Le 6 juin dernier, j’écrivais ceci dans mon blog Billets. 06.06.2011 Jean-Louis Borloo & CO.
A lire la presse française du week-end écoulé, Jean-Louis Borloo aurait divisé Nicolas Hulot et Eva Joly mais réfléchirait avec Dominique de Villepin. De quoi animer la scène politique française et divertir des scandales ou du carnet rose de l’Elysée. En réalité, Eva Joly aurait profité du discrédit jeté sur son rival Nicolas Hulot, qui aurait lancé à des journalistes venus l’interroger à La Rochelle, qu’il avait un instant pensé « faire un tandem » avec Jean-Louis Borlo. Cette phrase aurait alors pris l’allure d’une bombe aux effets vite exploités contre l’ancien animateur. Quant à Jean-Louis Borloo, il ne se serait pas déclaré surpris par les propos de Nicolas Hulot. Cependant et pour l’heure, il se déclare prêt au dialogue avec Dominique de Villepin. Depuis lors, Nicolas Hulot s’est fait éliminer aux primaires d’Europe-Ecologie-Les-Verts par Eva Joly. Mais pour le tandem avec Jean-Louis Borloo? Devra-t-il l’oublier, dès lors que celui-ci a renoncé à se porter candidat à l’élection présidentielle de 2012? Ou attendre encore, au cas où Jean-Louis Borlo serait toujours prêt au dialogue avec Dominique de Villepin? Car au fond, Nicolas Hulot, mainenant, où en est-il? Jean-Louis Borloo, peu importe, on le retrouvera sans doute quelque part mais Nicolas? Hulot, je précise …
Hélène Richard-Favre
Abandon(s)
Etonnante juxtaposition d’oeuvres au Musée Rath.
Dans le cadre de RATHANIA’S ARS SIMILUS CASUS, Fabrice GYGI, commisssaire de l’exposition, a mis à disposition des 296 artistes genevois, un module en métal galvanisé de 1 x 1 x 0,8 m.
Ce qui laisse au hasard, la proximité des oeuvres des participants inscrits par ordre d’arrivée.
On y découvre ainsi, accrochées l’une au-dessus de l’autre, deux conceptions paradoxales de l’être humain et de son corps.
En haut, un buste de femme, offert sur une roche en pleine lumière*, en bas, ce qui reste de Somaliens représentés telles des hosties dans la farine**.
* 65A Véronique MANTERO « Abandon », 2011
**65B Géraldine PLAZENET KIREZ « Transsubstantiation » 2011
Nota Bene: A la demande de l’une des artistes, la photo illustrant cet assemblage, autorisée jusque là par elles, n’a plus été souhaitée.
Renseignements pris auprès de policiers, l’avenir des cyclistes à Genève paraît assuré! Punir les incivilités consistant à emprunter trottoirs ou voies réservées aux TPG serait légalement amendable, m’a-t-il été dit. Une journée d’information à cet égard aurait même été organisée dans le courant de la semaine à l’intention des usagers. Néanmoins et même si les comportements de certains cyclistes sont illégaux, ordre aurait été donné à la police de ne pas forcément verbaliser. Dont acte. De toutes façons, m’a-t-il été ajouté, vu le nombre d’effectifs, sévir partout serait impossible. Autrement dit, la loi est bien là pour punir les cyclistes qui devraient l’être mais leur valeur ajoutée fait qu’ils auront tout loisir de continuer leur parcours tous azimuts sans être inquiétés.
On sait désormais à quoi s’en tenir.
Sublimer, exalter, capter, ainsi oeuvrent artistes, religieux ou autres idéologues. Le sens les travaille quand il ne les emporte pas.
Tout compte fait, les piétons pourraient rejoindre les automobilistes dans leurs revendications de traversée de la rade! Car si aux seconds n’est réservé que le seul pont du Mont-Blanc, le pont de la Machine, qui était l’espace piétonnier par excellence, ne l’est plus! Et non, car aux cyclistes, le pont des Bergues ne suffit plus. Ils ont besoin des trois ponts. Donc si un jour on a dansé ou déjeuné sur le pont de la Machine, désormais on y circule. A vélo, of course! What else?
A l’heure où piétons et cyclistes partagent les trottoirs du Pont du Mont-Blanc, les rendre au trafic routier, serait-ce une mauvaise bonne idée? Quant au Pont des Bergues, serait-ce inconcevable de le rouvrir à la circulation automobile? Après tout, l’habitude semble bien établie pour les cyclistes de circuler sur le Pont de la Machine. Les piétons partageront volontiers une partie de l’espace avec eux, non? L’essentiel est que des trois ponts à disposition, l’usage soit réparti de manière utile. Qu’en pensent les urbanistes ici présents? Un avis éclairé serait souhaité pour sortir de l’utopie et offrir non pas « la possiblité d’une île » mais un pont pour chacun.
Presque. Car jour de congé, sans doute. En effet, à longer le lac jusqu’au BIT aller et retour, on observait quelques rares cyclistes. Tous circulaient bien sûr en dehors de la piste cyclabe à leur intention, préférant la promenade, plus large. Las. Mais cela n’est rien, car devenu (presque) habituel. Mieux -ou pis-, dans les rues Basses. Deux cyclistes, chacun sur un des larges trottoirs qui se font face et longent les magasins. Sans vergogne, casque sur la tête, sourds aux remarques qui leur sont adressées pour leur signifier que l’espace ne leur est pas vraiment destiné. S’il faut voir là un nouveau mode de lèche-vitrine, qu’on se le dise et chacun appréciera! Non, ceci n’est pas de l’acharnement contre les cyclistes. Ce serait inverser les rôles. Ceci est un constat à prendre en considération avant qu’il ne devienne fatalité. Car une ville est un lieu qui vit avec un tant soit peu de règles. De conduite et de civisme.
Bonneteau-Vélos-Autos
Sur les trottoirs du quai du Mont-Blanc, on savait qu’on prenait des risques à jouer au bonneteau. Mais à marcher? Les trottoirs sont passés de casinos à vélodromes. En fin de compte, marcher sur la chaussée est devenu bien moins dangereux. Aucun automobiliste ne se permet de foncer sur les piétons comme s’y emploient les cyclistes. Sur les trottoirs, les voies du tram, les places piétonnes, les parcs, ils zigzaguent à coups de sonnettes, en toute impunité. En toute légalité?
Berlin-Paris
Version qui m’a été transmise d’une autre histoire de l’Histoire. (Auteur inconnu.)
—– La scène se passe dans les jardins du Château Bellevue, à Berlin. Angela von Mercklemburg et Nicolas de Neuilly se sont discrètement éclipsés de la réception offerte par le roi de Prusse. On entend, au loin, les accents du quatuor de Joseph Haydn.
Nicolas: Madame, l’heure est grave : alors que Berlin danse
Athènes est en émoi et Lisbonne est en transe.
Voyez la verte Erin, voyez l’Estrémadoure
Entendez les Romains : ils appellent au secours!
Ils scrutent l’horizon et implorent les dieux.
Tous les coffres sont vides et les peuples anxieux
Attendent de vous, madame, le geste généreux!
De leur accablement ils m’ont fait l’interprète:
Leur destin est scellé, à moins qu’on ne leur prête
Cet argent des Allemands sur lesquels vous régnez.
Cette cause est bien rude mais laissez-moi plaider…
Angela: Taisez-vous Nicolas! Je crois qu’il y a méprise
Folle étais-je de croire à une douce surprise
En vous suivant ici seule et sans équipage
Je m’attendais, c’est sûr, à bien d’autres hommages !
Mais je dois déchanter et comme c’est humiliant
De n’être courtisée que pour son seul argent!
Nicolas: Madame, les temps sont durs et votre cœur est grand
Vos attraits sont troublants mais il n’est point décent
D’entrer en badinage quand notre maison brûle!
Le monde nous regarde, craignons le ridicule!
Notre Europe est malade et vous seule pouvez
La soigner, la guérir et, qui sait ? La sauver!
Nous sommes aujourd’hui tout au bord de l’abîme
Vous n’y êtes pour rien mais soyez magnanime!
Les Grecs ont trop triché ? Alors la belle affaire!
Qu’on les châtie un peu mais votre main de fer
Est cruelle aux Hellènes et nous frappe d’effroi!
Angela: J’entends partout gronder, en Saxe, Bade ou Bavière
L’ouvrier mécontent, le patron en colère.
Ma richesse est la leur, ils ont bien travaillé.
L’or du Rhin, c’est leur sueur et leur habileté.
Et vous me demandez, avec fougue et passion
De jeter cette fortune au pied du Parthénon?
Ce serait trop facile et ma réponse est non!
Nicolas: On ne se grandit pas en affamant la Grèce
En oubliant Platon, Sophocle et Périclès!
Nos anciens nous regardent, et nous font le grief
D’être des épiciers et non pas de vrais chefs!
Helmut Kohl est furieux et Giscard désespère.
Un seul geste suffit et demain à Bruxelles
Desserrez, je vous prie, le nœud de l’escarcelle!
Angela: Brisons là, je vous prie, la nuit est encore belle
Votre éloquence est grande et mon âme chancelle…
Mais si je disais oui à toutes vos demandes
Je comblerais la femme, et trahirais l’Allemande !
(Ils s’éloignent, chacun de leur côté)
Un peu d’humour ne nuit pas à la santé
Dessin, Baudry
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Et pour les affaires (sérieuses?), cet article renseignera : http://www.rue89.com/2011/09/11/largent-de-la-francafriqu…
