d’Algérie en France de Manuel Valls.

Alors qu’il s’adressait au Crif pour fêter ses 70 ans, le président français s’est fendu d’une appréciation qui ne sied pas à sa fonction.
 
Mais en a-t-il conscience alors lorsqu’il n’a pourtant cessé de la briguer?
http://www.20minutes.fr/politique/1266343-20131221-blague-hollande-devant-crif-passe-a-alger
 
* http://voix.blog.tdg.ch/archive/2013/07/14/temp-e02b65eb6ae24e9fd693e7ef1958a20c-244423.html

Politique, société

David Pujadas informe?

David Pujadas est un journaliste confirmé, au moins par France 2.
Et il en va de même de Frank Genauzeau, correspondant, ce 19 décembre en Russie.
Que la sensibilité politique de ces deux hommes s’affiche, on l’a compris.  Et que s’y joigne l’absence de déontologie, aussi.
Monsieur Genauzeau a été mis en cause à cet égard.
Deux reportages auxquels il a participé en Serbie et en Syrie lui sont reprochés. 
http://www.wikistrike.com/article-un-reportage-bidonne-de-france-2-scandalise-la-serbie-118241799.html  http://dafina.net/gazette/article/pallywood-libywood-syriwood-et-les-autres-par-v%C3%A9ronique-chemla?page=47

Libre à France 2 de lui maintenir sa confiance et à David Pujadas de lui donner la parole encore.
Mais plus que l’information livrée par Genauzeau, c’est ce qu’elle indique de son traitement qu’on en retient. 
Raison suffisante sinon nécessaire de s’en défier.

Politique, société

Ukraine, enjeux et information

http://www.liberation.fr/monde/2013/12/17/ukraine-conteste-par-les-pro-ue-le-president-se-rend-a-moscou_967064

Ce 17 décembre, les présidents russe et ukrainien se sont rencontrés à Moscou.
Que d’informations sur la situation en Ukraine et que de spécialistes ou autres analystes convoqués par les medias occidentaux pour expliquer ce qu’il en est et surtout, bien sûr, pourquoi et comment la Russie fait pression sur l’Ukraine.
Inutile de dire combien certains propos tenus par les uns ou les autres des ces grands connaisseurs sont à remettre en perspective sinon en cause.
Mais force est de constater que bien des commentateurs d’articles publiés sur les sites des grands magazines ou quotidiens français – pour ne citer qu’eux- réagissent le plus souvent de manière très critique à l’égard de ce qu’on leur sert en guise d’information.
Il semble bien que le rêve européen ait pris du plomb dans l’aile et que l’image négative qu’on cherche sans cesse à donner de la Russie ne fasse plus vraiment recette.
Pour un aperçu global de ce qui se passe en Ukraine, voici l’article très référencé d’Alexandre Latsa, journaliste français indépendant:
http://fr.ria.ru/blogs/20131211/199990522.html

société

« J’ai choisi Staline »

C’est Jean d’Ormesson qui s’est exprimé ainsi.
Interrogé sur France 2 par Laurent Delahousse dans le cadre de 13:15 le dimanche, l’académicien a sans hésité dit qu’à l’époque où le choix se résumait à Hitler ou Staline, il avait choisi Staline.*
Interpréter le sens de ces propos d’un point de vue moral, psychologique sinon sociologique viserait la personnalité de l’académicien et masquerait la réalité à laquelle ils renvoient. 
La réponse donnée par Jean d’Ormesson à une remarque de Laurent Delahousse est forte.
Livrée sans hésitation ni ambiguïté, elle invite à une réflexion qui va au-delà de jugements portés a posteriori sinon a priori par qui n’a pas été mis en pareille situation.
Avoir choisi Staline plutôt qu’Hitler a permis à Jean d’Ormesson de rester en vie. Voici une leçon d’Histoire aussi fulgurante qu’insolite qui vaut d’être retenue.
*Dans ma jeunesse, quand j’avais 15 ans, il fallait choisir entre Hitler et Staline. On ne pouvait pas dire qu’il n’y avait qu’a ne pas choisir. Je n’étais pas stalinien mais j’ai choisi Staline. (…) J’ai eu la chance d’être porté des 2 côtés à choisir Staline. J’ai des amis qui ont choisi Hitler. Ils ont été fusillés. J’ai choisi Staline. J’ai chanté les louanges de Staline.
 
http://telescoop.tv/browse/369756/8/13h15-le-dimanche.html

Histoire, Politique, société

De la Russie et de sa perception en Occident

C’est dans une des salles de la Bibliothèque Majakovskaja de Saint Pétersbourg, en présence du Consul Général de Suisse, que j’ai été invitée à parler de la perception de la Russie en Occident et plus particulièrement au travers de ses medias.

En aucun cas, il n’a été question de généraliser une approche qui ne saurait se résumer à ce qu’on lit, entend ou voit dans le monde médiatique occidental.

Force est toutefois de constater combien certains journalistes se plaisent à décrire la Russie de manière caricaturale sinon hostile.

Réduire un pays de 143 millions d’habitants qui s’étale sur 9 fuseaux horaires à quelques clichés et autres projections, n’illustre bien souvent qu’une approche sommaire sinon orientée.

Comment comprendre ce sentiment de russophobie, on en a discuté à Moscou aussi lors de cette table ronde télévisée à laquelle j’avais été invitée en septembre dernier:
http://french.ruvr.ru/2013_09_19/D-ou-vient-la-russophobie-en-Europe-2420/

société

Russophobie? De la Russie et de sa perception en Occident

C’est dans une des salles de la Bibliothèque Majakovskaja de Saint Pétersbourg, en présence du Consul Général de Suisse, que j’ai été invitée à parler de la perception de la Russie en Occident et plus particulièrement au travers de ses medias.

En aucun cas, il n’a été question de généraliser une approche qui ne saurait se résumer à ce qu’on lit, entend ou voit dans le monde médiatique occidental.

Force est toutefois de constater combien certains journalistes se plaisent à décrire la Russie de manière caricaturale sinon hostile.

Réduire un pays de 143 millions d’habitants qui s’étale sur 9 fuseaux horaires à quelques clichés et autres projections, n’illustre bien souvent qu’une approche sommaire sinon orientée.

Comment comprendre ce sentiment de russophobie, on en a discuté à Moscou aussi lors de cette table ronde télévisée à laquelle j’avais été invitée en septembre dernier.